Histoire de 1876 à 1941

Invention du balai mécanique par M. R. Bissel. Bien avant l'apparition de l'aspirateur, on avait le souci de lutter contre la poussière. L'invention du balai mécanique (1876) revient à l'Américain originaire du Michigan Melville R. Bissel, qui eut le mérite de commercialiser cet astucieux ustensile comprenant une brosse cylindrique encastrée dans un boîtier. Lorsqu'on la passait sur le sol à nettoyer, cette brosse roulait sur elle-même et ramassait la poussière en la propulsant dans la boîte. Cette ingénieuse méthode avait pour effet d'empêcher la poussière de voler et de se redéposer dans la maison. La petite histoire rapporte que l'honorable monsieur Bissel, propriétaire d'un magasin de porcelaine, souffrait d'une allergie à la poussière dégagée par la paille qui servait à envelopper la marchandise. Son invention, qui avait connu quelques précurseurs restés dans l'ombre, remporta un réel succès dans l'environnement proche de Bissel. C'est ainsi que lui vint l'idée de la commercialiser à une large échelle et de créer la Bissel Sweeper Co.

1880 : premier gratte-ciel en acier à Chicago. De ce que le gratte-ciel est pour nos artistes le symbole de l'Amérique, on conclut trop aisément qu'il a toujours existé ; or le premier date de 1880. Il naquit à Chicago, élevant timidement ses dix étages sur les boues du Michigan. Le Home Insurance Building, terminé en 1885, pour la première fois s'édifiait sans l'aide des murs, ces béquilles... Le progrès, d'un coup, était énorme ; sans doute le plus grand pas que l'architecture ait fait depuis l'âge gothique. Pourquoi le gratte-ciel avait-il tant attendu avant d'apparaître ? Il fallait, pour qu'il pût exister, que l'Europe intervînt de tout son esprit inventif ; il fallut d'abord la découverte du ciment dit de Portland, importé d'Angleterre ; ensuite celle de l'acier Bessemer, procédé allemand ; enfin et surtout, l'audacieux génie d'un architecte français, Le Duc, qui, bien avant 1880, avait écrit dans un essai sur l'architecture "qu'on pouvait concevoir un édifice dont l'armature serait en fer et dont l'enveloppe de pierre ne servirait qu'à l'enclore et à la préserver."

1886 : Invention du Coca-Cola par J. Pemberton. La statue de la Liberté, de Auguste Bartholdi, est offerte aux Etats-Unis pour symboliser l'amitié franco-américaine à New York (une copie est érigée sur le pont de Grenelle à Paris).

L'histoire Coca-Cola commence en Géorgie, en 1886. Le pharmacien John Styth Pemberton commercialise du vin de coca sous le nom de « traitement pour des désordres nerveux, des perturbations de la tuyauterie interne et de l'impuissance » dans son officine d'Atlanta. Le remède miracle ! Le 8 mai 1886, le docteur met en vente une boisson révolutionnaire, à base de sirop de cola dilué avec de l'eau gazeuse, à la « fontaine à sodas » de la pharmacie Jacob's.

Avec la prohibition de l'alcool en vigueur à Atlanta depuis 1885, le succès de cette nouvelle boisson couleur caramel est immédiat. C'est le comptable de la pharmacie, Franck M. Robinson, qui la baptise « Coca-Cola ».


L'idée de génie, associée à une calligraphie cursive unique, fera vite le tour du monde.

En 1870, Bartholdi se rend aux Etats-Unis afin de concrétiser un projet de monument destiné à célébrer l'amitié franco-américaine. La statue originale sera remise aux Etats-Unis officiellement le 4 juillet 1884 à Paris. Située sur la petite île de Liberty Island (c'est-à-dire "île de la liberté") au sud de Manhattan, c’est sans doute le monument le plus connu de la ville de New York, un des symboles les plus forts des Etats-Unis.

La statue elle-même mesure 46,5 mètres de haut et l’ensemble avec le piédestal atteint une hauteur de 92,9 mètres. Elle est tournée vers son continent d'origine, l'Europe dont elle accueillait et allait continuer d'accueillir les immigrants. Frédéric Auguste Bartholdi, né à Colmar le 2 août 1834, réalise, vers 1867-1868, la maquette d'un phare monumental destiné à l'entrée du canal de Suez en s'inspirant du Colosse de Rhodes. Ce qui ne restera qu'un projet, donnera naissance plus tard à la Statue de la Liberté.


Illustrant “la Liberté éclairant le monde”, la statue représente une femme vêtue d’une toge et portant une couronne à 7 pointes symbolisant les 7 continents (Afrique, Amérique du Nord, Amérique du Sud, Asie, Europe, Océanie et Antarctique). Elle brandit une torche illuminant le monde dans sa main droite. Sur les tablettes qu'elle tient de la main gauche, on peut lire en chiffres romains "4 juillet 1776", jour de l'Indépendance américaine. A ses pieds, se trouvent les chaînes brisées de l'esclavage.

