Annexe 2 (suite)

Mike Ludlow.

Ludlow est un illustrateur glamour qui réalise un grand nombre de pin-up et de beautés glamour pour Esquire dans les années cinquante. En 1957, il peint la totalité des douze illustrations du dernier calendrier publié par le magazine. Ses pin-up et beautés glamour paraissent également dans une série de posters centraux géants (trois feuillets) baptisée Lady Fair. Pour ses oeuvres, outre des modèles professionnels, Ludlow fait souvent appel à des actrices comme Virginia Mayo ou des célébrités telles que Betsy von Furstenberg.

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Parallèlement à ses pin-up pour Esquire, Ludlow se fait connaître comme illustrateur d'histoires sentimentales qui paraissent dans des magazines à grand tirage comme The Saturday Evening Post, Good Housekeeping, Collier's et Family Circle. De 1950 à 1960, il réalise de nombreuses couvertures de livres de poche, notamment pour les maisons d'édition Pocket Books, Dell et Bantam. La plupart de ses couvertures montrent des pin-up sexy, beautés glamour, vamp et ont de fortes connotations érotiques.

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Né en 1921, Ludlow grandit à Buffalo, dans l'état de New York. Il étudie à l'Art Students League, où il a William McNulty comme professeur. Il reçoit sa première commande en 1948, pour le supplément dominical de Journal American. Dès le début de sa carrière, il se spécialise dans les sujets glamour et les images de jolies femmes.

Laurette & Irène Patten.

Les soeurs Patten travaillent ensemble de 1920 à 1940, peignant des pastels d'une grande qualité. On sait peu de choses sur leur vie, si ce n'est qu'elles partagent un atelier au 7115 May Street à Chicago. Toutefois, durant leur heure de gloire, leurs noms figurent parmi ceux des grands illustrateurs de l'édition et de calendriers.

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Laurette et Irène Patten réalisent plusieurs centaines de superbes pin-up et de beauté glamour qui sont publiées par plusieurs grands éditeurs de calendriers, notamment Joseph C. Hoover and Sons de Philadelphie. Hoover les publie dans la collection C. Moss, qui comprend la prestigieuse ligne de calendrier « Superior Gift Line ». Les illustrations des soeurs Patten rappellent souvent le style de Rolf Armstrong et leurs sujets vont du plus innocent au franchement osé et provocant pour l'époque.

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Elles utilisent en priorité le pastel sur toile. Elles travaillent généralement sur de grands formats, la plupart du temps entre 76,2 x 61 cm et 101,6 x 76,2 cm. Certains originaux sont très grand (121,9 x 61 cm) mais on en a retrouvé d'assez petits (50,8 x 40,6 cm).

Gene Pressler.

Grand artiste Art déco, Pressler est né en 1893 à Jersey City, dans le New Jersey. A l'Art Students League, il a comme professeurs, entre autres, F. Louis Mora et Edward Dufner.

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Pressler a comme principal client l'éditeur de calendriers Joseph C. Hoover and Sons, des années vingt au milieu des années trente. Il peint surtout des pin-up mais d'autres oeuvres comme Midnight and You sont des scènes glamour en robe du soir marquées par un grand sens de la composition, caractéristique de son travail. En 1926, Pressler rejoint l'écurie de Brown and Bigelow. Ses panneaux « pompéiens » (des images de calendriers longues et étroites) remportent un grand succès.

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Pressler réalise également des couvertures pour The Saturday Evening Post et d'autres grands titres. Travaillant principalement au pastel sur de grandes toiles (101,6 x 72,2 cm), il insiste pour que ses oeuvres soient reproduites avec les dernières techniques d'imprimerie. Ses couleurs sont le plus souvent vives et brillantes, comme celles d'Armstrong mais il sait aussi utiliser une gamme de pastels fondus bleu-vert qui rappelle l'artiste Maxfield Parrish.

Pressler prend sa retraite vers 1940. Les originaux de ses oeuvres sont extrêmement rares.

