Histoire de 1944 à 1962

1944 : débarquement allié en Normandie le 6 juin. Le 6 juin 1944, à l'aube, une armada de 5.000 navires et 130.000 hommes, Britanniques, Étasuniens ou Canadiens pour la plupart, s'approche des côtes normandes. Protégée par 10.000 avions, elle s'apprête à débarquer sur les plages de Normandie.

Dénommée «Overlord» (suzerain en français), cette opération aéronavale est la plus gigantesque de l'Histoire. Sa mission : chasser les Allemands d'Europe occidentale, établir une jonction avec les troupes soviétiques et en finir avec le nazisme.

Commandé par le général américain Eisenhower, le débarquement de Normandie a été préparé en secret en Angleterre, dès la fin 1943, avec pas moins de 3.500.000 hommes.

Les Alliés ont réussi à convaincre Hitler que leur débarquement aurait lieu plus au nord, ce qui leur permet le jour venu de n'affronter que 17 divisions allemandes sur les 50 présentes dans la région.

Dans la nuit du 5 au 6 juin, 23.500 parachutistes sont lâchés derrière les lignes ennemies. À l'intérieur des terres, les réseaux de résistance s'activent.

Au matin du Jour J, à 5 heures 30, les avions alliés et une demi-douzaine de cuirassés bombardent les fortifications des plages et des falaises. Une heure plus tard, cinq divisions commencent à débarquer sur autant de plages aux noms codés. De l'ouest vers l'est, Utah et Omaha (troupes américaines), Gold (troupes britanniques), Juno (troupes canadiennes) et Sword (troupes britanniques).

La chance sourit aux Alliés qui n'ont à affronter que deux avions de chasse allemands. Quant aux chars allemands, ils sont restés en réserve à l'intérieur des terres. C'est ainsi qu'à la fin de la journée, 135.000 hommes ont déjà réussi à poser le pied sur le sol français. Il faudra encore onze mois de combat avant que l'Allemagne ne capitule.

1945 : bombes atomiques sur Hiroshima et Nagasaki les 6 et 9 août. Le 6 août 1945, l'explosion d'une bombe atomique au-dessus de la ville d'Hiroshima, au Japon, précipite la fin de la Seconde Guerre mondiale. Depuis lors plane sur le monde la crainte qu'un conflit nucléaire ne dégénère en une destruction totale de l'humanité.

Avant la Seconde Guerre mondiale déjà, les Américains s'inquiètent du risque de voir les nazis mettre au point une bombe d'une puissance meurtrière exceptionnelle grâce au principe de la fission nucléaire. Désireux de les devancer à tout prix, le président Roosevelt inaugure en 1942 un programme secret de mise au point de la bombe A.


Au moment où les Américains finalisent la bombe, l'Allemagne nazie s'apprête à capituler sans conditions. Seul le Japon représente encore une menace, mais sa puissance militaire, industrielle et scientifique est bien inférieure à celle de l'Allemagne. Dirigé par des généraux jusqu'au-boutistes, le Japon s'entête dans une résistance désespérée, que les bombardements conventionnels n'entament pas.

La simple prise de l'île d'Okinawa a coûté 7.600 morts à l'armée américaine. L'état-major américain craint de perdre 500.000 soldats pour conquérir Honshu, l'île principale de l'archipel. C'est ainsi qu'émerge l'idée d'utiliser la bombe atomique contre l'empire du Soleil levant, pour briser sa résistance à moindres frais.

Le président Roosevelt meurt le 12 avril 1945 et son successeur, Harry Truman, reprend à son compte ce projet. Il offre aux Américains l'avantage d'anéantir le Japon sans l'aide de Staline, qui ne lui a pas encore déclaré la guerre, et de faire étalage devant le dictateur soviétique de toute leur puissance militaire.

Le 16 juillet 1945, les Américains procèdent dans le désert du Nouveau Mexique à un premier essai nucléaire. L'expérience est pleinement réussie, mais, faute d'expérience, les scientifiques ne mesurent pas précisément les effets de la bombe atomique sur les populations.

Le 26 juillet, les États-Unis, la Grande-Bretagne et la Chine adressent au Japon un ultimatum qui fait implicitement allusion à une arme terrifiante.