1895 : Sea Lion Park, premier parc d'attractions américain, à Coney Island. Les New-Yorkais ont commencé à visiter Coney Island dans les années 1830 et quelques mois ont suffi pour voir apparaître des dizaines d'hôtels et de bâtiments de cures thermales. Durant les années 1870, Coney est divisé en 2 zones. A l'extrême Est de l'île, on pouvait se loger dans de grands hôtels destinés aux classes les plus aisées. Du côté Ouest, la prostitution et les joueurs de cartes allaient bon train. C'était l'époque où les hommes et les femmes portaient des vêtements qui devaient cacher le corps de ses parties obscènes, même pour se baigner. Les vêtements mouillés pesant plusieurs kilos, les heureux baigneurs devaient se hisser le long d'une corde pour sortir de l'eau.

Un certain John Y.Mc Kane dirigeait le complexe de l'île d'une main de fer. Rien ne pouvait être construit sur Coney Island sans son autorisation (et parfois même sans un coup de pied aux fesses). Corrompu, Mc Kane gagnait des millions de dollars en ignorant le vice. "Les maisons closes sont une nécessité pour Coney Island, et je ne compte pas convertir l'île aux jeux d'argent, déjà présents dans les casinos de Brighton Beach et Sheepshead Bay." En 1894, Mc Kane fût arrêté, et l'île explosa économiquement. Les classes populaires se sont alors dispersées sur l'île entre l'Est et l'Ouest. L'endroit est alors prêt à devenir la capitale mondiale du divertissement.

 

1898 : guerre hispano-américaine. La guerre hispano-américaine est un conflit qui se déroula en 1898 entre les États-Unis et l’Espagne. Cette guerre illustre le basculement du monde qui va s’opérer au XXe siècle. Rappelons qu’au XIXe siècle l’Espagne apparaissait déjà comme une puissance coloniale en déclin. Elle avait perdu toutes ses colonies sud-américaines, tandis que les États-Unis apparaissaient comme une nouvelle puissance mondiale.

La guerre hispano-américaine tire son origine de la lutte pour l’indépendance de Cuba, alors colonie espagnole. La révolte des Cubains contre la domination espagnole remontait à 1868, mais les États-Unis s’étaient bien gardés d’intervenir militairement. Cuba s’insurgeait contre la Métropole parce que celle-ci soumettait sa colonie à un régime autoritaire et à une lourde fiscalité. En 1895, la violence reprit de plus belle, la situation économique désastreuse de Cuba attisant la révolte. Or, cette situation était en grande partie due au fait que les États-Unis avaient imposé des droits de douane très élevés au sucre importé de Cuba, ce qui étranglait littéralement l’économie de l’île. Le général espagnol Valeriano Weyler y Nicolau réprima sauvagement les Cubains. Les journaux américains accusèrent les autorités espagnoles de pratiquer la «barbarie» à Cuba. En réponse au malaise grandissant sur l’île, le président américain William McKinley envoya le navire de guerre Maine stationner dans le port de La Havane au début de l’année 1998.

Officiellement, la présence du navire était annoncée comme un «acte de courtoisie amicale» envers Cuba, mais en réalité le gouvernement américain désirait protéger ses ressortissants au cas où les révolutionnaires cubains prendraient le contrôle de l’île. Dans la soirée du 15 février, une mystérieuse explosion détruisit le cuirassé Maine ancré en rade de La Havane, tuant 260 hommes.

 

Les Américains réagirent avec fureur, et les journaux annoncèrent à leurs lecteurs que «la destruction du navire de guerre le Maine» était «l'oeuvre de l'ennemi», que le secrétaire adjoint Roosevelt était «convaincu que l'explosion du navire de guerre n'est pas un accident» et que les officiers de la marine pensaient que le Maine avait été volontairement «détruit par une mine espagnole». Bref, sans aucune preuve, les Américains accusèrent les autorités espagnoles d’être à l’origine de la catastrophe.

Le président McKinley somma alors l’Espagne d’évacuer Cuba. Devant le refus des Espagnols, le président McKinley demanda au Congrès, le 11 avril 1898, «au nom de l'humanité, au nom de la civilisation, au nom des intérêts américains menacés», l'autorisation de chasser les forces espagnoles de Cuba. Le 25 avril, le Congrès américain approuva la résolution et accorda au président le pouvoir d'utiliser les forces terrestres et navales pour mener à bien la guerre contre l’Espagne.

Le 1er mai 1898, les Américains coulèrent la flotte espagnole des Philippines dans la rade de Manille. L’escadre de Cuba devant Santiago connut le même sort, le 3 juillet. En août, le gouvernement espagnol se résigna à demander la paix par l’intermédiaire de la France. Selon les termes du traité de paix, signé à Paris le 10 décembre 1898, l’Espagne cédait non seulement Cuba, mais Porto Rico, les Philippines et l’île de Guam, et recevait une indemnité de 20 millions de dollars (pour la «vente» des Philippines). Cuba obtint une indépendance théorique, car l’île devint en fait un protectorat américain, tandis que Porto Rico, les Philippines et Guam devinrent des colonies américaines; au passage, les Américains avaient réussi à annexer Hawaï. Ainsi, prenait fin l’empire colonial espagnol, alors que les États-Unis, qui avaient commencé une guerre de libération, venaient de jeter les bases de leur propre empire colonial.

