Personnages

Histoire, politique et société

Francis Drake (1542-1596) : corsaire et explorateur anglais. Durant son voyage d'exploration autour du monde pour le compte de la reine Elisabeth 1er d'Angleterre (1577-1580), il prend possession de la Californie qu'il nomme Nouvelle-Albion.

Robert Fitzgerald Kennedy (1925-1968) : Bobby, le frère de J.F.K. Ministre de la Justice de 1961 à 1963. Sa destinée ne sera pas différente de celle de son frère puisqu'il meurt 5 ans après lui, assassiné à son tour, à Los Angeles le soir de sa victoire à la primaire de Californie.

Richard Nixon (1913-1994) : "Tricky Dirck" (Richard le roublard) est connu pour être un excellent joueur de poker. Une aptitude qui le prédestine peut-être à une carrière politique... En 1946 il est élu député de Californie puis sénateur, profitant du climat instauré par le maccarthisme pour taxer son adversaire de sympathisant communiste. Trois ans plus tard, il est vice-président d'Eisenhower, réélu à ce poste en 1956. Durant son mandat, il assure l'intérim de la présidence à trois reprises. Cela ne lui est pourtant pas favorable puisqu'il est battu par J.F.K. aux élections présidentielles de 1960. Son tour vient en janvier 1969, il devient le 37ème président des Etats-Unis. De son passage à la Maison-Blanche on retient la création des agences pour la protection de l'environnement (EPA) et de lutte contre la drogue (DEA). Il est également l'initiateur du programme de construction de la navette spatiale. Moins glorieux, Nixon est indissociable de la guerre du Vietnam et du scandale du Watergate qui provoque sa démission en 1974.

 

Ronald Reagan (1911-2004) : acteur de cinéma apparu dans des films et des séries B, ses connaissances ne se limitent pour tant pas aux deux premières lettres de l'alphabet. En 1966 il est élu 33ème gouverneur de Californie, mais comme il le dit : "les grands esprits ne sont pas au gouvernement. Si c'était le cas, ils seraient embauchés par les entreprises.". Considéré comme le "fondateur" du parti républicain moderne, le passage de Rony à la présidence des Etats-Unis marqua le retour à un conservatisme et à un libéralisme économique fort. Sa politique sociale mit des dizaines de milliers de gens dans les rues.

Arnold Aloïs Schwarzenegger (né en 1947) : le "chêne autrichien", "schwarzy", "Conan le républicain" ou encore "governator", l'Autrichien arrivé en 1968 aux Etats-Unis est tout à la fois. Figure majeure du culturisme, icône de films d'action, gouverneur de Californie depuis 2003 jusqu'à 2010, président des Etats-Unis dans le film Les Simpsons, Schwarzy est l'incarnation du rêve américain. Et force est de constater que "governator" ne gouverne pas à tort et à travers. Allant à l'encontre de la politique de Bush concernant le protocole de Kyoto, il promulgue le Global Warming Solution Act, afin de réduire l'émission de gaz à effet se serre en Californie.

 

Leland Stanford (1824-1893) : 8ème gouverneur de Californie et président de la Southern Pacific Railroad. Il fonda la prestigieuse université Stanford, au cœur de l'actuelle Silicon Valley.

 

Randolph Hearst (1863-1951) : jeune homme turbulent, il est expulsé d'Harvard et prend la tête du quotidien San Francisco Examiner appartenant à son père. Très vite il acquiert d'autres journaux, entrant en concurrence avec Pulitzer et se lace sur le créneau du journalisme sensationnaliste. Voyant le potentiel à tirer de la BD, il incorpore des "funnies", suppléments illustrés, au tirage dominical puis crée le King Features Syndicate (1915) pour diffuser des comics strips sur tout le territoire. Paraissent ainsi Flash Gordon, Mickey Mouse, Popeye, etc... Véritable magnat de la presse possédant pas moins de 40 journaux et magazines, Orson Welles en fait un portrait à peine voilé dans Citizen Kane.

 

Musique

Joan Baez (née en 1941) : au-delà de son statut de "reine du folk" qui a popularisé les chansons de Bob Dylan, cette Californienne d'adoption est le symbole de l'esprit révolutionnaire des sixties. Ses concerts, de Woodstock à la fête de l'Huma et ses albums (plus d'une trentaine) sont autant de preuves d'un militantisme pacifique au service des causes qu'elle défend.