Finalement, au petit matin du 6 août 1945, le bombardier Enola Gay s'envole vers l'archipel nippon, avec, dans la soute, une bombe à l'uranium de quatre tonnes et demi surnommée Little Boy. L'état-major choisit pour cible la ville industrielle d'Hiroshima (300.000 habitants), en raison de conditions météorologiques optimales.

La bombe est larguée à 8h15. 70.000 personnes sont tuées. La majorité meurt dans les incendies consécutifs à la vague de chaleur. Plusieurs dizaines de milliers sont grièvement brûlées et beaucoup d'autres mourront des années plus tard des suites des radiations (on évoque un total de 140.000 morts).

Pourtant, les dirigeants japonais ne cèdent pas devant cette attaque sans précédent. Les Américains décident alors de larguer leur deuxième bombe atomique. À Nagasaki (250.000 habitants), le 9 août, 40.000 personnes sont tuées sur le coup (80.000 morts au total selon certaines estimations).

La veille de l'attaque de Nagasaki, l'URSS a déclaré la guerre au Japon et lancé ses troupes sur la Mandchourie. Mais ce sont les victimes d'Hiroshima et de Nagasaki qui convainquent le gouvernement japonais de mettre fin à une résistance désespérée. Le 2 septembre, le général américain MacArthur reçoit la capitulation japonaise.

La Seconde Guerre mondiale est terminée... et le monde entre dans la crainte d'une apocalypse nucléaire.

1946 : début de la guerre froide. Winston Churchill parle du "rideau de fer". Pendant un demi-siècle, le monde a vécu sous la menace d'une guerre entre les États-Unis et l'URSS. Cette «guerre froide» a été inaugurée le 5 mars 1946 par un discours de Winston Churchill à Fulton, dans le Missouri.

Le «vieux lion» avait quitté le pouvoir quelques mois plus tôt, après la capitulation de l'Allemagne qu'il avait rendue possible.Avant d'abandonner ses fonctions de Premier ministre, Winston Churchill avait pu mesurer la duplicité de Joseph Staline, le dictateur de l'URSS, son allié dans la guerre contre Hitler.

Il s'en était inquiété auprès du président américain Harry Truman mais le monde baignait encore dans l'allégresse de la victoire et nul n'était disposé à entendre des critiques sur l'allié de la veille. Très vite cependant, les dissensions entre Staline et ses anciens alliés éclatent au grand jour.

Harry Truman se remémore l'avertissement de Churchill. Désireux de réarmer les démocraties contre la nouvelle menace venue de l'Est, il invite l'ex-Premier ministre britannique à prononcer un discours au collège de Westminster, à Fulton. Dans son discours, le retraité de 72 ans retrouve sa verve d'orateur. Il s'exclame : «De Stettin sur la Baltique à Trieste sur l'Adriatique, un rideau de fer s'est abattu sur le continent (...). Quelles que soient les conclusions que l'on tire de ces faits, ce n'est certainement pas là l'Europe libérée pour laquelle nous avons combattu ; et ce n'est pas non plus celle qui porte en elle les ferments d'une paix durable».

Churchill invite «les peuples de langue anglaise à s'unir d'urgence pour ôter toute tentation à l'ambition ou à l'aventure».

L'opinion publique, d'abord sceptique, finit par lui donner raison en 1948, lorsque les communistes tchécoslovaques s'emparent du pouvoir par le «coup de Prague». Les vœux de Churchill sont comblés l'année suivante avec la création d'une alliance militaire occidentale : l'Organisation du Traité de l'Atlantique Nord (OTAN). Staline riposte en créant de son côté le Pacte de Varsovie.

L'équilibre de la terreur écartera le risque de guerre nucléaire pendant 50 ans. Mais le monde tremblera pendant la guerre de Corée, la répression de Budapest, le blocus de Berlin et la crise des fusées. Le Pacte de Varsovie est aujourd'hui dissous et l'URSS a implosé en une quinzaine d'États démunis, dont la Russie. La guerre froide est finie.

