Histoire de 1973 à 1987

Suite à des plaintes déposées par différents groupes de défense des droits civiques, l’EEOC avait pu en effet constituer un dossier établissant que Bell avait des pratiques d’embauche discriminatoires vis-à-vis des femmes et des minorités raciales. Par cet accord, la société s’engageait à réviser sa politique de promotions et de mutations, à modifier ses tests d’embauche, et à payer 38 millions de dollars en arriérés de paye et autres ajustements salariaux, chiffre qui fut porté ultérieurement à 80 millions de dollars.

En s’en prenant à AT&T, le gouvernement faisait savoir aux autres grandes entreprises que si elles ne voulaient pas s’exposer à des procès coûteux, elles avaient tout intérêt à s’engager de leur propre chef dans des programmes de « discrimination positive », en liaison avec les agences gouvernementales. Pour la première fois, l’emploi - et la promotion - dans les grandes entreprises étaient ouverts aux Noirs, aux femmes et aux minorités.

Le 23 janvier 1973, le président Richard Nixon annonce que des pourparlers entre le représentant américain Henry Kissinger et son vis-à-vis du Nord-Vietnam Lê Duc Tho ont abouti à Paris à un accord de cessez-le-feu. Le 27 janvier, la signature des accords de Paris met fin à la présence américaine au Vietnam.

 

La télévision de Radio-Canada diffuse alors une émission spéciale sur ces accords historiques, animée par Bernard Derome. Toutefois, seule la bande audio de l'émission a été conservée. Les extraits de discours des acteurs de l'époque font revivre ce moment clef des relations internationales du 20e siècle.

 

L'accord de cessez-le-feu survient deux mois après la réélection du président Nixon sur la promesse de conclure « la paix dans l'honneur » pour le peuple américain. Le traité prévoit le retrait des forces américaines dans un délai de 60 jours ainsi que la libération de tous les prisonniers de guerre. Près de 600 prisonniers américains sont ainsi relâchés au lendemain du cessez-le-feu.

Toutefois, la trêve est de courte durée. Après le retrait de l'armée américaine, les hostilités reprennent entre le Nord et le Sud-Vietnam. Les deux camps continueront à s'affronter jusqu'à la défaite du Sud avec la chute de Saigon, le 30 avril 1975.

L'occupation de Wounded Knee en 1973 était une question de survie. Nous nous sommes saisis de nos armes car c'était notre devoir d'assurer la survie de notre peuple. Nous devions survivre. Il fallait que nous fassions savoir au monde la façon dont notre peuple était peu à peu anéanti. Le gouvernement des États-Unis ne peut dissimuler ce qu'il nous a fait subir. Le monde doit savoir.

 

Il est de notre devoir de redevenir un peuple libre, de former une nation parmi les autres nations du monde. Nous sommes une nation au sens où l'Organisation des Nations Unies l'entend. Nous disposons d'une langue, d'une religion, d'un territoire, d'une histoire ; notre culture remonte à la nuit des temps.C'est plus que le gouvernement américain peut prétendre. Votre langue est celle d'une autre nation et votre religion a été empruntée à une autre civilisation ; vous n'avez rien créé en ce domaine, Et vos terres ont été prises à d'autres également. À nous !

 

Les Indiens forment un peuple magnifique épris de paix. Chacun d'entre nous est un leader né. Nous avons beaucoup à apprendre au monde, nous avons tant de choses à offrir aux autres nations. Nous voulons occuper notre place parmi elles. Vous ne pouvez nous masquer aux yeux du monde.

 

Nous devions mettre un terme au massacre de notre peuple. Ainsi, en 1973, nous avons repris une petite partie du territoire qui nous appartenait, ici dans la réserve de Pine Ridge, la colline sacrée de Wounded Knee. Il s'agit du lieu même où Big Foot et sa bande furent abattus en 1890.

 

Telle est la raison pour laquelle nous choisîmes d'occuper Wounded Knee. Nous n'avions pas l'intention de nous servir de nos armes. Les hommes du FBI nous avaient encerclés. J'étais présent avec les Anciens ; nous assumions un rôle de conciliateurs. Nos guerriers vinrent me trouver pour me demander ce qu'ils devaient faire. "La Pipe, la Pipe Sacrée, leur répondis-je. Elle est plus puissante que n'importe quel fusil, plus puissante même qu'une bombe atomique !"

Nous avons résisté soixante et onze jours. Et les fusils n'y étaient pour rien. Le pouvoir de la Pipe nous y aida, le pouvoir surnaturel de Dieu, De cette façon, nous avons pu éviter un nouveau massacre. Il y eut des blessés, quelques morts, mais nous observâmes le précepte de Dieu. Survivre. Après l'occupation, un grand nombre de nos guerriers furent arrêtés et jetés en prison. Leonard Peltier et les autres. Accusations inventées de toutes pièces. Peu leur importait qui ils avaient capturé. Il leur fallait un Indien, attraper n'importe lequel. Telle est la justice de l'homme blanc

 

1974 : la crise du Watergate entraîne la démission de Richard Nixon.