 

Beach Boys : palmiers, surf et jeunesse dorée... le fameux mythe californien des années 60, rapidement ringardisé par l'émergence du mouvement hippie et la guerre du Vietnam. N'empêche, tandis que déferle la vague Beatles et autres Rolling Stones, "everybody's gone surfin, surfin USA"!

 

John Cage (1912 à Los Angeles – 1992) : influencé par le dadaïsme et la philosophie zen, ce compositeur, poète et plasticien angelin est un artiste d'avant-garde. Inventeur du piano préparé, une technique de jeu étendue qui consiste à placer des objets extérieurs (boulons, gommes...) entre les cordes pour modifier le timbre de l'instrument, John Cage est l'ambassadeur de la musique contemporaine expérimentale. Son œuvre majeure 4'33 est une pièce silencieuse, pour un musicien qui, installé avec son instrument comme s'il allait en jouer, ne joue rien. La durée est libre (ah bon ?), mais trois mouvements doivent être indiqués. Oui, c'est conceptuel...

 

Nat King Cole (1917-1965) : pianiste de jazz et véritable crooner à la voix suave comme un soupir d'amoureux, il est l'un des principaux musiciens qui contribuent à l'émancipation d'un courant californien : un blues de cabaret, sophistiqué et feutré, apprécié par un public averti. En 1948 il emménage dans le quartier de Hancock Park, à Los Angeles, et dans un pays encore marqué par la ségrégation raciale, se heurte au racisme de ses voisins, fâchés de voir un "indésirable" s'installer dans leur prestigieux quartier.

 

Cypress Hill : groupe de hip-hop formé en 1988 du côté de South Gate (Los Angeles). Ils commencent par se produire dans des clubs, surtout devant un public latino. Leur musique est identifiable aux instrumentaux funky avec une touche latino, au flow saccadé et à la voix nasillarde de B-Real. Leurs collaborations sont éclectiques : Prodigy, Eminem, Deftones, Rage Against the Machine, Damian Marley, ...

 

Miles Davis (1926-1991 à Santa Monica) : trompettiste virtuose, animé par le goût de l'innovation et sans cesse à la recherche de territoires sonores à défricher, Miles Davis est à l'origine d'un jazz avant-gardiste qui lui vaudra l'incompréhension des puristes. Il transcende les genres, affirme le cool-jazz et compose des titres de jazz-rock rapprochant ainsi deux courants musicaux jusqu'alors bien distincts. A Paris, il côtoie Boris Vian, Juliette Gréco, Picasso, Sartre ou encore Jeanne Moreau. Il reçut la Légion d'honneur française.

 

Dr. Dre (André Romell Young, né en 1965) : rappeur et producteur de nombreux artistes de la scène rap et hip-hop actuelle. Il popularise le gangsta rap et la culture hip-hop californienne en général. Celle du bandana noué autour de la tête... Son 1er album, The Chronic, sorti en 1992 et dans lequel apparaît Snoop Dogg pour la première fois est multiplatine. En 1995, il collabore avec Tupac sur California Love. Après son assassinat en 1996, il déclarera l'ère du gangsta rap révolue.

 

Macy Gray (Natalie Renee McIntyre, 1967) : elle débute par l'enregistrement de deux titres à Los Angeles en 1998. Le titre I try sur lequel elle pose sa voix rocailleuse et jazzy lui vaudra un Grammy Award en 2001. Ses compositions en font le chaînon manquant entre la soul, le hip-hop et le R & B contemporain. Egalement actrice, on la voit dans Spiderman, Training Day et plus récemment dans Domino. En 2005 elle ouvre la Macy Gray Music School à Hollywood.

 

Ben Harper (Benjamin Chase, 1969) : né à Claremont, il découvre la guitare très tôt. Avec son groupe The Innocent Criminals, il est révélé en 1997 par l'album The Will to Live. Touches de reggae et de funk dans l'album Diamonds on the Inside, gospel avec The Blind Boys of Alabama sur There Will be a Light, folk, blues et même hip-hop, ses morceaux couvrent toutes les variations de la musique noire américaine.

