Transports

Pour ceux qui n'ont pas bien appris leur géographie à l'école, les Etats-Unis sont un très grand pays, les distances sont donc longue, très longues.

L'avion

Les compagnies desservant l'intérieur des Etats-Unis sont nombreuses. A bord des avions, le service est réduit à sa plus simple expression, et la plupart des prestations sont payantes (boissons, repas, écouteurs, ...).

On conseille d'arriver bien à l'avance pour l'embarquement à cause des mesures de sécurité qui entourent les aéroports américains depuis septembre 11th.

Les compagnies aériennes

Les forfaits (passes)

En gros, c'est une fleur que font certaines compagnies aériennes aux passagers résidant en dehors des Etats-Unis et munis d'un billet transatlantique. Le prix des distances en est réduit. Il est nécessaire de fixer l'itinéraire avant de partir.

Inscrire le plus de villes possible. Si l'on ne va pas à un endroit, on peut le sauter, mais on ne peut pas ajouter d'escale, à moins de payer parfois un supplément.

Attention : un trajet n'est pas forcément égal à un coupon, faites-vous bien préciser, avant le départ, le nombre de coupons nécessaires pour chaque voyage.

La voiture

Ah, quel bonheur de conduire aux Etats-Unis ! Quel plaisir de rouler sur les larges highways rectilignes en écoutant les Doors ou le meilleur de la country, le tout piano piano, limite de vitesse oblige... Du coup, les déplacements se calculent plus en temps qu'en miles. On a tout le loisir d'admirer au passage les énormes camions aux essieux rutilants comme des miroirs ! Evidemment, on fait abstraction des grandes villes et de leur abords où, là, se diriger (et se garer) tient parfois du calvaire.

L'option GPS peut d'ailleurs s'avérer rentable. Mais pour tout le reste, quel pied !

Même si les voitures de locations américaines consomment plus que les nôtres, l'essence est encore moins chère que chez nous et il n'y a que très peu de péages. Ces derniers sont surtout présents dans la périphérie des grandes villes et presque systématiquement pour els ponts et tunnels majeurs.

Conduire une voiture automatique

Il n'y a pratiquement que cela aux Etats-Unis. Voici, pour rappel, la signification des différentes commandes internes :

P : Parking (à enclencher lorsque vous stationnez, mais à ne pas utiliser comme frein à main)

R : Reverse (marche arrière)

N : Neutral (point mort)

D : Drive (position de conduite que vous utiliserez quasiment tout le temps).

1, 2 et 3 (ou I et L : vous sélectionnez votre propre rapport de boîte (bien utile en montagne ou dans certaines côtes, mais ça consomme plus d'essence).

Pour oublier vos vieux réflexes, calez votre pied gauche dans le coin gauche, et ne l'en bougez plus jusqu'à la fin de votre périple. On se sert uniquement du pied droit pour accélérer ou freiner.

Et quelques conseils : pour freiner, posez délicatement votre pied sur la pédale et n'écrasez pas le champignon, même à très basse vitesse (le frein des automatiques est vraiment très sensible) ! Lorsque vous passez de la position "P" à une autre, appuyez toujours sur le frein, sinon vous risquez de faire un bond ! D'ailleurs, certains véhicules refusent de quitter le point "P" tant que vous n'avez pas posé le pied sur le frein, non mais !

Autre astuce : les voitures américaines sont toutes équipées d'un cruise control, dispositif qui maintient votre vitesse, quel que soit le profil de la route, tant que vous n'appuyez pas sur le frein ou l'accélérateur. Très pratique sur les longues autoroutes américaines, mais ingérable (et inutile) en ville.

Les règles de conduite

Certaines agences de location de voitures distribuent des fiches des règles de conduite spécifiques à l'Etat dans lequel on loue le véhicule.

La signalisation : les panneaux indiquant le nom des rues que l'on croise sont généralement accrochés aux feux ou aux poteaux des carrefours, ce qui permet de les localiser un peu à l'avance.

Les feux tricolores : ils sont situés après le carrefour et non avant comme chez nous. Si vous manquez le stop au niveau du feu, vous serez donc en plein carrefour. Pas d'inquiétude, après une ou deux incartades, on flippe tellement qu'on s'habitue vite.

La priorité de droite : elle ne s'impose que si deux voitures arrivent en même temps à un croisement. La voiture de droite a alors la priorité. Dans tout autre cas, le premier arrivé est le premier à passer !