En politique intérieure, Richard Nixon, défenseur d’une restauration de la stabilité sociale, s’attaque aux problèmes de la criminalité et de la drogue. Les violences raciales connaissent une accalmie. Le désengagement américain au Viêt Nam fait revenir le calme dans les universités, où le désarroi inspiré par la guerre est à l’origine de manifestations de grande ampleur. Certaines débouchent, cependant, sur des affrontements très violents entre les étudiants et la garde nationale, comme dans l’université de Kent (Ohio), en mai 1970, où quatre étudiants trouvent la mort. C’est également l’époque où s’affirme la suprématie américaine dans la conquête de l’espace : le 20 juillet 1969, deux Américains, Neil Armstrong et Edwin Aldrin, membres de l’équipage d’Apollo 11, sont les premiers hommes à marcher sur la Lune. Cinq autres débarquements américains sur la Lune ont lieu entre 1969 et 1972.

 

A partir de 1971, Richard Nixon développe une « nouvelle politique économique » (New Economic Policy, NEP), dont les grandes modalités sont la suspension de la convertibilité du dollar, le blocage des prix et des salaires, une réduction du déficit budgétaire, ainsi qu’une réforme du système de sécurité sociale. La valeur du dollar est abaissée de 17 % à la suite de deux dévaluations (1971, 1973). Celles-ci provoquent un regain des exportations américaines et favorisent un redressement de la balance commerciale et de la balance des paiements, qui affichent d’importants excédents. La crise du pétrole elle-même, consécutive à la guerre du Kippour (1973), contribue à rendre au dollar sa position hégémonique dans le système monétaire mondial.

 

Réélu triomphalement en novembre 1972, Nixon connaît moins de réussite dans sa lutte contre l’inflation, qui s’accélère à partir de 1973. En 1974, la population des États est confrontée à une grave récession. Un scandale politique provoque alors la chute de Nixon. La presse américaine fait en effet éclater l’affaire du Watergate. Elle révèle l’existence d’écoutes téléphoniques illégales et une tentative de cambriolage, le 17 juin 1972, au siège du Parti démocrate, dans l’immeuble du Watergate à Washington. Nixon nie longtemps son implication et celle de son entourage dans cette affaire. Mais les accusations, procès et enquêtes qui s’ensuivent mettent en cause des hauts fonctionnaires de l’Administration. Accumulant mensonges et faux-fuyants, harcelé par la presse, puis menacé par la procédure d’impeachment (destitution par le Congrès), le président Nixon est contraint de démissionner le 8 août 1974. Le vice-président Gerald Ford le remplace.

1975 : légalisation partielle de l'avortement. Aux Etats-Unis, d’intenses campagnes de presse et de lobbying aboutiront en 1973 à l’arrêt « Roe contre Wade » de la Cour suprême des Etats-Unis autorisant l’avortement. L’idée était lancée et elle fera rapidement son chemin dans tous les pays dits « occidentaux » (L’Abortion-Act a été voté en Angleterre dès 1967).

En France, la loi de 1920 « réprime la provocation à l’avortement et la propagande anticonceptionnelle », ce qui doit se comprendre dans la ligne de la tragique saignée opérée par la guerre 14-18. En 1923, cette loi est modifiée, l’avortement passe du domaine du crime à celui de délit : quiconque aura provoqué l’avortement d’une femme sera puni d’un à cinq ans de prison et d’une amende de 500 à 10.000 F. La femme avortée risque, quant à elle, de six mois à deux ans de prison. En 1943, le gouvernement de Vichy fera un exemple en faisant condamner et guillotiner Marie-Louise Giraud, blanchisseuse et « faiseuse d’anges ». C’est évidemment un cas extrême et …unique.

 

Il serait difficile de comprendre l’instauration de la loi 1975, dépénalisant l’avortement, si on s’en tenait à l’argumentation présentée alors par les médias et certaines personnalités du monde politique mais aussi artistique et littéraire. Cette argumentation était simple. On la trouve exprimée dans le discours de Mme Simone VEIL à l’Assemblée Nationale en date du 26 novembre 1974 (cf «Les Hommes aussi se souviennent », Simone Veil, Stock 2004). On peut y lire : « Nous ne pouvons plus fermer les yeux sur les 300.000 avortements qui, chaque année, mutilent les femmes de ce pays, qui bafouent nos lois et qui humilient et traumatisent celles qui y ont recours » (page 40). Il y a une part de vrai dans cette analyse succincte. Notons que le chiffre avancé est tout à fait arbitraire puisque, par définition, il n’y avait aucune statistique sur cette question.

C'est dans la jaquette même du livre de Simone Veil : « Son discours a marqué une étape importante dans le long combat pour l’émancipation des femmes» que se situe la démarche à l’origine.

