Un peu d'histoire (suite)

Autre fait notable, les frog wars : ces conflits sont causés par le croisement de deux lignes gérées par deux compagnies différentes, qui est parfois délibérément organisé par une compagnie pour retarder la construction du chemin de fer de sa concurrente. On peut citer l'exemple de la Southern Pacific, qui bloque la progression à l'ouest du chantier de la Sante Fe jusqu'en septembre 1882, lorsqu'un groupe de citoyens enragés parvient finalement à forcer la direction à abandonner cette méthode. Ainsi, les chemins de fer ont joué un rôle ambigu dans l’histoire de l’État : ils lui ont apporté le développement, la richesse et de nouvelles populations, mais ont d’un autre côté été au centre d’affaires de corruption et de conflits embarrassants.

Le xxe siècle : entre grands succès et problèmes pesants

L'évènement majeur du début du siècle est le tremblement de terre à San Francisco qui, en 1906, détruit une grande partie de la ville et provoque la mort de 452 personnes. La catastrophe a un grand impact sur la population de la cité, mais aussi sur tous les Californiens, puisque les recherches montrent que la faille responsable du séisme, celle de San Andreas, passe aussi près de Los Angeles. Cette découverte a un impact sur les mentalités : depuis les ravages du séisme de 1906, les Californiens s’attendent à un nouveau séisme de cette envergure, The Big One.

Réussites techniques et dommages collatéraux

 

 L'aqueduc de Los Angeles

 

En 1900, la Californie compte environ 1,5 million d’habitants; en 1965, elle devient l'État le plus peuplé du pays. Plusieurs facteurs permettent d'expliquer la réussite à la fois démographique, économique et culturelle, qui marque la première moitié du siècle. Dans les années 1920, du pétrole est découvert dans l’État, tout d’abord près de Newhall, dans le nord du comté de Los Angeles. Quelque temps plus tard, on en trouve aussi dans le bassin de Los Angeles et dans d’autres régions de la Californie : il devient rapidement l’industrie la plus rentable de la Californie du Sud et attire les nouveaux arrivants. Les premières décennies du xxe siècle voient en même temps la naissance des compagnies du cinéma. Parmi celles-ci, la MGM, Universal et Warner Brothers achètent toutes des terres à Hollywood ; ce petit quartier périphérique de Los Angeles connu sous le nom d’Hollywoodland, va progressivement devenir le centre majeur de l’industrie cinématographique américaine.

Le début du xxe siècle est aussi marqué par plusieurs exploits techniques, dont la construction de l’aqueduc de Los Angeles, qui prélève son eau depuis la Owens River et traverse la Californie de l’est à travers le désert des Mojaves et la Vallée d’Antelope pour alimenter en eau Los Angeles située loin au sud. Œuvre de William Mulholland, il est toujours utilisé aujourd’hui. Son histoire est néanmoins mouvementée : les fermiers de la Vallée d’Owens, qui désapprouvaient le projet parce qu'il détournerait les eaux qu'ils utilisaient pour l'irrigation, décidèrent d'y répondre, la plupart en manifestant, pour certains en utilisant la force : des parties de l'aqueduc furent dynamitées à plusieurs reprises durant des évènements regroupés sous le nom de California Water Wars. Cependant la construction continua ; lorsqu'elle fut achevée, après six ans de travaux, la vallée d'Owens, devenue aride, n'était plus cultivable. De même, l'Aqueduc Hetch Hetchy, qui utilise les eaux de la Tuolumne, édifié par O'Shaughnessy pour servir San Francisco et sa région, et la construction d'un barrage, causèrent l'inondation de la vallée d'Hetch Hetchy. Dans les deux cas, les travaux furent marqués par des pertes de vies humaines, des conflits d'intérêt, des questions politico-financières. Ces deux gigantesques projets préfigurèrent à la fois les succès et les problèmes que la Californie allait rencontrer durant tout le siècle, et posèrent la difficulté de concilier les infrastructures et les développements massifs nécessaires à l'afflux de population avec la préservation de l'environnement.