1903 : fabrication du fameux Teddy Bear par Morris Michtom, surnom au départ donné à Theodore Roosevelt qui chassait l'ours dans le Mississippi et qui refusa de tuer un ours attaché à un arbre. L’ours en peluche, que chacun voit très tôt apparaître dans son berceau, a une double paternité. L'anecdote paraît le lendemain dans le Washington Post, avec une illustration de Clifford K. Berryman. Morris Michtom, s'inspirant de cet événement, créée le premier Teddy Bear, en hommage à Roosevelt (Teddy était le surnom du président). Un grossiste américain, Butler Brothers, rachète le fonds de Michtom et fonde alors la première société américaine d'ours en peluche : la Ideal Novelty & Toy Company.

 

A la même époque, en Allemagne, Richard Steiff dessine les ours qu'il voit au zoo de Stuttgart. Sa tante Margarete Steiff a déjà conçu dans les années 1880 le premier jouet en peluche Steiff : un éléphant, qui sert de pelote d'épingles. En 1903, elle s'inspire des croquis de Richard et réalise le premier ours Steiff : Bar 55 PB. Exposé à la foire de Leipzig en 1903, l'ours attire l'attention d'un acheteur américain, George Borgfeldt, qui en commande 3000. En 1905, la marque Steiff est déposée ; son signe distinctif est le bouton de métal dans l'oreille.

1906 : grand séisme de San Francisco. En 1906, San Francisco est une cité en plein essor. Ville-champignon née un demi-siècle plus tôt de la ruée vers l'or, elle est devenue à cette date la grande métropole de la côte ouest des États-Unis. Mais, le 18 avril, à 5 h 35 du matin, une secousse sismique d'une ampleur considérable l'ébranle et provoque un gigantesque incendie qui la détruit presque entièrement.

 

Bientôt reconstruite, la ville reste aujourd'hui sous la menace permanente de la grande faille de San Andréas, au cœur d'une des régions les plus instables du monde.

1911 : premier studio de cinéma à Hollywood. Hollywood (de l'anglais : bois de houx) est un quartier de Los Angeles situé au nord-ouest de Downtown Los Angeles, en Californie. Il est limitrophe des villes voisines de West Hollywood, Beverly Hills et Burbank. Sa population est estimée à environ 300 000 habitants. Le quartier est réputé pour ses studios de cinéma, les sièges sociaux des grands groupes cinématographiques et pour être le principal lieu de résidence de nombreuses stars. En 1911, Nestor Studios est le premier studio de cinéma à s'installer à Hollywood.

 

Par métonymie, le mot Hollywood désigne souvent l'industrie cinématographique américaine prise dans son ensemble, compte tenu de la concentration qui fit ici la fortune de la mégalopole. Cette association est cependant réductrice pour un cinéma américain qui revendique également des réalisateurs de la côte est, qui ne sont pas affiliés à cette industrie des images.

1913 : construction à New York du Woolworth Building par Cass Gilbert (le plus élevé à l'époque). Le Woolworth Building est l'un des plus anciens et des plus célèbres gratte-ciel de Manhattan, malheureusement fermé à la visite. Il fait toujours partie des cinquante plus grands buildings du pays, avec une hauteur de 241 mètres. Il comporte 57 étages.

La construction du bâtiment fut commandée en 1910 par Frank Woolworth qui désirait un bâtiment dans un style néo-gothique sur Broadway. Il fit appel à Cass Gilbert. Le building devait abriter le siège social de la chaîne de magasins à bon marché dirigée par Woolworth, les Five-and-Ten-Cent-Stores. Il ouvrit ses portes le 24 avril 1913, avec une hauteur finale de 241 mètres. Lors de l'inauguration, Woolworth se trouvait à Washington, d’où il pressa un bouton qui mit en marche les 80.000 ampoules qui avaient été placées sur l'immeuble.

 

Avec son style très proche des cathédrales gothiques européennes, le gratte-ciel fut baptisé « cathédrale du commerce » par le révérend S. Parkes Cadman lors de la cérémonie d'ouverture. Avec sa hauteur de 241 mètres, le Woolworth Building s'adjugeait aussi le titre de gratte-ciel le plus haut du monde, qui était jusque là détenu par la Metropolitan Life Insurance Company Tower haute de 213 mètres. Ce titre fut conservé par le Woolworth Building de 1913 à 1930, où il fut dépassé par le 40 Wall Street qui culminait à 282 mètres. Jusqu'en 1945, un observatoire accueillait les visiteurs au 58e étage à la manière de l'Empire State Building.

Le Woolworth Building présente une forme assez atypique, avec une tour et à l'arrière du bâtiment, une partie en forme de U d'une hauteur de 28 étages. L'architecture de la tour était a été très travaillée, et présente de nombreux détails, avec un spectaculaire sommet pyramidal, marqué de quatre piliers. Une grande partie de la façade en terre cuite a par la suite été remplacée par de la pierre artificielle, et les 27 étages de la tour ont été convertis en logements.