Michael Jackson (1958-2009) : "this is thriller, thriller life"..., si ce titre (le plus vendu de l'histoire) et son clip aux allures de court-métrages ont érigé le cadet des Jackson Five au statut de "Roi de la Pop", sa vie elle aussi relève du thriller. De sa propriété de Neverland (aux environs de Santa Barbara), avec son zoo et son parc d'attraction, à son recours obsessionnel à la chirurgie plastique, en passant par son curieux rapport aux enfants, "Wacko Jacko" est un phénomène, imprévisible. Bref, nul besoin de se demander d'où il sort son fameux moon walk, il descend tout droit de la lune... Le 25 juin 2009, Michael Jackson se trouve dans sa maison d'Holmby Hills, un quartier de Los Angeles, lorsqu'il perd connaissance peu avant midi. Les secours paramédicaux du Los Angeles Fire Department arrivent rapidement sur place, où ils constatent que son médecin personnel est déjà en train de procéder à une réanimation cardio-pulmonaire. Transporté au Ronald Reagan UCLA Medical Center, Michael Jackson décède malgré plus d'une heure de tentatives de réanimation. Sa mort est annoncée officiellement à la presse américaine quelques minutes plus tard par son frère aîné Jermaine Jackson. Une première autopsie médico-légale est pratiquée, puis à la demande de la famille, une deuxième dans un cadre privé quelques jours plus tard, le père de l'artiste ayant des doutes sur les raisons de la mort. Au fur et à mesure de l'enquête, les accusations se portent toutes sur son médecin personnel, Conrad Murray, criblé de dettes, qui lui aurait injecté du Propofolet du sédatif lorazepam. Les médecins légistes parlent alors d'« homicide accidentel » lié aux médicaments. Selon l'institut médico-légal, ces deux médicaments seraient à l'origine de la mort du chanteur. Mais il aurait été trouvé aussi, lors de l'autopsie, les médicaments suivants : midazolam, diazepam, lidocaïne et éphédrine. La publication du rapport d'autopsie pratiquée au bureau du médecin légiste de Los Angeles par les docteurs Sathyavagiswaran et Rogers, que s'est procurée l'Associated Press, révèle que Michael était en bonne santé. Le rapport révèle que le King of Pop souffrait d'arthrite au bas de la colonne vertébrale et dans les mains et d'une inflammation des poumons. Ce qui est assez courant pour un quinquagénaire. Son cœur, ses reins et ses autres organes fonctionnaient normalement et il pesait un poids normal. Le 21 novembre 2009, la police de Los Angeles informe la presse de nouvelles informations prouvant la culpabilité du docteur Murray dans la mort de la star.

 

Mettalica : "Metal Power"! comme le scandale leur première maquette. Formé en 1981, le groupe fait ses armes dans les clubs de L.A. La composition est mouvementée, du décès accidentel du bassiste Cliff Burton au départ de Dave Mustaine, les seuls membres des débuts sont en fait Lars Ulrich et James Helfield. Il leur faudra attendre 1986 et l'album de trash metal Master of Puppets, puis une tournée de 2 ans pour goûter au succès. En 1991 sort le Black Album, plutôt heavy metal. Commercial pour les fans de la première heure, c'est cet album qui permet à Metallica de toucher un large public.

 

Rage Against The Machine : comprenez "rage envers le système" et tout ce qu'il implique : mondialisation, néolibéralisme, racisme, élitisme, etc... Autant de concepts qui révoltent le groupe formé en 1990 à Los Angeles. Et pour le faire savoir, il n'hésite pas à user de symboles forts, comme brûler le drapeau américain sur le titre Killing in the name of. Michael Moore, connu pour ses documentaires engagés, a d'ailleurs réalisé deux de leurs clips. Ces précurseurs du mix-rap-metal font de nombreux adeptes. Aussi, le 21 janvier 2000, alors qu'ils donnent un concert sauvage dans le quartier de Wall Street, la Bourse est contrainte de fermer avant l'heure à cause de la foule. Ce n'était pas arrivé depuis 1929. RATM est parvenu au statut de groupe culte en seulement 10 ans et 3 albums.