Arthur Sarnoff.

Né le 30 décembre 1912 à New York, Arthur Sarnoff grandit à Brooklyn. Il fréquente la Grand Central Scholl of Art, où il trouve en son professeur Harvey Dunn une grande source d'inspiration, et il étudie plus tard avec John Clymer et Andrew Wyeth.

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Au cours d'une longue carrière prolifique, Sarnoff perce dans de nombreux domaines. Après avoir illustré des pulps au début des années trente, il crée des couvertures et des illustrations pour tous les grands magazines de son époque. Parmi sa trentaine d'images pour calendriers (pour Kemper-Thomas dans les années quarante, puis pour U. O Colson dans les années cinquante et soixante), il y a beaucoup de sujets glamour, caractérisés par une utilisation particulièrement sophistiquée de la lumière. Il travaille sur de nombreuses campagnes de publicités, notamment celles de Karo Syrup (années 40), Lucky Strike (1951) et Camay (1942-1952). Plus récemment, il réalise une nouvelle campagne pour les bières Coors.

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Grand admirateur de l'artiste hyper réaliste, John Singer Sargent, Sarnoff se distingue également dans les portraits. Ceux de M. et Mme John Kennedy sont parmi les plus accomplis. Sa série représentant des chiens jouant aux cartes et au billard a un immense succès. Sa scène de joueurs de billard intitulée The Hustler bat des records de ventes quand elle est publiée dans les années cinquante. C'est l'une des images les plus célèbres et les plus souvent reproduites de l'histoire de l'illustration. Depuis le milieu des années soixante, il réalise des lithographies publiées par Arthur Kaplan.

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En 1995, Sarnoff enseigne encore l'art à Beverly Hills, en Californie.

Lou Shabner.

En 1968, Brown and Bigelow est l'un des derniers éditeurs à publier des calendriers avec des peintures de pin-up et de beautés glamour. A la recherche de nouveaux talents, la maison se tourne vers Lou Shabner, peintre britannique qui fait une belle carrière d'illustrateur glamour depuis vingt-cinq ans. Outre sa réputation, ce sont sans doute ses superbes peintures d'un réalisme impressionnant qui séduisent l'éditeur.

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Pendant les années quarante et cinquante, des millions de fans britanniques adorent les beautés classiques de Shabner, qui sont le plus souvent publiées sous forme de calendrier de douze pages distribuées d'abord à Londres, puis en Angleterre et enfin dans toute l'Europe. Si la plupart de ses modèles sont typiquement anglais, d'autres ont un petit air indiscutablement américain. Ses images glamour dégagent une atmosphère de pureté et de légèreté. Même reproduites, les oeuvres de Shabner possèdent une qualité si réaliste qu'on les prend facilement pour des photographies.

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Les pin-up ou beautés glamour de Shabner présentent toutes une grande palette d'expressions : sophistiquées, sexy, provocantes, fières, douces, sereines ou joyeuses. Travaillant principalement à la gouache sur cartons à dessin, il lui arrive également d'utiliser des huiles sur la toile. Les dimensions les plus courantes de ses oeuvres sont de 50,8 x 40,6 cm. Shabner illustre souvent les couvertures des calendriers anglais avec des pin-up souriantes dessinées au fusain. Quelle que soit sa technique, il obtient toujours un effet très réaliste.

J. Frederick Smith.

En 1946, lorsque Esquire annonce le lancement de sa nouvelle série « Gallery of Glamour », la liste des artistes inclue J. Frederick Smith, ainsi qu'un grand nombre des illustrateurs renommés de l'époque. Travaillant dans son atelier new-yorkais, Smith est un brillant artiste qui aime intégrer des pin-up et des thèmes glamour dans ses oeuvres pour la presse populaire. Ses publicités pour les chocolats Withman, par exemple, montrent des mères de famille aussi radieuses et sexy que des vedettes de cinéma.

