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Télévision

La TV est largement répandue sur le sol américain puisqu'elle est présente dans 98 % des foyers. Il existe cinq réseaux nationaux : ABC, CBS, NBC, FOX et PBS (chaîne publique financée par l'Etat et les particuliers, sans pub, proposant les meilleures émissions mais pas pour autant les plus regardées). On trouve aussi dans chaque Etat diverses chaînes locales ou régionales. A ces réseaux vient s'ajouter le câble. On y trouve des chaînes spécialisées diffusant 24h/24 des informations (par exemple CNN, plutôt démocrate, et FOX, clairement républicaine), des émissions pour les enfants, de la météo, des films (HBO, l'équivalent de notre Canal +), du sport, de la musique, du téléachat, des programmes religieux, etc...

Presse écrite

Les quotidiens sont de véritables institutions aux Etats-Unis. Les Américains lisent énormément les journaux. A l'échelle nationale, les plus importants sont : le New York Times (journal progressiste et de qualité, plus d'un million d'exemplaires vendus chaque jour, près de deux le dimanche), le Washington Post et le Los Angeles Times (inspiration politique plutôt libérale). Egalement le Wall Street Journal (sérieux et conservateur) et le USA Today (le seul quotidien national très grand public et de qualité médiocre); vous serez surpris du tarif ridicule de ces journaux : environ 25 cents en semaine et 1,25 $ le dimanche. On trouve encore les différents journaux locaux concentrés sur les faits divers et les manifestations culturelles. Il y a aussi les tabloids (appelés ainsi à cause de leur format), Daily News et compagnie, souvent gratuits, et sans contenu de fond; on se contente des nouvelles locales, et le reste de l'actualité n'est traité que sous forme de dépêches. Côté hebdos, citons Time (plutôt libéral) et Newsweek (plus centriste).

Tous ces journaux et magazines sont largement diffusés dans tous les Etats-Unis. Pour ce qui est de la presse quotidienne californienne, vous trouverez principalement : le San Francisco Chronicle, le Sand Diego Union et bien sûr le LA Times mentionné ci-dessus. Sans oublier les nombreux magazines gratuits.

Les journaux s'achètent dans des distributeurs automatiques dans la rue. On glisse la somme et une petite porte s'ouvre pour vous laisser prendre votre quotidien.

La presse étrangère en général et française en particulier est difficile à trouver, même dans les aéroports internationaux. Quelques exemplaires du Monde diplomatique ou du Figaro dans sa version internationale (France-Amérique) sont distribués régulièrement dans les grandes villes. Sinon, on peut se rabattre sur les librairies internationales (dans les grandes villes) ou les bibliothèques publiques (public libraries).

Radio

Il y a pléthore de statons, toutes différentes. Nombreuses radios locales, essentiellement musicales (rock, country et du hip-hop autour des grandes villes). On les retrouve sur la bande FM. Les stations de radio portent des noms en quatre lettres, commençant soit par W (celles situées à l'est du Mississippi), soit K (à l'ouest).

Le réseau public américain, le NPR (National Public Radio) propose des programmes d'une qualité supérieure.

Liberté de la presse

Les huit années de mandature de George W.Bush laisseront certainement un souvenir amer à une bonne partie de la presse américaine. Qui aurait cru, au pays du Premier amendement, que la justice fédérale pourrait infliger la prison à des journalistes, pour avoir refusé de trahir le secret professionnel ? Le 19 avril 2005, une cour d'appel fédérale de Washington a confirmé l'ordre d'incarcération de Judith Miller, du New York Times, et de Matthew Cooper, du Time, condamnés pour "outrage à la cour". A l'origine de l'affaire : les fuites dans la presse concernant l'identité d'un agent de la CIA, Valerie Plame. Matthew Cooper a échappé à la prison après avoir accepté de révéler ses sources, mais Judith Miller a été incarcérée, le 6 juillet 2005. Elle a finalement cédé, en septembre, après trois mois de détention. L'argument de la "sécurité nationale", brandi jusqu'à saturation après le 11 septembre 2001, a pourtant rendu la chose possible. Jeune journaliste indépendant, le Californien Josh Wolf avait lui aussi refusé de remettre des archives vidéo à la justice fédérale. Il est sorti de prison le 3 avril 2007 après 224 jours de détention. Du jamais vu.

Au cours des dix dernières années ou presque, la Cour suprême des États-Unis, qui a à sa tête M. William Rehnquist, a cité le premier amendement à la Constitution des États-Unis pour déclarer anticonstitutionnels treize lois fédérales, huit lois d'États fédérés et quatre arrêtés municipaux, indique M. Ronald Collins, d'un groupe de défense de la liberté de la presse, le « First Amendment Center ».

