Téléphone/télécommunications

Téléphone

Etats-Unis vers la France : 011 + 33 + numéro du correspondant à neuf chiffres (sans le 0 initial)

Etats-Unis vers la Belgique : 011 + 32 + numéro du correspondant à huit chiffres (sans le 0 intial)

Tuyaux

Les numéros de téléphone américains à 7 chiffres sont précédés d'un area code (indicatif régional). Exemple : 415 pour San Francisco.

Pour passer un appel local, il ne faut pas composer cet area code, sauf dans quelques zones spécifiques... En revanche, pour appeler d'une région à une autre, il faut composer le 1, puis l'area code et enfin le numéro de téléphone à sept chiffres.

Pour connaître un numéro local, composez le 411 (ou 1-411, cela dépend de l'endroit où vous vous trouvez); pour un numéro interurbain, composez l'indicatif + 555-1212; pour un numéro gratuit, le 1-800 + 555-1212.

Utilisez le téléphone au maximum

D'abord, les appels locaux sont souvent gratuits depuis les motels (attention, quand même pas tous et pas depuis les grands hôtels, renseignez-vous). En tout cas, cela vous fera gagner pas mal de temps. Au début de l'annuaire des pages jaunes, vous trouverez un tas d'infos intéressantes concernant les transports (intérieurs et extérieurs), les parcs, les sites, les  musées, les théâtres, ...

Tous les numéros de téléphone commençant par 1-800, 1-888, 1-877 ou 1-886 sont gratuits (compagnies aériennes, chaînes d'hôtels, agences de location de voitures, ...).

On appelle ça les toll free numbers (la plupart des Visitor Centers en ont un).

Les numéros gratuits sont parfois payants depuis les hôtels et ne fonctionnent pas quand on appelle de l'étranger. Ceux des petites compagnies fonctionnent parfois uniquement à l'intérieur d'un Etat.

Certains numéros sont composés de mots, ne vous affolez pas, c'est normal ! Chaque touche de téléphone correspond à un chiffre et à trois lettres. Ce qui permet de retenir facilement un numéro (exemple : pour contacter les chemins de fer Amtrak, 1-800-USA-RAIL, ça équivaut à 7-800-872-7245). Ne vous étonnez pas si certains numéros dépassent les onze chiffres, c'est tout simplement pour faire un mot complet, plus facile à retenir.

Les règles de base

Joindre la France, la Belgique ou même les Etats-unis depuis une cabine aux Etats-Unis eut être parfois déroutant. La carte prépayée est donc conseillée dans les grandes villes ou pour appeler depuis une chambre d'hôtel. Cela dit, après m'être escrimé à composer dix fois le code secret d'une carte prépayée totalement inopérante dans un trou perdu du Sud-Ouest américain, le technicien est venu nous dire qu'une pièce de 25 cents suffisait à joindre la France (ou la Belgique)... Ce qui s'est avéré exact (même s'il faut ensuite alimenter un peu la cabine pour faire durer le plaisir) ! Sachez tout de même que la plupart des cabines n'acceptent malheureusement pas les cartes de paiement. Moralité : achetez toujours une carte prépayée pour appeler d'un hôtel et prévoir des pièces de monnaie pour les cabines publiques. 

En effet, les hôtels pratiquent toujours des tarifs abusifs qui ne laissent que le choix de la carte de téléphone (phone card). Dans certains hôtels, on peut aussi vous facturer une communication téléphonique même si l'appel n'a pas abouti ! Il suffit parfois de laisser sonner quatre ou cinq coups dans le vide pour que le compteur tourne. Dans le même ordre d'idées, il arrive souvent que les hôtels (sauf les petits motels) fassent payer les communications locales, qui sont normalement gratuites... Pour éviter les surprises, renseignez-vous avant de décrocher votre combiné.

Les cartes téléphoniques prépayées (prepaid phone cards)

Les cartes téléphoniques demeurent donc souvent le moyen le plus pratique et le moins cher pour téléphoner aux Etats-Unis. Editées par des dizaines de compagnies différentes, elles sont en vente un peu partout (supermachés, drugstores, réceptions d'hôtels, certains Visitor Centers, ...) à des prix variables selon le crédit disponible de la carte (généralement 5, 10 ou 20 $). Il faut d'abord appeler un numéro gratuit indiqué sur la carte qui commence par 1-800, puis, en vous laissant guider par la voix enregistrée, composer le code d'accès confidentiel inscrit aussi dessus (à gratter préalablement), et enfin le numéro que vous souhaiter joindre.