 

Snoop Dogg (Cordozar Calvin Droadus Jr, 1971) : attention, chien méchant ! Le petit snoopy, comme l'appelait sa maman, a fini de ronger sa laisse. Proche d'un gang de L.A. surveillé par le FBI, de nature impulsive et agressive, Snoop fait dès son adolescence de fréquents séjours en prison et a des démêlés récurrents avec la justice depuis. Remarqué par Dr. Dre après avoir fait une maquette avec son cousin Nate Dogg et Warren G (le demi-frère de Dre), il sort Doggystyle en 1993, 1er album rap de l'histoire à se classer directement en tête des charts. Il devient ainsi une figure du rap westcoast.

 

The Game (Jayceon Terell Taylor, né en 1979) : originaire de Los Angeles, The Game est né du "buzz" autour de son titre You know what it is Vol. 1. En 2005, il a deux nominations aux Grammy Awards pour son album The Documentary produit par Dr. Dre. Rapidement devenu une référence dans le milieu du rap et du hip-hop, il prête sa voix à un personnage du jeu GTA : San Andreas.

 

Warren G (né en 1971) : ce rappeur né à Long Beach est le demi-frère de Dr. Dre et membre du groupe 213 formé avec Snoop Dogg et Nate Dogg. Produit en solo par Dre (encore lui), Warren G s'impose comme le pionnier du G-Funk, rap de L.A. en référence au P-Funk des années 1970 de George Clinton et son "Parliament-Funkadelic". Son album Regulate sort en 1994 et le révèle dans le monde entier.

 

Xzibit (Alvin Nathaniel Joiner, né en 1974) : rappeur, acteur, il est surtout connu en France pour avoir présenté l'émission Pimp my ride sur MTV. Bien qu'originaire de Detroit, c'est à Los Angeles qu'il est découvert lors d'une tournée avec le collectif de rappeurs West Coast Likwit Crew en 1996. Côté salles obscures, on l'a vu dans 8 Mile, plus récemment dans X-Files 2 : Régénération et entendu (il double le chef de la police) dans L'Histoire vraie du Petit Chaperon Rouge.

  

Cinéma

Nicolas Cage (né en 1964) : natif de Long Beach, il débute au cinéma grâce à son oncle Francis Ford Coppola qui lui offre un rôle dans Rumble Fish, en 1983. Un an plus tard, Cage vole de ses propres ailes dans Birdy, puis alterne films d'action stéréotypés et productions indépendantes. Une recette qui porte ses fruits puisqu'il reçoit l'Oscar du meilleur acteur pour son rôle dans Leaving Las Vegas (1995) et entre dans le club très fermé des acteurs payés 20 millions de dollars par film grâce à 60 sec chrono (1998). Acteur consciencieux et investi, il joue également à fond la carte de la star hollywoodienne; connu pour son caractère impétueux, c'est aussi un collectionneur de voitures de sport... et de femmes. En toute modestie, il a nommé son fils Kal-El. Comme Superman.

 

John Cassavetes (1929-1989) : l'archétype de l'auteur indépendant qui, après s'y être laissé prendre, a refusé le système hollywoodien. Dès son premier film, Shadows (1959), il innove un style cinématographique qui lui permet de coller à la réalité du sous-prolétariat noir. Faute de budget "hollywoodien", ses films se feront ensuite en famille, avec sa femme, la sublime Gena Rowlands.

 

Sofia Coppola (née en 1971) : fille de son illustre papa, elle étudie à l'Institute of Arts de Californie avant de devenir assistante du couturier Karl Lagerfeld. Réalisatrice talentueuse, remarquée dès la projection de son premier court-métrage, Lick the Star (1998), elle devient l'emblème de la culture rock, et cinématographique indépendante. Un statut confirmé par les récompenses qu'elle obtient pour Lost in Translation (2003) et par son dernier film, Marie-Antoinette (2006), aux allures de roman-photo acidulé sur fond électro-rock.

 

Johnny Depp (né en 1964) : acteur à la fois rebelle et discret qui s'illustre dans des rôles tantôt excentriques (Charlie et la Chocolaterie, 2005; Alice aux pays des merveilles), tantôt sombres (Sleepy Hollow, 1999; Sweeney Todd : le diabolique barbier de Fleet Street), toujours hors norme (Eward aux mains d'argent, 1990) et soufflant un vent de liberté (Le chocolat; Rochester, le dernier des libertins), qui lui vaudront un César d'honneur en 1999. Figure de proue du cinéma indépendant, la trilogie (et même la quadrilogie) Pirates des Caraïbes fait de lui un acteur "bankable".