Tourner à gauche avec une voiture en face : contrairement à la circulation dans certains pays, dont la France et la Belgique, un tournant à gauche, à un croisement, se fait au plus court. Autrement dit, vous passerez l'un devant l'autre, au lieu de détourner autour d'un rond point imaginaire situé an centre de l'intersection. Attention : si une pancarte indique "no left turn" ou "no U turn", vous devrez attendre la prochaine intersection pour vous engager à gauche ou faire demi-tour; ou alors : tournez à droite et revenir sur vos pas.

 

Tourner à droite, à une intersection : à condition d'être sur la voie de droite, vous pouvez tourner à droite au feu rouge après avoir observé un temps d'arrêt et vous être assuré que la voie est libre. Attention ! Vrai dans certains Etats seulement, dont la Californie. Bien entendu, on ne le fait pas si une pancarte indique "No red turn".

Une fois sur l'autoroute : gare aux erreurs de direction, qui se paient cher... en kilomètres, notamment sur les routes à péage. Il n'est pas rare de devoir faire 10, 20, voire 30 km sans pouvoir faire demi-tour.

Cliquez sur la carte pour connaître les distances entre les principales villes

Sur les routes nationales et les autoroutes : les voies venant de la droite ont soit un "STOP", soit un "YIELD" (cédez le passage), et la priorité à droite n'est pas obligatoire.

Les ronds-points (ou giratoire) : plutôt rares, ils donnent la priorité aux voitures qui sont déjà engagées dans le giratoire.

Les 4-ways stops : carrefour avec stop à tous les coins de rue. S'il y a plusieurs voitures, le premier qui s'est arrêté est le premier à repartir. Assez fréquent aux Etats-Unis et totalement inédit chez nous.

 

Le système du car pool : sur certains grands axes, pour faciliter la circulation et encourager le covoiturage, il existe une voie dénommée car pool (ou HOV pour High Occupancy Véhicle), réservée aux usagers qui roulent à deux ou plus par voitures. Il y a bien sûr beaucoup moins de monde que sur les autres voies. Très utile aux heures de pointe (parfois la règle ne s'applique qu'à certaines périodes de la journée) et assez répandu à Los Angeles : mais à n'emprunter évidemment d'aucune façon si vous êtes seul à bord, sous peine d'amende.

La limitation de vitesse : elle est fixée par les Etats. Maximum 55 mph (88 km/heures) sur de nombreuses routes. Mais sur les autoroutes (Interstates), elle peut atteindre 65 mph (104 km/heures). Depuis quelques années, la limite a même été remontée dans de nombreux Etats de l'Ouest : 70 mph (112 km/heure) en Californie et même 75 mph (120 km//heure) dans le Nevada. En ville : 20-35 mph (32-56 km/heure). A proximité d'une école (à certaines heures), elle chute à 15 mph (24 km/heure), et tout le monde respecte ! Les radars sont très nombreux, et la police, très présente et très vigilante, aime beaucoup faire mugir ses sirènes.

Le stationnement : faites attention où vous garez votre voiture. Les PV fleurissent très vite sur votre pare-brise. Des panneaux "No parking" signalent les stationnements interdits. Ne vous arrêtez JAMAIS devant un arrêt d'autobus, ni devant une arrivée d'eau pour incendie (fire hydrant), ni s'il y a un panneau "Tow Away", qui signifie "enlèvement demandé" : on vous enlèvera la voiture en quelques minutes, et la fourrière comme l'amende sont très chères (plus de 200 $).

 

Le stationnement en ville : le problème du parking est crucial dans certaines grandes villes, où il est très cher. Il vaut mieux trouver un park an ride, grand parking aux terminaux et grandes stations de bus et métro (généralement indiqués sur les plans des villes). Arriver tôt car ils sont vite complets. A San Francisco, où le stationnement automobile est complexe, on trouve souvent de petits parkings gardés entre les immeubles et qui, si vous n'avez pas le choix, sont bien moins chers que les parkings couverts ou ceux des hôtels.

Les parcmètres : le système de stationnement en ville est compliqué. La présence de parcmètres ne veut pas forcément dire qu'on peut se garer tout le temps et vérifiez bien les périodes où ils sont payants (parfois 24 heures !). Dans certaines villes, il faut observer la couleur du marquage sur le trottoir : rouge (interdit), blanc (réservé à la dépose de passagers, comme devant les hôtels), vert (limité à 15 minutes), etc... Attention aux places réservées à la livraison. De plus, il faut observer les petits panneaux sur les trottoirs indiquant des restrictions comme le nettoyage des rues (street clearing). Ainsi, aux jours et heures indiquées, mieux vaut débarrasser le trottoir, sous peine de voir sa voiture expédiée à la fourrière. Et si le parcmètre et hors service, ne pensez pas faire une bonne affaire : vous devez alors vous garer devant un parcmètre qui fonctionne !