L'émergence de la puissance californienne

 

Une « forêt » de grues à pétrole à Signal Hill, près de Los Angeles

Un autre point important du début du xxe siècle est le succès d’une série d’hommes de loi qui, en exploitant les différences existant entre la loi espagnole et la loi commune anglo-saxonne, réussissent à acquérir les anciens territoires espagnols pour eux-mêmes et leurs clients. Une prise célèbre est celle de la ville d’Anaheim, qui est divisée et vendue à des Allemands et à des fermiers américains. Un grand nombre d’autres terres de ce genre sont protégées par leurs possesseurs pendant quelque temps, comme le Irvine Ranch dans le comté d'Orange.

La Grande dépression atteint la Californie dans les années trente. Le livre de John Steinbeck, Les raisins de la colère, décrit cette époque, toujours marquée, comme à la fin du xixe siècle, par la xénophobie et le nativisme d’une partie de la population, qui influence le gouvernement pour renvoyer une centaine de milliers de Mexicains à la frontière, responsables selon eux de la crise économique. Des mesures similaires touchent les immigrants venant des Philippines. Dans le même temps le chômage, en 1931, concerne plus de 700 000 personnes, dont la moitié pour le seul comté de Los Angeles ; tandis que la crise entraîne le déclin de l'agriculture, notamment la culture des agrumes. La croissance en Californie reprend ensuite progressivement, plus vite que dans le reste du pays, principalement grâce à l’agriculture (en 1941, la région produit 90% du vin et des raisins, et est considérée comme le grenier de l'Ouest américain) et à l'apparition d'industries de défense. Avec son climat méditerranéen, sa terre peu chère, et sa grande variété de paysages, elle attire alors beaucoup d’Américains, spécialement ceux du Midwest, mais le tourisme à l'intérieur de l'État est tout aussi important. Le tourisme emploie au milieu de la décennie environ cent mille personnes ; plus d'un million de touristes découvrent la Californie durant ces années, entre mai et octobre.

 

 

Le North Figueroa Bridge en 1938

La Lincoln Highway, la première route transcontinentale d’Amérique construite pour les véhicules motorisés, achevée en 1913, est un facteur clé du développement de l’industrie et du tourisme dans l’État : elle relie en effet New York à San Francisco ; des effets similaires suivent la création de la Route 66 en 1926 : en 1940, la voiture est devenue à la fois un composant essentiel et un symbole de la Californie ; Los Angeles, en se dotant de feux tricolores et en construisant plusieurs des premières autoroutes, fait figure de pionnière dans ce domaine et préfigure l'importance que va prendre le développement automobile non seulement dans l'État, mais aussi dans tout le pays.

Au début des années 1930 le secteur du show-business a étendu son empire sur la radio et, au milieu du siècle, la Californie du sud est devenue un centre majeur de la production télévisée : elle accueille de nombreuses chaînes et des réseaux comme la NBC et CBS. L'industrie du cinéma se développe. Beaucoup de westerns de l’époque sont tournés dans la Vallée d’Owens, à l’est de la Sierra Nevada. Les films se déroulant dans le désert sont quant à eux filmés dans la vallée de la Mort et le désert des Mojaves ; les films de pirates à Carmel ; et ceux ayant lieu en hiver sont tout simplement tournés dans les San Bernardino Mountains, ou en studio. Après la déclaration du Troisième Reich, de nombreux artistes et intellectuels allemands rejoignent Hollywood ; entre 1933 et 1941, parmi les 200 000 personnes qui quittent l'Autriche et l'Allemagne pour les États-Unis, plus de 10 000 rejoignent la Californie, et surtout Los Angeles.

 

La Californie dans la Seconde guerre mondiale

 

 

Photographie du camp de Manzanar, où ont été détenus des Japonais américains

L'attaque de Pearl Harbor marque d'autant plus profondément les Californiens que les journaux entretiennent les jours suivants un sentiment de crainte dû à la relative proximité d'Hawaï. La menace est concrétisée par plusieurs attaques de sous-marins japonais qui, malgré leur relative inefficacité (on peut noter toutefois le naufrage du tanker Montebello), contribuent à instaurer un certain climat de peur, que renforcent les alertes d'attaque aérienne, par exemple celle du 25 février 1942. L'entrée dans la guerre est brutale ; les changements qui l'accompagnent sont d'une rapidité qui a surpris la population elle-même : en à peine sept mois on voit apparaître à Sausalito le chantier naval de Marinship. C'est nombreux que les Californiens se portent volontaires pour participer à des programmes civils de défense. Dans le même temps, alimentée par des rumeurs, la suspicion à l'encontre des Japonais américains grandit, même à l'encontre des communautés bien intégrées ; elle va enfler au fur et à mesure, jusqu'à ce qu'il soit décidé, le 1er mars 1942, sur une proclamation du général DeWitt, de donner aux autorités le pouvoir d'arrêter systématiquement les Japonais, y compris les Japonais naturalisés américains, et de les enfermer dans des camps de détention comme ceux de Manzanar et de Terminal Island, dans la visée d'assurer la sécurité de l'État59. Il faut attendre la fin du conflit pour que ces prisonniers, dont le nombre dépasse 110 000 personnes dans le pays, soient libérés, sur ordre du président Truman.