Les décisions de la Cour suprême illustrent un important principe du régime politique des États-Unis, à savoir que la Constitution, qui garantit la liberté de la presse, prime la loi que ce soit au niveau de l'État fédéral, des États fédérés ou des collectivités locales. Selon le premier amendement, « le Congrès ne fera aucune loi (...) qui restreigne la liberté de la parole ou de la presse ».

 

Dès le départ, même avant l'entrée en vigueur de la Constitution en 1789, les architectes de la Révolution américaine étaient profondément convaincus que la liberté ne pouvait exister sans une presse libre. « Notre liberté dépend de la liberté de la presse », a déclaré l'auteur de la Déclaration d'indépendance, Thomas Jefferson, en 1786. Lorsque les législateurs ont voté le premier amendement à la Constitution en 1791, qui est le premier de dix amendements connus sous le nom de la Déclaration des droits, les pères fondateurs savaient que les tribunaux auraient à l'interpréter à la lumière de circonstances qui ne manqueraient pas de changer ainsi que par rapport aux autres droits inscrits dans la Constitution. C'est bien là ce qui s'est produit.

Au fil des ans, la Cour suprême et d'autres tribunaux ont dû s'attaquer à la question de savoir précisément ce que constituent la liberté de la presse et la liberté d'expression énoncées dans le premier amendement. Par exemple, cet amendement « ne protège pas un homme qui crie à tort au feu dans un théâtre, causant ainsi la panique », comme le juge Oliver Wendell Holmes l'a déclaré en 1919. Dans l'arrêt Schenk contre États-Unis relatif à cette affaire, Oliver Wendell Holmes a souligné la nécessité d'un « danger clair et présent » au sujet des maux que « le Congrès a le droit de prévenir ». Il s'agit, a-t-il ajouté, d'une « question de proximité et de degré ».

 

Les questions de proximité et de degré sont apparues dans la plupart des décisions judiciaires importantes relatives à la liberté de la presse. « Le premier amendement est-il aussi absolu que son libellé semble le suggérer ? C'est là une question à laquelle la Cour suprême tente de répondre depuis deux cents ans », souligne Mme Jane Kirtley, professeur de droit de l'université du Minnesota et ancienne directrice du Comité des journalistes pour la liberté de la presse.

Parmi les grands arrêts de la Cour suprême qui renforcent la liberté de la presse figurent :

- Near contre Minnesota (1931). La Cour suprême étend la protection de la presse du niveau fédéral au niveau des États fédérés. Jusqu'alors, la presse était uniquement protégée au niveau fédéral. Cet arrêt qui fait date interdit aussi la plupart des formes de restriction de la liberté de la presse ;

- Grosjean contre « American Press Co » (1936). La Cour suprême déclare que les pouvoirs publics ne peuvent pas percevoir un impôt reposant sur le tirage d'un journal. Les impôts discriminatoires constituent une méthode dont de nombreux États à travers le monde se servent pour imposer une charge indue sur la presse ;

- « New York Times » contre Sullivan (1964). La Cour suprême déclare qu'un agent public ne peut pas obtenir des dommages et intérêts à cause de la publication d'informations fausses et diffamatoires relatives à l'exercice de ses fonctions officielles à moins qu'il ne prouve que ces informations ont été diffusées dans l'intention de nuire. Cette décision a été ensuite étendue à toutes les personnalités ;

- « New York Times » contre États-Unis (1971). La Cour suprême déclare que la liberté de la presse en matière de restriction préalable est presque absolue. Le quotidien « The New York Times » est autorisé à publier des articles relatifs à la guerre du Vietnam (« The Pentagon Papers »), bien que le gouvernement soutienne que leur publication compromettra la sécurité nationale. La Cour suprême juge que le gouvernement n'a pas prouvé que cette publication porterait « une atteinte directe, immédiate et irréparable à l'intérêt national » ;

- « Miami Herald » contre Tornillo (1974). La Cour suprême déclare qu'un candidat à une fonction élective n'est pas fondé à exiger la parution, dans un journal, d'une réponse de même longueur que l'article de ce journal qui le critiquait. Toutefois, elle n'étend pas une protection semblable à l'audiovisuel, qui doit offrir un droit de réponse dans certaines circonstances ;

- « Hustler Magazine » contre Falwell (1988). La Cour suprême déclare que la presse a le droit de parodier des personnalités même lorsque la parodie est extravagante et qu'elle cause un trouble émotionnel ;

- Bartnicki contre Vopper (2001). La Cour suprême juge que, lorsqu'il s'agit de questions d'intérêt public, le premier amendement protège les médias même lorsqu'ils diffusent des conversations par téléphone mobile qui ont été interceptées de façon illicite par un tiers.