La liste n'est pas exhaustive, et vous découvrirez encore plein de surprises par vous même. Ainsi, dans les rues pentues de San Francisco, il est obligatoire de se garer les roues braquées vers le trottoir. Globalement, sachez enfin que l'Américain est généralement civique et qu'il ne lui viendrait pas à l'idée de bloquer en double file la circulation pour acheter son journal. Que ceux qui se reconnaissent lèvent le doigt...

Le respect dû aux piétons : le respect des passages protégés n'est pas un vain mot, et le piéton a VRAIMENT la priorité. Dès qu'un piéton fait mine de s'engager sur la chaussée pour la traverser, tout le monde s'arrête (enfin, presque tout le monde ...). Par ailleurs, sachez que traverser hors des clous ou au feu rouge (pour les piétons) peut être passible d'une amende dans certains Etats ! Il y a même un terme pour ça : le jaywalking...

Les PV : si vous avez un PV (a ticket) avec une voiture de location, mieux vaut le payer sur place et non une fois rentré chez vous. Car lorsque vous signez le contrat de location, vous donnez implicitement l'autorisation au loueur de régler les contraventions pour vous (avec majoration). La solution la plus simple consiste à payer en se rendant directement à la Court House locale. Autre possibilité : régler par carte de paiement. Au dos du PV, un numéro de téléphone et un site internet vous permettent de le faire. Votre compte est ensuite débité par la police. D'ailleurs, certains amis m'ont signalé que leur carte n'a pas été débitée parce qu'elle n'était pas émise par une banque américaine. On ne va pas s'en plaindre. Enfin, il semblerait que, moyennant une commission, certains organismes de location possèdent un service qui règle l'amende auprès des instances concernées. A vérifier avant de perdre du temps dans des démarches.

Les bus scolaires à l'arrêt : très important, lorsqu'un school bus (on ne peut pas les louper, ils sont toujours jaunes) s'arrête et qu'il met ses feux clignotants rouges, l'arrêt est obligatoire dans les deux sens, pour laisser traverser les enfants qui en descendent, et si on le suit, ne surtout pas le doubler. Tant que les feux clignotants sont oranges, le bus ne fait que signaler qu'il va s'arrêter. A l'arrêt, un petit panneau triangulaire est parfois automatiquement déployé, sur la gauche du véhicule, pour vous intimer l'arrêt. C'est l'une des pénalités les plus gravement sanctionnées aux Etats-Unis.

 

L'essence

Faites le plein avant de traverser des zones habitées, certaines stations-service (gas stations) sont fermées la nuit et le dimanche. Parfois, sur les autoroutes, on peut rouler pendant des heures sans en trouver une. Or, la plupart des voitures américaines ont une consommation plus élevée que les voitures européennes et on roule facilement sur des longues distances. Le prix de l'essence (gas), en forte hausse en ce moment, varie selon les Etats. Malgré cela, elle reste bien moins chère que chez nous (entre 3,30 et 3,70 $ dans les zones touristiques pour 1 gallon = 3,8 litres environ); ce qui n'encourage pas assez les constructeurs à concevoir des voitures moins gourmandes, et surtout moins polluantes. Sachez que vous paierez l'essence plus cher aux abords et à l'intérieur des parcs nationaux, donc pensez à faire le plein dès que vous en sortez ou avant d'y arriver.

Bon plan : les supermarchés Wall Mart ainsi que certaines stations-service qui disposent de cartes de fidélité donnant droit à des réductions immédiates sur un plein. Les bouchons de réservoir indiquent parfois le carburant à utiliser, généralement du unleaded (sans-plomb), dont il existe plusieurs qualités. La moins chère, la regular, convient parfaitement.


Enfin, il y a le diesel, mais peu de véhicules l'utilisent. Dans les stations-service, deux possibilités : le full-serve (on vous et on vous fait le pare-brise) et le self-service (10 % moins cher et le plus fréquent en ville).

Un truc à savoir : pour remettre le compteur de la pompe à zéro et l'amorcer, il faut encore parfois détacher le tuyau et relever le bras métallique. On paie parfois à la caisse avant de se servir. Mais si on ne sait pas combien on veut d'essence (si on fait le plein, par exemple), on laisse sa carte de paiement ou un gros billet au caissier et on revient prendre la monnaie ou signer ensuite.