Les nombreux détails d'inspiration gothique comme les gargouilles, les arcs-boutants, les fleurons et les pinacles sont concentrés sur le sommet de l'immeuble, mais façonnés de telle sorte qu'ils sont visibles au niveau de la rue, pourtant située plus de 200 mètres en contrebas.

Le hall du Woolworth Building est immense, et d'une hauteur de trois étages. Son plafond voûté est recouvert de mosaïques byzantines, on y trouve divers balcons ornés de fresques, des filigranes en bronze, des motifs dorés, des escaliers recouverts de marbre. Le hall est en outre pourvu de six représentations des acteurs de la construction de l'immeuble : Frank Woolworth est ainsi représenté en train de compter ses bénéfices, alors que l'architecte du bâtiment, Cass Gilbert s'accroche frénétiquement à une maquette du gratte-ciel.

L’accès au hall d’entrée est interdit au public...

1914 : création de la Paramount. Paramount Pictures est issue de la fusion en 1916 de la Famous Players, créée en 1912 par Adolph Zukor, avec la Jesse L. Lasky Feature Play Company et qui absorbent la Paramount Pictures Corporation une petite compagnie fondée en 1914. C'est le plus ancien studio de cinéma américain encore en activité avec l'Universal Pictures.

 

La Paramount Pictures voit le jour en 1912 avec la création du studio Famous Players in Famous Plays par Adolph Zukor. Cependant, c'est en 1916 que la Paramount est officiellement créée avec la fusion de la société de Zukor avec celle de Jesse L. Lasky, la Jesse L. Lasky Feature Play Company.

1916 : premier magasin d'alimentation libre-service à Memphis, Tennessee. Piggly Wiggly est une enseigne de grande distribution exploitée aux États-Unis par Piggly Wiggly Corporation.


Fondé par Clarence Saunders à Memphis (Tennessee), le 16 septembre 1916 ce fut le tout premier magasin libre-service de l'histoire, concept qui sera breveté en 1917.

1921 : première Miss America. La première compétition avait été remportée par Margaret Gorman du district de Columbia âgée de 15 ans et demi. Le «Daily Mail» a également rapporté que l'organisation aurait énuméré deux autres très jeunes femmes : Marian Bergeron du Connecticut, qui avait 15 ans quand elle a gagné en 1933, et la Californienne Rosemary Laplanche, qui était âgée de 16 ans en 1940 mais qui sera plus tard jugée inadmissible en raison des limites d'âge mises en place deux ans auparavant.

1923 : création de la Warner Bros par Harry M. Warner. La Warner Brothers Pictures, Incorporated est fondée en 1923 par quatre frères – Albert, Harry, Sam et Jack Warner – dont l’objectif est de distribuer et de produire des films. Malgré des débuts difficiles, la Warner Bros s’accroche et innove régulièrement.

 

Ainsi, c'est le premier studio à produire un film entièrement en couleur (On with the Show ! – 1929), ou à expérimenter le son synchronisé grâce au Vitaphone.

1924 : l'Indian Citizenship Act octroie la citoyenneté américaine aux Indiens. Après la Première Guerre mondiale, le Congrès adopta une loi qui permettait aux Amérindiens ayant dûment accompli leur service militaire de devenir citoyens américains. En 1924, le Congrès adopta la loi « Indian Citizenship Act », accordant ainsi la citoyenneté à tous les Amérindiens nés en territoire américain. Cette loi prévoyait également que les Indiens conserveraient leur droits fonciers tribaux.

 

En dépit de cette loi du gouvernement fédéral, les États contrôlaient le droit de vote et plusieurs États continuèrent à refuser ce droit aux Amérindiens. De surcroît, plusieurs tribus considéraient que la citoyenneté américaine qui leur était proposée était un piège qui aboutirait à une imposition sur leurs propriétés mais aussi à la perte de leurs terres.

Après la Seconde Guerre mondiale, des décennies de décisions de justice et de changements des lois finirent par accorder aux Amérindiens toutes les libertés civiques, dont le droit de vote.

1925 : Hoover est le premier président à utiliser la radio pour sa campagne électorale.

1927 : création de l'oscar du cinéma par Louis Mayer. En 1927, Louis Mayer (le patron de la MGM) suscite la création de l'Academy of Motion Picture Arts and Sciences (organisme corporatif de producteurs pour faire face aux revendications des techniciens et des acteurs et améliorer l'image de l'industrie du cinéma). Vint après l'idée de donner des récompenses (l'AMPAS organisa et organise toujours la cérémonie). Cedric Gibbons, responsable artistique de la MGM entre 1924 et 1956, dessine un homme nu plongeant une épée dans une bobine de film ; une maquette de Georges Stanley en fait une statuette en alliage de cuivre et d'étain, dorée à l'or fin, surnommée Oscar depuis 1931. (Toutefois, l'Académie elle-même ne commença à utiliser officiellement ce terme qu'en 1939).

 

1928 : Walt Disney crée le personnage de Mickey Mouse. Nous sommes en 1927. Walt Disney vient d'achever la production des Alice Comedies qui remportèrent un petit succès. Son producteur, Charles Mintz, décide qu'il est temps de passer à autre chose. Il est en position de force face à Walt Disney et signe un contrat avec Universal pour la production du nouveau personnage de Walt, créé avec Ub Iwerks, Oswald le lapin chanceux (Oswald the lucky rabbit). La série rencontre un succès remarquable au début de l'année 1928.