1948 : premier fast-food, créé par deux frères, Maurice et Richard MacDonald. En 1940 les deux frères déménagent leur Airdrome, bâtiment compris à San Bernardino, en Californie, et le nomment "Restaurant McDonald's". Le menu consiste en hamburgers mais aussi en pizzas, poulet ou travers de porc au barbecue. Il devient un lieu de rendez-vous très populaire pour les jeunes. Après-guerre, malgré un parking constamment plein, ils constatent que leur bénéfice stagne. Ils remarquent que ce qui leur rapportent le plus c'est le hamburger. En 1948 ils ferment le restaurant trois mois pour mettre au point un système baptisé par eux "Speedee Service System". "Tout allait plus vite. Notre concept tenait en ces trois mots : la rapidité, des prix bas, et un gros volume". Ils proposent, afin d'accélérer le service, un choix restreint de produits en self-service à des prix défiant toute concurrence : hamburger (au prix dérisoire, même pour l’époque, de 15 cents.), cheeseburger, lait, café, chips, pie et trois boissons. La vaisselle est remplacée par des sacs en papier et des tasses en carton et l'assaisonnement des hamburgers est réduit : ketchup, moutarde, oignons et pickles. La propreté est irréprochable, la cuisine en Inox brillant est ouverte sur la salle - une façon d'obliger les employés à respecter des règles d'hygiène strictes - et les tâches sont réparties sur le modèle de ce qu'a fait Henri Ford dans l'automobile. Deux personnes grillent les hamburgers, deux les assaisonnent et les emballent, deux autres s'occupent des frites, et deux des milk-shakes. Trois employés au comptoir prennent les commandes, avec des noms de code pour les passer plus vite. Tout ce qui peut être préparé d'avance est emballé. D’où le fameux slogan : « Buy ’em by the bag ».

   

1949 : naissance de l'OTAN à New York. Signature à Washington du Traité de l'Atlantique Nord par douze Etats occidentaux (Belgique, Canada, Danemark, Etats-Unis, France, Islande, Italie, Luxembourg, Norvège, Pays-Bas, Portugal et Royaume-Uni). Son article 5, pierre angulaire des objectifs de l'Alliance, stipule que : "les pays membres conviennent de considérer une attaque armée contre l'un d'eux, en Europe ou en Amérique du Nord, comme une attaque dirigée contre tous." 

1950 : début du maccarthysme, croisade anticommuniste menée par le sénateur MacCarthy. C'est le 9 février 1950 que Joseph Mccarthy, sénateur républicain du Wisconsin, dénonce, dans son discours de Wheeling (Virginie-Occidentale), la mainmise des communistes sur le département d'État. Des preuves, il n'en a pas. Il prêche la croisade, accentue un traumatisme et tâche d'en profiter pour sa carrière politique. (...) Des listes noires circulent avec les noms de ceux qu'il faut écarter. (...) La délation se transforme en instrument de défense. Pour se disculper, on donne des noms. En avril 1951, Dmytrik livre les noms de vingt-six communistes de Hollywood. Elia Kazan, qui milita au parti communiste de 1934 à 1936, dit à la HUAC en 1952 ce qu'il croit savoir sur l'emprise communiste dans les milieux du cinéma. Puis, il achète une page entière du New York Times pour s'expliquer et tourne Sur les quais qui fait l'apologie de l'indic, de celui qui brise la loi du silence pour faire triompher la justice tout en renonçant au confort de la complicité. A l'inverse, Arthur Miller exalte dans les Sorcières de Salem (1953) et dans Vu du pont (1955) le courage des adversaires de l'inquisition et stigmatise la lâcheté. Un thème qu'on retrouve, par exemple, dans le film de Fred Zinnemann, Le train sifflera trois fois (1952). Charlie Chaplin, victime d'une campagne de presse d'autant plus violente qu'il a conservé des amitiés coupables et qu'après un séjour de quarante et un ans aux États-Unis il n'a toujours pas pris la nationalité américaine, se réfugie en 1952 en Europe. Jules Dassin, sur la liste noire depuis 1947, suit l'exemple, tout comme Joseph Losey. (...) Le général Marshall, l'organisateur de la victoire américaine de 1945, l'auteur du célèbre plan, l'ancien secrétaire d'État et secrétaire à la Défense, subit de violentes attaques pour n'avoir pas soutenu Tchang Kaï chek en 1946. Jusqu'au jour où, en 1954, Mccarthy va trop loin, s'en prend à l'armée tout entière et menace directement les fondements de la société politique. Les caméras de la télévision font découvrir, en cent quatre vingt sept heures d'antenne réparties sur trente-cinq jours, à 20 millions de téléspectateurs l'homme odieux qu'il peut être. Ses amis le lâchent. Ses collègues au Sénat se décident, enfin, en décembre 1954, à condamner son attitude. Mccarthy meurt, dans l'oubli, en 1957. (...)