Sinon, la plupart des stations-service ont des pompes avec règlement automatique par carte de paiement, mais les cartes étrangères ne sont pas toujours reconnues. La plupart des gas-stations offrent une grande variété de services : des w-c à disposition, du café ou des cigarettes, souvent une petite épicerie. Elles vendent aussi des cartes très précises de la localité où l'on se trouve et qui couvrent en général toute la périphérie.

Circuler et s'orienter

Chez nous, si vous connaissez le nom de la ville où vous allez, vous pourrez toujours vous débrouiller. Aux Etats-Unis, il faut connaître en plus le nom et le numéro de la route ainsi que votre orientation (nord, sud, est ou ouest). Par exemple, pour aller de New-York à San Francisco, il faut prendre l'"Interstate 80 West" (sur les panneaux, c'est inscrit "I 80W").

C'est particulièrement vrai pour les abords des grandes villes. Un conseil : munissez-vous d'une carte routière, car les panneaux indiquent en priorité les numéros de route et plus rarement les directions.

On distingue les freeways (larges autoroutes aux abords des grandes villes), les interstates, qui effectuent des parcours transnationaux (elles sont désignées par deux chiffres), et les routes secondaires (par trois chiffres). Elles sont signalisées de manières différentes et faciles à repérer.

Simplement, ouvrez bien l'œil et sachez vers quel point cardinal vous allez. Sur les interstates, le numéro de la sortie correspond au mile sur lequel elle se trouve. Ainsi, la prochaine sortie après la 189 peut très bien être la 214.

Si vous rencontrez des turnpikes (rares), sachez que ce sont des autoroutes payantes. Les grands ponts (comme le Golden Gate) et beaucoup de tunnels majeurs sont aussi souvent payants.

La signalisation routière utilise peu de symboles contrairement à l'Europe. Impératif de bien connaître l'anglais, surtout pour le stationnement.

Les cartes routières

Pas très utile d'acheter des cartes détaillées chez nous. Pratiquement toutes les stations-service vous en proposeront à des prix bien moins élevés. Les cartes des agences de location de voitures sont également utiles (bien qu'un peu sommaires), ainsi que celles des offices de tourisme; et elles sont gratuites.

Se procurer l'atlas des routes de Rand MacNally, la bible du voyageur au long cours aux Etat-Unis : une page par Etat, très bien fait. Indique les parcs nationaux et les campings. L'atlas de l'American Automobile Association n'est pas mal non plus.

Lorsqu'on traverse la frontière d'un Etat, il y a très souvent un Visitor Center où il est possible d'obtenir gratuitement des cartes routières de l'Etat dans lequel on entre. Vous trouverez aussi moult brochures et coupons de réductions.

Les voitures de location

A partir de chez nous :

La location aux Etats-Unis

Les prix peuvent varier du simple au double pour les mêmes prestations. La taxe, qui est d'environ 9 % est rarement incluse dans les vouchers des agences de location; quant aux assurances, ça dépend des compagnies, d'où l'intérêt de bien se renseigner. Si vous pensez faire peu de kilomètres, mieux vaut prendre le tarif le plus avantageux à la journée, même si le coût au kilomètre est plus cher. Pour un très long parcours, la formule "kilométrage illimité" est toujours plus rentable, en tout cas à partir de 150 miles (240 km) par jour. Les voitures de location les moins chères sont les economies et les compacts (catégorie A) avec trois ou cinq portes : très bien jusqu'à trois personnes. Ensuite viennent les mid-sizes et les full-sizes.

De façon générale, les voitures sont beaucoup plus spacieuses et confortables qu'en Europe, à catégorie égale.

Quelques règles générales

Il est impossible de louer une voiture si l'on a moins de 21 ans, voire 25 ans pour les grandes compagnies.

Avoir absolument une carte de paiement (Master Card et Visa sont acceptées partout). Très rares sont les compagnies qui acceptent le liquide. De plus, si tel est le cas, on doit laisser une grosse caution. Un truc en or : avec les cartes prestige style MasterCard Gold ou Visa Premier, vous bénéficiez gratuitement de l'assurance vol et dégradations. Certes, ces cartes ne sont pas données, mais vous aurez vite amorti votre investissement si vous louez votre voiture pour quinze jours et plus.

Bien souvent, le permis international (délivré gratuitement dans les préfectures ou hôtel de ville) est facultatif, la plupart des agences refusent de louer une voiture sans le permis national.

Attention, il arrive fréquemment que les loueurs vous incitent à prendre une catégorie supérieure à celle que vous avez réservée, "pour votre confort personnel", mais le supplément vous sera bien facturé ! Méfiance donc, et lisez bien la facture avant de partir avec votre véhicule.