 

Kirsten Dunst (née en 1982) : arrivée en Californie en 1989, la fiancée de Spiderman débute à l'âge de 3 ans dans des pubs avant de devenir mannequin et de décrocher un rôle dans Entretien avec un Vampire aux côtés de Tom Cruise et Brad Pitt. On la voit ensuite dans Jumanji, puis dans Virgin Suicides de Sofia Coppola qui la fera connaître. Bien que la réalisatrice en fasse sa Marie-Antoinette en 2006, le sacre ne vient pas, elle se contente de récompenses mineures, comme le Teen Choice Award du meilleur baiser pour le film Spiderman en 2002.

 

Clint Eastwood (né en 1930) : avec un parcours atypique ponctué de grands succès et d'échecs cinglants, jamais là où on l'attend, Clint Eastwood est un "hors-la-loi" du 7ème art made in San Francisco. Après 217 épisodes de la série Rawhide, trois westerns spaghettis dont Le Bon, la Brute et le Truand (1966), il se cantonne dans le rôle du fameux inspecteur Harry avant de séduire avec une grande subtilité Meryl Streep dans Sur la route de Madison et de poursuivre une brillante carrière de réalisateur : L'Homme des hautes Plaines, Mystic River, Million Dollar Baby, Mémoire de nos Pères, ... En mars 2008, ce fervent défenseur de l'environnement est renvoyé de la Commission pour les parcs californiens par le gouverneur Arnold Schwarzenegger auquel il s'opposait quant à la construction d'une route à péage entre un parc du sud de l'Etat.

 

Jodie Foster (Alicia Christian Foster, née en 1962) : originaire de L.A., diplômée de l'université de Yale en littérature, elle aussi fut une enfant star, révélée dans Taxi Driver de Martin Scorcèse qui lui valut une nomination (à 13 ans !) pour l'oscar du meilleur second rôle. En 1998, elle est oscarisée pour son rôle dans Les Accusés avant de recevoir une seconde statuette pour sa performance exceptionnelle dans Le Silence des Agneaux (1990). Belle et charismatique, l'actrice (réalisatrice aussi) fut longtemps harcelée par un fan, John Warnock Hinckley Jr qui, pour l'impressionner, tenta même d'assassiner Ronald Reagan en 1981.

 

Danny Glover (né en 1946) : ce San Francisco est surtout connu pour son rôle de flic dans l'Arme Fatale 1, 2, 3 et 4 et...ah non, ça s'arrête là. Il a également joué dans Bopha ! de Morgan Freeman (1993), et Beloved (1998), l'adaptation du célèbre roman de Toni Morrison, avant d''apparaître aux côtés de Gene Hackman dans l'original La Famille Tenenbaum (Wes Anderson, 2001) et plus récemment dans le déjanté Be Kind Rewind de Michel Gondry.

 

Tom Hanks (né en 1956) : originaire de Concord, c'est un acteur éclectique, qui connut une reconnaissance tardive dans Philadelphia (1193). Il fait ses débuts dans des comédies, puis change d'orientation et devient rapidement l'un des acteurs les plus populaires de sa génération avec Nuits Blanches à Seattle (1193), le cultissime Forrest Gump (1194), et encore Apollo 13 (1995), Il faut sauver le Soldat Ryan (1998), La Ligne Verte (1999). Avec 3 milliards de dollars au compteur début 2007, il et l'acteur le plus prolifique de l'histoire en terme de succès commerciaux.

 

Alfred Hitchcock (1899-1980; Anglais naturalisé Américain) : l'œuvre d'Hitchcock impressionne, plus même, elle fascine ! De 1925 à 1975, il réalise plus de cinquante films dont la simple évocation des titres provoque des sueurs froides... Quelques incontournables : Les 39 Marches (1935), Fenêtre sur Cour (1954), La Mort aux Trousses (1958), Psychose (1960), Les Oiseaux (1963)... Maître incontesté du suspense, Hitchcock a imposé un style, un humour et une façon toute singulière de signer ses films.

