Avant de partir…

Les zones ombragées ci-dessous correspondent aux régions saisonnièrement affectées par la mousson. Une méconnaissance des périodes sur lesquelles se produisent ces phénomènes peut transformer une simple aventure tropicale en un véritable cauchemar. N'oubliez jamais de vous renseigner à ce sujet avant de vous diriger vers l'une de ces régions.

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Qu-est-ce que la mousson ?

Dans le langage courant le terme mousson est synonyme de saison pluvieuse. En fait le mot mousson vient de l'arabe "mausim" qui signifie saison. De façon plus générale le terme de mousson a été généralisé à un système de vent saisonnier entraînant des étés humides et des hivers secs.

La mousson : une vaste brise annuelle à l'échelle d'un continent

Lorsque de part et d'autre de l'équateur géographique se situent des terres et des océans la mousson peut se former. En effet lorsque c'est l'été sur la terre, les températures montent bien et il se crée une vaste dépression thermique à l'échelle d'un pays ou d'un continent. L'océan dans l'autre hémisphère se trouve en situation hivernale avec des températures relativement fraîches et des hautes pressions se forment. Le contraste thermique est maximal entre la terre surchauffée et l'océan frais. La différence de pression est importante et il se crée un vent soufflant des hautes vers les basses pressions, c'est à dire de l'océan vers la terre. Ainsi les alizés de Sud Est dans l'hémisphère sud se prolongent plus au nord, avec l'aspiration due à la dépression thermique. A cause de la force de Coriolis les alizés sont déviés vers la droite en traversant l'équateur géographique et les vents de sud est deviennent donc des vents de sud ouest dans l'hémisphère nord. Ces vents auront traversé une vaste étendue maritime avant de pénétrer sur terre. Ils auront eu le temps de se charger en humidité et seront porteurs de pluies importantes.

Dans le cas de l'Inde, le relief facteur aggravant

Dans le cas de l'Inde la mousson est plus marquée car les vents venant de la mer vont se heurter d'abord à la chaîne des Ghäts sur la côte ouest puis à l'Himalaya et au plateau tibétain. Ces hauts reliefs favorisent les ascendances, les phénomènes de convection et donc les précipitations. La mousson est attendue à partir de la fin du mois de mai sur la cote ouest (Goa, Bombay). Elle déverse ses eaux d'abord sur la chaîne des Ghäts et le Sud Est de l'Inde est moins touchée par la mousson. Le reste du pays est arrosé de manière assez irrégulière. A cause de l'inertie thermique, le contraste thermique, entre la terre estivale surchauffée et l'océan hivernal frais, est maximal 6 semaines environ après le solstice d'été. L'intensité de la mousson est maximale en Juillet puis décroît lentement à mesure que le continent asiatique se rafraîchit pour s'arrêter entre fin Septembre et fin Octobre.

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Comment se manifeste la mousson ?

De forts épisodes pluvieux et orageux d'une durée de 1 à 3 jours alternent avec des périodes plus calmes. Ces pluies intenses peuvent être violentes et dévastatrices. Elles refroidissent temporairement le sol et ralentissent donc pendant quelques temps la convection favorisant les périodes plus calmes d'une quinzaine de jours. Il y a surtout une variabilité à l'échelle d'une trentaine de jours.

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Quelles sont les quantités d'eau ?

Les ¾ des précipitations indiennes tombent pendant la mousson d'été. La ville de Cherrapundji dans le nord est du pays est la plus arrosée du monde. Il tombe en moyenne 5 mètres d'eau pendant les 2 seuls mois de Juillet et d'Août et 12 mètres d'eau en un an. Cette ville détient le record mondial de précipitations: il était tombé un peu plus de 24 mètres d'eau en un an du 01/08/1860 au 31/07/1861. Ces pluies diluviennes combinées avec la fonte des neiges himalayennes provoquent les crues catastrophiques du Brahmapoutre et les inondations du Bengladesh. Aussi bizarre que cela puisse paraître, la ville de Cherrapundji peut également connaître des périodes de pénuries d'eau. Les fortes précipitations apportées par la mousson ruissellent et 2 mois après la fin de la mousson le manque d'eau peut se faire sentir.

La mousson d'hiver

Durant l'hiver de l'hémisphère nord des hautes pressions se forment sur le continent asiatique et la chaîne himalayenne. L'air sec et frais se dirige au dessus du continent indien vers l'océan et donne d'octobre à avril un temps plutôt sec et ensoleillé. Le fort contraste entre saison sèche et saison humide est visible sur la répartition annuelle des précipitations à New Delhi.

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Peut-on prévoir la mousson ?

L'importance de la mousson est très grande. Si la mousson n'arrive pas ou trop tard la sècheresse peut avoir des conséquences économiques et humaines dramatiques. Les dates de début et de fin de mousson varient beaucoup d'une année sur l'autre. Très tôt les météorologues indiens ont essayé de prévoir la mousson. Les premières prévisions datent de 1882. Ils avaient remarqué que lorsque l'enneigement est important sur l'Himalaya la mousson serait faible. En effet un fort enneigement hivernal limite la dépression thermique sur le continent et donc l'intensité de la mousson.