 

 "Wendy the Welder" contribuant à l'effort de guerre aux chantiers naval Kaiser de Richmond

Durant la Seconde Guerre mondiale l’État prend son importance dans l’effort de guerre : de nombreuses bases d’entraînement sont établies en Californie (surtout au sud), dont l’industrie aéronautique, qui compte 300 000 travailleurs répartis entre des entreprises comme Douglas Aircraft Company ou Lockheed, est la première du pays. San Diego, Long Beach et la baie de San Francisco, qui devient en 1943 le centre de commandement et le port principal d'embarquement et de ravitaillement de la côte Pacifique, accueillent le gros des chantiers navals du pays. Les liberty ships et les victory ships sont produits en masse, et parfois très rapidement (un Liberty ship a ainsi été construit en cinq jours), dans les chantiers de Richmond faisant partie des Kaiser Shipyards : 747 navires au total, un exploit inégalé, que ce soit auparavant ou après dans l'histoire ; la population de la ville passe de 20 000 à plus de 100 000 habitants, dont la plupart sont employés par les chantiers navals ; en tout, entre 1940 et 1945, 500 000 personnes s'installent dans la baie de San Francisco. Ces arrivées massives nécessitent de la part des agences fédérales un effort important : pour la seule région d'Oakland, elles font construire plus de 30 000 logements publics destinés à loger environ 90 000 travailleurs et leurs familles. Le besoin de main d'œuvre fait que les femmes et les personnes de couleur peuvent accéder à des métiers qui leur étaient jusqu'alors refusés51. Attirées par les hauts salaires et pensant que la Californie est à l'abri du racisme, d'importantes populations noires rejoignent l'État, surtout à partir de 1942 : de 124 000 en 1940, la population noire passe à 462 000 personnes en 1950, qui s'établissent surtout dans les zones urbaines notamment à Watts à Los Angeles et à Richmond près de San Francisco ; leur niveau de vie augmente pour la plupart, mais beaucoup restent l'objet de préjugés raciaux qui causent un sentiment de frustration : en 1941, les demandeurs d'emploi noirs ne sont pas acceptés dans nombre d'usines, ou bien relégués aux travaux peu qualifiés ; la situation évolue néanmoins à partir de l'année suivante, même si des difficultés subsistent, par exemple sur le plan de l'habitat.

Durant la guerre, en Californie, le secteur de la fabrication a vu son économie plus que doubler, et le revenu personnel moyen tripler. L'armée est omniprésente dans l'État. Les vastes déserts et les terres arides du Sud sont utilisés pour l'entraînement de plus d'un million d'hommes. San Francisco est considérée comme la meilleure ville de la côte où passer sa permission; de nombreux soldats se promettent de venir vivre en Californie une fois la guerre finie.

L'époque du baby boom

Après la guerre, l’immobilier remplace les industries du pétrole et de l’agriculture comme principal domaine d’activité en Californie du sud. L'État se modernise et son économie se développe : à Los Angeles, la première autoroute de tout l'Ouest américain, la 110 Freeway, est achevée en 1953, et, en 1955, Disneyland ouvre à Anaheim. Cependant c'est aussi une période de tensions : en 1965 des émeutes raciales explosent à Watts, dans le quartier de Los Angeles appelé South Central ; 34 personnes sont tuées et plus d'un millier sont blessées.

