Santé

La sécurité sanitaire est excellente aux Etats-unis, mais extrêmement chère, même pour les Américains. Pas de consultation médicale à moins de 100 $. Pour les médicaments, multiplier par deux au moins les prix de chez nous. D'où l'importance de souscrire, avant le départ, une assurance voyage intégrale avec assistance-rapatriement (voir "avant le départ").

Les médicaments et consultations

Prévoyez une bonne pharmacie de base dans vos bagages, avec éventuellement un antibiotique à large spectre prescrit par votre généraliste (au cas où), à fortiori si on voyage avec des enfants. Sur place, si vous souffrez de petits bobos courants ou facilement identifiables (rhume, maux de gorge, gastro, ...), on peut pratiquer en premier lieu l'automédication, comme le font les Américains. De nombreux médicaments, délivrés uniquement sur ordonnance chez nous, sont vendus en libre-service dans les drugstores type Walgreens, Duane Reade, CVS ou Rite Aid (certains sont ouverts 24 h/24). En revanche, les lentilles de contact sont parfois difficiles à obtenir rapidement, surtout sans ordonnance (prévoir un petit stock).

Evidemment, si cela vous semble grave ou s'il s'git d'enfants, un avis médical s'impose. Vous trouverez les coordonnées des médecins dans les pages jaunes (sur Internet : yellowpages.com) à Clinics ou Physicians and surgeons. Attention, on le répète : les consultations privées sont chères (100-200 $ minimum chez un généraliste, ...).

Les maladies

Pas de panique à la lecture des lignes suivantes, qui n'ont pour but que d'améliorer les conditions de votre voyage et en aucun cas de vous angoisser sur ses risques potentiels.

Attention aux tiques dans les zones boisées, comme dans les parcs nationaux par exemple : leurs piqûres transmettent la redoutable maladie de Lyme (Lyme disease).

La maladie de Lyme est due à une piqûre de tique. Généralement bénigne et peu symptomatique, elle bénéficie d'une mauvaise réputation qu'elle ne mérite que rarement. Le Pr Francis Zech, spécialiste des pathologies infectieuses en médecine interne, aux urgences et en microbiologie aux Cliniques universitaires Saint-Luc, fait le point sur les causes et le traitement de cette pathologie d'origine infectieuse.

Comment se transmet la maladie de Lyme ?

 

 

La maladie de Lyme est causée par une bactérie, le Borrelia, transmise par les tiques. Le Borrelia est extraordinaire à plus d'un titre. Tout d'abord, il peut rester dans notre corps pendant plusieurs années (voire toute une vie) parce qu'il se divise très lentement et est donc peu sensible aux antibiotiques (les antibiotiques ne tuent les bactéries que dans la mesure où elles se multiplient). Très discret également, il provoque peu de réactions de défense quand il se promène dans notre organisme. En outre, le Borrelia possède peu d'antigènes sur sa surface ce qui ne stimule guère nos défenses immunitaires. C'est d'ailleurs la raison pour laquelle les anticorps apparaissent très tard (plusieurs mois après la piqûre), rendant pratiquement inutile un dosage d'anticorps pour détecter la maladie.

Comment diagnostique-t-on la maladie ?

 

Au début de la maladie (soit quelques semaines environ après la piqûre de tique), le diagnostic est aisé car on remarque une tache rouge sur la peau autour de la piqûre; cette tache grandit lentement et s'efface parfois en son centre pour ne laisser qu'un anneau rouge sur la peau. Elle n'est pas gonflée, ne fait pas mal et ne chatouille pas.

 

Il ne faut pas confondre cette rougeur avec celle qui apparaît immédiatement après la piqûre de tique. Toutes les piqûres ne donnent en effet pas la maladie; il ne faut s'inquiéter que si l'on constate les premières rougeurs 48 heures après la morsure.

