Ou décalage horaire du voyageur

Le jetlag est un terme d’origine anglaise (de jet : avion, et lag : décalage), utilisé pour désigner l’ensemble de troubles liés à la désynchronisation des horloges biologiques à la suite d’un déplacement en avion à travers, au moins, trois fuseaux horaires.

Ce décalage brutal des rythmes internes, et du temps externe, constitue un véritable traumatisme car l’organisme oppose beaucoup d’inertie à la modification des signaux du temps externe (jour/nuit). Le dépassement des capacités d’adaptation de l’équilibre veille-sommeil peut provoquer, de manière souvent retardée, des troubles physiques et psychiques similaires à ceux que l’on observe chez les personnes qui ne s’adaptent pas au travail de nuit (fatigue, irritabilité, déshydratation, ronflement, douleurs et troubles fonctionnels, insomnie et/ou accès de somnolence diurne).

Selon nous, la gestion du jetlag impose une excellente connaissance des mécanismes de régulation du sommeil, car l’organisme présente beaucoup d’inertie aux changements temporels externes.

La période d’adaptation peut être très longue et se compliquer de réactions chaotiques à distance, un peu comme celles qu’on observe dans l’océan et qui aboutissent à la création des grandes vagues qualifiées de "scélérates".

.

"C’est bien là le danger des vagues scélérates : elles surviennent à un moment où on ne s’en croit pas menacé".

Nous utilisons le néologisme "Somnicament" pour désigner les moyens naturels qui permettent d’agir sur les horloges biologiques. Ils peuvent aider le voyageur à rester en forme après un décalage horaire, à condition de bien savoir quand et comment les utiliser pour aider l’organisme à retrouver l’état d’équilibre.

"Sachons veiller et nous saurons dormir".

La qualité du sommeil dépend de la qualité de l’éveil. Les "Somnicaments" sont des médicaments naturels qui resynchronisent les horloges internes et permettent d’améliorer l’efficacité du sommeil.

On en dénombre au moins huit.

Sieste ; Position debout ; Lumière ; Chaleur ;Alimentation ; Rapport sociaux ; Plaisir ; Amour ; Rire.


Quel type de dormeur, êtes-vous donc ?

Conseils pratiques d’hygiène du sommeil pour la préparation et l’adaptation du voyageur au décalage horaire (jetlag).

Un vol transméridien (vers l’est ou l’ouest) de plus de trois heures, provoque un déphasage biologique qui peut être à l’origine de nombreux troubles fonctionnels.

Le tableau est bien connu des spécialistes de la chronobiologie sous le nom de « jetlag ».

Dans sa forme complète, le jetlag est une sensation de fatigue (physique et intellectuelle) associée à des douleurs et à des troubles fonctionnels, que l’on observe en cas de désynchronisation expérimentale des rythmes de sommeil.

 

Décalage horaire de 6 h pour deux semaine aux Antilles

Le jetlag que subissent les voyageurs qui franchissent ainsi plusieurs fuseaux horaires est un véritable traumatisme chronobiologique car l’organisme de nos ancêtres n’avait pas « prévu » que nous serions un jour capable d’aller plus vite que la course de la lumière du soleil autour de la terre.

Quelques conseils pratiques pour le voyageur 

Dormez bien avant le départ.

Il est tout à fait recommandé de se mettre en condition de faire la sieste l’après-midi avant le départ. Même si vous ne dormez pas, cela a un effet bénéfique sur l’adaptation à vos nouveaux horaires. Un voyage commencé dans des conditions d’insuffisance du sommeil sera beaucoup plus mal supporté.

 

Évitez la consommation d’alcool à cause de son effet néfaste (direct et indirect) sur les cycles du sommeil.

Avant de partir, alimentez-vous et surtout pensez à boire plus d’eau que d’habitude (la privation de sommeil déshydrate, vous éviterez peut-être une colique néphrétique ou un problème de constipation).

Dans l’avion, évitez les repas copieux.

Des études récentes mettent l’accent sur l’intérêt d’un jeûne prolongé à bord de l’avion. Une étude Anglaise récente suggère qu’il est même préférable de jeûner dans l’avion et de s’alimenter qu’à l’arrivée.

 

Si vous demeurez à votre destination de voyage pendant plus de quelques jours, essayez de convaincre votre corps de rester éveillé et actif durant les heures de clarté et respectez le plus vite possible les rythmes de repas du nouveau fuseau horaire.

Si, au contraire, votre voyage ne dure pas plus de quelques jours dans le nouveau fuseau horaire, vous serez mieux si vous arrivez à rester sur le même rythme de vie que chez vous (quitte à paraitre un peu discourtois). Ce sera pour vous l’équivalent d’une courte période de travail de nuit et la bonne gestion de la sieste vous aidera à gérer la dette.

 

Le café peut être utile si nécessaire à l’arrivée mais il faut savoir tenir compte de sa durée d’action d’au moins 4 à 6 heures.