Au début du 19° siècle, les femmes ne pouvaient ni voter, ni avoir accès à l’enseignement supérieur, ni occuper des postes publics, ni même ouvrir un compte bancaire. Le Code civil de Napoléon de 1804 considère la femme comme entièrement assujettie à l’homme, que ce soit son père ou son mari. Les revendications en faveur des droits de la femme apparurent très tôt outre-atlantique : le Père Emmanuel Dumont, dans une thèse de doctorat extrêmement documentée en a fait une étude remarquable (La Communication de l’Eglise aux USA pour le respect de la Vie, 1995).

 

Plus tard les courants féministes, sous l’impulsion d’une personnalité bien connue comme Margaret Sanger, ont été, dès les années 1930 très actifs aux Etats-Unis. Ils prônaient un féminisme libertaire et radical alliant la militance révolutionnaire et la libération de la femme. Parmi d’autres revendications d’ailleurs légitimes, la pratique de la contraception et la dépénalisation de l’avortement allaient devenir, au lendemain de la Seconde Guerre mondiale, un cheval de bataille prioritaire de ces mouvements.

L’idée était simple : ce sont les hommes qui provoquent la fécondation de la femme, celle-ci est victime de la « nature » qui lui a imposé ce fardeau et victime de l’homme qui la féconde le plus souvent à l’aveuglette. En conséquence, la femme doit se libérer de cette « malédiction » ancestrale, en se rendant capable de maîtriser elle-même sa fécondité et son accueil de la vie. En France, dès 1960, les militantes du Mouvement Français pour le Planning Familial (MFPF) se proposent de « permettre aux couples, grâce à la contraception, de n’avoir des enfants que lorsqu’ils le désirent ». Ces militantes ajoutent : « Nous militons pour la contraception et l’interruption de grossesse, ni par malthusianisme, ni pour améliorer l’état sanitaire de la population, mais pour contester des comportements et des situations traditionnelles ». La loi Neuwirth de 1967, autorisera l’usage de la pilule contraceptive.

Il faut mesurer la révolution qu’introduisait la pratique de la contraception dans les mœurs du temps : mal perçue par certains hommes, elle permettait enfin à la femme de s’affranchir d’une certaine fatalité de la maternité, de l’angoisse vécue par certaines de se retrouver enceinte sans l’avoir désiré : la femme était enfin « maîtresse de son corps ! ». Que le couple humain soit en mesure de bien maîtriser sa fécondité, cela est tout à fait légitime. En traitant de ces questions, l’enseignement des pasteurs de l’Eglise recommande aux couples d’exercer une « paternité responsable » et adaptée aux différents moyens du couple et de la famille. La difficulté a porté sur les moyens de régulation, chimiques et mécaniques ou dits « naturels ». Nous n’entrerons pas dans ce débat.

Réguler les naissances d’une manière raisonnable et maîtrisée est une chose qui reste bonne en soi. Cependant, on a pu constater que, peu à peu, l’usage de la pilule avait profondément changé les mentalités : on est passé de la perspective de l’enfant « don de la nature » à « un bébé si je veux et quand je veux », avec cette conséquence très vite redoutable : que vais-je faire si l’enfant s’annonce quand il n’a pas été programmé, n’est-il pas un « agresseur injuste » ? On voit que l’instauration d’une « mentalité contraceptive », « anti-vie », conduit fatalement à la perspective de l’avortement : j’ai le droit de me débarrasser d’un importun qui est devenu un gêneur ! On comprend alors que les multiples campagnes en faveur de la contraception n’aient jamais fait diminuer le nombre des avortements : ce n’est pas tant la régulation des naissances en soi qui est en cause, mais une mentalité, hélas fortement enracinée aujourd’hui, de refus de l’enfant qui n’a pas été programmé : il faut savoir que deux tiers des grossesses « non désirées » proviennent d’une contraception chimique qui a raté : 60 % d’entre elles conduisent à une IVG (Le Quotidien du Médecin 30 avril 2003).

1976 : rétablissement de la peine de mort (après sa suspension en 1972). Les Etats-Unis ont connu, dans les années 1930, les taux d’exécutions les plus élevés de leur histoire avec une moyenne de 167 mises à mort par an. Pratique jusque-là répandue, les questions liées à la légitimité ou à l’illégitimité de la peine de mort ont commencé à se poser dès 1960. Le débat sur son caractère « cruel et exceptionnel » s’est ainsi ouvert, remettant en cause son ancrage dans la Constitution américaine. Finalement, c’est par les arrêts Furman v. Georgia en 1972 puis Gregg v. Georgia, en 1976, que la Cour suprême américaine s’est saisie de l’affaire.

 

Le premier arrêt a marqué l’établissement d’un moratoire sur la peine de mort. Son objectif était de donner le temps nécessaire aux Etats fédérés de régler le problème de l’arbitraire dans l’imposition de cette peine, et d’établir des standards juridiques précis et acceptables en la matière. L’année suivante, plus de la moitié des Etats fédérés ont redéfini la procédure de la peine de mort dans leurs législations, rendant la condamnation à nouveau constitutionnelle.