La population californienne augmente rapidement jusqu’à atteindre 20 millions d’habitants en 1970, lorsque la génération du baby boom arrive à la majorité. À la fin des années 1960 celle-ci s’oppose à la guerre du Viêt Nam par de nombreuses grèves et manifestations, notamment dans le célèbre campus de Berkeley de l’Université de Californie, où, le 15 mai 1969, une confrontation entre des officiers de la California Highway Patrol et des manifestants se déroulant près du People's Park provoque un décès tandis que des centaines de personnes sont blessées. Plusieurs commentateurs prédisent même une révolution, mais le gouvernement fédéral promet l’abandon de la guerre, ce qui a lieu en 1974.

La Californie cultive à cette époque l’image d’un État où la vie est facile et le climat paradisiaque. Les chansons populaires de l’époque portent des titres comme « California Dreamin », « If You’re Going to San Francisco », Do You Know the Way to San José et « Hotel California » tandis que la culture du surf bourgeonne. La Californie voit aussi l’apparition du mouvement hippie. En 1967 cette tendance atteint alors son paroxysme : c’est le Summer of Love dans le quartier de Haight-Ashbury à San Francisco.

 

 Le siège social d'Adobe Systems à San José, dans la Silicon Valley

À la même époque, le « Golden State » vit une expansion commerciale et industrielle sans précédent. L’adoption d’un Master Plan for Higher Education en 1960 permet le développement d’un système d’éducation publique très efficace à travers l’Université de Californie et l’Université d’État de Californie. Par cette création de main-d’œuvre éduquée, la Californie attire les investisseurs, particulièrement dans les secteurs liés à la haute technologie.

Dans les années 1950, les compagnies de haute technologie de la Californie du Nord commencent une croissance spectaculaire. Les produits principaux sont : les ordinateurs personnels, les jeux vidéo, et les systèmes en réseau. La majorité de ces compagnies est installée dans la Silicon Valley, située dans la vallée de Santa Clarita, au sud de la baie de San Francisco. Vers la fin du siècle, néanmoins, les spécialistes estiment qu’il y a plus de personnes qui quittent la vallée pour l’Inde qu’il n’y a de personnes qui y viennent.

Avant les années 1960 le système légal de la Californie était connu pour la nature incohérente, répressive et arriérée de ses lois, et ses cours de justice chaotiques et désorganisées. Pendant cette décennie, sous la direction du Chief Justice Roger J. Traynor, la Californie devient libérale et progressiste, et la Cour suprême de l’État est à présent l’une des plus prestigieuses du pays. Elle est connue pour ses nombreuses innovations, notamment au niveau du droit de la famille. Tous ces éléments font que la Californie est reconnue en 1980 comme la huitième plus grande économie du monde.

Une victime de son propre succès ?

Des millions de travailleurs sont nécessaires pour assurer ces nombreux progrès, or la hausse brutale de la population pose de nombreux problèmes, dont l’étalement urbain, le trafic automobile, la pollution et la criminalité.

Les gouvernements des villes et des comtés sont obligés de limiter la construction au-delà de certaines frontières, ce qui réduit la taille des espaces pour la construction des maisons, etc. Des Open Space Districts sont créés à plusieurs endroits de l’État pour préserver des territoires à leur état naturel. Par exemple, dans la région de la baie de San Francisco, les espaces non-développés permanents permettent la création de grands parcs naturels.

La pollution et le smog qui se développent rapidement dès le début des années 1970 sont aussi des problèmes difficiles à régler. Les écoles sont fermées dans les aires urbaines lorsqu’a lieu un « smog day », c’est-à-dire un jour où la pollution est telle qu’aller dehors est dangereux pour la santé à cause du niveau d’ozone présent dans l’air. Comprenant la nécessité d’arrêter la pollution, la population est prête à changer ses habitudes. Durant les trente années suivantes, l’État mets en place une régulation parmi les plus strictes des États-Unis en ce qui concerne la pollution et le smog et encourage les stratégies de non-pollution dans les différentes industries, dont celle de l’automobile. Le résultat est une baisse significative du smog, mais celui-ci est toujours très présent à différentes époques de l’année et dans certaines régions.

 

Bien que la pollution de l’air ait été amoindrie grâce aux nouvelles lois, les problèmes qui y sont associés au niveau de la santé continuent à augmenter. La plupart des Californiens résidant dans les grands centres urbains ont des allergies respiratoires, et l’asthme est très répandu. La pollution de l’eau commence à tuer les organismes marins vivant près des côtes. L’empoisonnement des eaux entraîne des comportements anormaux chez les oiseaux, s’ils mangent des algues ou des coquillages contenant, par exemple, de l’acide domoïque, une neurotoxine. En 1961, des milliers d’oiseaux contaminés avaient envahi le nord de l’État ; et, en juin 2006, plusieurs dizaines de cas ont été recensés73.

