Histoire de - 35000 à 1876

35000 à 10000 avant JC : premières migrations de populations d'origine asiatique à travers le détroit de Béring. La théorie traditionnelle de la migration via le détroit de Béring dépend de deux conditions. Premièrement, elle suppose que le très bas niveau de la mer ait créé un passage entre la Sibérie et l'Alaska. On sait de source sûre que c'était effectivement le cas. Les humains n'auraient d'ailleurs pas été les premiers à emprunter ce pont naturel. Plusieurs espèces d'animaux dont les mammouths et les caribous l'auraient fait avant eux. La deuxième condition est l'existence d'un étroit corridor à travers le grand glacier qui recouvrait alors tout le Canada et qui aurait permis à ces voyageurs d'atteindre les plaines américaines. Des tests ont démontré que les plus anciennes traces d'occupation humaine en Amérique datent d'il y a environ 17 000 ans. Or, à cette époque, le fameux corridor permettant de traverser le glacier n'existait pas encore. Il n'est apparu que 3000 ans plus tard ! Les dates ne coïncident pas du tout.

2640 avant JC : les astronomes chinois Hsi et Ho auraient descendu la côte américaine par le détroit de Béring.

1000-1002 après JC : Leif Erikson, fils du Viking Erik le Rouge, explore les côtes de Terre-Neuve et du Labrador, et atteint peut-être ce qui est aujourd'hui le nord-est des Etats-Unis.

Les Vikings sont sans doute la première civilisation de l'« ancien monde » à joindre l'Amérique. La découverte du "Vinland" est conté dans des sagas ou récits en prose islandais dont la plus connue serait la Saga d'Eric le Rouge.

Cette dernière narre le bannissement d'Erik le Rouge vers le Groenland, puis la découverte du Vinland par Leif Ericson, son fils. Vers l'an 1000 en effet, Leif Erikson navigue depuis le Groenland jusqu'à Terre-Neuve, qu'il appelle Vinland, et installe un village à L'Anse aux Meadows (aujourd'hui inscrit comme site du patrimoine mondial par l'Unesco), ce qui fait de lui le découvreur nord-européen de l'Amérique. En 1014 naquit Snorri, fils de Leif Erikson, premier européen né au Vinland. Des relations orageuses avec les autochtones ne sont vraisemblablement pas étrangères à l'évacuation du village, quelques dizaines d'années plus tard.


1492 : découverte de l'Amérique par Christophe Colomb. En 1492, Christophe Colomb à traversé l'Atlantique avec 3 caravelles et il a découvert un nouveau continent appelé l'Amérique". On retrouve cette phrase bien ancrée dans les esprits et dans certains manuels d'histoire sous différentes formes. Tant d'erreurs.... en si peu de mots... L'Amérique n'a reçu ce nom qu'en 1507, soit une année après la mort de Colomb. Lorsque Colomb est arrivé au Nouveau Monde, il y a rencontré des autochtones. Les autochtones qui vivaient sur ce continent, l'avaient découvert bien avant lui... Les territoires qu'il a "découverts" étaient déjà occupés. Colomb n'était donc pas le premier et ne les a pas découvert. Par "a découvert" il faut entendre qu'il les a fait connaître à ceux qui en ignoraient l'existence. En français découvrir signifie "dégarnir de ce qui couvre" cela vient de "descouvrir" qui est issu du latin "discooperire". Avant Colomb, ce continent est couvert par l'inconnu. Selon l'expression de Jacques de Mahieu : "Colomb ne découvrit pas le Nouveau Monde, mais il en rendit publique l'existence".

Le peuplement originel du continent américain, a été effectué par des tribus venues d'Asie. Ces tribus ont franchi le détroit de Béring, situé entre l'est de l'Asie et l'ouest de l'Amérique du nord, à pieds, à la fin de l'ère glaciaire vers -10 000 avant JC, alors que le niveau des eaux était plus bas et que les glaces formaient un pont entre les 2 continents. Ces tribus seraient les premiers humains ayant mis le pied sur ce continent. Cette théorie pourrait être remise en cause par des découvertes d'ossements humains antérieurs à la création du glacier, qui prouveraient qu'avant l'arrivée des émigrants venus d'Asie à la fin de l'ère glaciaire, le continent américain était déjà habité. Mais ceci est autre histoire.

Quoi qu'il en soit, les vagues de groupes humains, venus d'Asie à la fin de l'ère glaciaire, représentent la composante ethnique dominante qui peupla l'ensemble du continent américain, du nord au sud, formant ainsi le peuple que nous appelons en Français : "Indiens d'Amérique" (amérindien), et qu'il faudrait appeler plus justement "Américains d'origine" tels qu'eux mêmes se désignent : "Native Americans".

En 1492, Christophe Colomb n'était pas le premier navigateur à avoir traversé l'Atlantique.