Avec l’arrêt Gregg v. Georgia, qui a mis un terme au moratoire en 1976, la Cour suprême s’est à nouveau prononcée, tenant compte des nouvelles législations. Les juges ont ensuite établi que la peine de mort ne s’opposait pas, en tant que telle, au concept de dignité humaine, et ont statué que, pour qu’une législation sur la peine de mort soit légitime, elle devait « minimiser le risque d’action entièrement arbitraire et irrégulière ».

En 2002, la Cour suprême a limité le champ d’application de la peine capitale en excluant les retardés mentaux puis, en 2005, les personnes âgées de moins de 18 ans au moment des faits.

 

En 2009, onze Etats ont étudié des propositions législatives visant à abroger la peine de mort, soit une augmentation signifiante. En mars 2009, le Nouveau-Mexique est devenu le quinzième Etat à abolir la peine de mort.

Aujourd’hui, les Etats-Unis font partie du cercle restreint des démocraties libérales qui appliquent encore la peine de mort. Cet état de fait provoque de nombreuses réactions autant auprès de certains Américains qu’à travers le monde. L’Europe, seul espace au monde où la peine capitale est presque totalement abolie, considère que cette peine n’a pas sa place au sein d’une démocratie. Ayant adopté, en 2002, le protocole n°13 à la Convention de sauvegarde des Droits de l’Homme et des Libertés fondamentales, relatif à l’abolition de la peine de mort en toutes circonstances, le Conseil de l’Europe dirige son action vers les pays ayant statut d’observateur au sein de l’Organisation, comme les Etats-Unis.

 

Si la majorité des Etats fédérés d’Amérique et des citoyens se prononce en faveur de la peine de mort, l’ACAT-Suisse, ainsi que tous les membres de la Coalition mondiale contre la peine de mort, espèrent que cette mobilisation annuelle du 10 octobre, accompagnée d’une pétition pour soutenir Troy Anthony Davis, dans les couloirs de la mort depuis 19 ans dans l’Etat de Géorgie, fera avancer les Etats-Unis sur le chemin de l’abolition.

1979 : accident nucléaire à Three Mile Island. Le 28 mars 1979, un accident est survenu à la centrale nucléaire de Three Mile Island, près de Harrisburg, en Pennsylvanie. Un mauvais fonctionnement relativement mineur dans un circuit de refroidissement secondaire a entraîné une augmentation de la température dans le fluide caloporteur primaire. Cela a à son tour entraîné l'arrêt automatique du réacteur. À ce moment-là, une soupape de sûreté ne s'est pas fermée, mais l'instrumentation ne l'a pas révélé. Il s'est alors tellement répandu de fluide caloporteur primaire que la chaleur résiduelle dans le cœur du réacteur ne s'évacuait plus. Cela a entraîné de graves dommages dans le cœur.

 

Cet accident n'a causé aucune blessure ni aucun effet néfaste sur la santé du public. Bien que certains gaz radioactifs aient été rejetés quelques jours après l'accident, leur quantité n'était pas suffisante pour atteindre les niveaux de pollution naturelle chez les résidants locaux.

Cet accident a fait ressortir la nécessité de mettre en place une stratégie de communication et d'information au public uniforme et cohérente. L'accident survenu à Three Mile Island s'est accompagné de problèmes de communication qui ont conduit à des renseignements conflictuels accessibles au public. Cela a contribué aux craintes du public au sujet de l'accident.

L'accident a également fait ressortir la nécessité de posséder des plans nationaux et internationaux afin de faire face à une urgence nucléaire en temps de paix.

 

Cet incident nucléaire et l'écrasement de COSMOS 954 dans les Territoires du Nord-Ouest, en 1984, ont amené le gouvernement canadien à établir un Plan fédéral en cas d'urgence nucléaire (PFUN). Ce plan a été élaboré afin de coordonner l'intervention du gouvernement fédéral à une urgence nucléaire en temps de paix, comme celle survenue à Three Mile Island.

En plus du PFUN, le Canada et les É.-U. ont créé le Plan d'intervention conjoint Canada États-Unis en cas d'urgence radiologique, une entente assurant une assistance mutuelle en cas d'événement radiologique en temps de paix qui pourrait toucher soit l'un des deux pays, soit les deux.

1981 : attentat contre Ronald Reagan. Le 30 mars 1981 à Washington, un jeune déséquilibré amoureux de l'actrice Jodie Foster tirait sur Ronald Reagan et sur son porte-parole James Brady, un événement qui renforça paradoxalement la présidence Reagan et conduisit par ailleurs à un contrôle limité des armes à feu aux Etats-Unis grâce à la loi Brady.