En février 1928, Walt Disney se rend à New York pour renégocier son contrat avec Mintz et demander une augmentation de budget. Mais il déchante vite lorsque Mintz lui annonce au contraire qu'il souhaite baisser les coûts de production, et que si Disney refuse, il continuera à produire la série sans lui, mais avec la plupart des animateurs qui travaillaient pour Walt jusque là, et qui ont signé un nouveau contrat avec Mintz.

 

Walt Disney refuse, et perd donc le personnage d'Oswald, ainsi que la quasi totalité de ses animateurs. Seuls Ub Iwerks et quelques fidèles restent avec lui. Dans le train qui le ramène de New York à Hollywood, Walt Disney travaille sur la création d'un nouveau personnage. C'est ainsi que commence l'histoire de Mickey Mouse. Il faut en effet trouver un nouveau personnage pour produire de nouveaux courts-métrages. Walt fait le choix d'une souris. Il choisit dans un premier temps de l'appeler Mortimer, mais sa femme Lillian trouve plus judicieux de la rebaptiser Mickey.

Le design de ce nouveau personnage reprend celui d'Oswald, mais au lieu d'avoir les oreilles pendantes, Mickey a les oreilles rondes et une queue. Ub Iwerks a beaucoup travaillé à l'apparence de Mickey, tandis que Walt lui donna ses traits de caractère. La production de nouveaux courts-métrages est lancée, et cette fois-ci, Walt Disney prit soin de garder les droits sur sa souris !

1929 : construction du Royal Gorge Bridge, pont le plus haut du monde (321 m), au-dessus de l'Arkansas dans le Colorado.

 

Krach de Wall Street le jeudi 24 octobre. Deux jours plus tôt, un illustre économiste, Irving Fisher, affirmait que le prix des actions était encore trop bas. Mais après 18 mois de frénésie, les spéculateurs ont cessé de croire à une hausse infinie des cours. C'est désormais à qui vendra le plus vite ses actions.

Celles-ci perdent en quelques jours 43% de leur valeur. Les experts se veulent confiants. Ils assurent qu'un effondrement de la Bourse ne peut pas affecter «l'économie réelle». Le président des États-Unis proclame quant à lui que «la prospérité est au coin de la rue».

Personne ne se doute que le monde occidental est entré dans la plus grande crise économique de son Histoire.

C'est que des centaines de milliers de ménages ont emprunté pour spéculer à la Bourse et comptaient rembourser leur dette en revendant leurs actions. Avec la chute des cours, ils se retrouvent ruinés.

Les banques auxquelles ils ont emprunté se déclarent en faillite. Les commerces et les entreprises sont à leur tour affectés par la ruine des banques et des consommateurs.


La production industrielle s'effondre de plus de moitié en trois ans, les prix baissent des deux tiers. Les petits fermiers sont jetés sur les routes. On compte bientôt treize millions de chômeurs aux États-Unis et en l'absence de cotisations sociales, une grande partie d'entre eux doivent s'en remettre à la charité publique.

Le reste du monde est affecté par ricochets. En Allemagne, le chômage qui frappe les classes moyennes favorise la remontée électorale du parti nazi. Son leader, Adolf Hitler, voyait son étoile pâlir en 1929. Trois ans plus tard, il accède au pouvoir...

Ouverture du MoMA à New-York. Le Museum of Modern Art - MoMA - de New York a rouvert ses portes le 20 novembre 2004 (après quatre années de travaux et 858 millions de dollars de dépenses) 75 ans jours pour jour après son inauguration en 1929.

 

Le musée, créé à l'initiative de trois riches mécènes (Lillie P. Bliss, Cornelius J.Sullivan, et John D. Rockefeller) et dirigé à ses débuts par Alfred H.Barr, aura l'ambition de devenir le plus grand consacré à l'art moderne. Il assurera ainsi la promotion des impressionnistes et post-impressionnistes français, jusque là délaissés par les Américains. Le succès sera tel que le musée changera trois fois de lieux pour s'installer, en 1939, "Midtown".

Les nouveaux espaces ouvert en 2004 (60.000 m² d'exposition ainsi qu'un jardin de sculptures agrandi) ont été conçus par l'architecte japonais Yoshio Taniguchi, déclaré vainqueur de la compétition ayant opposé dix équipes internationales (dont Wiel Arets, Rem Koolhaas, Herzog et de Meuron, Steven Holl, Toyo Ito, Dominique Perrault, Yoshio Taniguchi, Bernard Tschumi, Rafael Viñoly, Tod Williams et Billie Tsien).

1930 : premier supermarché, ouvert à Long Island.

1931 : construction de l'Empire State Building à New York. L’Empire State Building est le plus grand gratte-ciel de New York depuis l'effondrement des twins towers (les tours jumelles) du WORLD TRADE CENTER le 11 septembre 2001. D'une hauteur de 381 mètres, 448,7 mètres si on compte l'antenne, l'Empire State Building domine l'île de Manhattan avec ses 102 étages.

