Desserts

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Pain aux figues et aux noisettes

8 à 10 portions

  • 375 ml (1 ½ tasse) de figues sèches
  • 250 ml (1 tasse) d'eau bouillante
  • 45 ml (3 cuillères à soupe) de beurre
  • 125 ml (1/2 tasse) de cassonade
  • 500 ml (2 tasses) de farine
  • 125 ml (1/2 tasse) de farine de blé entier
  • 7 ml (1 ½ cuillère à thé) de bicarbonate de soude
  • 2 ml (1/2 cuillère à thé) de sel
  • 5 ml (1 cuillère à thé) de levure chimique (poudre à pâte)
  • 250 ml (1 tasse) de noisettes hachées grossièrement
  • 2 œufs
  • 125 ml (1/2 tasse) de jus d'orange
  • 18 noisettes entières pour décorer

A la maison ou au camp :

  1. Si l'on cuisine ce pain à la maison, préchauffer le four à 180° C (350° F)
  2. Couper les figues et les mettre dans un bol avec l'eau bouillante, le beurre et la cassonade. Mélanger et laisser refroidir.
  3. Mélanger les farines, le bicarbonate de soude, le sel et la poudre à pâte. Ajouter le mélange de figues et remuer. Incorporer les noisettes, les œufs et le jus d'orange. Ne pas trop mélanger.
  4. Verser dans un moule bien graissé et fariné. Garnir de noisettes. Cuire de 30 à 40 minutes au four ou au four hollandais ou jusqu'à ce que la lame d'un couteau insérée au centre ressorte propre.

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Gâteau mexicain au chocolat

8 portions

Ce gâteau étonnamment épicé et très nourrissant est un excellent choix de dessert en hiver lorsque le voyage en permet le transport.

  • 500 ml (2 tasses) de haricots noirs en conserve, rincés (1 boîte 540 ml ou 19 oz)
  • 310 ml (1 ¼ tasse) de babeurre*
  • 125 ml (1/2 tasse) de poudre de cacao
  • 500 ml (2 tasses) de farine tout usage
  • 5 ml (1 cuillère à thé) de levure chimique (poudre à pâte)
  • 3 ml (1/2 cuillère à thé) de bicarbonate de soude
  • 10 ml (2 cuillères à thé) de cannelle
  • 1 ml (1/4 cuillère à thé) de piment de Jamaïque moulu, poivre de Cayenne et sel
  • 3 ml (1/2 cuillère à thé) de poivre frais moulu
  • 180 ml (3/4 tasse) de beurre à température de la pièce
  • 250 ml (1 tasse) de sucre brun (cassonade)
  • 180 ml (3/4 tasse) sucre
  • 3 œufs
  • 15 ml (1 cuillère à soupe) rhum brun
  • 125 ml (1/2 tasse) d'amandes moulues (facultatif)

* On peut remplacer le lait de beurre ou babeurre par la même quantité de lait additionné de 18 ml (1 ½ cuillère à soupe) de jus de citron qu'on laisse reposer 10 minutes.

A la maison :

  1. Préchauffer le four à 180° C (350° F). Graisser et fariner un moule de 22 x 30 cm (9 po x 13 po) ou de 25 cm de diamètre (10 po).
  2. Au robot culinaire, réduire les fèves en purée avec le babeurre et le cacao.
  3. Dans un bol, combiner les ingrédients secs : farine, poudre à pâte, bicarbonate de soude, épices, sel et poivre.
  4. Mélanger à la main ou au mélangeur électrique le beurre, la cassonade et le sucre. Incorporer les œufs un à un, puis le rhum. Ajouter graduellement à cet appareil, en alternance, le mélange de farine puis de fèves. Si désiré, ajouter les amandes. Placer la pâte ainsi obtenue dans le moule (égaliser le dessus). Cuire au four environ 45 minutes ou jusqu'à ce qu'un cure-dent inséré au centre ressorte propre.
  5. Refroidir et démouler. Servir nature ou saupoudré de sucre à glacer.