Le patient souffrant de la maladie de Lyme peut ressentir un état grippal qui se prolonge accompagné éventuellement de maux de tête, de douleurs articulaires ou de névrites (les microbes s'accumulent dans les vaisseaux sanguins qui irriguent les nerfs, les privent parfois d'oxygène et engendrent alors des douleurs comparables à une sciatique par exemple). Certaines personnes développent une paralysie transitoire du nerf facial ou une inflammation d'une articulation (souvent le genou).

Rares sont les patients qui présentent les formes les plus graves de la maladie, à savoir une encéphalomyélite (de minuscules lésions du cerveau provoquant des insomnies, un changement de caractère ou une perte de mémoire) ou une myélite (affection de la moelle épinière à l'origine d'une insensibilité au niveau des jambes).

 

Quel est le traitement ?

Lorsque la maladie de Lyme est diagnostiquée, nous administrons des antibiotiques au patient. Ce traitement est efficace sur les symptômes, mais il arrive que le microbe persiste dans le corps de certains malades. Il ne faut pas nécessairement s'en inquiéter car notre corps abrite une multitude d'autres microbes qui ne nous affectent pas outre mesure. Ce sont les complications de l'infection qu'il faut traiter, pas la présence du microbe.

Quelles précautions prendre pour éviter les piqûres de tiques ?

Lorsque vous vous promenez en forêt ou dans la nature, veillez à rester dans les allées tracées et à ne pas vous frotter aux herbes hautes. Si vous sortez des sentiers battus, ne vous promenez pas jambes nues, portez un pantalon. De couleur claire de préférence pour pouvoir repérer une tique et la retirer du vêtement.

Si malgré toutes vos précautions la bestiole a élu domicile sur votre épiderme, vous avez 24 heures pour agir avant qu'elle ne vous transmette la maladie de Lyme. Pour l'ôter, utilisez une pince spéciale (vendue en pharmacie) ou une pince à épiler aux bords recourbés. Glissez l'outil sous l'acarien et effectuez une rotation puis tirez délicatement.

Si la tique a eu le temps de piquer, je préconise la "méthode de l'agenda"; elle consiste à surveiller tous les huit jours l'endroit de la piqûre (pendant plusieurs semaines) et à guetter l'apparition d'une rougeur; s'il y a rougeur, il faut évaluer l'évolution de la tache pour voir si elle s'étend. Il convient de rester vigilant pendant plusieurs semaines et si la tache grandit, n'hésitez pas à consulter un spécialiste.

Encéphalite à tique

Il s'agit d'une méningo-encéphalite virale transmise par la piqûre des tiques. Cette infection se retrouve dans les zones rurales boisées de plusieurs pays de l'Europe centrale (certaines régions d'Autriche, de Suisse, sud de l'Allemagne ...), d'Europe de l'est, de Scandinavie et dans les pays baltes.

Le risque varie en fonction des saisons et est maximal de mai à octobre. Exceptionnellement, l'infection peut également se transmettre à l'occasion de la consommation de lait de vache ou de lait de chèvre non pasteurisé. L'affection peut être tout à fait bénigne, ressembler à une grippe banale. Parfois malheureusement, des symptômes plus sévères surviennent sous forme de méningite ou d'encéphalite. La mortalité peut atteindre 3% et des séquelles neurologiques peuvent survenir dans 15%. La vaccination est recommandée pour ceux qui comptent faire un séjour prolongé dans les zones d'endémie, tout particulièrement pour les campeurs, les travailleurs forestiers, les randonneurs durant les mois d'été. Le schéma de vaccination comporte 3 injections intramusculaires. Une alternative raisonnable à la vaccination est l'application de mesures de protection contre les piqûres de tique: le port de vêtements couvrants, des chaussures fermées lors de marche en forêt ou dans la campagne et l'emploi de repellant à base de DEET qu'on peut mettre sur la peau ou sur les vêtements.

Pour éviter les piqûres, prévoir un répulsif spécial (on en trouve chez nous ou sur place) et bien se couvrir la tête (chapeau), les bras, les jambes et les pieds. Examinez-vous régulièrement pour limiter les risques de transmission (il faut 24 heures à une tique pour transmettre la maladie).