Ces arrêts de la Cour suprême, ainsi que ceux de centaines de tribunaux, illustrent le rôle important que le pouvoir judiciaire joue aux États-Unis pour garantir la liberté de la presse et elles soulignent aussi la nécessité de l'indépendance et de l'impartialité de l'appareil judiciaire, estime le professeur Kirtley. « La Constitution et la Déclaration des droits, dit-elle, n'ont jamais été des documents d'application automatique. Elles dépendent d'un appareil judiciaire indépendant pour les interpréter et pour leur donner vie. » Toutefois, l'incorporation du principe dans la Constitution contribue à garantir que les tribunaux feront leur possible pour élargir la liberté de la presse au lieu de la restreindre. La longue jurisprudence américaine relative à cette question en témoigne.

Bien que la protection constitutionnelle et juridique de la liberté de la presse soit importante, elle n'existe pas dans le vide. L'évolution de la société joue aussi un rôle essentiel. Au fil des ans, une société civile dynamique et indépendante de l'État s'est affirmée aux États-Unis et dans de nombreux autres États démocratiques. Une multitude d'organisations non gouvernementales ayant pour mission de défendre la liberté de la presse ont vu le jour. Grâce en partie aux pressions qu'elles exercent, les pouvoirs publics sont devenus plus réceptifs aux besoins des journalistes. Par exemple, au siècle dernier l'État fédéral et de nombreux États fédérés ont promulgué des lois sur la liberté d'information et sur les réunions publiques qui donnent à la presse le droit d'obtenir des informations.

 

Depuis plusieurs décennies, le rythme vertigineux du progrès technique a des effets considérables sur la presse. Par exemple, un vif débat porte sur le rôle de l'Internet et sur ce qui constitue une fonction protégée par la liberté de la presse sur ce réseau, indique une avocate spécialisée dans les médias, Mme Madeleine Schachter. Auteur d'un livre intitulée en anglais « The Law of Internet Speech » (le droit d'expression sur l'Internet), elle estime que « les tribunaux auront à se colleter avec la question de l'Internet et des nouvelles technologies et que leurs décisions porteront en grande partie sur la nature des fonctions en cause ». Ces décisions, ajoute-t-elle, devront être suffisamment souples pour s'adapter aux nouvelles technologies.

L'augmentation du nombre des ménages disposant du câble et d'antennes paraboliques est un autre fait qui a une incidence sur les médias. On compte maintenant des centaines de réseaux et de stations accessibles sur la plus grande partie du territoire américain. En conséquence, la distinction traditionnelle entre la presse écrite et l'audiovisuel, qui était fondée en particulier sur le petit nombre de stations de télévision, devient de plus en plus sans raison d'être. Ce fait a été reconnu lorsque l'on a aboli en 1987 la « Fairness Doctrine » (doctrine de l'équité), selon laquelle les stations de radio et de télévision devaient couvrir de façon équilibrée et équitable les questions controversées, ce qui ne s'appliquait pas à la presse écrite. Il est probable que le cadre juridique et réglementaire dans lequel fonctionne la presse évoluera davantage au fur et à mesure que de nouveaux changements techniques et autres auront des effets sur les médias. Ce qui ne change pas cependant, de l'avis de ses défenseurs, c'est le principe de la liberté de la presse. Il reste la pierre angulaire de la liberté aux États-Unis.

Sous Obama, plus que jamais, nous vivons dans une société secrète, où les lanceurs d’alerte et les journalistes sont visés pour avoir fait leur travail – Helen Thomas (doyenne des journalistes accrédités à la Maison Blanche qui a récemment pris sa retraite après avoir fait des commentaires sur le lobby sioniste aux Etats-Unis – NdT), injustement pilonnée par le lobby pro israélien, a déclaré au mois de juillet dernier, au cours d’une conférence de presse de Robert Gibbs à la Maison Blanche, que l’administration « contrôlait la presse, », puis a ajouté « C’est choquant, vraiment choquant... Pour qui nous prennent-ils, des marionnettes ? Ils sont censés ne pas se mêler de nos affaires. Ce sont des fonctionnaires. C’est nous qui les payons. »

Dans une interview à CNCNews.com du 1er juillet 2009, elle a dit que même Nixon n’avait jamais exercé un tel contrôle sur la presse. Elle a dit : « Nixon n’a pas essayé. Ils ne pouvaient pas contrôler (les médias). Ils n’essayaient pas... Je ne dis pas qu’il n’y a jamais eu d’informations contrôlées, mais cela atteint des niveaux jamais vus. Ils ne s’en cachent même plus. Ils s’en fichent que vous en soyez conscients ou pas. Ils devraient avoir honte. »

Au mois de février 2009, une loi Free Flow of Information Act (loi sur la liberté de circulation de l’information) a été présentée devant la chambre des Représentants et le Sénat. Au mois de mars, la chambre des Représentants l’a voté à une écrasante majorité. Depuis, elle est bloquée dans une commission du Sénat.