Seules les grandes compagnies sont représentées dans les aéroports. Les moins chères se trouvent en ville (en fait, les taxes sont moins élevées) mais, si vous arrivez en avion, elles peuvent vous livrer le véhicule.

Les tarifs les moins chers sont à la semaine. Si vous louez pour plus de deux semaines, n'hésitez pas à demander une ristourne, ça peut marcher. Il existe aussi des réductions week-end (week-end fres) : du vendredi midi au lundi midi. De même, si vous réservez à l'avance, vous paierez moins cher qu'en vous y prenant le jour même.

Dans de nombreuses compagnies, on peut rendre le véhicule dans un endroit différent de celui où on l'a pris (one-way-rental), mais il faudra payer un drop off charge (frais d'abandon), qui va de 50 à 500 $.

Les véhicules disposent tous de la clim', ce qui peut être confortable en été. Bien sûr, ça consomme plus d'essence et ça pollue l'atmosphère...

Avant de ramener votre voiture, vérifiez sur votre contrat si vous devez la rendre avec le plein (parfois l'option vous est ajoutée - et facturée - sans même qu'on vous demande votre avis). Si cette option n'est pas clairement stipulée dans votre contrat, faites le plein avant de rendre le véhicule. Sinon, on vous facturera le gallon deux ou trois fois plus cher que le prix à la pompe.

Les assurances

Elles sont nombreuses, et l'on s'emmêle rapidement les pinceaux. Tous les véhicules possèdent une assurance minimum obligatoire, comprise dans le tarif proposé. Au-delà, tout est bon pour essayer de vous vendre le maximum d'options qui ont vite fait de revenir plus cher que la location de voiture elle-même. Renseignez-vous bien aussi sur les franchises qui varient d'une compagnie à l'autre. Avec une carte de paiement haut de gamme (MasterCard Gold, Visa Premier ...), il est inutile de prendre l'assurance CDW ou LDW, car le paiement par ces cartes donne automatiquement droit à ces deux options. Ne prenez, dans ce cas, que l'ALI, également appelée LIS (responsabilité civile) si vous le souhaitez.

LDW (Loss Damage Waiver) ou CDW (Collision Damage Waiver) : c'est l'assurance tous risques avec suppression de franchise, partielle (CDW) ou totale (LDW). Elle est à présent obligatoire dans le plupart des Etats. Son prix : de 10 à 20 $ par jour selon les Etats. Elle couvre votre véhicule pour tous dégâts (vol, incendie, accidents ..., mais pas le vandalisme) si vous êtes en tort, mais pas les dégâts occasionnés aux tiers si vous êtes reponsable.

ALI (Additional Liability Insurance) ou LIS : c'est une assurance supplémentaire qui vous couvre si vous êtes reponsable de l'accident. Aucune carte de paeiemtn ne l'inclut dans ses services. Il faut savoir qu'aux Etats-Unis, si vous renversez quelqu'un et que cette personne est hospitalisée pour six mois, votre responsabilité sera engagée bien au-delà de vos revenus. Il est donc important d'avoir une couverture béton. Attention toutefois, si vous roulez en état d'ivresse, cette assurance ne fonctionne pas.

PAI (Personal Accident Insurance) : elle couvre les accidents corporels. Inutile si vous avez par ailleurs souscrit une assurance personnelle (responsabilité civile) incluant les accidents de voiture. La PAI ferait alors double emploi.

PEP (Personal Effect Protection) : elle couvre les effets personnels volés dans la voiture. A mon avis, cette assurance est inutile. Il suffit de faire attention et de ne jamais rien laisser de valeur à l'intérieur. A cet égard, une nouvelle loi interdit aux loueurs de matérialiser la voiture de location avec des macarons et autocllants. C'était du pain bénit pour les voleurs qui repéraient ainsi les véhicules à "visiter". Enfin, sachez que certaines compagnies proposent une petite assurance complémentaire (encore !) couvrant tous les petits dégâts possibles au cours d'un voyage : pare-brise fissuré, pneu crevé, rayures grosses comme le bras, etc... Encore un moyen de vous prélever autour de 5 $ par jour, mais, sur un long trajet, cela peut éviter d'avoir à payer 100 $ par ci, 100 $ par là...