Vingt ans plus tard, Ronald Reagan, qui eut une convalescence miraculeuse, est aujourd'hui cloîtré à 90 ans à Los Angeles: souffrant de la maladie d'Alzheimer, il ne reconnaît plus que son épouse Nancy. Paralysé des jambes depuis l'attentat, James Brady fait, lui, un bilan mitigé du combat qu'il mène avec son épouse Sarah contre la prolifération des armes en Amérique, car il n'a plus le soutien de la Maison Blanche depuis que George W. Bush a succédé à Bill Clinton.

 

Le président Reagan, élu deux mois seulement auparavant, sortait d'un hôtel de la capitale à 14h30 lorsque six coups de feu furent tirés ce jour-là. Brady et deux policiers s'écroulaient, blessés. M. Reagan, qui ne s'était pas bien rendu compte qu'il était touché, était poussé dans sa limousine et trouvait moyen de plaisanter avec sa femme.

Opéré d'urgence d'une balle au poumon, le septuagénaire Ronald Reagan faisait un retour rapide aux affaires, sans être politiquement diminué au contraire.

David Gergen, alors directeur de la communication de Reagan, estime dans un ouvrage récent (Eyewitness to power : the essence of leadership), que la tentative d'assassinat et le courage ironique du nouveau président lui donnèrent la dose d'héroïsme qui lui manquait, et contribuèrent à sa popularité prolongée.

Jugé irresponsable de ses actes l'année suivante, le tireur John Hinckley, 25 ans, échappait à la prison et était placé en hôpital psychiatrique. Pardonné ensuite par Reagan, Hinckley a pu faire des sorties sous surveillance depuis 1999. Entretemps, M. Reagan a aussi apporté son soutien à la proposition de loi Brady, initiative inhabituelle pour un responsable républicain.

La loi, établissant un système national de vérification de l'identité des acheteurs d'armes à feu ainsi qu'une période de latence de trois jours avant l'obtention de ces armes, était signée en 1993 par Bill Clinton.

 

Mais aujourd'hui James Brady n'est guère optimiste. Le président George W. Bush a été soutenu pendant l'élection par la NRA (National Rifle association) qui dirige le lobby des armes à feu et qui est hostile aux démocrates.

De sa chaise roulante, M. Brady a déclaré mercredi à Washington: `Si nous crions fort, nous pourrons persuader le Congrès et le président d'agir pour () une Amérique sans violence armée à la maison, au travail et dans les écoles´.

Mais, a-t-il ajouté, `il y a encore beaucoup de chemin à faire. "Depuis que j'ai été attaqué en 1981, plus de 670.000 Américains ont été tués par des armes à feu´ et deux fois plus ont été blessés, a-t-il dit".

Selon M. Brady, la NRA `a appelé ses alliés au Congrès, a sorti son carnet de chèques et tué les efforts en vue de mesures modestes pour rendre nos communautés plus sûres´, comme des verrous pour empêcher les enfants de se servir de pistolets.

Un an seulement après avoir rassemblé des centaines de milliers de personne contre les armes sur le Mall à Washington, l'organisation de femmes Million Mom March vient de licencier 30 de ses 35 permanents. M.C.

1982 : courant artistique Figuration libre, inspiré des graffitis, de la B.D. et du rock. Keith Haring en est l'un des plus célèbres représentants.

 

Dans sa jeunesse, Keith Haring écoute Aerosmith, les Beatles, et consomme drogues et alcool. À 18 ans il entreprend des études de graphisme commercial à Pittsburgh puis continue à l'école des Arts visuels de New York. Il s'essaie à autant de disciplines que le collage, la peinture, les installations, la vidéo, etc. mais son mode d'expression privilégié demeure le dessin. À New York, et plus particulièrement dans l'East Village, il découvre la foisonnante culture alternative des années 1980 qui, hors des galeries et des musées, développe son expression sur de nouveaux territoires : rues, métros, entrepôts, etc. Il rencontre des artistes de la vie underground new-yorkaise tels Kenny Scharf et Jean-Michel Basquiat avec qui il devient ami, et organise ou participe à des expositions et performances au Club 57, qui devient le lieu fétiche de l'élite avant-gardiste. C'est à cet endroit que le Bébé rayonnant, un des pictogrammes les plus connus de l'artiste, fut inspiré.

 

Inspiré par le graffiti, tenant du Bad Painting, et soucieux de toucher un large public, Haring commence à dessiner à la craie blanche sur des panneaux publicitaires noirs du métro de New York. Il grave également des dalles de grès des trottoirs dans l'East Village (elles sont toujours présentes de nos jours). Un photographe, Tseng Kwong Chi, le photographie en permanence, même quand la police l'arrête. Il exécute plusieurs milliers de ces dessins, aux lignes énergiques et rythmées. La griffe Haring, c'est la répétition infinie de formes synthétiques soulignées de noir avec des couleurs vives, éclairantes sur différents supports. C'est un récit permanent où l'on retrouve bébés à quatre pattes, dauphins, postes de télévision, chiens qui jappent, serpents, anges, danseurs, silhouettes androgynes, soucoupes volantes, pyramides ou réveils en marche, mais aussi sexualité et pulsion de mort.