Sur les cent trente mesures d'expulsion qui ont frappé des étrangers, vingt-six ont été appliquées. En revanche, des employés, des ouvriers, des enseignants ont perdu leur emploi. (...) Mais le principal instigateur et le principal bénéficaire du maccarthysme, c'est le parti républicain."

1951 : construction du musée Guggenheim à New York par l'architecte Frank Lloyd Wright.

Ici, pour la première fois, l'architecture apparaît plastique, un étage se coulant dans le suivant au lieu de la superposition habituelle des strates interconnectées par les poutres et les poteaux.

Frank Lloyd Wright

 

Le bâtiment est construit selon le principe architectural de Wright qui affirme que la forme et la fonction ne font qu'un: des formes circulaires qui se superposent, dégageant ainsi un espace d'exposition ininterrompu et courbe, autour d'un vide cylindrique. La spirale est ainsi créée grâce à une rampe qui s'étale sur six niveaux autour de la plate-forme centrale du rez-de-chaussée où se situe une large fontaine. A l'entrée du musée, un ascenseur permet aux visiteurs de se rendre jusqu'au sommet de la spirale. La circulation à l'intérieur se fait autour de la rampe spirale. Le musée étant lui-même un chef-d'œuvre architectural et artistique revendique sa présence et accapare l'espace; il défavorise ainsi l'accrochage des œuvres d'art exposées et leur visionnement.

Le musée Guggenheim possède l'une des plus importantes collections d'art abstrait. Notons des œuvres de Kandinsky, Brancusi, Calder, Chagall, Delaunay, Klee, Miró et de plusieurs d'autres artistes du 20e siècle. En 1976, avec le legs de Justin K. Thannhauser, la collection du musée s’est enrichie d'œuvres de Cézanne, Degas, Gauguin, Manet, Picasso, Toulouse-Lautrec et de Van Gogh.

1952 : début de l'Action Painting (ou expressionnisme abstrait) lancé par Rosenberg qui consiste à projeter des couleurs liquides (Pollock, De Kooning, Kline, Rothko). L’action painting, qui signifie littéralement « peinture d’action » est un courant artistique apparu au début des années cinquante à New York. Ce terme désigne aussi bien la technique que le mouvement.


Censé, à l’origine, concurrencer l’appellation abstract expressionism (expressionnisme abstrait), le terme action painting a été proposé en 1952 par le critique américain Harold Rosenberg. « Ce qui doit passer sur la toile, dit Rosenberg, n’est pas une image, mais un fait, une action » : l’expérience de la réalisation de l’œuvre devient le thème central. L’action de peindre s’effectue sans idée préconçue du résultat final.

1953 : exécution des Rosenberg, accusés d'espionnage. L'arrestation du scientifique Klaus Fuchs et celle de David Greenglass mènent à l'incarcération de Julius et Ethel Rosenberg, un couple d'Américains accusés d'avoir transmis des informations secrètes aux Soviétiques sur l'évolution des recherches atomiques aux États-Unis. Les Rosenberg seront condamnés à mort.

 

C'est à l'été 1950, en pleine guerre froide, que des accusations d'espionnage pour le compte de l'Union des républiques socialistes soviétiques (URSS) sont formulées contre les Rosenberg. Reconnus coupables par un juré, ils sont condamnés à la peine capitale. Le monde occidental s'inquiète à ce moment de l'explosion de la première bombe atomique de l'URSS et du conflit qui oppose la Corée du Sud et la Corée du Nord communiste. Des sursis, ainsi qu'une importante campagne médiatique internationale questionnant la culpabilité des époux, font de l'affaire Rosenberg une cause célèbre sur le plan politique, provoquant pétitions et manifestations. Des recours en grâce sont adressés aux présidents Harry Truman et Dwight Eisenhower avant l'exécution qui a lieu à la prison de Sing-Sing le 19 juin 1953. Deux jours plus tard, des milliers de personnes assistent aux funérailles qui se déroulent à Brooklyn. Martyrs pour les uns, traîtres pour les autres, les Rosenberg restent liés à la croisade anti-communiste qui a marqué la vie politique américaine au début des années cinquante.