 Les petites compagnies

Si vous désirez faire seulement un U-drive, c'est-à-dire partir pour revenir au même endroit. Il est préférable de louer une voiture dans une petite compagnie locale : c'est nettement moins cher et, en principe, ils accepteront de l'argent liquide en guise de caution. De toute façon, si vous reconduisez la voiture à l'endroit où vous l'avez louée, vous avez des chances de payer moins cher. Pratique pour visiter les parcs nationaux. Voici quelques petites compagnies (nationales tout de même !) avec leur toll free number (numéro gratuit).

 

Les grandes compagnies

Inconvénient : elles acceptent rarement une caution en liquide

Avantages : les voitures sont généralement neuves, donc plus sûres ! En cas de pépin mécanique, le représentant local de la compagnie vous changera aussitôt la voiture.

Possibilité (généralement) de louer une voiture dans une ville et de laisser dans une autre (supplément à payer). Si vous la rendez dans un autre ETat, les frais seront d'autant plus élevés.

Voir ci-dessus pour quelques-unes d'entre elles.

La location d'un camping-car (ou RV ou motor-home)

Voyager en RV (prononcer "harviii") est une expérience unique pour les enfants. Comparés à nos camping-cars, les RV américains sont le plus souvent énormes ! Cela dit, c'est assez lent et surtout très cher, même à 4 ou 6 personnes (à partir de 1.200 $ la semaine en haute saison, kilométrage en plus) comparativement à un séjour voiture + motels. D'autant qu'au prix de la location s'ajoutent évidemment l'essence (de 12 à 45 litres aux 100 km selon les modèles !) et l'emplacement dans les campings puisqu'il est interdit de passer la nuit en dehors des campgrounds. Compter 10 à 30 $ la place seule, sans compter le hook-up (branchements eau et électricité dont vous aurez besoin pour l'AC et le chauffage; full hook up avec la vidange en plus), payant dans les terrains aménagés.

Même en journée, il est interdit de se garer n'importe où; dans certaines grandes villes, on vous met en fourrière sur l'heure. Les parkings des hypermarchés ou des magasins sont parfois autoirsés, à condition évidement d'éviter tout déballage et de laisser les lieux propres.

Un permis classique suffit poru conduire ce genre de véhicule, encore faut-il évidemment se sentir capable de le faire ! Si vous être intéressé, mieux vaut louer le véhicule depuis l'Europe car, en haute saison, il est parfois difficile d'en trouver sur place.

Dernière chose, les campings des parcs nationaux sont souvent pleins en haute saison, et il faut souvent jouer des coudes pour arriver les premiers (la plupart fonctionnant selon le principe "first come, first served").

Une bonne adresse avec plus de 150 agences aux Etats-Unis : Cruise America RV Rental & Sales.

Pour toute info complémentaire : motorhomerentals.com

L'auto-stop (hitchhiking)

De moins en moins pratiqué, voire interdit dans certains Etats. La législation californienne reste assez floue sur le sujet... De toute façon, aux Etats-Unis c'est louche de ne pas avoir de voiture, et, depuis le 11 septembre, les Américains se méfient encore plus de tout. Ne soyez donc pas étonné que les clients ne se bousculent pas pour vous offrir un brin de conduite...

La moto

Quelques loueurs de motos - essentiellement de grosses Harley-Davidson - dans cette partie des Etats-Unis. Si vous avez décidé d'accomplir tout votre périple à moto façon Easy Rider, mieux vaut la louer depuis chez nous. Sinon, possibilité de location sur place à la journée, histoire de prendre un bon bol d'air ! On déconseille de venir avec sa propre moto ou même d'en acheter une sur place, qu'il faudra revendre à la fion du voyage; trop de tracasseries administratives, d'assurance, ... Enfin, leport du casque n'est pas toujours obligatoire (une folie !) selon les Etats, mais on le recommande rigoureusement.

Le bus

Le réseau des bus Greyhound couvre la quasi-totalité du pays.

Les bus Greyhoud ont, à tort, mauvaise réputation dans cette Amérique où la voiture et l'avion priment. Ils sont en effet considéré comme le moyen de transport des pauvres, à éviter dès qu'on a les moyens de voyager autrement. C'est vrai que se pointer dans une staton de bus le soir est la meilleure façon d'être confronté à l'Amérique profonde, avec tous ses échoués du rêve américain. On déconseille d'ailleurs de passer la nuit dans les terminaux de bus, souvent situés dans des quartiers difficiles, excentrés et dépourvus de services (transports urbains, location de voitures, ...). Cela dit, on peut tout à fait parcourir le pays de long en large sans danger et faire des rencontres qui pimentent le voyage, les Américains étant souvent curieux et bavards...