D'autres navigateurs seraient venus sur le continent américain avant Colomb ? C'est probable. De nombreux faits et événements ne seront connus que longtemps après la découverte effectuée par Colomb. Avant son arrivée des explorateurs européens avaient déjà effectué ce voyage de l'autre côté de l'Atlantique. En particulier les scandinaves, qui ont "trouvé" l'Amérique plus de 500 ans avant que Christophe Colomb ne la découvre......Le chef Viking Leif Erikson, fils d'Eric le Rouge, conduit sa flotte jusqu'aux rives du Maine en 1003 Il aurait été suivi, sept ans plus tard, par Bjarni Karselfni qui aurait foulé pour la première fois les terres situées aux environs de Long Island. On trouve encore des traces de l'occupation dans un endroit appelé "Anse au Meadows" sur le territoire de l'actuel Canada.

Diodore de Sicile (Diodorus Siculus), historien grec, contemporain de Jules César, parle d'un navire phénicien qui, poussé par la tempête, fut jeté bien loin à l'Ouest, de l'Afrique, sur une terre couverte de grandes forêts, arrosée par des fleuves immenses.

On a aussi parlé des marins Égyptiens. Les Chinois seraient venus, bien avant les européens, en bateau, vers 2640 avant Jésus-Christ. Les missionnaires hindous auraient ensuite fait leur apparition, au cours du 7ème siècle avant notre ère. Des pêcheurs japonais seraient arrivés sur la cote est des actuels États-unis, à certaines périodes... On raconte depuis quelques années les exploits d'un amiral chinois du 15e siècle qui aurait fait le tour de la Terre.

Il est tout à fait possible que l'Amérique ait été découverte avant Christophe Colomb mais, personne n'est venu le dire comme lui. Et, dans tous les cas, ses précurseurs n'ont en rien changé à la vie quotidienne sur la planète. Par contre, les conséquences de la découverte de l'Amérique par Christophe Colomb vont s'avérer sans précédent. A son retour en Espagne, en 1493, Colomb fait évoluer beaucoup de choses et d'habitudes, d'abord dans les royaumes de Castille et d'Aragon, puis en Europe ensuite dans le Nouveau Monde et, peu à peu, sur la planète toute entière. Cette découverte d'un continent lointain va amener de nouvelles façons de naviguer et provoquer d'énormes modifications dans la façon de concevoir les bateaux et permettre de réaliser d'autres découvertes. La découverte d'un nouveau continent, de nouveaux animaux, de nouvelles plantes va rapidement modifier, par exemple, les habitudes alimentaires, dans la péninsule ibérique, puis en Europe. On pourrait simplement écrire, en se mettant derrière l'écran : Le vendredi 12 octobre 1492, à l'aube, les autochtones d'une île des Bahamas, appelée par ses habitants Guanahani, découvrent depuis le rivage qu'ils ne sont pas seuls au monde. D'étranges créatures, avec des cheveux sous la bouche, montées sur d'étranges embarcations venues avec le soleil levant, s'approchent du rivage...

Durant plus de 150 ans l'Espagne appellera, très officiellement, les territoires dont Colomb prend possession, ce jour là, "les Indes". Au cours de ses quatre voyages Christophe Colomb va découvrir de nombreuses autres régions qui deviendront des territoires espagnols. Au cours des deux premiers voyages, il ne découvrira que des îles. Ce n'est qu'au troisième voyage (1498 - 1500) qu'il touchera la terre ferme du continent. Grâce à ses nouvelles possessions, le royaume d'Espagne deviendra, en 15 ans, le plus grand pays du monde. Ce qui fera dire à Charles Quint que le soleil ne se couche jamais sur son empire.

1524 : découverte de la baie de New York par Giovanni Da Verrazano. Giovanni da Verrazano est né aux environs de 1485 près de Florence Il se destine très vite à une carrière dans la marine.

Il passe plusieurs années au Caire comme commerçant, il effectue plusieurs voyages sur la Méditerranée. En 1523, il est missionné par François 1er pour aller explorer les côtes américaines.

Il part de Dieppe puis longe la cote espagnole jusqu'à Madère d’où il part le 17 janvier 1524, à bord d’une caravelle avec une cinquantaine d’hommes. Il accoste près du Cap Fear. Puis remonte la cote vers le Nord pour y découvrir la baie de New-York qu’il nomme Nouvelle-Angoulême. Puis il continua vers le Nord-est en direction de Terre-Neuve. Après cela il repartit vers la France.

1585 : fondation d'une colonie anglaise sur l'île de Roanoke, dans un territoire baptisé la «Virginie». Sir Walter Raleigh envoya les explorateurs Arthur Barlowe et Philip Amadas en reconnaissance dans le but de découvrir un nouvel endroit où pourrait être fondée une colonie. Les deux navigateurs découvrirent alors l'île de Roanoke, au large de ce que l'on appelle aujourd'hui la Caroline du Nord.

  

Impressionnée par le compte-rendu que firent les explorateurs de l'île, la reine Elizabeth autorisa Sir Walter Raleigh à fonder une colonie. En 1586, Raleigh envoya Ralph Lane et cent de ses soldats sur l'île de Roanoke, mais ces derniers employèrent la force pour soumettre les indiens autochtones et construisirent un fort qu'ils abandonnèrent vite, y laissant seulement quinze hommes en faction : premier échec d'installation pour Raleigh.


