Vous avez dit Biker ?

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Avant d'aller plus loin dans la description (difficile) du terme "biker", développons ensemble ce qu'est le terme "motard". Pour moi, c'est une famille, une communauté. On est tous liés par la même chose, la passion. Contrairement aux automobilistes qui ne voient souvent en leur voiture qu'un outil de déplacement, nous on roule par plaisir. Pour la plupart on a une relation passionnelle avec nos machines. En plus de partager la passion, on partage les dangers, les risques (dommage qu'il y en ait tant que ça). La moto c'est dangereux, on le sait tous, mais on continue, parce qu'on aime ça. Tous.

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On partage les inconvénients quelque soit la cylindrée que nous avons. Être motard est plus une question d’esprit que de catégorie. Le motard charrie énormément sur les autres motos et leurs pilotes, mais une moto c’est une moto (je sens que cette phrase va porter a quelque jolie réflexion). Le type dessus a passé le même permis que nous. On a juste des goûts différents et des moyens différents. Est-ce dans l’esprit motard de toujours valoriser sa brèle et sois même ?

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La moto c'est sentir le souffle du vent sur son visage, découvrir au hasard d'une bonne bourre... balade une petite route gaie et pittoresque aux senteurs printanières, voir défiler sous ses roues l'infini ruban de bitume allant se perdre au loin dans l'horizon rougeoyant d'un ciel d'été, lutter contre la morsure du froid au cœur de l'hiver, puis retrouver ses fidèles compagnons autour d'une bonne tasse de café et sentir couler dans son cœur la douce chaleur d'une solide amitié; mais c'est avant tout l'attaque, la bourre et frôler la mort à chaque virage.

Que ce soit avec un 50 ou un 1000 l'important c'est de partager la même passion.

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Après cette parenthèse avec un brin de poésie et d'humour, voici donc le Biker qui est un mot américain dérivé de « motorbike » qui signifie « motocyclette », le « biker » c’est donc un « motard ».

Avec le quasi monopole de Harley Davidson aux USA, un « biker » c’est un motard qui chevauche une Harley Davidson.

Dans ce pays fédéral où la voiture est reine, le « biker » est marginal et a des "couilles". Aux Etats-Unis adopter la moto comme principal moyen de locomotion c’est faire le choix d’un style de vie qui rejette une grande partie des conventions car cela implique une façon de se vêtir et un comportement social différents.

L’apparence et l’allure du « biker » comportent des traits caractéristiques. La coiffure (les cheveux sont longs ou rasés), la barbe (la pilosité faciale est présente sous diverses formes), les tatouages (très fréquents), la tenue (pantalon en toile de type jean ou en cuir, tee-shirt ou sweat-shirt, blouson de cuir complété d'un gilet, lui aussi en cuir ou en toile de jean),les chaussures (bottes de motos, santiags, plus rarement des baskets)…sont autant de codes esthétiques permettant à l’initié d'identifier au premier coup d'œil l'appartenance au milieu.

Mais on observe également des « look » plus typés « surfeur californien » avec bermuda et chemisette ou « basketteur de banlieue » avec jean et tee-shirt voire « néo-militaire » avec pantalon de treillis et veste de combat…

Comme pour l’équipement et la transformation de sa moto, le « biker » fait preuve d’une grande imagination dans le choix de son apparence.

Beaucoup d’entre eux prennent également soin de leur corps et pratiquent la musculation avec assiduité.

Le milieu biker associe souvent à ses activités le sexe, les femmes et l’alcool (cliquez sur le logo moto macho en bas de cette page...). Quand on se souvient que la consommation d’alcool est très réglementée et que la société américaine est très prude on comprend que les bikers soient mal considérés.

Aux États-Unis ils sont fréquemment associés dans l’esprit des gens aux « outlaws bikers » c'est-à-dire membres d’un gang de criminels.

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Une Fédération, des « M.C. »…

L’A.M.A. (American Motorcycle Association) est créée en 1924 aux U.S.A. sous l’impulsion des fabricants pour organiser la pratique de la moto et en faire la promotion. Il faut tout inventer et cela se traduit par la reprise des pratiques du milieu de l’automobile c'est-à-dire le concours de la plus belle moto ou de la mieux équipée, l’élection du plus beau couple ou de celui qui est le mieux habillé…

Très vite ces activités ne correspondent pas aux goûts des jeunes motards de plus en plus nombreux à être attirés par la vitesse et la compétition et qui se regroupent dans des « associations de sport mécanique » (franchises).

Comme la fédération ne peut laisser se développer des activités motocyclistes en dehors de sa tutelle sans être remise en question, elle organise à son tour des épreuves sportives.

Mais certains motards pratiquent la moto sans être membres de l’A.M.A. et organisent leurs courses hors des épreuves officielles.

Ces groupes de motards vont évoluer peu à peu en structures organisées et, bien que cela ne corresponde à aucune forme légale d’association aux U.S.A., ils deviennent « moto club » à l’exemple de ceux qui, se proclamant eux-mêmes "hors la loi", créent le « M.C. OUTLAWS » en 1935.

Ces premiers « rebelles » seront rejoints, après la seconde guerre mondiale, par de nombreux jeunes soldats démobilisés qui ont vécu pendant des années dans le risque et l’action en exposant presque quotidiennement leur vie.

Turbulents, parfois violents, quelquefois irrespectueux des lois quelques uns de ces jeunes trouvent dans la pratique de la moto un exutoire à leur nouvelle vie, ils se bagarrent, boivent, se retrouvent dans des bars et se défient dans des «runs».

Eprouvant des difficultés à revenir à la vie civile et obéir à ses règles (dont celles de l’A.M.A.), ils se regroupent dans des M.C. où ils retrouvent ceux qui ont la même expérience de la guerre.

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« 1% » de voyous…

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L'apparition du phénomène «biker» que l'on peut traduire sans détours de ce coté-ci de l'Atlantique par «motard», voit le jour avec la fin de la seconde guerre mondiale.

De retour au pays, les boys ne peuvent se fondre dans cette Amérique ultra-conservatrice au puritanisme magnifié par Walt Disney et déjà bien cadenassée par le tout puissant directeur du F.B.I., John Edgar Hoover.

Hells Angels, Outlaws et Bandidos, ces trois clubs sont nés aux États-Unis, au lendemain de la Seconde Guerre mondiale. À l'époque, ces clubs sont encore des groupes de vétérans de l'armée. Dont beaucoup d'aviateurs, qui recherchent la fraternité qu'ils ont connue pendant la guerre. Ils adoptent une moto de légende : la Harley Davidson, symbole d'aventure et de liberté.

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Donc, après la seconde guerre mondiale, il y a à côté de l’A.M.A. des clubs aux noms évocateurs ou provocants que leurs membres affichent sur des blousons ou des gilets de cuir en reprenant les codes vestimentaires des aviateurs.

On trouve ainsi les «Boozefighters» («ivrognes bagarreurs»), les «Satans Sinners» (les Pêcheurs de Satan), les «Pissed Off Bastards of Bloomington» ou POBOB (Plein le Cul, Les Bâtards de Bloomington)…

Le 4 juillet 1947, l’A.M.A. organise à HOLLISTER (U.S.A.), petite ville de Californie du Sud, des courses de dirt-track et de hill-climbing pour célébrer l’Indépendance Day.

Environ 4.000 motards sont présents pour faire la fête et se retrouver autour d’une passion commune.

Des motards membres des « Boozefighters » et ceux d’autres clubs roulent de manière imprudente dans la rue principale, entrent à moto dans les bars en effrayant les clients, renversent les bennes à ordures et, délit ultime, quelques uns urinent en public, ce qui est considéré à cette époque comme un comportement obscène.