Le tire tique

 

 

Ce crochet permet de retirer manuellement les tiques en un seul geste et sans douleur pour un animal. Utilisable chez tous les animaux (même à l'homme) dès qu'ils ont des tiques, le crochet existe en deux tailles afin de permettre le retrait aisé de toutes les tiques, même les plus petites.

Mode d'emploi

Choisir le crochet adapté à la taille de la tique.

Engager le crochet à la base de la tique, contre la peau, en abordant la tique par le côté, jusqu'à ce qu'elle soit maintenue.

Soulever très légèrement le crochet et TOURNER comme avec un tournevis.

La tique se détache d'elle-même au bout de 2 à 3 tours.

 

Le crochet est plus efficace que tous les autres moyens manuels utilisés pour enlever des tiques :

Il ne laisse jamais le rostre de la tique dans la peau

Ce que l'on appelle le rostre est en fait les pièces buccales de la tique, qui sont plantées dans la peau de l'animal.

Le rostre est entièrement recouvert d'épines plantées de façon rétrograde (c'est à dire à "contre-courant"). Si on tire sur la tique, ces épines se redressent et retiennent le rostre qui se casse et reste dans la peau. Celui-ci est alors souvent la cause d'inflammations, de douleur, voire d'une infection.

En revanche, si l'on tourne le corps de la tique "en dévissant" comme avec le crochet , les épines reviennent autour de l'axe de rotation et le rostre sort doucement sans se casser.

 

Il réduit le risque de transmission d'agents infectieux

C'est par sa salive que la tique transmet les maladies et les germes qu'elle porte. Des animaux peuvent aussi développer un phénomène allergique à la salive des tiques.

Or, tous les autres moyens d'enlever une tique impliquent une pression de l'abdomen et donc automatiquement un reflux salivaire dans la peau.

L'avantage du crochet est qu'il n'exerce aucune pression sur le corps de la tique.

Dans la moitié ouest du pays, diverses maladies, dont les rongeurs sont le réservoir de germes et les insectes les agents transmetteurs, sont présentes et en croissance (mais dans des proportions faibles), comme la peste (oui, vous avez bien lu), essentiellement dans les parcs nationaux, et les hantaviroses (fièvres "hémorragiques").

 

 

La virose à West Nile, et sa redoutable complication, l'encéphalite, est implantée aux Etats-Unis depuis 1999. Elle est transmise par les piqûres de moustiques très communs et très répandus. Depuis 2003, l'épidémie se calme mais peut reprendre à tout moment sa virulence du début. Quoi qu'il en soit, dès le mois de mai et jusqu'au début de l'hiver, il convient d'éviter les piqûres de moustiques dans l'ensemble du pays : répulsifs cutanés à 50 % de DEET, imprégnation des vêtements, voire des moustiquaires.

Même si tous les moustiques ne sont pas vecteurs de maladies, ils gâchent parfois un peu le voyage ! Pensez à emporter dans vos bagages des produits antimoustiques efficaces (par exemple Insect Ecran) car ils sont beaucoup plus chers là-bas.

On en trouve en pharmacie ou en parapharmacie ou via le site sante-voyages.com qui propose la vente en ligne de matériel pour voyageurs.

Ce site a des infos complètes sur toutes destinations, une boutique en ligne avec paiement sécurisé, expéditions par Colissimo Expert en Europe et Dom Tom et autres pays desservis par Colissimo ou Chronopost. Téléchargement gratuit du catalogue sur la page d'accueil du site.

Vaccins

Aucun vaccin exigé sur le sol américain mais, comme partout, soyez à jour de vos vaccinations "universelles" : tétanos, polio, diphtérie (DPT) et hépatite B. Le vaccin préventif contre la rage (maladie transmissible par à peu près tous les mammifères y compris les chauves-souris) est recommandé pour tout séjour prolongé en zone rurale ou en contact avec des animaux.

 

 


 


 


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