Mais il ne se déclara pas vaincu et en 1587 il chargea John White d'emmener un centaine d'hommes, de femmes et d'enfants sur l'île de Roanoke pour une seconde tentative d'installation. La fille de White, Eleanor, faisait partie du voyage. Raleigh avait également demandé à Simon Fernandez d'aller fonder une autre colonie à Chesapeake bay. Lorsque Fernandez et son équipage firent un détour par l'île de Roanoke pour récupérer les soldats laissés dans le fort, ils constatèrent que les quinze hommes avaient été assassinés par les Indiens.

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 Le mystère de l’Ile de Roanoke constitue sans doute une des plus grandes énigmes de l’Histoire américaine. Comme d’autres mystères du même style, ces événements inexpliqués ont donné lieu à toutes sortes d’hypothèses, des plus vraisemblables aux plus irrationnelles et l’histoire de la « colonie perdue » a laissé une profonde empreinte dans l’imaginaire américain – empreinte que l’on peut retrouver, par exemple, dans des romans comme Simetierre de Stephen King ou Le Rôdeur devant le Seuil de Lovecraft ainsi que dans des films comme Le Projet Blair Witch ou Le Village.

1607 : fondation de Jamestown (Virginie) par le capitaine John Smith. Le 14 mai 1607, une poignée d'Anglais débarquent sur la côte nord-américaine et fonde un établissement permanent sur une terre que de précédents explorateurs ont baptisé Virginie (Virginia) en l'honneur de la reine d'Angleterre Elizabeth 1ère.

Ainsi naît la première colonie anglaise d'Amérique...

Lors d'une exploration des environs, John Smith est capturé par les Powhatans. Et au moment où leur chef s'apprête à le faire exécuter, l'une de ses filles, alors âgée de 12 ans, s'interpose et obtient sa grâce. Elle a pour nom Pocahontas (qui signifierait fille capricieuse!)... C'est du moins ce que racontera bien plus tard John Smith en quelques lignes dans son volumineux livre de souvenirs : Histoire de la Virginie.

 

Grâce à la bienveillance de la jeune fille, John Smith maintient des relations paisibles entre Indiens et Anglais. Là-dessus, John Smith rentre en Angleterre cependant que la colonie de Virginie se développe à petite vitesse. En 1613, Pocahontas, dont on avait perdu la trace, est capturée par le gouverneur de la colonie en vue d'obtenir quelques concessions de son père.

 

La jeune fille s'acclimate à son sort et se fait baptiser sous le nom de Rebecca. John Rolfe, un colon de la deuxième vague qui s'est illustré en développant avec succès la culture du tabac, l'épouse le 1er avril 1614. Un fils, Thomas, naît bientôt.

 

En 1616, le gouverneur emmène la famille à Londres et présente Rebecca à la cour. Celle-ci retrouve John Smith par la même occasion mais tombe malade, victime (déjà) de la pollution de Londres. Elle meurt d'une pneumonie à Gravesend, dans le Kent, sur le voyage de retour, en mars 1617. Elle a à peine 22 ans.

Cette histoire a inspiré un dessin animé aux studios Disney et un film à grand spectacle au réalisateur Terrence Malick : Le Nouveau Monde (2006).

1613 : découverte des chutes du Niagara par Samuel de Champlain. Samuel de Champlain décrit d’énormes chutes d’eau, d’après les dires d’un des membres de son équipe d’exploration. Mais c’est Louis Hennepin qui les fit découvrir à tout le monde en 1678. A partir de là, l’homme va tenter de défier cet incroyable phénomène de la nature. Les tentatives de descente et autres exploit furent nombreuses, mais beaucoup périr. Pour ce qui est de son nom, le mot Niagara signifie « le détroit » en iroquois.

 

1619 : premiers esclaves noirs dans les plantations de Jamestown. Emmenés par d'anciens corsaires britanniques, ils étaient soumis à l'esclavage limité, statut légal des Indiens d'Amérique, c’étaient les domestiques des blancs, dans pratiquement toutes les colonies anglaises du Nouveau Monde. Le nombre d'esclaves importés n'étant pas très important au début, il n'apparut pas nécessaire de définir leur statut légal.


1620 : le Mayflower débarque à Cape Cod avec cent pèlerins qui fondent Plymouth (les Pères pèlerins). Six ans plus tard, d’autres puritains fondent Salem, dont le nom rime encore avec «sorcières». Enfin, en 1630, John Winthrop et ses colons puritains fondent Boston. Ils ont légué à la capitale du Massachusetts une morale stricte qui contribue toujours à sa réputation de ville puritaine. Cependant, depuis le XIXe siècle, les puritains ont pris une tout autre tournure, sans doute pour exorciser les abus du passé. Le nom de leur secte étant devenu une marque de ragoût en conserve (Puritan), ils ont fait le bonheur des écrivains qui ont multiplié les histoires de bonnes et mauvaises sorcières.