L’intervention des forces de la police locale et de la région se solde par l’arrestation d'une cinquantaine de personnes.

Un motard qui a uriné dans le radiateur d'un bus écope même d'une peine de 90 jours de prison!

La presse s’empare de l’évènement et le transforme en scandale national, on parle de la « bataille d’Hollister ».

Des articles décrivent une émeute et des motards incontrôlables mettant la ville à feu et à sang. Une photo, dont on saura des années plus tard qu’elle a été truquée, montre un homme ivre chevauchant une moto.

De plus, toujours prompt à aborder les vicissitudes de la vie publique américaine, le cinéma emboite le pas des medias et produit rapidement un film, « L’équipée sauvage » (The Wild One) qui donne un énorme retentissement au fait divers et qui va durablement ancrer l’événement dans l’esprit de la population.

Devant l’ampleur de la réaction, pour éviter que la moto ne soit mise au ban de l’Amérique et pour protéger leur produit, les constructeurs interviennent auprès de l'A.M.A. dont les dirigeants déclarent alors que cet épisode est marginal et que seuls «1% » des motards sont des fauteurs de trouble.

A partir de ce moment il y a non seulement deux façon différentes de pratiquer la moto mais aussi deux «mondes» différents qui vont peu à peu définir leurs propre règles.

D’une part celui des motards membres de l’A.M.A. et respectueux des lois et des règlements d’autre part celui des «MC 1%» qui iront de plus en plus loin dans l’illégalité.

Mais attention, la conséquence de tout cela c’est qu’aujourd’hui dans l’esprit des «bikers» purs et durs, cela signifie que soit on est membre de l’A.M.A. (ou d’une autre fédération en dehors des U.S.A.) soit on fait partie des MC et donc des « clubs 1% ».

Progressivement quatre MC se sont développés jusqu’à prendre une stature internationale. Ces clubs sont appelés « les 4 grands » et ont tous un rapport étroit avec le crime organisé, d’ailleurs pour éviter l’amalgame avec les autres groupes de motards, les canadiens les appellent « groupes de motards criminalisés ».

Conservant les traditions héritées des équipages de bombardiers, les membres arborent des écussons et des insignes caractéristiques de leurs clubs respectifs.

Répondant à un code très précis, ces marques constituent les « couleurs » du club et sont défendues par les membres avec la même importance qu’un drapeau national.

Aux « Outlaws » nés en 1935 à McCook dans l’Illinois se sont joints les « Hell’s Angels » dont le premier chapter a été créé en 1948 à San Bernardino en Californie (à partir des POBOB) puis les « Pagans » nés en 1959 dans le Maryland et enfin les « Bandidos » apparus en 1966 au Texas.

En plus de leurs couleurs ces clubs arborent une marque « MC » et se revendiquent ouvertement des moto-clubs rebelles tout en déniant aux autres groupes le droit de se prétendre « moto club ».

En fait appartenir à un « MC » n’est pas un choix anodin mais un acte qui traduit un choix de vie en marge de la société et qui expose à des risques surtout si ce « MC » prétend appartenir aux « 1% ».

Aux USA et au Canada, la police exerçant un contrôle de plus en plus étroit des clubs 1% et de leurs membres, ceux-ci ont favorisé la création de clubs « support ».

Ce sont des sortes de « filiales » qui servent le MC dont elles sont « support » soit en exerçant toutes les activités qui lui sont interdites soit en se livrant à des activités illicites qui ne pourront pas être imputées au MC.

Les clubs formés par des propriétaires de moto de marque allemande, italienne, anglaise, japonaise… ne sont pas concernés par ces règles car ils ne sont pas considérés comme faisant partie du « monde des bikers ».

Tout comme les « MCP » (moto club pirate) dont la caractéristique principale aux yeux des bikers est de ne pas être réservés aux seuls propriétaires de HD mais d’admettre d’autres motos (cheap copy).

Les clubs « corporatistes » sont inégalement tolérés.

Ceux qui regroupent des militaires ou des vétérans sont assez facilement admis à condition de s’identifier comme « MMC » (military motorcycle club).

Les clubs de pompiers sont également largement admis dans le milieu (le plus connu est le « Wind and Fire MC »).

En revanche les clubs de policiers, douaniers ou autres membres des forces de la loi sont assez mal tolérés et jamais vraiment considérés comme des bikers.

En France il y a :

  • Parmi les « 1% » : des chapitres des Hells Angels (Paris, Orléans, Grenoble, Toulouse…) et des « support » des Hells Angels (par exemple le MC « Outcasts » et le HDC « Sabercats »), des chapitres des Bandidos (Marseille, Nice, Antibes, Dijon, Annemasse…) et des « support », des chapitres des Outlaws (Nantes, Le Havre, Lorraine, IDF,…) et des « support »
  • Parmi les « MC » originaux : un chapitre des Boozefighters
  • Parmi les MMC : les « French Army Vets », les « Brothers in arms »,

Pour les pompiers : le Wind and Fire MC

Revenons un peu en 1947 et 1948, où des rassemblements de milliers de passionnés dégénèrent en beuverie, dégradations et émeutes avec la police. Les Hells Angels (anges des enfers) sont créés en Californie en 1948, les Outlaws (hors la loi), en 1959 près de Chicago et les Bandidos en 1966 au Texas. Ces clubs débarquent en France à partir des années soixante-dix.

Pour certains, l'attrait pour ce satané engin à deux roues serait dû simplement au fait que les motos US (Harley-Davidson et Indian) ont un bruit qui rappelle celui d'un B17 ou d'un Vought Corsair. S'il est vrai que beaucoup de ces nouveaux motards sont d'anciens pilotes ou membres d'équipage, cela me semble un peu court.

Ne l'oublions pas, l'Amérique au tournant des années cinquante, c'est plus que tout le royaume de l'automobile reine et l'essence même de l'American Way Of Life. 

L'Amérique très éprise d'ordre, d'apparence et bien pensante prend peur. La naissance de cette image sulfureuse se situe très exactement le 4 juillet 1947, dans la petite ville Californienne de Hollister. C'est là qu'au lendemain d'une soirée très arrosée et "animée", relayé par une presse à sensation (c'était déjà vrai à cette époque !...), le mythe des 1% de marginaux en opposition aux 99% de gentils motards, est devenu une réalité qui a alimenté bien des fantasmes et participé à la légende de Harley-Davidson.

La moto, de part sa marginalité, permet de se réunir entre frères d'arme, de retrouver la camaraderie née sur les champs de batailles d'Europe ou du Pacifique. C’est aussi le risque et donc l’adrénaline; cette même adrénaline qui coulait dans leurs veines lors d’un débarquement ou sous la DCA ennemie.

La moto est avant tout le refuge et la révolte d'une jeunesse brisée, incomprise et en colère contre cette immuable société américaine. C'est un premier divorce mais loin d'être le dernier !

Cette nouvelle donne de la moto est particulièrement vivace sur la cote Ouest car le climat permet de l'utiliser toute l'année et de s'affranchir de la sacro-sainte automobile qui fait tant rêver l'Américain moyen. 

Pourtant initialement c'étaient plutôt des marques Anglaises et plus précisément les Triumph, qui étaient les montures préférées de ces hordes sauvages. Mais très vite, elles ont été remplacées par les V-Twin de Milwaukee, beaucoup plus virils aux yeux de ces "hardcore bikers".

  

Peu à peu, des clubs informels se constituent. Ce sont les MC pour Motorcycle Club. Les bikers ne peuvent adhérer aux structures existantes.

Ils conservent une organisation quasi militaires où les ordres du président ne sont pas sujets à controverse, les officiers du club veillent à leur application. Leur mode de vie s'inscrit mal dans la vision conservatrice de l'Amérique d'alors. Ils se trouvent rapidement marginalisés.