 

Sa première exposition personnelle a lieu en 1982 à la galerie Tony Shafrazi de New York et rencontre un immense succès public. En 1985 il est invité à participer à la Biennale de Paris. Sa notoriété internationale ne cesse dès lors de s'accroître. Il participe à de nombreuses expositions internationales et exécute de nombreuses commandes prestigieuses, comme la fresque de l'Hôpital Necker de Paris. Dans son désir de rencontrer un large public et de rendre son art accessible au plus grand nombre, il ouvre en 1986, dans le quartier de SoHo, son Pop Shop, etc. illustrés par lui même, comme autant d'œuvres « au détail ». Cette démarche très controversée dans les milieux artistiques est néanmoins fortement appuyée par ses amis et son mentor Andy Warhol. Son travail l'amène à collaborer avec des artistes tels que Madonna, Grace Jones, Timothy Leary ou encore William S. Burroughs.

 

En 1988, il apprend qu'il est infecté par le virus du sida. Il s'engage dès lors fortement dans la lutte contre cette maladie, mettant tout son art et sa notoriété au service de cette cause et de sa visibilité. Il crée à cet effet la Keith Haring Foundation en 1989 qui est chargée de venir en aide aux enfants et de soutenir les organisations qui luttent contre le sida.

 Sa peinture est proche du mouvement de la figuration libre.

Keith Haring meurt des complications dues au sida à l’âge de 31 ans, en février 1990.

Le marché de l'art a très vite récupéré le phénomène Haring, l'artiste a cependant toujours cherché à démocratiser l'œuvre d'art et à miner son statut élitiste.

1984 : la statue de la Liberté est inscrite sur la liste du Patrimoine mondial de l'Unesco. J.O. de Los Angeles boycottés par les pays de l'Est.

 

La Statue de la Liberté, est l'un des monuments les plus célèbres de la ville de New York, elle est située sur l'ile de Liberty Island au sud de Manhattan, la statue fut offerte aux Etats-Unis par les français en 1886, pour commémorer le centenaire de l'indépendance américaine et en signe d'amitié entre les deux nations. L'inauguration de la Statue fut célébrée le 28 octobre 1886, la statue est due au sculpteur français né à Colmar Frédéric-Auguste Bartholdi et sa structure interne est l'oeuvre de l'ingénieur Gustave Effel. La Statue de la Liberté, en plus d'être un monument très important de la ville de New York, est devenue l'un des symboles des Etats-Unis et représente de manière plus générale la liberté et l'émancipation vis-à-vis de l'oppression, la statue a ainsi été la première vision pour des milliers d'immigrants, après une longue traversée de l'océan Atlantique. Depuis 1984, elle est inscrite sur la liste du patrimoine mondial de l'UNESCO.

L'Union des républiques socialistes soviétiques (URSS) rend publique sa décision de ne pas envoyer de délégation aux Jeux olympiques d'été de 1984 qui se dérouleront à Los Angeles, aux États-Unis. Le geste des Soviétiques sera imité par une quinzaine d'autres pays.

La décision de l'URSS est perçue par plusieurs comme une réplique au boycott orchestré par les États-Unis aux Jeux de Moscou, en 1980. Ceux-ci avaient alors refusé d'envoyer une délégation afin de protester contre l'invasion de l'Afghanistan par l'URSS. Pour leur part, les dirigeants soviétiques disent craindre la menace qui planerait sur la sécurité de leurs athlètes à Los Angeles. Ils dénoncent aussi l'utilisation politique que les États-Unis veulent faire de l'événement. Malgré les démarches du président du Comité international olympique (CIO), Juan Antonio Samaranch, les Soviétiques restent sur leur décision. Une quinzaine de pays du bloc communiste leur emboîtent le pas (Afghanistan, Angola, Bulgarie, Cuba, Tchécoslovaquie, Allemagne de l'Est, Éthiopie, Hongrie, Laos, Mongolie, Corée du Nord, Pologne, Yemen du Sud, Viêt-nam). Malgré leur absence, les Jeux de Los Angeles établissent des records pour le nombre de pays (140) et d'athlètes (7 800) participants. Des pays communistes comme la Roumanie, la Yougoslavie et la Chine - une première - prennent même part aux compétitions.

 

1986 : la navette Challenger explose en directe à la télévision. Il faisait froid en cette matinée du 28 janvier 1986 sur le pas 39B de Cap Canaveral où la navette spatiale Challenger était sur le point de s'élancer vers l'espace. L'instant zéro du compte à rebours tomba presque par routine peu après la mise à feu des moteurs principaux. Soixante-treize secondes plus tard, des millions de spectateurs regardaient, incrédules, le vaisseau spatial se désintégrer au milieu d'une gigantesque boule de feu, tuant sept astronautes et, avec lui, le rêve américain.

