Le mustang

Le mustang a une origine européenne : il est en effet le descendant des chevaux espagnols emmenés en Amérique il y a quatre siècles par les conquistadores. Dernier cheval sauvage du continent américain, il a donné un peu de son sang à de nombreuses races.

 

Type et tempérament

Retourné à l’état sauvage, le mustang s’éparpilla dans tout l’Ouest américain, remontant vers le nord jusqu’au Montana. Au cours de ces longs déplacements, il se croisa avec diverses races, si bien qu’il n’existe pas de profil ou de couleur types du mustang. Toutefois, vu ses conditions de vie difficiles, c’est un cheval petit, au corps trapu et nerveux. Il est enregistré dans les livres généalogiques de certains élevages.

Extérieur

Le mustang est petit et vigoureux. L’avant-main n’est ni très importante ni très éclatée. L4encolure est courte et souvent un peu creuse, le garrot effacé, le dos assez bref et la croupe basse et inclinée. Les membres sont secs et durs, les sabots solides avec une corne noire. Le mustang a une tête plutôt petite et bien faite, avec des yeux expressifs, des naseaux ouverts et un chanfrein rectiligne.

Taille

De 1,35 à 1,55 m

Robe

Les robes varient d’une région d’origine à l’autre, mais le type principal comporte beaucoup de louvet, de rouan, de gris souris et d’isabelle. La queue, les crins et les extrémités sont noirs.

Caractère

Rapide, fort, très adaptable, le mustang est parvenu à survivre dans des régions arides et montagneuses, où il se contente parfois de plantes ligneuses et de buissons épineux. Il boit peu et résiste aussi bien aux chaleurs sèches qu’aux grands froids. Sa résistance et son pied sûr en font un cheval adapté à l’extérieur et au travail de gardiennage du bétail.

 

Un « vagabond »

Le nom de « mustang » vient d’un ancien mot espagnol signifiant « sans maître » ou « vagabond ».

L’histoire du mustang

Le mustang descend directement des chevaux espagnols (barbes et andalous) des conquistadores. Ces mercenaires débarquèrent au Mexique au XVIème siècle avec leurs montures, puis s’installèrent dans l’Ouest des Etats-Unis, où ils implantèrent des élevages.

Retour à la nature

Les indiens, qui vivaient sur le continent américain bien avant les Européens, ne connaissaient pas le cheval et en eurent d’abord très peur. Mais ils comprirent assez rapidement qu’il pouvait être un atout décisif, que ce soit pour la chasse ou la guerre. Les guerriers possédaient plusieurs chevaux, certains chefs plusieurs dizaines. Ils se procuraient facilement de nouvelles montures par le troc et le vol, et relâchaient les sujets qui les intéressaient moins. C’est ainsi que de nombreux chevaux retournèrent à la liberté, constituant des troupeaux dont le territoire s’étendit progressivement jusqu’aux frontières du Canada.

 

Une destruction massive

Au XIXème siècle, les Américains entreprirent de conquérir l’Ouest en chassant les Indiens de leur territoire. Les hommes du gouvernement comprirent que l’un des meilleurs moyens de briser la résistance des indiens consistait à les priver de leurs montures. Les chevaux des tribus furent confisqués et les troupeaux sauvages massacrés.

 

La vie du troupeau

Les mustangs vivent en groupes d’une quinzaine d’individus, parfois plus. Chaque troupeau comporte des juments et des poulains, ainsi que de jeunes mâles de moins de deux ans. Un seul étalon dirige le groupe. Les jeunes mâles chassés du troupeau forment de petits groupes, mais à partir de trois ans ils vivent en solitaires et provoquent les étalons en combat pour leur prendre leur troupeau. L’étalon est toujours sur le qui-vive. Il guette à la fois les autres mâles et les prédateurs qui menacent les poulains – coyote, couguar, ours … Il harcèle sans cesse sont troupeau, rassemblant les juments à coups de dents. Il assure ainsi la sécurité du groupe tout en maintenant sa domination.

Il arrive qu’une jument lui déplaise. Elle se fait alors chasser et doit chercher à s’intégrer dans un autre troupeau. Les jeunes mâles constituent parfois leur premier troupeau avec les « rebuts » des autres étalons.

 

Le mustang aujourd’hui

Dans les années 1960, une journaliste américaine passionnée de chevaux s’intéressa de près aux mustangs. Elle découvrit le massacre systématique de cette espèce et alerta l’opinion.

La capture n’est pas une protection

Le gouvernement américain entreprit alors de lancer un programme de protection sur le thème « adoptez un mustang ». Hélas, cela eut pour résultat principal de légaliser la capture des chevaux sauvages et de réduire encore les troupeaux.

La vraie protection : la liberté

De nombreuses associations se sont depuis constituées pour étudier et protéger les mustangs. Un standard de la race a été établi et le mustang est désormais protégé. Des protecteurs se battent pour obtenir l’installation des quelque 40.000 mustangs sauvages qui vivent encore librement dans des réserves naturelles de l’Ouest américain, entre l’Idaho et la Californie.

 

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