 

Dustin Hoffmann (né en 1937) : acteur aux multiples facettes qui a baigné dans le milieu hollywoodien dès sa plus tendre enfance (son père était décorateur de plateau). Tantôt victime, tantôt comique (Tootsie, 1982), il sait aussi être émouvant, comme dans Rain Man (1988), où son jeu est consacré par l'oscar du meilleur acteur pour le rôle difficile d'un autiste.

 

George Lucas (né en 1944) : né à Modesto, le réalisateur de l'incontournable saga de La Guerre des Etoiles (commencée en 1977), sans oublier American Graffiti (1973), devenu le film fétiche de toute une génération, a fait son cinéma à la fac de L.A. avant d'être stagiaire chez Warner Bros. L'empire (obscur ?) et les studios du Skywalker Ranch construit dans la Lucas Valley (un hasard, paraît-il) sont désormais le théâtre des héros remasterisés de Star War. C'est aussi une adresse incontournable pour les films à effets spéciaux.

 

Liza Minelli (née en 1946) : "si Hollywood était une monarchie, Liza serait notre princesse héritière", en disait Fred Astaire. Issue d'une famille d'artistes depuis 6 générations, la fille de Judy Garland est en effet une légende sur la colline. Chanteuse, actrice et surtout "hollywoodienne", elle a, depuis 1991, son étoile au n° 7.000 du Walk of Fame. Artiste de scène avant tout, incarnant l'âme du cabaret, elle nourrit une grande complicité artistique avec Charles Aznavour, avec qui elle fit une série de concerts en 1992.

 

Marilyn Monroe (Norma Jean Baker, 1926-1962) : près d'un demi-siècle après sa disparition, Marilyn reste LE sex-symbol. Ses amours tumultueuses, ses liaisons ouvertement assumées avec les deux frères Kennedy, son mode de vie libertaire dans une Amérique puritaine firent que son talent ne fut sans doute pas assez reconnu par ses pairs. Marilyn tourna pourtant avec les plus grands noms, des films tantôt légers et peu marquants, tantôt poignants et inoubliables. Son jeu sincère, émouvant et naïf lui vaudra une notoriété mondiale. Elle est retrouvée morte à Los Angeles, vraisemblablement suicidée, en tout cas assassinée par un système appelé Hollywood.

 

Gregory Peck (1916-2003) : né à La Jolia, il quitte la Californie pour New-York, où il espère briller sur les planches de Broadway. Remarqué, il revient en Californie en 1944, avec 4 contrats en poche. Le succès ne se fait pas attendre, il est dirigé par Hitchcock, joue aux côtés d'Audrey Hepburn et, nommé aux Oscars à 5 reprises, il finit par remporter la précieux statuette. Dans Kill a Mockingbird, le personnage qui le consacre est un avocat chargé de défendre un noir d'Alabama injustement accusé de viol. Atticus Finch, c'est son nom, est désigné plus grand héros de l'histoire du cinéma par l'American Film Institute. Devant Indiana Jones et 007, s'il vous plaît. Ce film, qui sort dans le contexte de la lutte des noirs américains pour les droits civiques, illustre une implication dans la politique (il s'oppose au maccarthysme, à la guerre du Vietnam), qui lui valut d'être pressenti pour se présenter contre Ronald Reagan au poste de gouverneur de Californie.

 

Sean Penn (né en 1960 à Santa Monica) : une vraie gueule du cinéma d'aujourd'hui et un leader charismatique de l'Amérique anti-Bush. Cet acteur rebelle est reconnu comme l'un des meilleurs de sa génération. Ses rôles sont toujours sur le fil du rasoir, comme dans Mystic River (2003), récompensé par un Oscar, ou 21 Grams. Avec Into the Wild (2008), hymne aux grands espaces de l'Amérique du Nord, tourné dans huit Etats différents dont la Californie du Sud, il signe un film poignant qui lui vaut la reconnaissance de ses pairs.

Christina Ricci (née en 1980) : encore une graine de star ! Cette Californienne, née à Santa Monica elle aussi, démarre fort en incarnant Mercredi, la lugubre fille aînée de La Famille Addams (1991). Après un bref passage à vide, on la retrouve dans des productions indépendantes comme Buffaloo '66 ou Las Vegas Parano qui lui valent le surnom d'"Indy Queen". Elle n'oublie cependant pas Hollywood et joue dans des films grand public (Monster avec Charlize Theron; Pénélope), voire des Blockbusters (Speed Racer, 2008).