Dans cette région des Etats-Unis, la solution la moins galère demeure donc de louer une voiture dès votre arrivée à l'aéroport; que les fanas du voyage en bus ne décrochent pas pour autant ! Ci-dessous vous trouverez des infos.

Les billets

Ils s'achètent dans toutes les gares routières et agences Greyhound et par téléphone. Possiblilité de réductions (notamment 15 % avec la Student Advantage Card).

Consultez leur site Internet pour les offres spéciales et les billets à prix réduits achetés à l'avance. Attention, pas de place némrotée sur les billets, donc si vous ne voulez pas êre obligé d'attendre le prochain bus, prévoyez au moins 30 mn d'avance, un peu puls si vous avez des bagages à mettre en soute, car il vous faudra passer au guichet pour faire imprimer un baggage tag, et il y a souvent la queue !

Les forfaits

Si vous comtpez traverser en bus les Etats-Unis d'est en ouest, sachez que les forfaits sont alors vite amortis. Environ 120 petites compagnies régionales de bus acceptent les forfaits Geyhound sur tout le teritoire américain.

Greyhound propose les forfaits Discovery PAss, avec plusieurs durées possibles : 7, 15, 30 ou 60 jours. Plus la durée est longue, plus le prix est intéressant (environ 330 $ pour 7 jours et 750 $ pour 2 mois). Ces forfaits sont également valables poru le Canada et vertaines villes du nord du Mexique. Ils doivent être achetés avant l'arrivée en Amérique du Nord, au moins 21 jours avant la première utilisation. Distance illimitée et consignes des bagaes incluses. Pour effectuer un trajet avec Greyhound, faire valider le pass au comptoir puis le présenter au chauffeur, avec une pière d'identité. Pour utiliser le Discovery Pass sur une autre compagnie que Greyhound (et qui a passé un accord avec la compagnie nationale), il est nécessaire de se présenter au guichet pour y recevoir un billet de transport. Ne plastifiez pas cette carte, car la colle dissout le texte du pass ! Attention, pas de réservation pour un trajet, donc se présenter suffisamment tôt pour avoir de la place (1 heure avant).

Se procurer les forfaits Discovery Pass : achat en ligne sur le site (voir ci-dessus) (cliquer sur Discovery Pass dans le menu "Products and Services")

Les forfaits sont aussi vendus chez nous par Voyageurs aux Etats-Unis et au Canada. Voir leur coordonnées ainsi que celles des autres agences dans "Comment y aller ?" au début du guide. On peut obtenir auprès d'eux tous les renseignements utiles sur le fonctionnement général des bus Greyhound, sauf les horaires. Concernant les Discovery Pass, pensez à vérifier auprès d'eux qu'il y a bien un bureau Greyhound dans votre ville de départ, car ils vous remettent un bon à échanger auprès de la compagnie.

Les bagages en bus

 Pour vos bagages en soute, retirez un "baggage tag" au guichet et rejoignez, avec vos bagages, la file d'attente pour votre destination. Au moment de monter dans le bus, laissez vos bagages le long du véhicule; un employé les placera dans la soute.

 

En règle générale, c'est à vous de récupérer vos bagages à l'arrivée ou dans une station où vous changez de bus. Dans ce dernier cas, prenez vos bagages et mettez-vous dans la file d'attente pour votre nouveau bus à l'intérieur de la station. C'est aussi simple que ça... Sinon, le personnel se charge de tous les bagages non transférés par les voyageurs eux-mêmes, mais là, attention, il y a parfois des pertes ou plutôt des égarements : vous vous trouvez à San Francisco et vos bagages se dirigent vers la Nouvelle-Orléans, ou, au mieux, ils arriveront dans le bus suivant ! Cela arrive un peu trop fréquemment. Si j'ai un conseil à vous donner, ce serait de prendre vos bagages avec vous chaque fois que c'est possible et de les mettre dans les filets...

 

A l'arrivée, un truc pour éviter de payer la consigne, dans les grandes villes : ne récupérez pas vos bagages dès la sortie du bus, ils seront gardés gratuitement au guichet bagages. Attention, les consignes automatiques Greyhound sont vidées au bout de 24 heures, et les bagages sont alors mis dans un bureau fermé la nuit et le week-end. Si vous avez besoin de laisser vos affaires plus de 24 heures, mettez-les directement en consigne au guichet bagages (forfait journalier pas très cher). Là encore, notez les heures d'ouverture ! Une précision : pour entrer dans les consignes automatiques, votre sac à dos (même de marque américaine) ne doit pas dépasser 82 cm de long. Pour les voyageurs chargés : la limite de poids des bagages en soute (deux autorisés, plus deux bagages à main) est de 27 kg par bagage et la longueur totale (longueur + largeur + hauteur) ne doit pas dépasser 155 cm (62 inches).