L’utilisation d’ampoules de luminothérapie est validée dans le cadre de l’adaptation aux décalage horaire. L’exercice modéré aide à améliorer la qualité du sommeil et à l’adaptation au nouveau fuseau horaire. Son effet (éveillant et synchronisateur, est potentialisé par la luminothérapie et les autres somnicaments).

D’une manière générale, la pratique d’une activité sportive minimale (20 mn 4 fois par semaine) est suffisante améliorer la santé et accroitre la tolérance au stress.

Les somnifères lorsque cela se justifie, et que son utilisateur connait le sommeil, ils peuvent être des outils de "mise à l’heure", avant ou après le voyage.

En pratique, ils ne doivent être utilisés que très ponctuellement. Une à trois prises maximum pour « forcer » le corps à s’endormir sur le nouvel horaire.

Il est toujours préférable d’anticiper sur le nouveau rythme quelques jours avant le départ afin de se coucher au rythme local dès l’arrivée.

INTERDIT : La prise d’un "somnifère d’action rapide" au cours du voyages en avion long courriers.

Le « sommeil médicamenteux » au cours d’un vol long courrier présente de très nombreux inconvénients :

  • risques de somnolence excessive ou de troubles du comportement en cas de nécessité de se réveiller (à l’arrivée, ou en cas de difficulté au cours du voyage).
  • risque d’intolérance en cas de surdosage, de mélange avec l’alcool (souvent largement proposé aux voyageurs lors des vols long-courriers), et/ou de sensibilité particulière. L’expérience malheureuse du présentateur JL Delarue est symptomatique des risques de « comportements somnambuliques complexes », apparemment spécifiquement lié aux nouvelles molécules "pour-dormir" présentée comme inoffensives (et malheureusement souvent préconisées par incompétence)

De plus, il faut prendre en considération que l’usage des somnifères et des tranquillisants provoque une déshydratation de l’organisme et augmente le risque de phlébite lié à l’immobilité prolongée et des jambes en position assise.

De nombreuses études bien conduites (chez des pilotes d’avion notamment ) semblent démontrer que la mélatonine orale est inefficace pour combattre le jetlag.

La recherche actuelle porte sur des analogues aux récepteurs cérébraux à la mélatonine (utilisée contre l’insomnie et la dépression).

 

De manière plus anecdotique, une étude récente de l’université nationale de Quilmes, à Buenos Aires (Argentine), démontre très sérieusement que, chez le hamster, de faibles doses de Viagra° (sildenafii) divisent par deux la durée de l’adaptation à un raccourcissement du temps (c’est à dire comme pour un voyage vers l’est).

Inertie du système : souple ou rigide ?

Quelles que soient les capacités individuelles d’adaptation aux rythmes imposés, la synchronisation interne nécessite plusieurs jours.

En cas de vol transméridien supérieur à cinq heures, le phénomène de décalage horaire produit une désynchronisation plus ou moins persistante sur les différents rythmes internes.

• Cycle endormissement-éveil : re-cadrage en 2 jours,

• Température du corps : re-cadrage en une semaine.

• Sécrétion du cortisol : recadrage en 15 à 20 jours.

 

Le sens du voyage a une grande importance :

L’organisme s’adapte mieux aux voyages vers l’ouest que vers l’est : une étude chez le rongeur a constaté que les "avances de temps" (voyage vers l’est) ont plus raccourcis la vie de ces animaux, que les "retard de temps" (vers l’ouest).

  1. Vers l’Ouest (Paris/Pointe-à-Pitre), le cerveau doit compenser une « journée solaire » rallongée de 6 heures. Il doit donc retarder les horloges de la somnolence du soir jusqu’au nouveau rythme.On a coutume de dire qu’il faut environ un jour par heure de décalage, soit, au mieux, 6 jours pour un vol vers les Antilles, par exemple Ce décalage vers l’ouest est plus rapide et mieux supporté que dans le sens inverse.
  2. Vers l’Est, le retour des vacances aux Antilles par exemple, le cerveau « perd » 6 heures sur la journée et il est plus difficile de raccourcir la période du balancier que de la rallonger. Si le sujet a une tendance au retard de phase, il arrive que le décalage se fasse en rallongeant la période de plus 18 heures ! (24 - 6 ).

Ainsi, chez certaines personnes, le Jet Lag provoqué par des vacances aux Antilles peut engendrer des troubles fonctionnels pendant plusieurs mois.

Dans l’idéal : Il est préférable d’arriver en soirée dans le pays d’accueil de manière à pouvoir se coucher pour la nuit après un repas riche en protéines (pour interrompre le jeûne qu’on aura pris soin de respecter dans l’avion).

 

.

1 vote. Moyenne 4.00 sur 5.

Ajouter un commentaire

Vous utilisez un logiciel de type AdBlock, qui bloque le service de captchas publicitaires utilisé sur ce site. Pour pouvoir envoyer votre message, désactivez Adblock.

×