1636 : création du collège Harvard, près de Boston. L'inauguration de Harvard confère à la ville de Boston une nouvelle renommée et l'érige en capitale intellectuelle de la Nouvelle-Angleterre. Plusieurs journaux de référence y sont créés et la population croît ; 15'000 habitants vivent à Boston en 1750, un peu plus de cent ans après sa création, c'est alors la ville la plus peuplée des treize colonies britanniques d'Amérique du Nord. Et lorsque sa superficie n'est plus suffisante, on comble et on assèche les marécages pour aménager de nouveaux quartiers, triplant ainsi la surface de la ville.

   

1647 : Peter Stuyvesant, premier gouverneur de la Nouvelle-Amsterdam, rebaptisée ensuite New York par les Anglais. À partir de 1615, les territoires compris entre la Virginie et la Nouvelle-Angleterre portent indifféremment le nom de Nouvelle-Belgique (Nova Belgica, en latin) ou de Nieuw-Nederland en néerlandais. En 1624, Pierre Minuit fonde la Nouvelle-Amsterdam sur le site actuel de New York.

Stuyvesant est nommé directeur général de la Nouvelle-Belgique et débarque à Manhattan le 11 mai 1647, en remplacement de William Kieft. À cette époque, la Nouvelle-Belgique s'étendait de la rivière Connecticut jusqu'à la baie du Delaware, englobant une partie des territoires actuels du Delaware, de la Pennsylvanie, du New Jersey, de l'Etat de New York et du Connecticut.

1650 : légalisation de l'esclavage.


1692 : chasse aux sorcières à Salem (Massachusetts). A 26 km de Boston, Salem est une ville de contrastes. Elle est surtout connue pour sa tristement célèbre chasse aux sorcières, qui eut lieu au XVIIe siècle. Salem a pourtant derrière elle un passé maritime flamboyant : le commerce avec l’Afrique, les Indes, les Antilles, la Russie, la Chine… a contribué à son enrichissement. C’est ici que l’on peut observer les plus beaux exemples de l’architecture de style Colonial Revival, typiquement américaine. En 1692, à Salem, Massachusetts, plus de 150 hommes et femmes furent condamnés pour sorcellerie et 19 d'entre eux furent pendus. L'histoire commença lorsque la fille du pasteur de Salem (Betty) et une autre jeune fille prénommée Abigaëlle se mirent à répéter les histoires que leur esclave antillaise. Des légendes et des contes fantastiques où il était queston de magie noire, de sorcellerie et de pactes avec le diable. En 1692, les gens étaient très portés sur Dieu, et sur la croyance que le bien et le mal étaient en constante bataille. Les villageois crurent donc les jeunes filles dans leurs histoires, qui commencèrent par accuser leur esclave antillaise et deux autres femmes étrangères d'être ensorcelées. Les accusations, selon les villageois, avaient du vrai, car leur esclave était noire, la deuxième femme, Sarah Osburne, se rendait très rarement à l'église et la troisième femme, Sarah Good, mendiait. Les deux Sarah nièrent tout, mais l'esclave (Tituba) avoua qu'elle pratiquait la sorcellerie et qu'elle avait vu le nom des deux Sarah, signés de leur sang, dans le "Livre du Diable", que qui disait qu'elle avaient pactisé avec lui. Elles se retrouvèrent toutes trois en prison. Le premier procès pour sorcellerie commença donc à Salem. Betty et Abigaëlle ne les aidaient pas. À chaque fois que Sarah Good, Tituba ou Sarah Osburne les regardait, elles se roulaient par terre en criant qu'elles avaient été possédées. Une centaine de "sorcières " furent accusées par ces deux jeunes filles et la moitié avoua de peur de se faire exécuter. Les petites filles accusèrent même deux chiens qui furent mis à mort. Toute personne vivant en marge de la communautée était presque d'office accusée de sorcellerie. Betty et Abigaëlle durent arrêter le jeu lorsqu'ils s'attaquèrent à la femme du gouverneur. Après le jeu du mensonge, la femme du gouverneur, le gouverneur et plusieurs autres qui croyaient que les jeunes Betty et Abigaëlle mentaient réussirent à défaire l'épais tissage de mensonges qu'elles avaient tissé. Les emprisonnés furent relâchés, les accusés, disculpés, mais les morts...restèrent morts.

 

1718 : fondation de la Nouvelle-Orléans par Jean-Baptiste Le Moyne. Après l'échec de La Salle, une famille canadienne d'origine normande, les Lemoyne se distingue dans la région. C'est d'abord Pierre d'Iberville qui explore les environs du delta du Mississipi à la fin du siècle et fonde le fort Maurepas (du nom du Ministre de la Marine, responsable des colonies). C'est l'origine de ce qui devient ensuite la ville de Biloxi (nom d'une tribu indienne). Il établit également un établissement permanent à La Mobile, un peu plus à l'Ouest. Le fort Saint-Louis y est construit. Son frère, Jean-Baptiste Le Moyne de Bienville, né en 1680, est sans doute l'homme le plus important dans l'histoire de la région pour la première moitié du XVIIIème siècle. Sa connaissance des Indiens et du terrain en font un militaire indispensable. C'est probablement lui qui, à la suite des observations de son frère, choisit le site de la Nouvelle-Orléans.