Plus récemment les anomalies de température de surface des océans semblent jouer un rôle. Les années à phénomène El Nino favoriseraient une mousson peu importante tandis que les années La Nina favoriseraient une mousson plus importante.

Les autres mousson dans le monde

La mousson indienne est la plus connue mais le phénomène existe dans d'autres endroits du globe comme l'Afrique de l'Ouest, le Sud Est asiatique, l'Indonésie et le nord de l'Australie.

La carte ci-dessous illustre les chemins empruntés par les cyclones tropicaux. Ces cyclones touchent l'hémisphère nord entre juillet et octobre et l'hémisphère sud entre novembre et avril.

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Qu'est-ce qu'un cyclone ?

Le cyclone est le phénomène météorologique le plus meurtrier. Se formant sur les mers en zone tropicale à la fin des saisons chaudes, le cyclone est une vaste zone de très basses pressions.

Il faut, avant tout, noter que lorsqu’on parle de typhon, c’est la même chose qu’un cyclone. Le typhon est un terme désignant les zones de très basses pressions se formant sur la côté asiatique de la façade pacifique alors que le cyclone désigne les zones de très basses pressions se formant dans l’Océan Indien. Il est plus exact de parler d’ouragans mais pour être plus clair, nous confondons ces trois termes.

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Le cyclone est composé d’un œil (le centre du cyclone, là où la pression atmosphérique est la plus faible) qui est une zone calme et ensoleillée avec des vents faibles (de l’ordre de 40km/h) avant de nouvelles perturbations. Cette accalmie ne dure pas plus de une heure, la vitesse moyenne d’un cyclone étant de 40 km/h. Le cyclone en lui-même mesure approximativement, en moyenne, 100 km de diamètre au début de sa formation pour atteindre au maximum près de 1000 km de diamètre à pleine maturité. Du fait des basses pressions, le cyclone est accompagné de vents soufflant très forts (supérieur à 120 km/h, en moyenne de 200 km/h et jusqu’à 300 km/h près de l’œil). Ces basses pressions engendrent aussi une agitation très marquée de la mer quelques heures avant l’arrivée du cyclone, c’est ce qui crée les raz-de-marée (les ‘’tsunamis’’) très courants au Bangladesh mais aussi très meurtriers.

Les conséquences d’un cyclone sont désastreuses : en 1988, le cyclone Gilbert a dévasté la Jamaïque en 1988 avec des pointes à plus de 325 km/h : 260 personnes périrent.

Les cumulonimbus qui se forment, qui sont les nuages annonçant les orages, déversent des pluies diluviennes. Les inondations sont nombreuses et importantes et elles provoquent la mort de plusieurs personnes comme le cyclone Mitch (26 octobre -3 novembre 1988) avec plus de 10 000 morts. Un cyclone est d’autant plus dévastateur que sa vitesse est lente.

La formation et la durée de vie d'un cyclone

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La condition principale pour la formation d’un cyclone est la température de l’océan : l’eau doit au minimum être à 26°C, c’est ce qui explique que les cyclones se forment dans les zones tropicales, ce que montre la carte suivante.

Le rayonnement solaire sur l’océan permet l’évaporation d’un air chaud et humide qui en se condensant donne naissance à un énorme système nuageux formé de cumulonimbus qui stationne à une altitude variant de 10 000 à 15 000 mètres (ici, sur le schéma, 12 000m). Il se forme alors un tourbillon, au départ de près de 100 km de diamètre comme nous l’avons indiqué déjà plus haut, qui se développe pour atteindre parfois plus de 1000 km de diamètre. En octobre 1979, le typhon Tip, né dans le nord-ouest du Pacifique a atteint un diamètre de 2200 km, c’est un record.

Une question se pose alors : comment est déterminé le sens de rotation d’un cyclone ? C’est un principe physique qui résulte de la rotation de la Terre : la force de Coriolis. Ce principe étant difficile à expliquer, nous ne nous étendons pas dessus. On arrive alors à la constatation suivante : dans l’hémisphère Nord le mouvement de giration des cyclones correspond au ses inverse des aiguilles d’une montre et c’est l’inverse dans l’hémisphère sud.

Lorsque les conditions ne sont plus propices à son développement, l'ouragan commence à perdre de son intensité en particulier lorsqu’il traverse des eaux plus froides ou lorsqu’il arrive au dessus des terres car, nous venons de le voir, l’eau chaude est sa principale source d’énergie.

Pour prévoir l’arrivée d’un cyclone on utilise les outils météorologiques habituels : relevés de pression, vitesse du vent, lancer de ballons sondes, observation des images satellites mais surtout le taux d’humidité relative car, on le rappelle, une forte humidité est nécessaire à la formation d’un cyclone. D’ailleurs, un des risques du réchauffement climatique, c’est la multiplication des phénomènes cycloniques : en effet, le réchauffement climatique crée les conditions favorables à la formation cyclonique car le réchauffement des mers permet une augmentation du taux d’humidité qui facilite la formation des cyclones.  Ainsi, on peut émettre l’hypothèse que es cyclones seront de plus en plus puissants et fréquents si le réchauffement de la planète se poursuit … Et bien que ce phénomène ne nous intéresse pas directement, il nous concerne tous …

Classement des cyclones tropicaux

Le classement des cyclones s’effectue à partir des mesures de la vitesse des vents grâce à l’échelle de Saffir-Simpson.