Leur réputation reçoit un sérieux coup médiatique à l'occasion d'une course organisée dans la petite ville d'Hollister en 1947. 4000 à 5000 motards y débarquent à la surprise des organisateurs. La police est rapidement débordée et ne parvient plus à gérer la situation. Les bikers, en marge de la compétition officielle, s'adonnent à des concours de sprint sur la rue principale, improvisent des concours de burn-out, rentrent dans les bars en moto... La ville est jonchée de débris de verre, des bagarres éclatent, bon nombre de bikers sont emmenés à l'hôpital pour comas éthyliques ou blessures reçues dans des bagarres entre clubs. La presse relate les évènements en titrant « Ravage à Hollister ».

Durant l'entre-deux guerres, la motocyclette était un divertissement décalé pour la haute société. Elle permettait de se faire des frissons en revivant la conquête de l'Ouest sur de luxueuses montures comme les Indian ou Henderson 4 cylindres.

Les moto club existants sont une sorte de Rotary Club motorisé. On y porte par exemple guêtres, cravate et veston. Les clubs affiliés à la fédération motocycliste US (AMA) demandent aux adhérents de revêtir un uniforme aux couleurs de la section locale. Le cuir et les bottes sont réservés aux compétitions.

C’en est vraiment trop pour cette jeunesse qui combattait des régimes qui avaient un goût immodéré pour... les uniformes !

Les premiers moto club « outlaw », (cette dénomination de "hors la loi" a été donnée par la fédération) voit le jour dès l'année 1946.

Il s'agit d'un agrégat de motards se retrouvant au hasard d'un bar qui fait généralement office de station service. Comme dans un autre quartier ou dans la ville voisine, il y a une autre bande qui « sévit » dans un autre troquet, les « hors la loi » se trouvent un logo et un nom de baptême.

Les deux plus importants moto club qui inventent la pratique moderne de la moto sont à Los Angeles, les Gallopin'Goose et les Boozefighters. Ce dernier comptera deux antennes dès 1947, l'une à San Francisco et l'autre, à San Pedro. Le Boozefighters Motorcycle Club (site du BFMC) est toujours bien vivant.

Nous ne pouvons passer sous silence une structure en devenir, les « Pissed Off Bastard Of Bloomingthon » qui dès 1948 deviendront les Hells Angels (site du HAMC). Jack Kerouac et le héros de « Sur la Route » Neil Cassidy fréquentent le Market Street Commando, basé à San Francisco, qui sera le second chapitre du Hells Angels Motorcycle Club.

Le credo des bikers est de se faire plaisir et d'oublier la guerre. Ce sont aussi des sportifs qui pratiquent la moto sous toutes ses formes : dragster, speedway, tout terrain, etc.

Si les plus argentés d’entre-deux roulent sur le nec plus ultra de l'époque en terme de performance, les motos anglaises, la grande majorité s'est payée avec deux mois de solde un V-Twin yankee d'avant guerre.

Afin de le rendre plus performant, ils délestent ces motos de leurs lourds garde boue, mettent une petite selle et gonflent parfois le moteur. Ce sont les bobbers qui donneront naissance dès le début des années 50 au chopper. Parfois, on orne ce « terrible engin » d'une pin-up, encore une réminiscence de la guerre et du Noose Art (décoration des avions). C'est donc au sein de ces clubs que s'invente la kustom kulture ou l'art de la personnalisation (Von Dutch fréquente d'ailleurs les clubs de Los Angeles). Les MC organisent les week-end des " Field Meets " dans la Sierra Nevada qui ne différent pas des concentrations actuelles.

Si les premiers bikers fréquentent quelques fois les prisons, c'est uniquement pour un excès de vitesse ou pour avoir bu de l'alcool sur la voie publique...

Nous sommes très loin de la bande criminelle organisée dépeinte par la presse suite au « non événement » d'Hollister  en juillet 1947 et qui donnera naissance au film « l'Equipée Sauvage ».

Le 4 juillet 1947 à Hollister, ceux que l’on ne nomment pas encore  « motard » ou « biker », entrent dans l'histoire de la motocyclette par la grande porte et par là même dans l'histoire des mouvements sociaux qui vont ponctuer et profondément modifier la société occidentale de la seconde moitié du vingtième siècle.

Ce petit bourg agricole à 60 km au sud de San Francisco voit débarquer en ce jour de fête nationale 4 à 5000 motards venus de tous les états de l'Ouest américain. Notons que c'est le premier week end de trois jours depuis la fin de la guerre.

La fédération ainsi que la ville organisent le « Gipsy Tour », une manifestation sportive au Bolado Racetrack. Celui-ci ne peut accueillir la grande majorité des motards. Ces derniers prennent possession de la main street, la San Benito Avenue. Les 6 policiers de la ville coupent l'artère à la circulation automobile. Rapidement, les motards vont y organiser des courses d'accélération et des cascades. Les 27 bars (la ville est le plus important marché à bestiaux du Nord de la Californie) que comptent le bourg sont pris d'assaut. Durant 40 heures, la ville est un Barnum mécanique. Les motards dorment sur les pelouses des particuliers. Ils entrent en moto dans les bars.

A 15 heures 55, le samedi 5 juillet 1947, le chef  de la police d'Hollister, Fred Earle, appelle à la rescousse les Californian Highway Patrolmen (CHP). 40 hommes débarquent à Hollister à 18 heures.

Quelques tirs de lacrymogènes n'effraient pas les anciens combattants qui ont vu bien pire !

Le capitaine LT Ben Torrès, qui commande l'escouade, à l’idée de réquisitionner un orchestre devant se produire en ville et l’installe sur le plateau d'un camion.

Ce dernier et son drôle de chargement entre sur la main street à la tombée de la nuit. Immédiatement, il se forme derrière lui un long cortège dansant qui aiguillonné par les CHP fini par se disloquer.

A minuit, la San Benito Avenue, littéralement couverte d'un lit de verre brisé, est rendue à ses habitants.

La fiesta d'Hollister aura finalement durée moins de 40 heures. 50 personnes ont été arrêtées pour des délits mineurs tel qu’ivresse sur la voie publique et conduite dangereuse. 40 bikers sont à l'hôpital Hazel Hawkins pour des bobos : coupures, intoxications aux lacrymogènes et comas éthyliques.

BERT KIRK, conseiller municipal déclarera : «  Il apparaît qu'il n'y a pas eu de dommages sérieux. Les motards se sont fait plus de mal à eux-mêmes qu'à la ville ! ».

Durant plusieurs décennies, la représentation bruyante de ces motards habillés de cuir et chevauchant des Harley-Davidson s'est imprimée dans la pensée collective, au point de devenir indissociable de la marque. Il aura fallu beaucoup de temps et une volonté nettement affichée par les nouveaux dirigeants de la compagnie pour faire évoluer cette image devenue pesante et réductrice, sans toutefois tomber dans le travers du monde BMW et son côté "cul serré" bon chic/bon genre attaché à cette dernière marque.

Les Bikers forment une véritable famille, unis par la même passion de la Liberté, de l'Amérique et du V-Twin Harley-Davidson. C'est d'ailleurs la définition reconnue et admise par tous du Biker : Une Harley entre les jambes avec la passion de l'Amérique (les grands espaces, la musique Country ou Rock&Roll, les paysages, les pionniers, les cow-boys et les indiens enfin tout cela, même si ce sont des clichés, mais pas leur politique of course) et la Liberté dans la tête. Leur image a évolué à travers les générations même si le bon vieux mythe du motard rebelle plane toujours. La réalité actuelle ne correspond plus à celle d'une horde sauvage comme dans les années 1950. Toutes les revues traitant de la Biker's Life, montrent exclusivement des Harley-Davidson et des Bikers moins caricaturaux que ceux du milieu du 20ème siècle.