Et du rêve, il y en avait. L'équipage de cette mission était essentiellement militaire. Il s'agissait avant tout de déployer sur orbite le satellite TDRS-2 de l'US Air Force, mais aussi d'observer la comète de Halley. Parmi les membres d'équipage, se trouvait pourtant Christa McAuliffe, une jeune enseignante qui s'était vue confier pour mission de donner un cours depuis l'espace.


Le commandant de bord de ce vol 51-L était Francis R. Scobee, accompagné du pilote Michael J. Smith et des quatre spécialistes de mission Judith A. Resnik, Ellison S. Onizuka, Ronald E. McNair et Gregory B. Jarvis. A plusieurs reprises déjà, le lancement de Challenger - dont c'était le 10ème vol - avait été reporté pour des raisons météorologiques ou techniques. Mais ce 28 janvier, malgré une température particulièrement basse - elle ne dépassait pas les -13°C - les conditions étaient favorables.

La mise à feu fut suivie sur place par un nombre considérable d'invités, mais aussi par les téléspectateurs de l'Amérique entière. Les problèmes survinrent rapidement : 678 millièmes de seconde après l'instant zéro du décollage, une première bouffée de fumée grise apparut au niveau du joint inférieur du booster droit. L'endroit où se produisit cette fuite fait directement face au réservoir ventral, et sur les images enregistrées par les cinéthéodolites, un écoulement de matière vaporisée apparaît nettement, démontrant la défaillance de l'étanchéité à cet endroit.

En moins de trois secondes, 8 autres bouffées apparurent, soit environ 4 par seconde, ce qui correspond à la fréquence oscillatoire du booster en plein effort. Puis, la structure se stabilisant, le joint redevint étanche... provisoirement.

Trente-sept secondes après la mise à feu, Challenger subit un effet de cisaillement atmosphérique provoqué par la traversée de deux courants aériens de sens contraire. Ces perturbations sont redoutées par tous les pilotes de ligne en raison des turbulences qu'elles engendrent, pouvant aller jusqu'à déstabiliser l'appareil. Les systèmes d'orientation de la navette réagirent immédiatement en adaptant la poussée des moteurs de l'orbiteur - qui fonctionnaient à ce moment à 104 % de leur puissance - de façon à maintenir une trajectoire optimale. Il s'agissait néanmoins - l'enquête le révèlera - de la plus forte turbulence rencontrée jusqu'alors durant une ascension de navette spatiale.


A ce moment, les moteurs des boosters - dont le fonctionnement est automatique et continu - voyaient toujours leur puissance augmenter progressivement lorsqu'une petite flamme apparut au même endroit que la fumée grise un peu plus tôt. Pendant la trentaine de secondes qui suivirent, les capteurs enregistrèrent une différence de pression interne croissante entre les boosters gauche et droit, conséquence de la fuite observée. Durant ce même temps, la flamme grandit, atteignant une température de 3 100°C et allant jusqu'à lécher la surface du réservoir externe - qui renfermait un réservoir d'hydrogène liquide surmonté d'un réservoir d'oxygène liquide - et l'entretoise inférieure maintenant le booster droit.

A 64,7 secondes, la couleur de la flamme se modifia, indiquant un changement dans son alimentation. L'enquête a révélé plus tard qu'à ce moment, l'hydrogène commença à s'échapper du réservoir externe. A 73 secondes et 124 millièmes, un nuage circulaire de vapeur blanche apparut brusquement à sa surface : la structure était en train de céder sous la chaleur. Tout se précipita alors en quelques millisecondes.

Au même moment, le dôme inférieur du réservoir se sépara brutalement de l'ensemble, qui s'ouvrit comme une boîte de conserve. Des flots d'hydrogène liquide jaillissent en s'enflammant, et transformèrent toute la structure en un monstrueux chalumeau provoquant instantanément une poussée verticale estimée à 1 270 tonnes. Sous cette violence, le réservoir d'hydrogène remonta à travers la structure ; il percuta violemment le réservoir d'oxygène liquide qui le surmontait, et céda instantanément.

Au même instant et sous l'action de la chaleur, l'entretoise inférieure du booster droit lâcha. Celui-ci pivota sur son attache supérieure avant de heurter l'aile droite de l'orbiteur, avant de se retourner et de perforer la partie inférieure du réservoir d'oxygène. Cet enchaînement s'est échelonné sur exactement 13 millièmes de seconde.

Challenger - qui grimpait toujours à mach 1,92 et atteignait l'altitude de 14 km, était condamnée. Un nuage d'hydrogène et d'oxygène liquides entouraient le vaisseau. L'explosion fut titanesque. Les tensions subies par l'orbiteur, dont la charge aérodynamique était sévère durant cette phase de vol, provoquèrent aussitôt sa rupture, les ailes s'arrachant du fuselage qui, lui-même, se sépara en plusieurs tronçons.