La construction de l'Empire State Building se fit durant la folle course que se livraient les architectes et les promoteurs du début des années 1930 dans le but de s'arroger le titre de celui qui aurait bâti le plus grand gratte-ciel du monde. C'est l'architecte William Lamb qui fut chargé de la construction de l'Empire State Building. Le cahier des charges était strict, l'oeuvre devait être achevée le 1er mai 1931, c'est à dire un an et demi après l'esquisse des premiers plans de l'édifice.

 

C'est John J. Raskob, le fondateur de la marque General Motors qui finançait la construction qui débuta le 17 mars 1930. La construction qui employait jusqu'à 3 400 ouvriers avançait au rythme de plus de 4 étages par semaine. Sans aucun jour de relâche, le travail continuant les dimanches et les jours fériés, l'Empire State Building fut inauguré à la date prévue, le 1er mai 1931, au bout de 410 jours de travaux.

Ainsi, moins d'un an après la construction du CHRYSLER BUILDING par William Van Alen, l'Empire State Building remportait le titre du plus grand gratte-ciel du monde, titre qu'il perdra que bien plus tard avec la construction des tours jumelles du World Trade Center en 1973. En 1952 l'antenne fut installée au sommet de l'Empire State Building, élevant l'édifice à 448, 7 mètres de hauteur.

1932 : New Deal instauré par Franklin Roosevelt pour remettre sur pied l'économie américaine. L'expression fut prononcée pour la première fois par Franklin Delano Roosevelt le 2 juillet 1932, lors d'un discours à la Convention du parti démocrate à Chicago, où il devait être élu comme candidat à la présidence des États-Unis.

Le concept de "New Deal" vient du titre d'un ouvrage écrit par l'économiste américain Stuart Chase en 1932.

Il s'agit d'une nouvelle donne économique et sociale mise en place par ses plus proches conseillers, de jeunes intellectuels, banquiers, journalistes ou professeurs d'université, aux idées parfois opposées, mais qui forment un groupe de réflexions dynamiques : le "Brain Trust".

 

L'expression "New-Deal" désigna toutes les mesures économiques et sociales prises aux États-Unis entre 1933 et 1939, sous la présidence de Franklin D. Roosevelt, pour remédier aux effets dévastateurs de la crise de 1929 avec des mesures telles que la réforme du système bancaire, l'abandon de l'étalon or, la dévaluation du dollar, la limitation volontaire de la production agricole et le lancement de grands travaux.

Le programme de Roosevelt n'était guère plus précis que celui de Hoover ; le nouveau président l'avait emporté beaucoup plus grâce au style de sa campagne électorale, alerte et vigoureuse, que par des promesses précises que l'ampleur de la crise —dont il connaissait mal les données— l'empêchait de formuler. Mais si Roosevelt n'était pas doctrinaire, il sut mener une politique opportuniste.

On distingue en général deux New Deals, le premier désignant les mesures adoptées en urgence au printemps 1933, dès l'entrée en fonction de Roosevelt, le second, celles prises à partir de 1935.

1933 : invention du Monopoly par Charles B. Darrow. À l’époque, le plateau de jeu était fabriqué en toile de jute peinte avec des échantillons de couleur. Les maisons et hôtels étaient découpés dans des baguettes de bois récupérées sur les chantiers de construction.

En 1941, Waddington, la société distributrice du jeu en Europe, a élaboré une édition limitée pour les prisonniers de guerre détenus par les nazis. À l’intérieur de cette boîte se trouvait un nécessaire d’évasion (argent, outils) ! Fin des années 80, le jeu est adapté sur les consoles de jeux vidéos et fait un véritable tabac. 2010 connaîtra l’édition Révolution qui intégrera une unité électronique qui rythme le jeu avec des effets sonores et autres hits musicaux.

Depuis plus de 70 ans, le Monopoly a été diffusé dans plus d’une centaine de pays et a connu des éditions très particulières. Ainsi, les collectionneurs pourront se faire plaisir avec des éditions très loufoques, telles que le Monopoly Beatles, Disney, Bob l’éponge, Pet Shop mais aussi des éditions plus sérieuses comme le Monopoly France (19 départements ont leur propre Monopoly dont Marseille, Toulouse, Rennes, Lille et même la ville de Moncuq !), Suisse, Allemagne, Espagne.

1936 : l'athlète noir américain Jesse Owens remporte 4 médailles d'or aux J.O. de Berlin. Plus que celui d'aucun autre athlète, le nom de Jesse Owens brille de mille feux au panthéon des champions de l'athlétisme moderne. Plus d'un demi-siècle après ses exploits, il demeure la référence absolue à laquelle on fait référence pour comparer les géants d'aujourd'hui à ceux d’autrefois. Quatre fois médaillé d'or aux Jeux Olympiques de Berlin, il fut le premier sprinter noir américain de renommée internationale, ouvrant ainsi la voie à plusieurs générations d'athlètes talentueux. Recordman mondial du saut en longueur pendant un quart de siècle, il repoussa les limites humaines de son époque. Champion exceptionnel, perfectionniste et modeste, il brillait par sa sportivité exemplaire. Figure emblématique de la beauté du sport face à l'horreur des idées nazies dans les années 30, il consacra le restant de sa vie à militer en faveur de l'idéal olympique.

