Boissons

1-278.jpgCafé cowboy

4 portions (calculer 500 ml ou 2 tasses par personne)

Le café cowboy est celui qui requiert le moins de quincaillerie. C'est une version "Far West" du café turc, qui infuse, tout simplement.

  • 125 ml (1/2 tasse) de café moulu expresso n° 2
  • 2 litres (8 tasses) d'eau bouillante

Au camp :

  1. Faire bouillir l'eau dans une casserole. Retirer la casserole du feu et verser le café qui sombre l'entement dans l'eau.
  2. Remettre la casserole sur le feu et laisser bouillir à nouveau de 2 ou 3 minutes. Retirer à nouveau du feu et laisser reposer près d'une pierre chaude, couvert, pour ne pas perdre la chaleur.
  3. Après 5 à 10 minutes, cogner tout le tour de la casserole avec une cuillère pour faire descendre le marc de café au fond. Attendre encore quelques minutes.
  4. Servir le café en puisant à la surface avec une louche ou une tasse disponible. Eviter les remous !

Bouillon réconfortant

4 à 6 portions

Ce bouillon nourrit et réchauffe lors des sorties d'hiver et tôt au printemps. Il peut aussi servir de base pour une soupe. On ajustera les assaisonnements au goût.

  • 1 boîte de consommé de bœuf (10 oz)
  • 250 ml (1 tasse) d'eau
  • 1 boîte de jus de tomates (19 oz)
  • Le jus d'une grosse orange (environ 200 ml)
  • 1 pincée de poudre d'ail
  • 1 pincée de poudre d'oignon
  • 7 ml (1/2 cuillère à soupe) de beurre
  • 3 ml (1/2 cuillère à thé) de sauce Worcestershire
  • Persil séché et poivre au goût

A la maison : mélanger tous les infrédients dans un chaudron. Porter à ébullition. Verser dans des thermos.

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Caipirinha

10 portions

Un petit semblant de vacances tropicales lors d'une expédition nordique ! La caipirinha, à base de cachaça brésilienne, est un excellent apéro et accompagne aussi très bien les poissons crus ou très frais. On peut en faire une délicieuse version sans alcool pour les enfants qui pourront trinquer avec les grands. Saravã !

  • 500 ml de cachaça
  • 160 ml (2/3 tasses) de sucre brun ou cassonade
  • 10 limes

Au camp : pour chaque personne, couper en quartiers et presser une lime directement dans chaque verre avec un mortier ou une petite pierre. Ajouter une généreuse cuillérée à soupe de sucre, mélanger. Arroser de 50 ml (1/4 tasse) de cachaça, sauf pour les enfants. Normalement, on devrait y ajouter des glaçons pilés. La présence de cet élément dépendra donc de la saison ou de la latitude sous laquelle on se trouve !

La cachaça est une eau-de-vie brésilienne obtenue par fermentation du vesou, le jus de canne à sucre.

Alcool blanc paysan par excellence, il en existerait plus de 4000 sortes, fabriquées par quelques grandes entreprises qui distribuent leur produit à l'étranger mais surtout par de très nombreuses « maisons » locales, écoulant leur stock au marché, parfois très local. Désignée aussi sous les noms d'aguardente (eau-de-vie) ou pinga (gnôle), elle peut s'appeler suivant les régions branquinha, birita, caninha, gas, óleo…

La cachaça est distillée à 40°, et immédiatement embouteillée, contrairement au rhum agricole, qui lui est distillé à 65-75° et vieilli en foudres de chêne puis ramené aux degrés souhaités par adjonction d'eau de source.

L'origine de la cachaça remonte aux années 1800. Au Brésil, les esclaves aimaient boire du « garapa », qui était du jus de canne à sucre qu'ils faisaient simplement bouillir, sans le fermenter. Ils l'obtenaient après avoir pressé la canne à sucre au moyen de presses rotatives.

L'ébullition permettait la stérilisation, évitant ainsi le développement des bactéries qui se trouvent normalement dans le jus de canne.

Dans les années 1910, le Brésil est un pays pauvre et cherche un avenir propre pour se démarquer et se débarrasser des liens avec l'Europe. Pour ce faire, le modernisme brésilien se développa grâce à la littérature, l'art et le commerce : la cachaça a participé à ce développement comme étant un produit culturel, de fabrication locale, pouvant être exporté.

La lime (du persan لیمو limu) ou lime acide, est un agrume. C'est le fruit du limettier, arbuste de la famille des Rutacées dont il existe deux espèces : Citrus latifolia et Citrus aurantiifolia.