A l’époque, l’administration Obama a réduit la portée du texte malgré un fort soutien du congrès – sous prétexte que la sécurité nationale primait sur le droit du public de savoir, que les procureurs devaient pouvoir obliger les journalistes et les lanceurs d’alerte à révéler leurs sources. La loi n’a jamais été définitivement adoptée mais l’administration actuelle l’invoque pour tenter d’empêcher la divulgation d’informations qu’elle veut censurer, et avec plus d’agressivité qu’aucune autre administration précédente. Encore une mesure de l’homme qui avait promis le changement.

Thomas Drake fait partie des cibles de l’administration Obama, ancien « cadre supérieur » de l’ancienne Agence de Sécurité Nationale, inculpé le 15 avril 2010, sous plusieurs accusations de « détention volontaire d’information classifiée, obstruction de justice et fausses déclarations, » selon le Procureur Lanny A. Breuer, de la Division Criminelle.

Selon l’inculpation en dix points, il aurait fourni à un journaliste du Baltimore Sun, Sibohan Gorman, des documents classifiés de la NSA relatifs à l’agence. En fait, elle a écrit sur le gâchis et les erreurs de gestions du projet « Trailblazer » (un programme déstiné à analyser les données sur les réseaux informatiques), et sur des activités d’espionnage illégales. Le 18 mai 2006, elle a écrit un article intitulé « la NSA abandonne un système légal de récupération de données sur les communications téléphoniques » où elle a écrit : « Une fois le feu vert donné par le Président Bush à la NSA pour recueillir secrètement et analyser les données téléphonique locales – une autorisation qui ne faisait aucune mention de la protection des identités – les agents officiels ont considéré que le cryptage des données était inutile et l’a abandonné ».

Cela dit, son article parlait surtout de Trailblazer, un projet de 1,2 milliards de dollars qu’un participant a qualifié de « plus gros gâchis actuellement en cours dans le monde du renseignement, » chose que le public avait le droit de savoir.

Les fuites de Drake ont révélé des activités d’espionnage illégales de la part de la NSA, une énorme quantité de gâchis et de fraudes, ainsi que la formation d’un état de sécurité/surveillance nationale public/privé, ce qui avait pour résultat d’inciter les profiteurs à entretenir la peur pour le plus grand bien de leur chiffre d’affaires.

En tant que candidat, Obama avait promis la transparence, la responsabilité et la réforme des politiques extrémistes de Bush. En tant que président, il a usurpé de pouvoirs de surveillance non contrôlés, dont les écoutes téléphoniques sans mandat, l’accès aux données personnelles, le suivi des transactions financières, le suivi des courriers électroniques, l’usage de l’Internet et des téléphones portables pour recueillir des données secrètes pour d’éventuelles inculpations. Il réclame aussi l’immunité du Ministère de la Justice pour les procès intentés pour espionnage illégal, une exigence qu’aucun membre du Congrès ou de l’administration n’avait formulée, pas même Bush et ses alliés Républicains.

Le résultat est que son état de sécurité nationale s’en prend désormais aux militants, aux dissidents politiques, aux manifestants anti-guerre, aux musulmans, aux immigrés latinos, aux avocats qui les défendent, aux lanceurs d’alerte, aux journalistes qui révèlent les crimes fédéraux, la corruption, ceux qui refusent de dévoiler leurs sources, et Wikileaks, cité dans un rapport du Pentagone de 2008 comme une menace majeure pour la sécurité des Etats-Unis qu’il serait important de fermer en identifiant ses sources, en les décourageant et en les poursuivant. Nous allons y revenir.

A une époque ou le gouvernement agit de plus en plus en s’entourant de secret, en versant dans l’illégalité et en trahissant la confiance du public, les révélations et le débat ouvert sont indispensables. Sans les lanceurs d’alerte, Wikileaks et les journalistes courageux, c’est la transparence de la société qui est mise en cause.

 

 

 

 

 

 

 

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