 

1776 : adoption de la Déclaration d'indépendance le 4 juillet. Le 4 juillet 1776, le "Congrès général" ["Continental Congress" , l'ancêtre du Congrès actuel], réuni à Boston, représentant l'ensemble des colonies en révolte contre la domination anglaise, adopte la Déclaration "unanime des treize Etats unis d'Amérique" qui expose les raisons de la "résolution d'indépendance", votée deux jours plutôt, le 2 juillet, et par laquelle les colonies décident de rompre leurs attaches avec la Grande Bretagne et expriment un désir et une foi envers des lois plus humaines et plus démocratiques.

Le texte de cette résolution, proposé par Richard-Henry Lee, délégué de Virginie, se retrouve dans la Déclaration, rédigée par Thomas Jefferson (de la colonie de Virginie, futur 3e président des Etats-Unis) et corrigée par John Adams (futur 2e président des Etats-Unis) et Benjamin Franklin. Déclaration "de circonstance qui n'a pas la portée générale qu'aura la Déclaration française de 1789, c'est pourtant un texte de combat à portée universelle, qui s'adresse à "l'opinion de l'humanité" et énonce "des vérités que les députés tiennent pour "évidentes par elles-mêmes", comme "tous les hommes sont créés égaux", écrivent Guy Lagelée et Gilles Manceron dans "La Conquête des droits de l'homme" [Cherche-Midi et Unesco, 1998].

 

Ils ajoutent : "[La Déclaration] fait référence au "Dieu de la nature" et au "Créateur", le Dieu des philosophes, grand ordonnateur de l'univers, et aux "lois de la nature" dont découlent des droits. [Elle] ne prétend pas en faire une liste exhaustive puisqu'[elle] évoque certains droits inaliénables parmi lesquels [elle] cite, après avoir fait référence à l'idée d'indépendance et d'égalité, "la vie, la liberté et la recherche du bonheur". L'énonciation du droit à la vie mérite d'être souligné car elle ne sera pas reprise dans d'autres déclarations du XVIIIe ni du XIXe siècle."

Le texte annonce la Constitution américaine de 1787 qui précisera les droits individuels, et sera complétée en décembre 1791 par l'adoption de dix amendements, désignés sous le nom de Bill of Rights, "Déclaration des droits".

1784 : New York élue provisoirement capitale des Etats-Unis. 

1789 : Georges Washington désigné premier président des Etats-Unis. En 1774, George Washington est un colon très riche et il est élu délégué de Virginie au Congrès. Il commence à soutenir la volonté d’indépendance des 13 colonies britanniques. Il est nommé le 15 juin 1775, Chef d’état-major de l’Armée américaine qu’il rejoint à Boston. Il est face à une armée britannique extrêmement bien entraînée ce qui lui fait recruter des Noirs libres alors qu’il était un esclavagiste notoire (il libèrera tous ses esclaves à la fin de sa vie). George Washington prend Boston et se dirige ensuite vers New York. Il perd la bataille à Long Island et se replie dans le New Jersey. À ce moment, l’espoir d’une République américaine prend un peu du plomb dans l’aile. Alors qu’il avait trahi les Français auparavant, Washington a la surprise de voir venir ceux-ci à la rescousse de la République américaine naissante en la personne du Marquis de La Fayette délégué par Louis XVI. Washington sera, dès lors, son fidèle ami reconnaissant. Le général George Washington remet sa démission au Congrès au Maryland le 23 décembre 1783. Il préside la commission de rédaction de la nouvelle Constitution américaine en 1787 qui entrera en vigueur le 4 mars 1789. Peu après éclateront les événements que l’on connaît en France et la déclaration des droits de l’Homme va largement s’inspirer du texte américain. Washington, après avoir été nommé Premier Président des Etats-Unis, se retire en mars 1797 et décède deux ans plus tard, le 14 décembre 1799. Son corps repose au cimetière familial de Mount Vernon dans l’état de New York, près de Washington DC.


1790 : Philadelphie devient provisoirement capitale des Etats-Unis.

1800 : Washington devient la capitale des Etats-Unis à la place de Philadelphie.