 

C.J Doughty et le photographe Barney Paterson couvraient le Gipsy Tour pour le compte du San Francisco Chronicle. C'était les deux seuls journalistes en ville pour ce qui va devenir les « Evénements d'Hollister ».

Tous deux, notamment en mettant en scène la célèbre photo du biker ivre sur sa Harley Davidson Knucklehead qui fera une pleine page dans le numéro de 21 juillet 1947 de Life Magazine, ont très vite compris qu'il tenait un scoop en y mettant une bonne louche de journalisme à sensation.

Ainsi, dès le 6 au matin, il publie un premier papier intitulé: « Ravage à Hollister ». Ils vendent de leur propre chef photos et articles à l'agence de presse : Associated Press. L'idée d'un gang de motards mettant à sac une petite ville est née et elle fait le tour des rédactions d'Est en Ouest !

Dès le 7, les journaux rivalisent avec des Unes à l'odeur de souffre. Le San Francisco Chronicle titre sur «un bain de sang et de bière à Hollister », Le San Francisco Examiner rétorque avec « La bataille d'Hollister » .

La sur-médiatisation des incidents d'Hollister nourrit d'autant plus les tabloïds qu'à Riverside, dans le sud de la Californie, d'autres échauffourées éclatent en 1948, toujours un 4 juillet.

« L’Equipée Sauvage » (« The Wild Ones » en anglais) sort aux USA en 1953.

Il est réalisé par Laslo Benedeck mais l’homme qui porte ce film est son producteur, Stanley Kramer. Il s’agit pour tous d’une série B. Le film  a ainsi été tourné en 24 jours au studio de la Columbia sur pellicule noire et blanche.

Stanley Kramer met donc en image la psychose, largement entretenue par la presse depuis 1947, d’une horde motorisée envahissant la main street d’une paisible bourgade avant de la mettre à sac. Il engage Marlon Brando, déjà une énorme vedette depuis «Un Tramway Nommé Désir » et un jeune acteur en devenir, Lee Marvin, qui jouera le rôle du « bad guy ».

« Omni par les adultes et idolâtré par la jeunesse », telle pourrait être la maxime du film. 
L’Equipé Sauvage sera ainsi interdit en Angleterre jusqu’en 1968 ! ! !

Suite au film, les ventes de blousons noirs vont exploser alors que les premiers bikers portaient des blousons d’aviateur. Les posters de Brando posant devant sa Triumph vont orner les chambres des adolescents du monde entier.

Signalons que Lee Marvin, qui joue le rôle de « Chino » a la dégaine, la moto (l’une des trop rares Harley Davidson, qui plus est bobberisé, du film ! ) et la gouaille d’un véritable biker qui « sévissait » sur la cote Ouest.

Mais la vraie star de ce film est incontestablement la horde furieuse de bobbers et de motos anglaises slalomant sur les routes de Californie. Cette image hante et hantera longtemps l’inconscient de tous motards.

«L’Equipée Sauvage»  donne à tout jamais une résonance mondiale, certes très déformée, au mouvement biker initié en Californie et l’inscrit à tout jamais dans la contre-culture au même titre que le Rock n’Roll naissant et le mouvement littéraire de la Beat Generation.
Qu’aurait été Hollister sans « L'Equipée Sauvage » ?
Laurent Blasco

Le Biker des temps modernes n'est plus un marginal en rupture avec la société, même s'il a toujours cette farouche volonté d'indépendance. Derrière les barbes, les tatouages et les blousons créant des allures parfois inquiétantes, on trouve le plus souvent des gens très tranquilles et sans histoire. Ils sont fonctionnaires, cadres, agriculteurs, commerçants, ouvriers etc... et ils forment le plus gros de la "troupe". A leurs côtés on trouve les "Rich Urban Bikers" qui sont banquiers, avocats, entrepreneurs que l'on trouvent principalement dans le HOG et une poignée de "Rich and Famous Bikers" qui sont musiciens de renom, pilotes de F1, acteurs de cinéma, chanteurs etc... un mélange hétéroclite réuni sous l'insigne de "Iron Eagle". Mais tous ont en commun l'amour des grands espaces et bien sûr du V-Twin Harley-Davidson qui fédère l'ensemble. C'est la retranscription au temps moderne, d'un rêve de gosse né à l'époque des cow-boys et des Indiens. Un rêve si puissant, qu'il se transmet de génération en génération à tel point que l'on vient de fêter les 105 ans de Harley-Davidson, et que ce n'est pas prêt de s'arrêter.

La locution latine "Carpe diem" (quam minimum credula postero) est souvent adoptée dans le milieu Biker. Cette phrase extraite d'un poème de Horace veut dire " Cueille le jour présent, en te fiant le moins possible au lendemain ». Tout un symbole non ?

 

Pour beaucoup, rouler Harley-Davidson c'est la meilleure façon d'afficher clairement ses choix et ses idées tout en cultivant sa différence en refusant de se laisser "formater" par la société. Pourtant si l'on y regarde de plus près, on s'aperçoit que certains éléments servent de base pour entrer dans le monde fermé des Bikers (même si cela fait image d'Epinal) : Une Harley-Davidson naturellement, une barbe ou une moustache tombante, des tatouages (presque tous à la gloire des USA et à H-D) et un respect sans condition de la bannière étoilée. Les badges qui ornent les blousons des bikers sont autant de signes de reconnaissance et d'appartenance, comme les couleurs des clubs affichées dans le dos des blousons en cuir.

Quelle est la signification des couleurs ?

Les "couleurs" correspondent à un "code vestimentaire" précis pour les Bikers américains. Clairement les "couleurs" sont à l'origine un signe d'appartenance à un club "rebelle" U.S. Logiquement aussi ces clubs se sont formés à une époque où, après avoir fait une légère entorse à leur nationalisme inné (en roulant avec les moins chères des motos comme les Triumph) ils en sont revenus et sont restés depuis fidèles à la Harley-Davidson. D'où : "Couleurs" = Biker (initialement Biker vivant hors les règles de l'A.M.A.) et Biker = Harley. CQFD

 

Puis l'adoption de "couleurs" dans le sens appartenance s'est développé dans les clubs Harley pas aussi exclusifs que les 1%. Plus tard, avec le développement de la marque HD en Europe, la "panoplie du HOG" a pour une grande part contribué à faire disparaitre le sens réel des "couleurs", puis qu'elle fournit les back-patchs permettant à leurs membres de se la jouer "rebelle". Aujourd'hui on voit même des "motards" sur des japonaises afficher des couleurs et là cela devient vraiment de la caricature. En effet non seulement ils choisissent de rouler sur des copies de HD mais en plus ils poussent le mimétisme jusqu'à vouloir se donner des airs de biker en portant des couleurs.

 

On a vu éclore depuis une décennie, ces soi-disant Bikers sur des motos japonaises, mauvaises copies des Harley. Doit-on les appeler Bikers ? La question a été posée à de très nombreuses reprises. Au regard de la simple définition officielle du BIKER, il manquera toujours au moins quelque chose à ces pilotes de motos exotiques : tout simplement une Harley-Davidson. Aux USA quelqu'un qui roule avec un custom japonais se voit affublé du surnom de "RiceBurner" (brûleur de riz) ou de Rider mais certainement pas de Biker. De plus en plus, les gens qui s'étaient fourvoyés comprennent que l'original est obligatoirement mieux qu'une "cheap copy" et ils arrivent à la Harley-Davidson, à tel point que les customs Japonais sont pratiquement invendables, en neuf ou en occasion, à l'heure actuelle (il suffit de prendre tous les chiffres de vente par catégories des divers motocistes japs), juste retour des choses.