 

1937 : premier caddie (créé en 1934 par Raymond Josef) testé dans un magasin d'Oklahoma City. Le chariot de supermarché est devenu l’un des outils les plus banals de nos vies quotidiennes. Au fur et à mesure que se sont développés le libre-service et la grande distribution, le chariot a soutenu, physiquement et symboliquement, le développement de la société de consommation, en opérant l’indispensable continuité entre l’extension de la taille des grandes surfaces, l’accroissement du nombre et du type de produits proposés, l’élargissement des réfrigérateurs et des voitures, voire des estomacs. Il a ainsi contribué à façonner les contours d’une véritable consommation de masse. L’ubiquité et l’importance de l’objet posent immédiatement la question de son origine.


1939 : La Chevauchée Fantastique de John Ford. Son titre original, plus neutre, indique la piste à suivre : Stagecoach, c'est la diligence, et dans une diligence on peut faire rentrer tout un groupe de personnages, leurs problèmes, leurs objectifs, leurs façons de voir le monde. Le début du film est tout entier consacré à cette tâche, pour laquelle il profite de l'arrêt de la diligence à Tonto. Une succession d'instantanés inspirés nous présente tout ce qu'il y a à savoir de ceux qui vont par la suite prendre part à ce trajet jusqu'à la ville de Lordsburgh, sous la menace d'une attaque potentielle de Geronimo. Certains de ces passagers sont d’essence comique (le docteur alcoolique, le banquier acariâtre) et d'autres d’essence tragique (l’épouse du colonel de cavalerie). Pour la plupart ils ne se connaissent pas avant de monter à bord de la diligence, et c'est donc par le fait de sa seule omniscience que la caméra les réunit dans le cadre du montage avant qu'ils ne le soient physiquement. L'unique personnage à être récupéré en route par le récit et non par la mise en scène est Ringo, qui est à lui seul la preuve que La chevauchée fantastique n'est décidément pas un western comme les autres : il est interprété par un John Wayne jeune, loin de l'image de vétéran qui est restée de lui, et est un repris de justice en cavale – loin de l'image de père la rigueur qui est encore plus restée de lui.

 

Une fois ses participants réunis, la partie centrale de La chevauchée fantastique fabrique autour d'eux une réplique fidèle de notre société à l'échelle miniature. Cette réplique a son mode de fonctionnement, imparfait mais efficace : une démocratie dont le principe théorique « un homme, une voix » est biaisé par les plus influents, lorsque vient le moment de réellement procéder à un vote – ici sur la décision de poursuivre ou non leur chemin même sans l'escorte militaire qui les accompagnait initialement. Cette société reproduit également l’angoisse centrale de la nôtre, celle de la mort et de l’extinction, dont l’éventualité est accentuée dans le cas présent par la vulnérabilité de la diligence ; et l’antidote à cette angoisse, qu’est la capacité de donner la vie. Pour cette raison, le bébé qui naît en cours de route sans avoir été annoncé n’est pas une simple péripétie comme les autres. Il modifie en profondeur l’attitude de chacun des passagers, qui pour le protéger se mettent spontanément à donner le meilleur d’eux-mêmes – y compris ceux qui faisaient jusque là le contraire.

 

Là comme partout ailleurs dans le film, la mise en scène de John Ford accomplit des merveilles dans la transformation des intentions et des thèmes en un objet de cinéma émérite et lumineux. Ford retient du cinéma muet (qu’il pratiquait encore moins de dix ans avant La chevauchée fantastique) tous les mécanismes qui impliquent le public dans les dilemmes des personnages et les dangers qu’ils traversent sans avoir recours aux dialogues. Ce qui était alors une obligation devient dans un long-métrage parlant tel que La chevauchée fantastique un bienfait. Le placement de la caméra et les inflexions de la musique transmettent toutes les émotions et la plupart des informations, de la façon la plus aérienne qui soit. Le film renferme ainsi sous une forme faussement épurée une épatante et attachante densité humaine. Ce n'est définitivement pas un western ; c’est bien plus que ça.

 Autant en emporte le vent, réalisé par Victor Fleming, Sam Wood et George Cukor. Comme pour tout film légendaire, le tournage d’Autant en emporte le vent fut chaotique : Cukor fut spectaculairement licencié par Selznick, au grand dam des deux actrices principales, Olivia de Havilland et Vivien Leigh, qui continuèrent à le voir secrètement pour travailler leur rôle ; Sam Wood, remplaçant Victor Fleming démissionnaire, dut déclarer forfait pour cause de maladie ; et ce fut ce même Fleming qui revint achever le film, retrouvant des acteurs exténués après cinq mois de tournage intensif. En dépit des fameux "mémos" désespérés de Selznick, Autant en emporte le vent battit tous les records de l’époque : une durée de quatre heures, pari audacieux pour un film commercial (même James Cameron avec Titanic n’alla pas aussi loin), 10 Oscars, dont celui du meilleur film et surtout, la première récompense destinée à une actrice de couleur (Hattie McDaniel, interprète de Mammy, la nourrice de Scarlett), des bénéfices largement supérieurs aux sommes pourtant gigantesques engagées dans la production et une aura jamais démentie, faisant du film l’un des plus gros succès de l’histoire.