Une scène surréaliste se déroulait alors dans la tribune des invités de Cap Canaveral : les spectateurs, pour la plupart peu habitués à voir un lancement autrement que devant leur petit écran, applaudissaient à tout rompre. Ils étaient persuadés d'avoir assisté à la séparation des boosters. En fait, les accélérateurs s'étaient bien détachés de la navette suite à l'explosion, mais celle-ci était en train de s'éparpiller en milliers de fragments incandescents, qui retombaient lentement dans l'océan Atlantique.

36,6 secondes après l'explosion, l'ordre d'autodestruction fut transmis aux deux boosters, chacun de ceux-ci poursuivant son vol individuellement et menaçant de retomber en zone habitée.


Une commission d'enquête fut formée afin d'examiner les enregistrements et films du décollage, ainsi que les nombreux fragments de l'orbiteur, des boosters et du réservoir externe, récupérés au fond de l'océan durant les mois qui suivirent.

Il apparut plus tard que la catastrophe avait bien été provoquée par la rupture des joints toriques (de section circulaire) situés entre les deux premiers segments du booster droit de la navette, provoquant vers l'extérieur une fuite de gaz incandescents. Ces joints, en caoutchouc synthétique, avaient été fragilisés et durcis par le froid extrême qui régnait en ce 28 janvier 1986.

Au moment de l'envol, la température était de - 13°C. Or, les joints étaient conçus pour pouvoir se comporter normalement jusqu'à une température de - 20°C. Que s'est-il donc passé ?


Ce matin-là, soufflait un léger vent provenant du booster gauche en direction du booster droit. Or, entre les deux, se trouvait le réservoir externe, réfrigéré à - 183°C afin de maintenir liquides l'hydrogène et l'oxygène qu'il contient. Les filets d'air à - 13° enveloppaient donc une masse rendue extrêmement froide, malgré son isolation thermique, avant d'entourer le booster droit dont ils abaissaient encore la température. Analysées ultérieurement, les données enregistrées ont révélé que celui-ci avait atteint une température inférieure à - 30°C.

Les boosters sont divisés en quatre segments reliés par des systèmes d'emboîtement à joints toriques. Ces derniers doivent s'adapter instantanément aux déformations subies par la contrainte du vol, avec une tolérance de 6 mm. Or, le durcissement des joints les amène à réagir beaucoup moins rapidement aux mouvements, avec un temps de réponse variant de 0,53 s (par + 24°C) à 1,9 s (par - 10°C). A - 30°C, cette durée devient prohibitive, ce qui explique la fuite intermittente constatée dès le départ. La suite, nous ne la connaissons que trop bien...

1987 : création d'Act Up (mouvement d'action et de soutien en faveur des malades du sida). Act Up a été fondée à New York en 1987 et a ensuite inspiré la création d’autres groupes dans le monde. Act Up-Paris a été créée en 1989, c’est une association de lutte contre le sida. Issue de la communauté homosexuelle, elle rassemble des personnes séropositives, des militants concernés par la maladie, des hommes, des femmes, trans’, lesbienne, gai, bi, hétéro, pour qui le sida n’est pas une fatalité.

 

Au-delà d'histoires personnelles, Act Up-Paris pense que des réponses politiques doivent être apportées à cette épidémie. Vaincre le sida n’est pas du seul ressort de la médecine : cela dépend avant tout de la volonté de celles et ceux qui font, en France et dans le monde, les politiques de santé.

 

La lutte contre le sida lie pour Act Up la résistance gay et la politique sexuelle à une mobilisation sociale autour de questions multiples telles que celles de la « race », du genre (pour l'égalité des droits des personnes LGBT), de la pauvreté, de la prison, de la toxicomanie, de la phobie du sexe, des représentations journalistiques, de la réforme du système de santé, des lois sur l'immigration, de la recherche médicale, du pouvoir et de la responsabilité des experts ou/et de l'industrie pharmaceutique.

En France, son mode d'expression, le recours à l'illégalité et à la désobéissance civile, fait régulièrement l'objet de controverses, notamment lors du Sidaction 1996 où son président apostropha rudement le ministre de la Culture Philippe Douste-Blazy pour s'opposer aux expulsions de malades étrangers, traitant la France de « pays de merde » ; mais aussi le 5 juin 2005 lors d'une action suivie d'une vive altercation, quand ses militants investissent la cathédrale Notre-Dame de Paris pour célébrer un simulacre de mariage homosexuel, après la messe du dimanche matin ; ou en 2005, la campagne d'affiches dont Nicolas Sarkozy a été la cible. Act Up a par ailleurs été mise en cause pour avoir dégradé la façade de l'Élysée le 30 novembre 2004.


Après l'incident de Notre-Dame de Paris en 2005, vécu comme une provocation de plus, 115 députés ont adressé une tribune au Premier ministre, Dominique de Villepin, pour interdire le versement de subventions à des associations troublant ostensiblement l'ordre public.

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