C'est toujours une surprise lorsque l'on voit un pilote de japonaise qui affiche dans son dos le patch "Free Biker" signifiant : "Nous nous sommes affranchis de la tutelle Harley sur le monde Biker". C'est son droit au gars de le penser, mais comme il doit avoir "honte et être gêné" quelque part, voire même se sentir pour le moins isolé, sur son gilet il se colle un Patch Harley-Davidson "pour faire croire que...". De même tous les signes distinctifs de la marque de sa moto ont été gommés, cachés par des autocollants, par une peinture etc... Ne vous laissez donc pas abuser par ces mauvais Ersatz.

 

Eh ! mon gars, si tu as honte de ta machine, et si tu as intégré que le terme Biker ne cible, de fait, que le monde Harley-Davidson, tu passes à une Harley. L'excuse du pognon ne tient pas car le prix d'une japonaise équivaut à celui d'un Sportster voire même d'un Dyna et là, tu as la totale pour le prix de ton palliatif. Mais de grâce, si tu es fier de ta japonaise (tous les goûts sont dans la nature), tu retires tes patchs Harley-Davidson, tu te fais faire un tatouage à la gloire du constructeur Jap, tu roules en rêvant au Fujihama en te posant la question de savoir pourquoi ces fichus japonais ont fait passer H-D en tête des ventes des gros cubes (+ de 400 cm3) sur leur île et surtout tu laisses les signes distinctifs de la marque de ta moto bien visibles. Il y a quelques années en arrière, on retirait de gré ou de force, tout ce qui pouvait prêter à confusion, certains disent même que des motos japs brûlaient.....

Arrêtons de nous disperser, revenons en au vrai, au monde Harley-Davidson et à sa Biker's Life, dans lequel on distingue principalement trois grandes familles qui se côtoient sans jamais se mélanger : Les Motos Clubs 1%, les Harley-Davidson Clubs les Associations et à l'extrême, le HOG. La Harley-Davidson ayant ce côté festif et familial, il existe très peu de Alone Bikers.

Club de Bikers 1% (Outlaw Motorcycle Club)

La notion d'"outlaw motorcycle club" a pour origine l'existence de clubs de bikers qui ne se conformaient pas aux standards de l'AMA (American Motorcycle Association). Ce terme d'outlaw motorcycle club fut utilisé par un journaliste en vue d'exagérer des troubles qui s'étaient produits à Hollister. Ces événements avaient eu une couverture médiatique nationale aux États-Unis. En réponse, le président de l'AMA avait déclaré que seuls 1% des bikers étaient des fauteurs de troubles. D'où l'origine du terme du groupe des 1%, dont certains bikers aujourd'hui revendiquent leur appartenance et l'affichent en portant le losange avec l'inscription 1%.


Plus tard, quatre clubs principaux de bikers émergeaient. C'étaient les Hells-Angels, les Pagans, les Bandidos, et les Outlaws. Les membres de ces clubs sont soumis à des règles très strictes. Si certains vivent en marge, d'autres sont complètement intégrés à la société.

Ils arborent des écussons et des patchs aux couleurs de leurs clubs respectifs, full patch pour le membre à part entière, sinon seule une partie des patchs pour les Prospects. Les couleurs des Hells-Angels sont Rouge et Blanc (R&W), tandis que les couleurs des Bandidos sont rouge et jaune-or (R&G). Les deux Motos-Clubs 1% principaux actuels, les Hells-Angels et les Bandidos ont des chapitres dans de très nombreux pays dont la France.

Leur histoire a été, et est quelque peu mouvementée.

 

Les Harley Davidson Clubs

De très nombreux possesseurs de Harley, ne se reconnaissant pas dans la logique des Moto-Clubs H-D 1% (voir ci-dessus), se retournent donc vers les associations H-D ou les Harley-Davidson Clubs qui sont beaucoup plus ouverts et surtout bien moins extrêmes.

Beaucoup d'assos. s'étaient ouvertes à tous les customs, mais il leur avait fallu se rendre à l'évidence, il n'était pas facile de faire cohabiter des Bikers H-D et et des pilotes de japys, toutefois, certaines associations (peu) fonctionnent encore comme cela.

Mais la majorité se sont refermées pour redevenir des associations H-D, donc réservées uniquement aux possesseurs de HD et de machines US (Titan, Buell etc...)

Il existe de nombreuses Associations HD de par le monde, et bien sûr en France.

Les membres portent dans le dos de leurs gilets, les Couleurs. Il n'y a aucune obligation, pour une association Harley-Davidson, de faire partie de la Fédération H-D-C de France.

De nombreux meetings sont organisés par les Clubs Harley Davidson. Certains de ces rassemblements sont sur invitation avec H-D only, afin d'être certain de réunir en un même lieu des gens partageant la même philosophie. D'autres sont dits ouverts, acceptant toutes les motos, par exemple les rassemblements des Brescoudos ou des Blue Beach Bikers et d'autres, je ne peux les citer tous, Sorry !

Des décennies avant la création du HOG, bien des années avant l'apparition de M.C structurés, les H-D-C Français ont été longtemps les seuls à porter haut et fort les couleurs de la marque. Alternant périodes fastes et époques de déclin, l'histoire de ces groupes indépendants perdure à travers le Harley-Davidson Club de France". (Freeway HS 01/12/2010)

Le Harley Owners Group (H.O.G)

Derrière les initiales du H.O.G qui signifie "Harley Owners Group" c'est à dire possesseurs de Harley Davidson, on trouve le plus important club de marque au monde. Actuellement, le HOG aurait 1 million de membres, répartis dans tout le monde. Le HOG a été fondé en 1983 pour stimuler les ventes et resserrer les liens avec la clientèle. Le Hog est une idée marketing géniale, qui permet à HD de garder sa clientèle sous contrôle avec un aspect convivial. C'est le lien en prise directe avec la concession sans que cela n'engendre pour eux une surcharge de travail, les bureaux des Chapters étant bénévoles. Cette association dépend directement de la Maison mère à Milwaukee qui regroupe des Chapters (clubs locaux attachés obligatoirement à une concession). Le HOG s'est développé d'abord aux USA puis hors des frontières à partir de 1991 avec la création du HOG Europe.

Chaque concession, peut et doit avoir un Chapter qui lui est rattaché en direct

Pour les nouveaux dans le monde Harley, à l'issue de l'achat de leur première machine l'adhésion au HOG étant offerte, ils adhèrent à un Chapter cela leur permet un premier contact avec le monde Harley. Mais bien souvent ils ne renouvellent pas leur adhésion qui devient payante au bout d'un an. En effet, les liens entre le Chapter et le concessionnaire, de par les statuts du HOG, sont beaucoup trop imbriqués. Le Chapter est totalement dépendant de son concessionnaire. De ce fait, certains on franchi le pas en disant que le HOG est une pompe à fric à destination de la marque, mais ils sont certainement un peu excessifs dans leurs affirmations. Beaucoup de Chapters se retirent pour créer des "Free Chapters". Ils se libèrent donc de l'emprise du concessionnaire, mais restent dans le giron du HOG.

Les Chapters du H.O.G ont la réputation, à tort ou à raison, d'être composés majoritairement par des gens "Bon Chic - Bon Genre - Friqués appelés les Rich Urban Bikers" ce qui se ressentirait dans la flotte des motos des members, dans la tenue vestimentaire toujours au top avec les derniers clothes H-D, dans le montant des cotisations, dans les manifestations organisées par les HOG nationaux dont les prix d'entrées seraient exorbitants et sembleraient ne pas être en rapport avec les prestations fournies. Les Hog-Members sont chargés de présenter à la population non motarde, une image Soft et Classieuse de la marque. Pour ce faire, les membres du HOG ont une règle de conduite qui leur est imposée avec le respect strict du code de la route, pas de délire, une tenue et une conduite irréprochables exigées, le respect des règles lors des déplacements avec Road-Captains, Safe Officer, voire même, maintenant, avec les gilets fluos etc....