Si Autant en emporte le vent séduit toujours autant aujourd’hui, c’est qu’il avait été dès l’origine pensé comme une oeuvre atemporelle. Demain était un autre jour pour David O’Selznick : parti d’un statut de producteur talentueux parmi tant d’autres, il entra dans l’histoire comme l’auteur du film-fleuve le plus célèbre et le plus admiré de tous les temps. Quant à Vivien Leigh et Clark Gable, ils incarnent à jamais le couple glamour par excellence et le romantisme d’une époque révolue, celle du Vieux Sud comme du Grand Hollywood.

1941 : attaque japonaise à Pearl Harbor (Hawaii) le 7 décembre. Déclaration de guerre des Etats-Unis au Japon le 8 décembre. Déclaration de guerre de l'Allemagne et de l'Italie aux Etats-Unis le 11 décembre.

Au matin du dimanche 7 décembre 1941, des nuées d'avions japonais attaquent par surprise la flotte de guerre américaine à Pearl Harbor, dans l'archipel des Hawaï. L'amiral Yamamoto a voulu détruire préventivement la flotte américaine pour permettre au Japon de poursuivre la conquête de l'Asie.

Ses pilotes ont été entraînés en secret et leurs avions équipés de torpilles spéciales capables de plonger dans les eaux très peu profondes de la rade américaine. Le jour venu, la flotte nippone, forte de 6 porte-avions, 423 avions et 27 sous-marins, s'approche à 500 km de l'archipel sans être repérée par les radars. Le code de déclenchement de l'attaque est «Tora, Tora, Tora» (Tigre en japonais).

À 7 h 40, une première vague d'assaut pique vers les navires rangés dans la rade (90 au total !).

Une deuxième vague frappe la base à 9h 45. En deux heures, les Japonais détruisent ou endommagent huit cuirassés ainsi que 3 croiseurs, 3 destroyers et 4 navires auxiliaires. 188 avions sont aussi détruits. Au total 2403 marins américains sont tués. Du côté des assaillants, les pertes sont très faibles (29 avions, 55 tués).

Fort heureusement, les trois porte-avions de la flotte américaine du Pacifique n'étaient pas présents sur les lieux. D'autre part, six des huit cuirassés attaqués sont rapidement remis en service. L'attaque de Pearl Harbor entraîne un revirement immédiat de l'opinion publique américaine. Les États-Unis se lancent sans attendre dans la guerre contre l'Allemagne de Hitler et le Japon de l'empereur Showa (Hiro Hito).

  

L'état de guerre est signé par le président américain suite à l'accord du congrès à la quasi unanimité. Seule la pacifiste Jeannette Rankin (députée républicaine du Montana) s'oppose à cette décision. Considérant que le Gouvernement impérial du Japon a commis, sans provocation, des actes de guerre contre le Gouvernement et le peuple des États-Unis d'Amérique: Il est déclaré par le Sénat et la Chambre des représentants des États-Unis d'Amérique réunis en Congrès, que l'état de la guerre entre les États-Unis et le Gouvernement impérial du Japon, est officiellement déclarée, et le Président est autorisé et à employer l'ensemble de forces navales et militaires des États-Unis ainsi que les ressources du gouvernement pour mener la guerre contre le Gouvernement impérial du Japon, et de mener le conflit à son terme victorieusement.

  

L'Allemagne et l'Italie déclarent la guerre aux Etats-Unis. Le Gouvernement des Etats-Unis ayant violé de la façon la plus flagrante et dans des mesures toujours plus importantes toutes les règles de la neutralité en faveur des adversaires de l'Allemagne, et ayant continuellement été coupable des provocations les plus sévères envers l'Allemagne depuis le début de la guerre européenne, provoquée par la déclaration britannique de guerre contre l'Allemagne le 3 septembre 1939, a finalement recouru à l'agression par des actes militaires

Le 11 septembre 1941, le Président des Etats-Unis a publiquement déclaré qu'il avait ordonné à la Marine américaine et à l'Armée de l'air de tirer à vue sur tous les navires de guerre allemand. Dans son discours du 27 octobre 1941, il a encore une fois expressément affirmé que cet ordre était actif. En agissant sous cet ordre, des navires de la Marine américaine, depuis début septembre 1941, ont systématiquement attaqués les forces navales allemandes : Ainsi, des destroyers américains, comme par exemple le Greer, le Kearney et le Reuben James, ont ouvert le feu sur des sous-marins allemands en accord avec ce plan. Le Secrétaire de la Marine américaine, M. Knox, lui-même a confirmé que des destroyers américains ont attaqués des sous-marins allemands.

En outre, les forces navales des Etats-Unis, aux ordres de leur Gouvernement, et contrairement aux lois internationales ont traités et saisis des navires marchands allemands en haute mer comme des bateaux ennemis.

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