1955 : ouverture du parc d'attractions Disneyland en Californie. Le parc Disneyland a vu le jour en Californie en 1955, il s’agit du premier parc d’attraction Disneyland inauguré le 17 juillet 1955.

 

Le parc Disneyland est imaginé et construit par les équipes de Walt Disney Imagineering.

Le parc Disneyland est un concept imaginé par Walt Disney pour permettre aux familles de s’amuser ensemble dans un contexte différent associé aux carnavals et fêtes foraines. C’est avec ses filles que Walt Disney a pensé au parc Disneyland.

Le projet nait en 1948, en 1952 la construction débute. En 1955 le parc Disneyland ouvre :

» A tous ceux qui pénètrent dans cet endroit enchanté – bienvenue. Disneyland est votre pays. Ici, les anciens revivent les souvenirs plaisants du passé et ici, les jeunes peuvent goûter aux défis et aux promesses du futur. Disneyland est dédié aux idéaux, aux rêves et aux événements indiscutables qui ont créé l’Amérique… avec l’espoir d’être une source de joie et d’inspiration pour le monde entier. » – Walter E. Disney, 17 juillet 1955.

 

Les thèmes associés sont « Main Street Usa », « Aventureland », « Frontierland », « Fantasyland », « Tomorrowland ».

Le parc Disneyland compte encore une quinzaine d’attractions existantes depuis l’ouverture en 1955, il compte aujourd’hui plus d’une centaine d’attractions. En 1955 en septembre le parc Disneyland comptabilisait déjà un million de spectateurs, en 2008 c’est plus de 14 millions de personnes. De nombreux parcs ont vus le jour depuis, à Tokyo (1983) à Paris (1992), à Hong Kong (2005), et sur le sol américain notamment en Floride (1971).

Le concept d’origine est généralement respecté, le rêve et la magie n’ont pas fini de nous étonner…

1960 : début du pop art lancé par Andy Warhol. Andy Warhol, de son vrai nom Andrew Warhola, est né dans un quartier ouvrier de Pittsburgh en 1928. Fils d’émigrés tchèques, il a suivi des études au "Carnergie Institute of Technology" de 1945 à 1948, ce qui lui permet de devenir un publicitaire reconnu, il travaille notamment pour les revues Glamour et Vogue. Il se lance ensuite dans la peinture, où il transpose les techniques ainsi que des thèmes abordés dans le monde de la publicité, dans celui de l'art. En effet, Warhol décide de reproduire les grands produits de consommation (le Coca-Cola, le ketchup ou la soupe Campbell) sous forme de photographies sérigraphiées, qu'il reporté sur toile. Il les reproduits à l'infini, pour dénoncer la standardisation et le culte de la consommation de la nouvelle société américaine des années 1960. Warhol comprit avant tout le monde l'impact extraordinaire que produisait les images publicitaires sur des millions de consommateurs et que leur utilisation au niveau artistique ouvrirait la porte à de nouveaux concepts. Son succès fut alors assuré et on le surnomma rapidement le "Prince du Pop Art", ce qu'il fut assurément en assumant ce rôle avec un sens aigu des affaires.

 

Warhol travaillera à partir de clichés de Marilyn Monroe après la disparition de l'artiste (août 1962), sa fascination pour l'image de la mort s'exprimera de nouveau dans les séries des accidents ou des chaises électriques. Il s'entourera d'assistants dans sa Factory à partir de 1963, il se consacrera au cinéma et organisera, vers la fin des années 60, de performances multimédias avec le groupe de rock The Velvet Underground. Il réalise également un clip pour le groupe The Cars, où il apparaît déguisé en barman. Grièvement blessé par balle dans son atelier en 1968 par la féministe Valérie Solanas, il abandonnera l'aventure collective et entreprendra une série de portraits de célébrités, tels Mick Jagger, Calvin Klein et Mao. L'ensemble de ses portraits (Marylin Monroe, Liz Taylor, Elvis Presley, ou Kennedy) furent créés d'après un négatif agrandi obtenu à partir d'une photo polaroïd. Par la suite, Warhol délira autour d'une sélection de couleurs, de teintes en agrandissant les trames. Il masqua les surfaces à l'aide de ses couleurs préférées comme le «magenta» et le vert «pistache».