Cette association H-O-G accepte tout le monde (il n'y a pas de période d'observation), il suffit d'être possesseur d'une H-D et de payer sa cotisation pour en faire partie, les postulants ne sont donc pas filtrés. C'est principalement la raison pour laquelle de très nombreux Harleyistes estiment que les Chapters du Hog ne sont pas des Clubs, mais de simples réunions d'intérêts. D'autres plus extrémistes estiment même que ce ne sont pas de vrais Bikers.

Il semblait difficile, dans la présentation du panel Harley, de ne pas parler des Hog-Members. C'est comme partout, tout n'est pas blanc ou noir et il faut toujours faire attention aux affirmations péremptoires..

Ce qui a été développé dans cette page ce sont les trois grandes familles du monde Harley Davidson. Comme partout il existe des sous-groupes qu'il serait trop long et fastidieux de développer d'autant plus qu'ils sont limités en nombre et en représentativité. Il ne s'agit pas pour nous ne nous étendre la dessus, ni de rentrer dans une quelconque polémique stérile.

Cette page s'adresse principalement aux néophytes du monde Harley, les autres vous connaissez, vous avez votre propre opinion. Il n'y a aucun parti pris, ni dévalorisation (ou valorisation) de l'un ou l'autre groupe, ce compte rendu a essayé d'être le plus objectif possible, tout en éclairant le lecteur perdu dans les méandres des sigles MC, HDC, ASS, HOG, 1%, Free etc....... Chaque groupe vit la Biker's Life à sa façon, il y a ceux qui la vivent 24h/24h de manière Rock and Roll, d'autres de manière plus Soft, et les autres le Week-end ou deux mois par an.

Certains possesseurs de HD préfèrent rester avec leurs anciens potes pour rouler, même si ces derniers n'ont pas de Harley, cela peut se comprendre, ils se retrouvent dans des MCP (moto-club pirates) toutes marques de motos, ils n'ont rien à voir avec le monde Harley. D'autres plus ciblés Harley (mais pas exclusivement HD) se regroupent dans des associations (ASS).

D'instinct le possesseur de Harley cherche à se rapprocher de personnes ayant la même passion que lui, et partageant la même philosophie de vie, c'est ce que l'on appelle la BIKER'S LIFE, mais de là à dire que tous les possesseurs de Harley font partie d'un club ou d'une association, serait une erreur, car beaucoup ne peuvent et ne veulent s'intégrer à un groupe, ils préfèrent être "Lone", libres de contraintes. Certains se regroupent sous forme de BrotherHood of Harley (bande de potes roulant Harley), libres des clubs avec ses obligations.

Rares sont les vrais "Lone" qui roulent seuls, ils se rapprochent toujours d'un groupe constitué ou font partie d'un Forum spécifique Harley (comme celui de Passion-Harley) afin de pouvoir échanger et rouler entre personnes partageant la même passion, sans avoir les diverses obligations et astreintes des clubs ou associations souvent ressenties comme rédhibitoires.

SIGNIFICATION DE SIGLES DANS LE MONDE HARLEY
 

AFFA : Angel Forever Forever Angel (porté par les Hells Angels)

BFFB : Bandidos Forever Forever Bandidos

OBAB : Once Bandidos Always Bandidos

DFFL : Dope Forever Forever Loaded (drogue toujours, toujours défoncé)

ACAB : All cops are bastards

13 : 13ème lettre de l'alphabet, soit M pour marijuana et/ou synonyme de 1%. Pour les Pagans le nombre 13 a une autre signification, voir plus loin.
Ce nombre est également connu pour être celui de la rébellion et un symbole de Satan : Judas aurait trahi Jésus un vendredi 13. Il semble aussi que le M « mem » des hébreux ait un sens caché : la mort.

FTW : Fuck The World
Des motards U.S chrétiens ont aussi ce patch FTW (à droite) mais pour eux il signifie For The World, également un motard tatoué de ces 3 lettres pour Forever Two Wheels.

FTA : Fuck The Army

FT…. : nombreuses variantes comme FTP ou Fuck The Police / FTG ou Fuck The Government

ITCOB : I Took Care Of Business (j'ai réglé l'affaire) peut signifier beaucoup de choses mais en particulier le meurtre du membre d'un gang rival

T.C.B. : Taking Care of Business patch de Pagans Black T Shirt

NO MERCY : daguello patch redouté par la police américaine car il signifie Pas de Pitié, le porteur de ce patch est décidé à tout mettre en œuvre pour ne pas se faire arrêter. Trouve son origine lors du siège de Fort Alamo où les troupes du général Santa Anna (ordre de ne pas faire de prisonnier) chantaient un air populaire mexicain repris dans le western Rio Bravo et intitulé No Mercy.

81 : Hells Angels huitième et première lettre de l'alphabet
Cette idée de codage de lettres avec des chiffres est courante dans ce milieu : exemple des Choosen Few ou 36 au milieu du drapeau sudiste autre symbole rebelle par excellence

SUPPORT : Des clubs se disent ouvertement support d'un MC 1%, les exemples ne manquent pas

WNATO : White native americans only dans certains clubs 1% c'est encore d'actualité

666 : LUCIFER le diable
La gématrie porte sur l'interprétation mathématique des mots de la bible, pour simplifier, un système de décodage, pour certains une science ou pseudo science. Le nombre 666 figure dans l'Apocalypse de St Jean chapitre 13 verset 18 où il est écrit : "ici est la sagesse. Que celui qui a de l'intelligence calcule le nombre de la Bête. Car c’est un nombre d’homme et ce nombre est six cent soixante six".

L'addition des valeurs numérique des 7 lettres de LUCIFER donne 666. il faut pour cela prendre la table de 9 (a=9, b=18... z=234)

Pour la même valeur de 666 on trouve aussi GUERRE, OPIUM, HEROÏNE en tout plus de 150 mots.

Attention tout de même car l’addition des 5 lettres de JESUS donne aussi 666 ce qui fait dire à certains férus d’ésotérisme alambiqué que JESUS = LUCIFER !

Avec la table de 12 JESUS s’écrit 888

Encore un peu de mystère, la phrase soulignée ci-dessus en utilisant la table de 1 soit A=1 B=2 ….X=24, le total de toutes les lettres de cette phrase donne 666. Curiosité (encore une) 666 inversé donne 999, ce nombre est considéré comme « guérisseur », c’est aussi le raccourci pour «Fils de Dieu».

Concernant les Hells si l’un d’entre eux porte ce nombre 666 cela peut vouloir dire aussi qu’il fait partie de leur « groupe de combat » les Filthy Few auquel est ajouté Forever.

OFFO : Outlaws Forever Forever Outlaws

A.O.A. : patch triangulaire avec un doigt d'honneur et les initiales de American Outlaws Association, par dérision vis-à-vis du patch A.M.A.

MC : Motorcycle Club de bikers portant des couleurs

CCC : Custom Chopper Club (n'a rien à voir avec le monde Harley regroupe des customs toutes marques)

MCP : Moto Club Pirate (n'a rien à voir avec le monde Harley, regroupe toutes les marques motos même non-customs)

M.F. : Motorcycle Family ou association de plusieurs clubs ou membres de clubs 1%

WINGS ou ailes, souvent présentes sous différentes présentations sur les blousons, très forte connotation sexuelle, les Hells Angels en sont à l'origine.
Il s'agit en fait de relations sexuelles bucco-génitales avec une femme en présence d'autres membres du club.
Ailes rouges : avec une femme ayant ses règles
Ailes noires : idem avec une femme de couleur
Ailes bleues ou jaunes : avec une femme agent de police ou une asiatique
Ailes marron : …..
Ailes blanches : avec une vierge
Ailes dorées : participation à une bagarre entre bandes.