Au cours du xxe siècle, c’est aussi le visage de la Californie qui a été profondément transformé : certains lacs ont disparu ou se sont considérablement amoindris au fur et à mesure des aménagements ; certains cours d’eau comme la Los Angeles River ont subi l’urbanisation (les rives du fleuve sont bétonnées sur une grande partie de son cours). Les émeutes de 1992 à Los Angeles sont un exemple parmi d’autres des problèmes sociaux principaux en Californie, à savoir les tensions raciales et l’immigration.

xxie siècle

Le xxie siècle commence par une crise de l’électricité faisant suite aux mauvais résultats d’une semi-déréglementation du marché de l’électricité dans l’État. Cette crise énergétique est caractérisée par la combinaison de prix extrêmement chers et de pannes de courant répétées entre juin 2000 et le milieu de l’année 2001 : le 14 juin 2000, 97 000 consommateurs sont affectés dans la baie de San Francisco durant une canicule ; le 19 et le 20 mars 2001, 1,5 million de personnes sont affectées. Le 17 janvier 2001 le gouverneur démocrate Gray Davis déclare l’état d’urgence, qui n’est levé que le 13 novembre 2003. Davis, gouverneur depuis le 4 janvier 1999, se présente pour un second mandat en 2002 et remporte l'élection face à Bill Simon avec 47,4% des voix, bien que sa popularité ait déclinée durant la crise de l'électricité74. Cependant, à peine l’élection achevée, Davis est accusé d’avoir caché un déficit du budget de 34,6 milliards de dollars. L'union de ces deux évènements le rend très impopulaire, et à peu près deux millions de Californiens signent des pétitions demandant la reconduite de l’élection contre Davis. 135 candidats se présentent pour remplacer le gouverneur. Le 7 octobre 2003 55,4% des votants supportent le rejet de Davis lors de la première phase du vote. La seconde voit l’élection du républicain Arnold Schwarzenegger avec 48,6% des voix. Entré en fonction le 17 novembre 2003, il est réélu pour un second mandat le 7 novembre 2006 avec 55,8%.

 

Les mandats de Schwarzenegger

Schwarzenegger fait de la lutte contre le réchauffement climatique un élément central de sa politique, qui se distingue ainsi de celle de l’administration Bush. Ainsi, en 2006, l’État californien vote une loi, le Global Warming Solution Act, dont le but est de limiter les émissions de gaz à effet de serre. C’est la première fois qu’un État des États-Unis d’Amérique prend une telle décision, alors que l’État fédéral n’accepte pas le Protocole de Kyoto. Le gouverneur effectue plusieurs voyages officiels - au Mexique en 2006, au Canada et en Europe en 2007, entre autres - durant lesquels s'élaborent des collaborations en matière de réduction des gaz à effets de serre et sont signés signés des accords commerciaux. Il place la Californie à la tête du débat climatique en Amérique du Nord en créant, le 26 février, l'Initiative des États de l'Ouest, qui l'unit avec l'Arizona, la Colombie-Britannique, le Manitoba, le Nouveau-Mexique, l'Utah et le Washington, dans un programme régional.

Ces dernières années, la Californie a été marquée par des phénomènes climatiques importants et destructeurs dont des vagues de froid comme celle de janvier 2007, et surtout de nombreux incendies dévastateurs, par exemple en octobre 2007, en été 2008 et en été 2009, qui causent des dégâts considérables et font se déteriorer la qualité de l'air dans les régions touchées. La crise économique de 2008-2009 l'a également touchée ; le chomâge a atteint en juillet 2009 un taux record depuis la Seconde Guerre mondiale (11,9% contre 7,3% en juillet 2008) ; en outre l'État subit, en raison du déficit, une crise budgétaire importante, à laquelle répondent des coupes budgétaires et des initiatives controversées, à l'instar du Marijuana Control, Regulation, and Education Act, proposition de loi qui légaliserait et régulerait la vente du cannabis dans l'État.

 

 

  

 

 

 

 

 

 



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