1830 : fondation de l'Eglise mormone par Joseph Smith à Fayette (Etat de New York). Le fondateur de cette religion fut un garçon de ferme du nom de Joseph Smith, né en 1805, dans l'État de Vermont, aux États-Unis. La tradition se plait à le considérer comme inculte, un semi-illettré. Ce paysan était un grand lecteur de la Bible, comme les Américains de souche anglo-saxonne en général ; il était, de plus, beau parleur et la nature l'avait doué d'une haute taille, deux mètres environ, ce qui lui conférait une prestance qui n'était pas sans influence sur les foules. Peut-être Smith entendit-il parler, par les journaux de son pays, d'Owen, de Saint-Simon ? Quoi qu'il en soit, tout comme le fait s'était produit pour les patriarches de l'Ancien Testament, pour Saint Paul, Saint Pierre et certains chrétiens de l'église primitive, pour François d'Assises et autres saints et saintes de l'église catholique, une nuit « un ange » lui apparut. Le fait même que Smith n'était ni très instruit ni très recommandable, – au point de vue bourgeois, s'entend, – ne préjuge rien contre cette apparition, à en croire la tradition chrétienne, et si l'on accepte les visions des patriarches, des prophètes, des saints et des camisards, on ne voit pas pourquoi on récuserait celle de Smith.

1831 : deux millions d'esclaves aux Etats-Unis. Le nombre des esclaves noirs passera de 700 000 en 1790 à 3,2 millions en 1850 et à presque 4 millions en 1860. Le recensement effectué au milieu du XIXe siècle établit que 2,5 millions d'entre eux travaillent dans l'agriculture dont plus de 1,8 million sur les plantations de coton.

Ainsi la richesse initiale des U.S.A. s'est construite à partir du Roi Coton (King Cotton) dont les Etats du Sud assureront 75 % de la production mondiale. Le travail gratuit des esclaves rapportera plus de 60 % des recettes d'exportation des U.S.A.

La sueur, les larmes et le sang de millions d'esclaves permit, il y a un siècle et demi, l'accumulation primitive des capitaux nécessaires au décollage de la puissance économique américaine.

1843 : invention de la machine à écrire. En fait, CHARLES THURBER inventa la deuxième machine en Amérique. Elle se composait d’une série de pistons d’acier de 11 centimètres de longueur, portant chacun un type à l’une de leurs extrémités et un bouton de nacre à l’autre. Ces pistons occupaient une position verticale autour d’une roue horizontale d’environ trente centimètres de diamètre, mobile autour de son axe. Au dessous de cette roue, était un cylindre de papier, on amenait le piston choisi devant le guide, au point d’impression et on l’enfonçait avec l’index. L’invention de THURBER, donnait une assez bonne impression, mais forcement trop lente. 

1847 : invention du jean par Levi Strauss. Oscar Levi Strauss est resté dans l’histoire comme l’inventeur du blue jeans. Selon la légende, il serait arrivé à San Francisco avec un chargement de toile de tente et aurait décidé d’en faire des pantalons de travail car il n'arrivait pas à écouler son stock !

 

Les pantalons en toile de Strauss ont du succès auprès des prospecteurs d'or car ils sont très résistants, même s’ils ne sont pas vraiment confortables à porter. Par la suite, Strauss découvre le denim, une toile de coton fabriquée à Nîmes, et produit des vêtements plus confortables qui deviennent très populaires.

En 1866, le siège de la compagnie Levi Strauss and Co s’installe au 14-16 Battery Street.

1849 : ruée vers l'or en Californie. Le 24 janvier 1848, en Californie, un ouvrier du nom de James Marshall découvre des pépites d'or mélangées à des cailloux alors qu'il travaille à la réparation d'un moulin à eau. Son patron, Johann Sutter, est un immigrant d'origine suisse. Il a obtenu une concession de... 900 km2 dans la vallée du Sacramento, non loin de San Francisco. Il l'a appelée «Nouvelle Helvétie» et y a bâti un fortin, Sutter's Fort, pour se protéger des Indiens.

La Californie appartient encore au Mexique, colonie espagnole devenue indépendante en 1821. Le mois suivant, en février 1848, au terme d'une guerre rapide autant qu'inique, le Mexique est contraint de céder aux États-Unis la Californie ainsi que tous les territoires situés au nord du rio Grande.

En décembre 1848, le président américain confirme très officiellement la présence d'or en Californie. L'annonce entraîne une ruée du monde entier. Beaucoup d'aventuriers traversent le continent américain dans les chariots à bâche popularisés par les westerns. D'autres contournent l'Amérique en bateau en empruntant le détroit de Magellan. Les difficultés de la navigation donnent à certains l'idée de creuser un canal à travers l'isthme de Panama...

La Californie étant encore dépourvue d'administration, les terrains et l'or qu'ils recèlent appartiennent au premier arrivant. Des villes éphémères se multiplient dans la vallée du Sacramento. À la fin de l'année, le territoire compte déjà 90.000 habitants. Il devient dès 1849 un état de plein droit au sein des États-Unis d'Amérique.