GO TO HELL :  Direction, l'Enfer

B.A.C.A. : Bikers Against Child Abuse patch dorsal, bague ou tatoué sur les phalanges des doigts de la main.

In memory of….: en mémoire du "frangin" décédé (la forme et les couleurs du patch peuvent varier) dont les funérailles font souvent l'objet d'un cérémonial particulier.

Property of….: tatouage ou patch pouvant être porté par les compagnes de longue date de membres du club sans en porter les couleurs.

Crâne sur fond noir avec les yeux rouges ou bleus en fonction du sexe de la personne éliminée (patch ou tatouage) :
le porteur a tué ou assassiné au nom de son club, n'est plus d'actualité de nos jours pour éviter une possible arrestation et des questions gênantes.

Doigt d'honneur  avec nombreuses variantes et thèmes

Eight Ball : Pour les amateurs de billard, la boule N°8 est la boule gagnante, il n'est pas étonnant qu'elle soit devenue un symbole militaire, certainement aussi celui de la chance. Mais il y a aussi une autre approche :  huit se prononce "eight". Il n'y a pas de différence dans la prononciation avec "Hate" qui veut dire détester, sous entendu pour les initiés "détester les gens de couleur". Enfin autre version à connotation sexuelle, c'est la dernière boule à rentrer dans le trou noir.

SS : logo que l'on peut voir sur le carter droit de certaines HARLEY modifiées, initiales de Georges Smith et Stanley-Stankos créateurs de SS Cycle Equipment, fabricant américain de pièces moteurs pour HARLEY, n'a rien à voir avec le sigle nazi. Depuis quelques années le logo a été modifié pour éviter toute confusion.

CLASSIFICATION DES BIKERS (source américaine)

HARDCORE BIKERS ou ONEPERCENTERS : n'aiment pas l'entreprise Harley Davidson car cette dernière préfère les motards "propets" ou BCBG et qu'elle a souvent repris à son compte des modifications Techniques et esthétiques d'origine biker, de plus elle fait partie de l'A.M.A. Ce sont des Bikers qui bien souvent vivent en marge de la société

BIKER : dérivé du hardcore, plus aimable, mais ne pas lui parler du port du casque. Le Biker doit avoir une Harley et aimer l'Amérique

RICH URBAN BIKER (RUBBY) ou C.C. RIDER : + de 4600 euros mensuels, adepte de la carte de crédit (C.C.) balades tranquilles ou cruiser avec une prédilection pour les Tourings Stocks, à l'aise financièrement, voyages organisés, font bien souvent partie du HOG et de ses Chapters

BIKER Rich and Famous : variante VIP du RUBBY, mode vestimentaire Harley, restaurants, bars et boîtes de nuit à la mode, langage châtié, bien souvent des artistes ou vedettes à la mode.

Rice Burner : Motards qui roulent avec des japonaises

Cheap Copy : Moto copie de Harley, mais pas chère comme les japonaises

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Commentaires (14)

chris
  • 1. chris | 17/09/2011
salut
je vient de lire ton texte,et je doit avouer que tu t'y croit serieux!!j'avoue aussi que c'est bien fourni et pas mal de vrai dans tout sa!
"FREE BIKER" veut dire je suis libre,c'est tout.!!
et biker=motard.......
maintenant je roule HD,je suis prez de club,et j'ai ete le prez en ...JAP.
je prefererais toujours le mec qui roule en jap avec une mentalite comme il faut,qu'un trou du cul en HD......

a bonne entendeur.
lucky
  • 2. lucky | 17/09/2011
Desolant de voir que certain resume l'esprit biker ou motard a une marque de moto, comme tu l'a si justement dit au départ les bikers les vrais étaient sur des anglaise alors qui sont les copieurs pour ma par je roule en vn kawasaki j'ai fait 4000 kms en 13 jour cet été,et la seule chose que je reproche a la marque harley c'est la mentalité de certain de leurs propriétaires, et qui malheureusement fait des émule chez les japonaise , je veut parler de racisme et de sectarisme, aller je te dit pas a plus tard car je pense que tu n'a pas du souvent rouler en moto pour avoir ce genre d'idées salut
titi
  • 3. titi | 17/09/2011
bien détaillé.
merci
raoul
  • 4. raoul | 17/09/2011
Moi j,ai eu une kawasaki vulcan 800cc en 2001 ensuite j'ai grossi pour une 1500cc toujours avec kawasaki. Au bout de quelque année je suis payer la traite avec une kawasaki noLOL.je peut te dire que j'ai adorée toutes ces motos.des motos fiable et plaisante a conduire.

Maintenant je suis en hd modele flhx 2007.
La différence ne s'explique pas ça se vie....

J'ai jamais autant tripper a conduire une moto!!!

Peut importe ton choix mec et laisse les critiques, ton site est top...merci !!!
Dédé
  • 5. Dédé | 17/09/2011
On parlera de qualité, de fiabilité, de service après-vente, certains disant que la fiabilité des Harleys n'étant pas égale à celle des Japonaises et d'autres répondant l'inverse. Je crois qu'on a pas mal fait le tour de ce point.
C'est une question d'opinion et de perception.

Y-a-t-il autre chose qui différencie les HD des métriques?

Quelque chose de tangible? Pas juste un état d'esprit. Ça ne vaut pas grand chose à la banque ça. C'est du LOLeting pur jus.
Certains ont souligné que d'en essayer une (HD) nous la ferait l'adopter. Okéééé...mais ça veut dire quoi au juste?

Il faut creuser un peu plus pour répondre à sa question.

Est-ce que les pièces individuelles, en font une meilleure moto ou si c'est la façon dont l'ensemble fonctionne qui en fait la meilleure marque? Roulent-elles plus vite, plus loin, plus doucement, plus de confort, meilleure finissions et quoi d'autre?

Un pot a avancé que les custom Honda sont encore à carbus en 2011 alors que les HD sont à injection, est-ce réellement un avantage?
Certains ont affirmé que c'étaient les plus beaux customs.

Y-en-a-t-il d'autres?

Bien sûr on discute ici des mérites de chaque marque toujours sans émettre des clichés, sans le prendre personnel et sans s'attaquer personnellement. Sinon on ferme le bazar.

Comme disent les policiers British: carry-on!
Pascal
  • 6. Pascal | 17/09/2011
Je découvre ce site aujourd'hui, si tu es seul à t'en occuper, respect! il est aussi bien foutu (voir mieux)que certains sites pro, tout en sachant que tu n'as pas terminé et qu'il y aura encore pleins d'articles). C'est propre sur lui, navigation à l'aise, on sent qu'il y a un passionné derrière tout ça (surtout des USA). Continue garçon… Par contre je n'ai pas trouvé la petite phrase magique « faire connaître ce site » à un ami. Ce serait dommage de louper ça. Allez bonne route à tous, et n'oubliez pas que la tolérance doit être réciproque (je sais ce n'est pas facile) et ce n'est pas une raison pour rouler en Solex et se laisser enquiquiner.
Calamity
  • 7. Calamity | 17/09/2011
C'est un sujet qui m'interesse beaucoup

Alors, ce que j'en pense c'est qu'il y a plusieurs catégories de motards/motardes:

Les nouveaux motards, sont des mecs ou filles, qui veulent une moto pour la frime, la moto ca fait rêver, la tenue en cuirs, la beauté de certain monstre, etc...Ceux là mérite même pas un signe...Croyez moi j'en ai vu des frimeurs qui te double en te regardant...et parfois même certain se vautrer 100 m après être sortie de chez le garagiste avec une moto neuve et avoir acheté la tenue complete comparant la couleur des casques au réservoirs