Ca fait un paquet de chiffres en tout ! On n'introduit donc pas la carte dans le téléphone. Le montant du crédit téléphonique disponible est indiqué automatiquement par la voix enregistrée. Quand il est épuisé, mieux vaut acheter une autre carte plutôt que de recharger son compte en communiquant son numéro de carte de paiement. Avec 5 $, on peut parler plusieurs heures avec la France ou la Belgique en appelant un poste fixe, à condition de ne pas appeler quinze personnes différentes à l'aide de la même carte (les frais de connexion pour chaque appel sont élevés). Bien sûr, les unités défilent bien plus vite avec les portables !

Pour les coups de fil locaux, s'il ne sont pas gratuits depuis votre hôtel, préférez donc les pièces aux cartes téléphoniques (toujours à cause des frais de connexion).

Téléphoner avec un portable

Attention, votre téléphone portable français (ou belge) peut ne pas être compatible avec le réseau américain. Il faut d'abord que votre mobile soit tribande GSM (les modèles les lus récents le sont). Ensuite, tout dépend de l'endroit où vos vous rendez aux Etats-Unis : la norme n'est pas toujours la même. Et la région des parcs est particulièrement mal desservie par les opérateurs américains... Bref, contactez le service clients de votre opérateur pour vous faire confirmer ces deux paramètres.

Sinon, vous aurez toujours la possibilité d'acheter sur place un portable américain à crédit de de communication rechargeable (dans les magasins Radio Shack par exemple). Le modèle de base coûte autour de 10 $ et les recharges, sous forme de cartes, se trouvent très facilement dans la plupart des drugstores... L'avantage est de pouvoir passer des coups de fils locaux, nationaux et internationaux à prix acceptables, et d'être appelé (on vous octroie un numéro de téléphone américain au moment de l'achat) à tout moment. Dans ce cas, si votre interlocuteur se trouve en France (ou en Belgique) et dispose d'une ligne numérique ADSL dont l'opérateur a des accords avec les Etats-Unis (Freebox par exemple), la communication est gratuite. Malin, non ?

Internet

Le développement d'Internet et des nouvelles technologies a eu pour creuset la Silicon Valley, en Californie, qui compte aujourd'hui quelques milliers de jeunes entreprises de pointe (les fameuses start-up) sur le créneau de la nouvelle économie. Fabricants de micro-ordinateurs, fournisseurs d'accès Internet, créateurs de logiciels (Microsoft est le plus important), prestataires de services, etc... tous tentent à nouveau de révolutionner le réseau, après avoir essuyé une crise sans précédent et plusieurs centaines de faillites.

Aux Etats-Unis, plus d'un foyer sur deux dispose d'un ordinateur connecté à Internet, utilisé avant tout pour le courrier électronique. Les voyageurs qui souhaitent rester en contact avec leur tribu n'auront pas vraiment le choix des cafés Internet, plutôt rares (même dans les grandes villes), en raison du fort taux d'équipement informatique des foyers américains. Cela dit, de plus en plus de lieux (hôtels, cafés, bars, restos, et même certains campings, ...) sont équipés wi-fi. Pour ceux qui ne voyageraient pas avec leur portable (on dit laptop en anglais), on trouve aussi des accès Internet en libre-service un peu partout... Il s'agit de bornes qui fonctionnent soit comme des distributeurs (la machine avale les billets ou la carte de paiement) soit avec des codes à entrer après avoir payé à la caisse pour la durée souhaitée. Cela peut être parfois assez cher dans certains hôtels. Le bon plan dans les grandes villes (San Francisco et Los Angeles) : les boutiques Apple où la connexion est gratuite sur tous les ordinateurs de démonstration, à condition de ne pas squatter des heures non plus. Sinon, les bibliothèques (public libraries) disposent toutes d'un accès Internet gratuit (généralement limité à 30 minutes ou 1 heure de conexion par personne et par jour).