 

Quentin Tarantino (né en 1963) : le réalisateur los-angelin de la nouvelle vague américaine, à l'origine du come-back de Travolta dans Pulp Fiction (1994), n'a pas fini d'émerveiller les cinéphiles. Après sa trilogie Kill Bill, devenue culte, il explore la noirceur et le chaos dans le film de genre Boulevard de la Mort. Son dernier film, Inglorious Bastard, est un chef d'œuvre.

 

Forest Whitaker (né en 1961) : diplômé de l'école de théâtre de l'University of Southern California, il est révélé à l'échelle internationale en 1988 grâce au rôle de Charlie Parker dans Bird, de Clint Eastwood. Dès lors il enchaîne les films, dirigé par les plus grands : Scorcese dans La Couleur de l'Argent, Oliver Stone dans Platoon ou encore Jim Jarmush pour lequel il incarne un "samouraï" des temps modernes dans Ghost Dog, la voie du Samouraï (1999), il reçoit l'Oscar et le Golden Globe pour son rôle dans Le Dernier Roi d'Ecosse.

 

Littérature

Richard Brautigan (1935-1984) : écrivain-culte ayant participé à la Beat Generation, tout en restant toujours à la marge. D'abord poète, il connaît le succès international avec La pêche à la truite en Amérique (1967). Son œuvre est impossible à classifier, tellement l'écrivain pioche dans tous les genres pour construire cet univers absurde et grave, mais rempli de pépites d'humour, qui est le sien. Roi de la digression, il joue merveilleusement avec la langue qu'il réinvente, en image, avec malice, grâce et poésie. Celui qui a écrit "Nous avons tous une place dans l'histoire. La mienne, c'est les nuages" mettra fin à ses jours, seul dans sa maison de Bolinas (Californie), après avoir sombré dans la folie et l'alcool.

 

Dan Brown (né en 1964) : après des études littéraires, il s'installe en Californie pour y écrire au départ des chansons, dont une fut d'ailleurs retenue pour les J.O. d'Atlanta. Son quatrième roman, Da Vinci Code, devient rapidement un best-seller mondial controversé et un phénomène littéraire digne d'Harry Potter. Vendu à plus de 4 millions d'exemplaires et traduit dans 35 pays, la fameux roman a été adapté au cinéma avec, entre autres, Audrey Tautou et Tom Hanks.

 

Charles Bukowski (1920-1994) : "J'ai un projet, devenir fou". Asocial, choquant, obscène, l'auteur de Journal d'un vieux dégueulasse (1969), Les Contes de la folie ordinaire (1967-1972), Factotum (1975), souvent associé à la Beat Generation, dénonce la morale hypocrite et la modernité médiocre dans des romans autobiographiques sombres et marqués par le souvenir d'un père alcoolique et frustré par son échec social.

 

Raymond Chandler (1888-1959) : cet autre maître du roman noir des années 1930 est aussi le créateur du personnage de Philip Marlowe, le célèbre détective privé de Los Angeles qui sera sublimement incarné par (entre autres) Humphrey Bogart dans Le Grand Sommeil (The Big Sleep, 1946) de Howard Hawks avec, à ses côtés, Lauren Bacall.

 

Joan Didion (née en 1934) : bien que très peu traduite en français, cette grande dame née à Sacremento est considérée par beaucoup de ses paris comme un "monument" de la littérature américaine. Romancière, essayiste, scénariste et journaliste (pour Vogue, le New-York Times et le New Yorker, notamment), cette chroniqueuse de la vie politique et culturelle américaine des années 1960-1970 porte sur ses contemporains un regard aiguisé et lucide. De son écriture fine, minimaliste et cruelle, elle épingle la bourgeoisie intellectuelle de la côte ouest et sa vacuité. On ne ressort pas indemne de la lecture de Maria avec et sans rien (1970), où le monde superficiel du cinéma est englué dans la dépression, le mensonge, l'infidélité, l'alcoolisme (et les addictions en tout genre !), l'incapacité à communiquer, la folie, l'égoïsme... Son dernier livre, L'Année de la pensée magique (2005), est beaucoup plus intime puisque écrit à la suite de la mort de son époux, le romancier et scénariste John Gregory Dunne.