Le confort des bus

Outre leur rapidité, ces bus offrent un certain confort : ils sont non-fumeurs, avec w.c à bord et la clim, ce qui veut dire qu'il peut y faire très frais; prévoyez un pull, surtout si vous avez l'intention de dormir. Ces bus sont particulièrement intéressants de nuit car ils permettent de couvrir des distances importantes tout en économisant une nuit d'hôtel ! Mais les sièges ne s'inclinent que faiblement. Si vous avez de grandes jambes, préférez les sièges côté couloir. En principe, quand un bus est plein, dans les grandes stations, un second prend le restant des voyageurs.

C'est moins évident dans les petites stations. Même si cela apparaît plus intéressant de voyager dans le second bus à moitié vide (pour s'étendre), sachez que parfois, dès qu'il y a de la place dans le premier, on transfère les voyageurs et, en pleine nuit, ce n'est pas marrant ! Ne pas se mettre à l'avant (on est gêné par la portière, mais si vous voulez admirer le paysage, c'est toutefois la meilleure place), ni à l'arrière (because les relents des w.c, et la banquette du fond ne s'abaisse pas).

Enfin, sachez que Greyhound propose un service d'aide pour les personnes handicapées, à condition d'appeler 48 heures à l'avance.

En vrac

Faites attention aux diverses formes de trajet : express, non-stop, local, ... Comparez simplement l'heure de départ et l'heure d'arrivée, vous saurez ainsi quel est le plus rapide.

En période de fêtes, les bus sont pris d'assaut par tous ceux qui ne peuvent pas payer un billet d'avion (et ils sont nombreux !). Donc, arrivez impérativement à la station en avance et ne vous attendez pas à ce que votre bus parte à l'heure prévue.

Les arrêts en route ne sont pas mentionnés sur les billets (seuls ceux avec changement de bus sont indiqués). Un conseil : respectez impérativement le temps donné par le chauffeur pour la pause. Ce dernier repartira en effet à l'heure annoncée, sans états d'âme pour ceux qui ne seront pas remontés dans le bus. Outre le risque de rester coincé sur une aire de repos au milieu de nulle part en attendant le prochain bus (qui peut arriver quelques heures plus tard), vos affaires continueront à faire le voyage sans vous... En descendant lors d'une pause, relevez aussi le numéro du bus pour bien remonter dans le même, d'autres bus pour la même destination pouvant arriver entretemps. Lors d'un arrêt prolongé dans une station, le chauffeur vous donnera un reboarding pass qui vous permettra de remonter dans le bus avant les nouveaux passagers, pour conserver votre place ou en choisir une meilleure qui se serait libérée.

 Attention, pour vous inviter à remonter dans le bus, le chauffeur fera une annonce dans le terminal en évoquant le numéro du reboarding pass (et non pas celui du bus ou la destination !)

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Pour les voyages longue distance, apportez de quoi grignoter. Sinon, profitez de l'occasion si le bus fait une pause dans une aire avec un fast-food, car la nourriture vendue dans les snacks des stations Greyhound est en général immonde. Si vous croyiez que jamais ça ne vous arriverait de prier pour que le bus s'arrête dans un McDo...

Les bus urbains

Les abonnements à la journée ou plusieurs jours sont très rapidement rentabilisés.

Pensez toujours à demander toujours un transfer. Pour un petit supplément généralement, ils permettent, à l'intérieur d'un même trajet, de changer de ligne sans être obligé de racheter un autre billet.

 Attention : les chauffeurs de bus rendent rarement la monnaie. Avoir de la monnaie sur soi et payer le compte juste.

Le train

Aux Etats-Unis, le train est très confortable mais ne couvre pas l'ensemble du territoire, et demeure plus cher que le bus. Reconnaissons-le, voyager en train dans l'Ouest américain n'est pas franchement pratique. En dehors de San Francisco, la voiture s'impose...

Pour les longues distances, Amtrak propose une série de USA Rail Passes valables sur tout ou une partie (Ouest, Est, Nord-Est) du territoire américain, permettant de faire un nombre de trajets et d'arrêts illimité. Valables 15 ou 30 jours et moins chers de septembre à fin mai (sauf la seconde quinzaine de décembre). A titre d'exemple, pour le forfait national, compter de 330 à 600 $ environ selon la saison et la durée.

 

 

 

 


 

 

 

 

 


 


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