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Ses beautés glamour pour la Gallery of Glamour sont superbes, mais ce sont surtout ses commandes spéciales pour le magazine qui le distinguent de ses collègues. A partir de 1946, Esquire publie ses mémorables articles illustrés de trois ou quatre pages, avec des titres du genre « Interprétations personnelles ». Au cours de cette collaboration qui doit durer plus de douze ans, il peint également des pin-up pour les posters centraux du magazine.

A partir de 1945, Smith est représenté par American Artists. En 1952, la célèbre agence négocie un accord avec Brown and Bigelow qui souhaite réunir plusieurs artistes de pin-up d'Esquire sur un même calendrier. Le résultat, le Ballyhoo Calendar de 1953, contient trois pin-up de Smith : une fille avec un tourne-disque, une autre sentant un oeillet et une dernière en bikini sur une plage. Toutes trois sont peintes à la gouache sur du papier Bainbridge 80 qui confère une luminosité particulière aux couleurs de Smith.

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Né à Pasadena, Smith grandit à Covina, en Californie. Il migre vers l'est en 1938, s'installant à Greenwich, dans le Connecticut, où il ouvre son atelier. De nombreux magazines à grand tirage lui commandent aussitôt des illustrations pour leurs histoires sentimentales. Pendant la guerre, il sert dans le département d'information et d'éducation, avant de se replonger dans le monde des pin-up et des beautés glamour. Il est élu membre de la Society of Illustrators en novembre 1947.

Après avoir connu le succès comme illustrateurs de pin-up et de beautés glamour pendant la première moitié de sa carrière, Smith passe la seconde moitié comme photographe de mode de talent. Il continue donc à recevoir de nombreuses commandes de photographies de la part des périodiques, des agences de publicité et de grandes entreprises. Son travail paraît, entre autres, dans le Reader's Digest et The Saturday Evening Post. Dans les années soixante et soixante-dix sont publiés plusieurs livres d'art présentant des photographies de son idéal féminin.

Ted Withers.

Avant de peindre des pin-up pour Brown and Bigelow, Withers a travaillé pendant vingt-cinq ans pour l'industrie cinématographique d'Hollywood. Il est donc prêt pour un changement, tout comme l'éditeur de calendrier qui lui confie la réalisation de l'Artist Sketch Pat de 1954. Ses douze premières pin-up rêveuses sont aussitôt suivies de nombreuses autres au fils des ans, jusqu'à ce que le calendrier passe entre les mains de Fritz Willis en 1961.

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Edward Withers vient de Wellington, en Nouvelle-Zélande. Après des études à l'université de Wellington, il se rend à Londres où il fréquente la Royale Academy puis la South Kensington School of Art et la Slade School of Art. Toujours insatisfait, il enchaîne avec la prestigieuse Académie Julian de Paris. Pendant la Première Guerre Mondiale, il sert à Samoa, en Egypte, en France et en Allemagne et reçoit trois décorations.

En 1924, Withers émigre aux Etats-Unis avec sa femme et leurs deux enfants. Lors de son séjour prolongé à Hollywood, il réalise des portraits de vedettes tout en occupant une série de postes, dont celui de directeur artistique aux studios M.G.M, de responsable de trucages et des maquettes aux studios Universal, de directeur artistique de l'agence publicitaire Earnshaw-Young et de directeur artistique de la Sterling Press Lithograph Company. Pour son propre plaisir, il peint également des paysages qui sont souvent exposés et primés.

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En novembre 1950, lors de son premier cocktail chez Brown and Bigelow, Withers discute avec Norman Rockwell lorsque Rolf Armstrong et Gil Elvgren font leur apparition. Ces deux maîtres de la pin-up lui sont présentés et Withers est fort étonné en entendant Armstrong le louer comme « l'un des plus grand peintres américains et l'un de plus pluridisciplinaires », ce à quoi Elvgren, amateur de photographie, ajoute : « ...et l'un de nos meilleurs photographes »266(*).

Withers meurt à Los Angeles au début de 1964.

* 266 Idem, p.437.

 

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