 

1962 : décès de Marilyn Monroe le 5 août. La conclusion de Don Wolfe, auteur de " Marilyn Monroe, Enquête sur un assassinat " (1998) est définitive: Il y a 40 ans, dans la nuit du 4 août 1962, la plus grande star du cinéma américain, Marilyn Monroe fut assassinée dans sa demeure au 12305 5th Helena Drive. Elle implique Bobby Kennedy et tout un réseau de témoins, des proches de l'actrice qui se sont tus pendants des décennies. Poursuivant les recherches du journaliste de la BBC, Anthony Summers dont les révélations firent grand bruit en 1985 (" Les vies secrètes de Marilyn Monroe "), Don Wolfe relate et explique la vérité froide d'un des crimes les plus odieux de ce xxème siècle à la lumière de témoignages fracassants qui se sont encore égrenés pendant plus de 15 ans jusqu'en 1998.

 

Depuis 1962, les autorités américaines ont toujours refusé la moindre enquête à propos du décès de l'actrice. " Suicide probable " aux barbituriques reste la mention convenue immuable. Alors qu'une foule d'irrégularités s'est produite à la suite de la découverte du corps, des détails étranges ont été mis de cotés, des invraisemblances se sont accumulées, des témoins se sont rétractés. Ainsi l'actrice serait morte enfermée dans sa chambre, dans son lit, absorbant sans verre d'eau (aucune trace sur les lieux) de 27 à 42 comprimés de Nembutal, 12 à 23 comprimés d'hydrate de chloral et entre 11 et 24 comprimés supplémentaires de Nembutal pour expliquer la concentration que l'on a retrouvée dans le foie. Il n'existe pas dans le monde un seul exemple de cas ayant ingéré plus de 12 comprimés sans que l'on retrouve des résidus dans le tube digestif : L'autopsie du corps de Marilyn opérée le 5 août 1962 par le médecin légiste le Dr Noguchi n'en révéla aucun, ni même de cristaux réfringents, aucune concentration de barbiturique dans l'estomac ni les intestins. La concentration dans le sang de pentobarbital et d'hydrate de chloral associés était telle qu'il est impossible que Marilyn Monroe ait pu prendre par voie orale ces comprimés : Elle serait morte après avoir ingéré 35% de la prise globale. Marilyn Monroe est bien décédée d'une injection.

 

La médecine mettra aussi en évidence que le corps de Marilyn à été déplacé, une double lividité cadavérique prouve qu'elle n'est pas morte sur le ventre comme on l'a retrouvée mais sur le dos.

On le sait aujourd'hui Marilyn Monroe a rendu l'âme aux alentours de 22h30 le 4 août soit environ 6 heures avant que l'on ne prévienne la police. Entre temps les actants du meurtre avaient eu tout le temps nécessaire de disparaître et les témoins, accaparés par l'idée de cacher la vérité, de mettre au point leur propre version des faits. Don Wolfe, Anthony Summers et d'autres encore, dont Jack Clemmons (le premier flic sur les lieux du drame) ont travaillé sans relâche pendant des années afin d'établir le scénario de la nuit du 4 août 1962 et arracher les moindres éléments de vérité à l'entourage de Marilyn. Les témoins qui avaient menti ou caché la vérité révélèrent au fil des années des détails qui, une fois rassemblés, permettaient de reconstituer le puzzle. Mais davantage les journalistes et détectives retrouvèrent trois témoins clés jamais intérrogés qui avaient vécu le drame.