 

James Ellroy (Lee Earle Ellroy, 1948) : cet auteur de polars né à L.A. est un personnage marginal. Sans domicile durant des années, il se décrit comme un ermite vivant en vase clos pour éviter que le monde moderne ne contamine l'univers de ses romans, Le Grand Nulle part, L.A. Confidential ou encore White Jazz reflètent son attachement au Los Angeles des années 1940-1950 et son amour de la musique. Le Dahlia noir, quant à lui, adaptation d'un fait divers sanglant des années 40, lui aurait rappelé le meurtre de sa mère en 1958.

 

William Faulkner (1897-1962) : romancier venu à la littérature par dépit amoureux combiné à une terrible frustration de n'avoir pu participer à la Première Guerre mondiale (à cause de l'armistice !). Auteur de romans dont l'intrigue se déroule principalement dans le sud des Etats-Unis, Le Bruit et la Fureur (1929), Pylône (1935), Absalon, Absalon (1936), il est considéré comme l'un des plus grands écrivains de son temps.

 

Dashiell Hammett (1894-1961) : considéré comme un des maîtres (et père) du roman noir, Dashiell Hammett dépeint avec justesse le milieu du gangstérisme de l'époque et sa violence. Son détective privé de San Francisco, Sam Spade, sera interprété (immortalisé même) par Humphrey Bogart dans Le Faucon Maltais (ou Le Faucon de Malte, selon les versions; 1930), porté à l'écran par John Huston en 1941.

 

Jack Kerouac (né Jean-Louis Lebris de Kerouac, 1922-1969) : il a été surnommé le "pape des beatniks". A la recherche d'un renouveau spirituel libéré de toutes conventions sociales et des affres du matérialisme, Kerouac va explorer les chemins de l'errance et de l'instabilité en traversant les Etats-Unis. Inspiré par la poésie californienne, il s'installe un temps à San Francisco. En 1957, il écrit en trois semaines Sur la route, qui deviendra un ouvrage culte pour la Beat Generation. Il meut jeune, déprimé et alcoolique.

 

Jack London (1876-1916) : chasseur de phoques, écumeur de parcs à huîtres, chercheur d'or, journaliste puis écrivain à succès. Dans L'Appel de la forêt (1903), Le Loup des mers (1904) et surtout Croc-Blanc (1906), c'est un faiseur d'histoire, amoureux de la nature. En 1905, il s'installe dans la vallée de la Lune, en Californie, dans un ranch dément. Malheureusement, celui-ci brûle. Ruiné et désespéré, il meurt trois ans plus tard, sans avoir jamais cessé d'écrire.

 

Henry Miller (1891-1980) : Miller se fait remarquer (on peut le dire) avec ses Tropique du Cancer (1934) et Tropique du Capricorne (1939), tous deux interdits de publication pendant près de trente ans aux Etats-Unis. Dans la lignée, il signe d'autres titres frappés par la censure. Trop dissolu, trop choquant pour le puritanisme ambiant, trop avant-gardiste... (pas d'inquiétude, l'œuvre de cet ancien prof d'anglais à Dijon est aujourd'hui réhabilité !). A son retour d'Europe en 1940, c'est à Big Sur que Miller trouve refuge dans cette Amérique qu'il aime si peu, avant d'aller finir sa vie à Los Angeles, dans le quartier de Pacific Palisades.

 

Alice Sebold (née en 1963) : cet écrivain vivant en Californie s'est fait connaître internationalement avec son deuxième roman La Nostalgie de l'ange (The Lovely Bones, 2002), où une adolescente de 14 ans violée et assassinée raconte la vie des autres (sa famille, ses amis, son meurtrier) vue du ciel. Un beau roman, inspiré de l'expérience de l'auteur (elle-même violée et passée tout près de la mort à 18 ans).

 

John Steinbeck (1902-1968) : né à Salinas, ce Prix Nobel de littérature (1962) reste fidèle à son pays et y ancre nombre de ses romans. Il y décrit sans complaisance l'univers difficile des petits fermiers et des ouvriers agricoles. Des souris et des hommes (1937), Les Raisins de la colère (1939), qui lui vaut le prix Pulitzer, A l'est d'Eden (1952) et nombre de ses autres romans ont été portés à l'écran.

 

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