1857 : invention de l'ascenseur à vapeur par E. G. Otis. Le 23 mars 1857, Otis installa le premier ascenseur du monde, dans le magasin de E. V. Haughwout & Company, marchands de porcelaine et de verrerie françaises, à l'angle de Broadway et de Broome Street à New York. Dans ce bâtiment, qui comportait cinq étages et était considéré comme élevé pour l'époque, la force motrice nécessaire à l'ascenseur était transmise par une série d'arbres et de courroies entraînés par une centrale à vapeur dans le bâtiment. Sa capacité était de 450 kilogrammes à une vitesse de 0,2 mètre par seconde. Le premier marché d'ascenseur avait été signé. Pendant les quelques années suivantes, les affaires ne furent pas très vigoureuses, mais néanmoins suffisantes pour d'une part permettre à Elisha Otis de poursuivre ses inventions et mises au point, et d'autre part de développer la demande pour ses ascenseurs. Une de ses inventions fut le moteur à vapeur alternatif Otis, également appelé le moteur "patent" (breveté). Ce moteur à vapeur autonome donna une nouvelle renommée au nom d'Otis dans cette industrie naissante et, en peu de temps, cette installation motrice pour ascenseurs fut présentée comme un tout dans la publicité, les catalogues et la documentation d'Otis.


Mais Elisha Otis n'allait pas profiter de ses nouvelles idées. Il mourut le 8 avril 1861, peu de temps avant le début de la guerre civile, et la Société fut reprise par ses fils Charles et Norton. Elisha Graves Otis mourut quatre mois exactement avant son 50e anniversaire. Pendant la courte période où il s'était consacré à l'industrie des élévateurs, il avait immensément contribué à son développement et à son potentiel. Il ne mourut pas riche, mais laissait à ses fils un héritage considérable à développer.

Ils le firent, comme le prouve aujourd'hui l'importance du nom Otis dans l'industrie. A eux deux, Charles et Norton Otis se virent accorder 53 brevets sur la conception des ascenseurs et leurs dispositifs de sécurité. Pendant les années et la courte période de récession qui suivirent la guerre civile, on ne fabriqua pas beaucoup d'ascenseurs. Pour les hôtels, c'est en 1866 que le premier fut installé à New York, à l'hôtel Saint-James. L'industrie commençait à se développer.

1861-1865 : guerre de Sécession. Les États-Unis sont nés deux fois.

- La première fois par décision libre des treize colonies unies contre l'Angleterre.

- La seconde fois au prix d'une terrible guerre civile qui faillit bien anéantir l'idée même de l'Union. Ce furent quatre années de batailles sauvages, avec 2.800.000 combattants, qui firent quelque 628.000 morts et des centaines de milliers de blessés, sur une population de 35 millions d'habitants. La question de l'esclavage mine le pays depuis sa fondation. Les Pères fondateurs n'ont pas voulu trancher. Trop d'intérêts sont en jeu.

On a dit de la Guerre de Sécession qu'elle fut la seconde révolution américaine tant cette guerre civile eu un effet profond et prolongé sur l'Histoire des États-Unis. Au départ, s'opposent :

• les États-Unis d'Amérique - l'Union - au Nord,

• et onze États sécessionnistes organisés en États Confédérés d'Amérique - la Confédération - au Sud.

Tous les combats eurent lieu sur les États du sud, marqués par de grandes charges héroïques de cavalerie ou d'infanterie, laissant ensuite ces terres détruites, dévastées, dans un état de misère indescriptible et cela pour des années.

De nouveaux moyens de combat (cuirassé, sous-marin, fusil à répétition, télégraphe, voies ferrées) furent utilisés.

En 1865, Abraham Lincoln proclame l'abolition de l'esclavage. Le treizième amendement à la Constitution des États-Unis prend effet le 18 décembre 1865. «Ni esclavage, ni aucune forme de servitude involontaire ne pourront exister aux États-Unis, ni en aucun lieu soumis à leur juridiction», énonce-t-il.

La Guerre de Sécession (ou Civil War) est à peine terminée que le Congrès tranche sur ce qui en fut la cause directe : l'esclavage dans les plantations de coton du Sud, la mésentente entre les planteurs distingués du Sud et les industriels frustes du Nord ayant fait le reste.


Le 1er janvier 1863, en pleine guerre, le président Abraham Lincoln avait déjà proclamé l'émancipation des esclaves dans les États insurgés. Mais il n'avait pu introduire l'abolition de l'esclavage dans la Constitution faute d'une majorité suffisante au Congrès.

1867 : les Etats-Unis achètent l'Alaska à la Russie. Le 30 mars 1867, le Secrétaire d’état américain William Seward conclu avec la Russie l’achat de l’Alaska pour quelques 7 millions de dollars. A l’époque, l’acquisition est considérée une folie. L’Amérique russe est perçue comme une vaste banquise et caricaturée comme la "Glacière de Seward". Les expansionnistes invoquent la doctrine de Monroe et en appellent au "destin manifeste" des États-Unis pour faire admettre l’acquisition de l’Alaska à une opinion sceptique. 

1871 : création de Yellowstone National Park. John Colter, un trappeur solitaire, a été le premier blanc à découvrir Yellowstone en 1807 ; quand il revint de son expédition, personne ne crut à ses histoires d’eau chaude qui jaillit du sol, de fumerolles et d’odeur de soufre. En 1871 seulement, une première expédition scientifique eut lieu, et moins d’un an après, en 1872, Yellowstone devint le premier Parc National du monde.