 

En 1982, James Hall affirma avoir été appelé à se rendre d'urgence à la demeure de Marilyn Monroe alors qu'il était ambulancier en 1962. Hall était accompagné à l'époque de son collègue Murray Leibowitz retrouvé seulement en 1993 et qui confirma tout. Ils avaient été accueillis par Pat Newcomb (amie et attachée de presse de Marilyn) survoltée et paniquée au 12305 5th Helena Drive dans le petit pavillon. Marilyn gisait sur son lit à moitié morte. Ils déplacèrent Marilyn dans le petit salon pour une séance de réanimation qui nécessitait de la place et le dos au sol.

Au moment où les réanimateurs réussissaient leur entreprise et étaient sur le point de chercher le brancard, Ralph Greenson (le psy de Marilyn) leur imposa de faire du bouche à bouche à la mourante sans succès. Dans son élan, le Dr Greenson tenta une injection intracardiaque d'adrénaline directement dans le cœur. Ayant touché une côte et au lieu ressortir l'aiguille, il persista. Marilyn mourut à cet instant.

 

En 1993 les enquêteurs retrouvèrent également Norman Jefferies alors très malade mais qui fut présent pendant toute la journée du 4 août 1962 chez Marilyn. Proche de Mrs. Murray, il était affecté à des travaux dans la maison de la star et il confirma le témoignage de Hall. Mais surtout il avait aussi été le témoin de la venue de Bobby Kennedy et de l'acteur Peter Lawford chez Marilyn dans l'après midi. Confirmée par des enregistrements d'un détective privé (Marilyn était sur écoute) la rencontre fut violente, Marilyn en colère à l'encontre de l'attorney, il y eut des coups.

Plus tard dans la soirée entre 21h30 et 22h Robert Kennedy accompagné de deux hommes retournèrent chez Marilyn. Jefferies témoigne qu'il lui a été sommé ainsi qu'à Mrs Murray de déguerpir. Inquiets, les deux rejetés allèrent chez des voisins de l'actrice. Une demi-heure plus tard, en revenant au 12305 5th Helena Drive, ils découvrirent Marilyn nue sur le divan.

" J'ai cru qu'elle était morte, déclara Jefferies. Elle était sur le ventre, une main tenant plus ou moins le téléphone. Je n'avais pas l'impression qu'elle respirait et elle avait une couleur affreuse ".

Mrs. Murray appela une ambulance. Puis elle appela le Dr Greenson qui vint immédiatement ainsi que le Dr Engelberg.

Comme l'écrit Don Wolfe dans son ouvrage: " Tout porte à croire à un crime prémédité. Marilyn reçut une injection en présence de Bobby Kennedy et la dose était assez forte pour tuer quinze personnes ".

 

Les mobiles de Kennedy à l'encontre de Marilyn étaient nombreux: L'actrice était à la fois un lien entre lui, son frère (Marilyn fréquentait aussi John, le Président) et la mafia. Elle connaissait des secrets d'Etats de la plus haute importance. Dans les derniers mois de sa vie, Marilyn Monroe était devenue une amoureuse hystérique, harcelant la Maison Blanche de coup de téléphones furieux, enragée d'être rejetée. La " blonde stupide " était également une femme au journal intime menaçant qui avait laissé planer à de nombreux proches combien elle était capable de se rebeller. Marilyn dont le goût pour les médicaments mélangés à de la vodka était connu et qui avait plusieurs fois attenté à sa vie sans succès (souvent sauvée de justesse) donnait un alibi tout indiqué à ses meurtriers. En 1962, après sa mort et croyant au suicide, nombreux de ses amis dirent combien ils n'étaient guère étonnés de sa disparition. Beaucoup avaient vécu les coups fils de l'actrice dépressive à 3 heures du matin ou encore ses états d'ébriété tels qu'il fallait être vigilant, la surveiller, s'occuper d'elle comme une enfant.

Paradoxe que cette mort monstrueuse pour cette femme si douce en réalité, dont Arthur Miller, qui fut son mari, disait :

" Si l'on veut vraiment comprendre Marilyn, il faut la voir avec des enfants ; Les enfants l'aiment à la folie ; elle se comporte comme eux, envers la vie : la même simplicité, les mêmes attitudes directes ".

Une enfant qui jouait dans la cour des grands et qui fut broyée par " la raison d'état ".

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 


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