Les "vieux" motards, comme mon papa, qui s'arrête pour les 125 comme les gros cube, mais qui considère les mecs en 50 et scoot comme des branleurs de bases...c'est con pour la minorité fana de moto

Les "bons" ceux qui disent bonjour à tout le monde, aide tout le monde, mais ceux là sont d'une rareté affligeante (comme l'auteur de ce site)

"Les faux motards", mes préférés (parce que hilarant) , alors eux, j'adore quand il fait beau le matin qu'ils sortent leur moto, et qu'ils rentrent sous la flotte le soir sans pantalon de pluie ni rien, que c'est bon d'être vengé par la nature ceux là sortent leurs moto seulement l'été, l'hiver sa manque de confort, il fait froid, il pleut, il y a la voiture pourquoi prendre la moto? Elle va rouiller si je la sors Et j'ai même vu certain motard sortir leur moto seulement l'été, mais avec des disques tout rouillé

Tous peuvent avoir l'esprit motards mais plus ou moin développé

Niveau signes, arrêt pour aider, beaucoup plus d'automobiliste se sont arrêté pour moi que de motards. croyez moi quand vous êtes en panne sur bord de rocade, sous la flotte et que des motards passent vous regardent et ne s'arretent pas, sa dégoute

Il y a des mecs en 50, scoots, voitures, etc... qui ont l'esprit motard, qui s'arreteront pour vous, discuteront etc... C'est juste qu'ils ont pas les moyens d'assouvir leurs passion

Personnelement je ne dis pas bonjours aux 50, scoot, mob, harley, et parfois même gros cube... Car à quoi bon dire bonjours si on ne vous réponds pas...

L'esprit motard se perd, avec l'arrivé du stunt, et autres trucs dans le même style, les jeunes veulent frimer, s'amuser en oubliant l'amour de la moto pour certain, c'est bien triste....

Je suis une passionnée de moto, je pense qu'on peut le dire, j'aime ma 125 au point que dès qu'elle est en panne je pleure, bon je m'en sépare trés bientôt pour une plus grosse mais ca va faire un pincement au coeur

Désolée pour le speach ce fut long hein , mais voilà en résumé l'esprit motard est avant tout une facon de penser, que tous les conducteurs de deux roues non pas...Compliment à l'auteur de ce site... bis de calamity et à bientôt sur le bitume
bikerdog
un biker ne s'apprecie pas a la taille la marque ou la cylindrée de l'engin qu'il conduit, non ! etre biker c'est dans le coeur et dans les tripes !! mais ça beaucoup l'ont oublié et c'est bien dommage...................
MISSONNIER
  • 9. MISSONNIER | 14/02/2013
salut a tous les frères bikeres le recit est eloquant mais le plus importand est la liberteé et sa on nous la voles radar pour vitesse. distance essence trops chers.les politique nous font chiers avec leur loi a la con.liberteé pour tous.harlay je les dans la peau depuis 1969 moto dintendence de larmeé americaine puis tryumph 650 bonnville puis vint electra glide classic avec laquelle jest parcourus 400000klm sans soucis en 35ans avec mes potes hells a nous etions tres nombreux en hd maintenand beaucoup sont morts et il reste encore des freres mes la morts nous guettes aux virages et a 61ans on a plus les meme reflex d avant heureusement le seigneure est sur la route et si nous avons foix en lui il nous protege .je suis hells angells depuis les année 70 sa fait une payes mes les frere qui sont plus de se monde une penser a eu mort sur la route et tout les bikers qui aime rouler et mange du bitume comme moi et jaime sa une penser a vous frere.
Scooby07
  • 10. Scooby07 | 27/05/2013
Biker je Resterai, Libre je Resterai, Couleurs je Porterai, Politique non je Ferais !!! Biker dans L'âme Esprit Moto est ma Devise.

PTI-LAU
[i][/i]
lolo
  • 11. lolo | 05/09/2013
Ton site est vraiment bien foutu!! mais pour moi l'esprit du "free biker" c est juste un motard libre... pas de club,pas d'MC donc qui roule que pour ça poire!!!! Je trouve quant même désolant de voir que pas mal de monde résume l'esprit du biker à ça machine, son look, où ça cylindrée ! Même étant Suisse j'aime la culture Américaine je suis tatoué à l'américaine (drapeau sudiste, aigle etc...) et pourtant je roule en Honda Shadow VT 125 et ça me va très bien! mais si ma "Jap" te déplait je suis pas contre que tu m'achètes une H-D! ;-)
Tout ça pour dire aussi que je connais des potes qui roulent en Harley mais qui au moindre nuages, à la moindre température fraiche ou tout simplement quelques goutes de pluie pleurs comme des fiottes et préfères prendre la voiture. Moi appel pas ça des vrais bikers, HARLEY ou PAS!
Bref tout de bons, et bonne route chère brother faites attentions à vous
Michael Friquet
  • 12. Michael Friquet | 18/12/2013
Bonjours à tous
Fan de hd et des usa, je voudrais porté mon cuir lors de ballades et de rassemblent, mais je n'ai pas de club ni de patch, ma question que mettre comme patch et écusson sur mon cuir pour ne pas me faire mal voir par d'autres clubs bikers
diane
  • 13. diane | 03/03/2014
Bon allé un ptit message 1er pour 2014, je vais pas tout retenir car beaucoup de code mais ça peut aider....Suis d'accord avec Calamity l'esprit motard dure dure aujourd'hui, a une époque j'étais en sportive et peu de biker répondait à mon signe....aujourd'hui me voilà en custom750, j'essaie la roulade plus cool mais bon ça racle quelque fois....certes HD peut-être un jour mais bon il me manque des centimètres dans les jambes à voir....j'ai tenté récemment une concentration la bénédiction motards, mais je n'ai plus trouver la chaleur, convivialité d'une époque, l'échange, le partage...et je m'interroge????? bon je vais essayer une sortie HD/custom/biker et je vous dirai...ce qui devrait réunir c'est en effet la philosophie motard/motarde, l'état d'esprit mais lequel?, genre un code philosophique du coup plus de marque plus de race LA COMMUNAUTE liberté passion respect partage moment cool pour quitter les galères quotidiennes ...Motard utilitaire et motard passion soit 2 en un Salut
patrice
  • 14. patrice | 24/07/2014
salut je tombe par hasard sur ce site (pas mal bien que je ne sois pas un fan des states) en ce qui concerne les bikers comment appelle t on un fan de triumph (je possede actuellement un speedmaster un peu modifié a MON gout) je roule tout le temps et par tous les temps (bon j avoue j evite la neige et la glace) et pour le plaisir; je frequente pas mal de bikers (y en a meme qui sont mes potes mdr) je suis pas tatoué ( pas envie) les mecs en bm me font jamais signe et j evite les hog, ccrider et autres "fans de hd" dans le genre je bois de la biere j ai pas la barbe ni le bouc mais p...... qu est ce que j aime rouler avec ma becane n importe ou n importe quand comme je veux (et qui m aime me suive moi je suis ma becane parce que je l aime) j ai pas de patch pas de couleur n appartient pas a un mc ou mcp mais j ai plein de potes je n aime que les femmes qui aiment ma becane (mais alors la je les aime tres fort mdr surtout physiquement) je me sens libre sur ma meule et heureux j aime les concentres (surtout galeres)
suis je un biker??????
ps: j ai eu la chance de posseder 2 hd 1000 fonte et 1200 sporster j ai divorcé 2 fois pour ma meule j ai 56 balais ca fait maintenant 38 piges que je traine mes galoches avec ma meule et j en ai encore autant a faire, au fait si t as une copine que ca interesse
allez bonne route a vous tous (meme aux charlots) et respect

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