En revanche, l'impression de pages web est un service payant. Une sélection de sites internet à consulter avant le départ est détaillée plus haut, dans Sites Internet.


D'Arpanet à Internet

Internet parait comme une nouveauté sortie très récemment du néant ou encore de l'arpanet en 1969 aux états unis. L'idée de l'internet remonte à plus loin, c'est en 1957 après le succès du lancement par les soviétiques des deux satellites sputnik1 et 2 que le département de la défense américain décida de la création de l'ARPA (Advanced Research Project Agency), qui sera chargé de rétablir et de maintenir (ou plutôt de réhabiliter) la préeminence de l'amérique dans le domaine des sciences et technologies appliquées à la défense.

En 1962, J.C.R. Licklider du MIT (Massachussett Institute of Technology) décrit dans une série de mémos sa conception d'un "réseau galactique" auquel chacun pourra accéder rapidement et facilement à toutes les données disponibles depuis n'importe quel point de la planète (et plus tard de la galaxie ?), un concept visionnaire qu'il a conduit à la direction du programme de recherche informatique de l'ARPA et a fait évoluer, avec l'aide des universitaires, la théorie de commutation de paquets utilisée dans le transfert de données à travers les réseaux, théorie améliorée par G. Robert en 1967 et est devenue l'architecture du réseau de l'ARPA: ARPANET en 1969, qui lui même donna naissance à notre Internet d'aujourd'hui.

Le principe de cette architecture est la suivante :

  • Une architecture "répartie", c'est à dire qu'il ne devra pas y avoir de centre névralgique qui pourrait être détruit par une attaque nucléaire des soviétiques, ainsi le réseau est une toile reliant plusieurs petits et gros serveurs (grands ordinateurs), chaque serveur est un nœud de la toile qui peut stocker, traiter ou simplement servir de relais (recevoir et faire suivre) des informations. Si par exemple on veut obtenir un document depuis un serveur situé à Bruxelles et qu'une ligne direct n'est pas disponible, parce que détruite ou encombrée par la circulation d'autres données, le document nous arrivera quand même en empruntant d'autres nœuds, via Londres, Liège, Genève ou autre(s) nœud(s), on peut dire que tous les chemins mènent à Bruxelles.
  • Cette architecture est basée sur la technologie de la commutation de paquets, c'est à dire qu'à la différence de commutation réseau qui consiste à transmettre un document en un seul grand morceau, ici la technique consiste à envoyer ce même document en plusieurs petits paquets autonomes, chacun connaissant l'adresse du destinataire et peuvent ainsi emprunter divers nœuds comme le ferait des camions pour éviter les embouteillages et les bretelles d'autoroutes fermées, de plus est lorsqu'un incident de parcout survient, seul le paquet endommagé sera retéléchargé et pas le document entier. A l'arrivée tous les paquets sont rassemblés pour reformer la copie conforme du document initial.

Internet n'est donc pas un lieu ou un grand serveur où tout le monde peut aller puiser de l'information en empruntant les fameuses "autoroutes de l'information" mais plutôt une toile mondiale reliant plusieurs serveurs d'entreprises et de divers organismes qui communiquent grâce à un même protocole de transfert de données. Aujourd'hui internet est constituée de plus de 30 Millions de serveurs pour plus de 100 Millions d'utilisateurs.

Plusieurs protocoles ont été inventés, TIP (Terminal Interface Processor) et TelNET (contrôle à distance des ordinateurs) en 1972, FTP (File Transfert Protocol) pour les transferts de fichiers en 1973 et de là l'idée d'évoluer ARPANET vers internet est née, idée de deux chercheurs, Vinton Cerf et Bob Kahn qui sont considérés comme les pères de notre internet. Le protocole Mail pour uniformiser l'envoie du courrier électronique en 1976 et finalement l'adoption en 1982 du protocole TCP/IP (Transfert Controle Protocol/ Internet Protocol) comme base de fonctionnement d'Arpanet et par la suite d'internet. Ce protocole a l'avantage d'offrir une technologie d'adressage simple et permet de relier aussi bien les petits comme les grands réseaux.

Internet en tant que "réseau des réseaux" découle directement de ce protocole et ne cesse d'évoluer depuis.

 


 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 



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