Cependant, avant de parler à proprement dit de cyclone, il y plusieurs stades antérieurs :

  • La dépression tropicale où la vitesse des vents varie de 37 à 62 kilomètres à l’heure.
  • La tempête tropicale qui se caractérise par des vents soutenus entre 63 et 117 kilomètres à l’heure et des orages violents.

C’est alors à partir de 118 kilomètres à l’heure que l’on parle d’ouragan, de cyclone ou de typhon. Les cyclones sont eux-mêmes ‘’catégorisés’’ en 5 classes :

  • Classe 1 : vents de 118 à 153 km/h et pression atmosphérique supérieure à 981 hPa
  • Classe 2 : vents de 154 à 177 km/h et pression atmosphérique entre 966 et 981 hPa
  • Classe 3 : vents de 178 à 209 km/h et pression atmosphérique entre 946 et 966 hPa
  • Classe 4 : vents de 210 à 249 km/h et pression atmosphérique entre 920 et 946 hPa
  • Classe 5 : vents de plus de 249 km/h, pression atmosphérique supérieure à 920 hPa et élévation du niveau de la mer au-delà de 5,60 m

Comment nommer un cyclone ?

Depuis 1953, chaque cyclone a un nom. Mais c’est seulement depuis 1979 que les noms donnés aux cyclones sont universellement reconnus : la nomination des cyclones suit une alternance entre les noms de filles et les noms de garçons en respectant l’ordre alphabétique.

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 Vous devez connaître un ensemble de principes de survie, qui s'étend de la bonne attitude mentale à adopter aux moyens de faire du feu ou de fabriquer un abri. En tant que survivant potentiel, vous devez également savoir maîtriser ces principes et ces techniques un jour ou l'autre, votre vie pourrait en dépendre. Le fondement psychologique de la survie est assez simple : il ne faut pas paniquer. Quand on se trouve tout à coup plongé dans une situation d'urgence, on a l'esprit submergé par des pensées et des sentiments déroutants et il faut à tout prix lutter contre cela. Si vous vous trouvez confronté à une situation de ce type, cherchez un endroit abrité où vous pourrez vous asseoir pour élaborer un plan de survie. Montrez-vous aussi objectif que possible et déterminez tous les aspects positifs et négatifs de la situation dans laquelle vous vous trouvez.

Plan de route

Avant chaque aventure, remplissez un plan de route, et laissez-en un exemplaire à une personne responsable, par exemple un garde forestier.

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Vos principales priorités doivent être l'abri, le feu et l'eau. Si vous disposez de beaucoup d'eau et de combustible, c'est-à-dire de bois, vous avez également accès aux matériaux qui permettent de fabriquer un abri. Ce qui signifie que vous disposez des trois choses essentielles, et que vous devriez envisager de rester quelque temps là où vous vous trouvez. Partir ou rester sur place ? C'est une décision souvent difficile à prendre. Il faut savoir qu'il existe au moins une bonne raison de rester sur place : il se peut que les services de secours connaissent votre position et soient déjà partis à votre recherche. Cependant, si vous vous mettez à marcher, vous brûlerez beaucoup de calories, vous vous exposerez aux éléments (qui peuvent être particulièrement durs, ou le devenir), vous ne pourrez pas mettre en place un système de signalisation efficace et permanent, et vous risquez littéralement de courir à votre mort. Mais si, malgré tout, vous décidez de partir, vous devez formuler un plan qui prenne en compte les critères suivants :

  • la direction dans laquelle vous vous déplacerez
  • la méthode qui vous permettra de suivre l'itinéraire que vous avez déterminé
  • le programme du nombre d'heures que vous passerez à marcher chaque jour
  • la méthode de signalisation que vous utiliserez.

N'oubliez pas que vous devez vous octroyer assez de temps, à la fin de chaque journée, pour installer un campement et un système de signalisation, au cas où un avion passerait au-dessus de vous. Si vous décidez de rester sur place, votre plan doit inclure les points suivants, par ordre de priorités :

  • un bon système de signalisation
  • un abri ou un campement permanent
  • une source d'eau fiable
  • un accès à des denrées alimentaires locales.

Il est déterminant d'établir un système de signalisation, et ce le plus tôt possible. En effet, un avion d'observation peut à tout moment survoler la zone dans laquelle vous vous trouvez. C'est pour cette raison qu'il vaut mieux installer son campement tout prêt du système de signalisation. Ensuite, pour rester en vie et revenir à la civilisation, vous ne pourrez plus compter que sur vos aptitutdes de survie.

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Renseignez-vous sur l'orientation des reliefs qui se trouvent sur votre route. En sachant qu'une chaîne de montage s'étend, par exemple, du nord vers le sud, vous aurez un point de référence constant qui vous permettra de bien vous diriger.

 

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