La lime n'est pas une variété de citron (Citrus limon) comme pourrait le faire croire le nom de citron vert que l'on lui donne parfois. Il ne doit pas non plus être confondu avec la limette, appelée aussi lime méditerranéenne ou citron doux, que produisent d'autres espèces de limettiers, appelés limettiers doux : Citrus limetta et Citrus limettioides, et dont la pulpe est moins acide que celle de l'orange.

Le fruit est récolté avant maturité, il a l'aspect d'un petit citron de 2,5 à 8 cm de diamètre suivant les espèces. Son écorce est fine et lisse, de couleur vert foncé, l'essence qu'elle contient est aromatique. Sa chair aux reflets verts est juteuse et acide.

La lime s'utilise en cuisine comme le citron. C'est un ingrédient des cocktails tropicaux comme le ti-punch des Antilles, la margarita ou la caipirinha du Brésil. On la retrouve aussi sous forme de quartiers insérés dans le goulot des bouteilles de bières mexicaines comme la Corona. Elle entre également dans la composition du ceviche.

Originaire d'Inde ou de Malaisie, la lime a été diffusée autour de la Méditerranée par les Croisés et introduit en Amérique par les Portugais. Bien que moins riche en vitamine C que le citron, elle était utilisée sur les navires britanniques comme remède contre le scorbut. D'où le surnom de limeys donné par les Américains aux Britanniques, surtout aux Anglais.

Chaï indien ou thé Masala

8 personnes

Le Chaï est un thé indien assaisonné et bien anglais avec un nuage de lait. On le sert après le repas ou pour se réchauffer au coin du feu.

  • 3 sachets (3 cuillères à soupe) de thé noir
  • 5 ml (1 cuillère à thé) de cannelle
  • 12 clous de girofle
  • 8 capsules de cardamome verte
  • 4 capsules de cardamome noire
  • 1 litre (4 tasses) d'eau

Le Miget ou migé (boisson populaire rafraîchissante)

Boisson traditionnelle (surtout en France), rafraîchissante à base de pain, de vin et de sucre (de lait pour les enfants) quelques fois agrémentée de fruits : fraises ou groseilles.

Durée de la préparation : quelques minutes.
Ingrédients :

  • pain dur
  • vin rouge, les meilleurs vins sont les vins de terroir peu alcoolisés (8°)
  • sucre.

Variante : avec du lait remplaçant l'eau et le vin.

Manière de procéder :

  • Choisir du pain qui a durci
  • Ne conserver que la mie
  • La couper en dés (appelés dans le parler régional — mijettes)
  • Humecter afin de ramollir les mijettes sans les détremper
  • Placer dans un saladier ou une soupière (si possible : 1/4 heure à une demi-heure avant consommation)

Servir

  • Servir le vin frais
  • Présenter les mijettes
  • Dans de grands bols

Chacun

  • Place les mijettes dans son bol
  • Verse le vin en les arrosant
  • Sucre à sa convenance.

Le miget était consommé l'été quand il fait chaud et particulièrement les jours de battage au cours de l'après-midi. Le vin sortait de la cave ou des bouteilles avaient été mises à rafraîchir dans un seau d'eau tirée du puits. Curieusement le mélange semble être plus frais que les différents ingrédients pris séparément.

Lorsqu'il était consommé lors des travaux des champs, le vin était emporté dans des bonbonnes ou dames Jeanne, les mijettes dans des saladiers. Pour leur garder une certaine fraîcheur, le tout était enveloppé dans des sacs de jute qu'on arrosait de façon à les maintenir humides. L'évaporation est un processus physique qui produit du froid et maintenait ainsi les ingrédients à une température inférieure à la température ambiante.

Dans le Loudunais, presque tous les champs possédaient un noyer. Outre qu'il produisait des noix qu'on consommait ou transformait en huile, lors des grandes chaleurs, il offrait son ombre aux hommes et aux bêtes qui s'y réfugiaient lors des pauses, bien que l'ombre du noyer fût considérée comme malsaine et provoquant des "chauds referdis". Mais comme dans les champs, il n'y avait généralement pas d'autres arbres c'était sous leur ombre que cela se produisait. De la même manière, on a plus de chance à notre époque de mourir dans un hôpital ou une clinique que dans sa maison.

Cette boisson à cause de l'alcool et du sucre donne un coup de fouet, le pain lui se digère plus lentement. Elle était particulièrement bien adaptée pour les travaux des champs.

Cette boisson est assez répandue dans le Centre-Ouest de la France. La manière de la désigner comprend de nombreuses variantes : migé en berrichon, migi, migeot en poitevin, miet, miôt, miotte, miéttée en solognot, miotte ou miottée en tourangeau. Mon grand-père paternel disait miget en prononçant la t finale.

Ces noms sont à rapprocher de celui qui désigne la mie, les miettes de pain, voire de fines tranches : mijette ou migette en poitevin, mejette, mijà ou mijade à Availles-Limouzine.

 

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