   

1872 : invention du chewing-gum par T.Adams. Premier brevet pour la télégraphie sans fil déposé par Mahlon Loomis.

Le chewing gum moderne est apparu en 1869. Le Général Mexicain, Antonio Lopez de Santa Anna, vainqueur d’Alamo, et puis président du Mexique, embaucha l’inventeur Thomas Adams afin de développer une nouvelle forme de gomme, utilisant de la résine. Cette histoire fut la suivante : En 1855, le général, chassé du Mexique par la révolution et exilé à New York, importa 250 kilogrammes de chiclé, gomme extraite du sapotillier, un arbre qui croît en abondance dans les forêts du Yucatán. Il croyait pouvoir faire fortune en fabriquant des pneus dont le caoutchouc était remplacé par sa gomme.

Son collaborateur Thomas Adams de Hoboken (New Jersey) fut chargé de négocier le chiclé. Il échoua dans ce commerce et lorsque Santa Anna retourna au Mexique après l'amnistie, Adams conserva le stock de chicle. On dit que voyant dans une pharmacie une petite fille mâchant de la paraffine, il se souvint des habitudes de Santa Anna, qui, comme ses concitoyens, mâchonnait de petites bandes de cette gomme.

Il prit contact avec le pharmacien pour lui proposer sa gomme à meilleur marché que la paraffine. Adams et son fils firent donc de petites bandes de leur chiclé que le pharmacien vendait à 1 cent.

En 1866, après avoir utilisé 55 dollars pour reconstituer son stock, et louer un terrain et un atelier, Adams lança sur le marché le premier chewing-gum industriel: le "Adam's New York Chewing-gum ".


Quelques années plus tard, William J. White eu une idée géniale: ajouter au chicle du sirop de glucose aromatisé à la menthe. Il vendit cette gomme à mâcher sous le nom de "Yucatan".

Mahlon Loomis est né le 21 juillet 1826, à Oppenhiem New York. Pendant plusieurs années Loomis exerce comme dentiste itinérant. Il dépose, en 1854, un brevet sur un procédé pour fabriquer des dents artificielles en kaolin.

 

A partir du milieu des années 1850, il se prend d'intérêt pour l'électricité. Certains de ses travaux sont consignés à la Library of Congress (Washington). Il est l'auteur, un peu avant 1858, d'une "théorie" sur l'emploi de l'électricité statique de l'atmosphère dans la transmission de signaux (il appelait ces signaux "pulsations").

A la même époque, Loomis s’intéresse à l’utilisation des charges électriques disponibles dans l'atmosphère au moyen de cerfs-volants tractant des fils métalliques. Ces réflexions le mettent sur la voie du développement d’un système de télégraphie sans fil pour des communications longues distances.

1876 : Les Aventures de Tom Sawyer de Mark Twain. Invention du balai mécanique par M. R. Bissel.

Tom Sawyer et Huckleberry Finn sont deux amis aussi turbulents qu'inséparables. Tom vit chez sa tante Polly, aime à se battre avec les nouveaux venus au village et est amoureux de Becky Thatcher, la fille du Juge. Huck, son ami, mène une vie de bohème à l'image de son vagabond de père.

Ce roman raconte leurs aventures. Un soir, alors qu’ils se rendent en cachette au cimetière pour enterrer un chat, Tom et Huck assistent à une scène qui les glace . Trois hommes, le docteur du village, Joe l'Indien et Muff Potter déterrent un homme. Soudain, une bagarre éclate entre les trois hommes. Joe l’Indien tue le docteur de son couteau. Puis il glisse l’arme du crime dans la main de son compère, Potter, qui est complètement ivre. Le lendemain, Potter est arrêté et accusé du meurtre.

Lors du procès, Potter risque d’être condamné à la pendaison. N’écoutant que son courage, Tom dénonce Joe l’Indien, le vrai coupable. Mais ce dernier réussit à s'enfuir. Avant de s‘échapper, il promet de se venger. Grâce à leur débrouillardise, leur intelligence et leur courage, Tom et Huck réussiront à déjouer les plans du bandit. Certes ils seront en mauvaise posture dans la caverne au trésor, mais ils parviendront à s’enfuir. Finalement Joe l’Indien mourra et Potter sera définitivement innocenté. Tom et Huck, après avoir découvert un trésor dans la caverne, seront considérés comme des héros.

Tom Sawyer représente un certain idéal de l'enfant américain par ses qualités d'intelligence et de cœur. Garnement incorrigible dont les frasques bouleversent toute la vie de la communauté, mais généreux, débrouillard, sympathique jusque dans son indiscipline, justicier redresseur de torts quand il le faut, il sait agir pour le bien de tous sans rien perdre de son individualisme. Anticonformiste, il est le symbole même du dynamisme et de l'esprit d'entreprise qui doit caractériser le Nouveau Monde face au Vieux Monde englué dans ses conventions et ses traditions.

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