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Brownies

8 à 10 portions

  • 180 ml (3/4 tasses) de beurre fondu
  • 375 ml (1 ½ tasse) de sucre
  • 7 ml (1 ½ cuillère à thé) de vanille
  • 3 œufs battus
  • 125 ml (1/2 tasse) de cacao
  • 180 ml (3/4 tasses) de farine
  • 2 ml (1/2 cuillère à thé) de levure chimique (poudre à pâte)
  • 5 ml (1 cuillère à thé) de sel
  • 250 ml (1 tasse) de pacanes ou noix de Grenoble
  • 250 ml (1 tasse) de chocolat noir en petits morceaux

A la maison :

  1. Préchauffer le four à 180° C (350° F).
  2. Mélanger le beurre, le sucre, la vanille et les œufs.
  3. Mélanger les ingrédients secs, y incorporer le mélange de beurre et d'œufs. Déposer cet appareil dans un moule rectangulaire graissé de 22 x 30 cm (9 po x 13 po).
  4. Cuire au four de 25 à 30 minutes environ.

Au camp : procéder comme précédemment, en cuisant toutefois au four hollandais.

Gâteau aux carottes

8 à 12 portions

  • 625 ml (2 ½ tasses) de farine tout usage
  • 15 ml (1 cuillère à soupe) de levure chimique (poudre à pâte)
  • 15 ml (1 cuillère à soupe) de bicarbonate de soude
  • 15 ml (1 cuillère à soupe) de cannelle
  • 2 ml (1/2 cuillère à thé) de sel
  • 500 ml (2 tasses) de sucre
  • 250 ml (1 tasse) d'huile végétale
  • 4 œufs
  • 750 ml (3 tasses) de carottes râpées
  • 5 ml (1 cuillère à thé) de vanille
  • 250 ml (1 tasse) de noix grossièrement hachées
  • 250 ml (1 tasse) de raisins

A la maison :

  1. Préchauffer le four à 180° C (350° F).
  2. Graisser et fariner un moule de 22 x 30 cm (9 po x 13 po) ou de 25 cm de diamètre (10 po). Dans un bol, combiner les ingrédients secs : bicarbonate, farine, poudre à pâte, cannelle et sel.
  3. Dans un autre bol, mélanger à la main ou au mélangeur électrique l'huile et le sucre. Ajouter les œufs un à un en brassant entre chacun. Ajouter les carottes et la vanille.
  4. Incorporer graduellement, en alternant, le mélange de farine au mélange liquide. Ajouter les noix et les raisins. Déposer dans le moule et cuire au four environ 55 minutes ou jusqu'à ce que la lame d'un couteau insérée au centre ressorte propre.

Au camp : procéder comme précédemment, en cuisant toutefois au four hollandais.

Oranges givrées

4 portions

Entre le sorbet et le "petit punch" antillais, ce dessert est vraiment approprié aux sorties d'hiver. Attention ! Bien qu'il soit tentant d'avoir la main lourde sur le rhum, trop d'alcool empêcherait le sorbet de givrer. Mieux vaut le boire en digestif !

  • 4 oranges*
  • Au goût sucre ou cassonade (environ la moitié du volume du jus des oranges)
  • 60 ml (1/4 tasses) de rhum

* Prévoir quelques oranges supplémentaires pour remplacer celles qui perceraient au cours de la préparation.

Au camp :

  1. Découper un chapeau au sommet de chaque orange. Evider les oranges en gardant l'écorce intacte. Elle servira de contenant au futur sorbet. Recueillir le contenu des oranges dans un bol et en enlever les membranes de façon à ne conserver que le jus et la pulpe. Sucrer. Ajouter le rhum et laisser se dissoudre le sucre ou la cassonade quelques minutes et se marier le rhum.
  2. Remplir chaque orange de ce mélange en prenant soin de les maintenir bien droite. Sortir les oranges au froid au moins 1 heure pour que le sorbet prenne bien. Servir.

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Pruneaux au vin rouge

8 portions

Un délice dont les restants accompagneront banique, galette ou céréales chaudes du lendemain matin.

  • 500 ml (2 tasses) de pruneaux
  • 250 ml (1 tasse) de vin rouge
  • 250 ml (1 tasse) de sucre
  • 2 tranches de citron
  • 3 tranches d'oranges
  • 1 bâton de cannelle (facultatif)

Au camp :

  1. La veille, faire tremper les pruneaux dans de l'eau (assez pour les recouvrir) pendant 24 heures. Egoutter et jeter l'eau.
  2. Déposer les pruneaux dans une grande casserole. Ajouter le vin, le sucre, les rondelles d'agrumes et le bâton de cannelle. Porter à ébullition. Dès que le liquide commence à bouillir, retirer du feu et laisser refroidir.
  3. Servir tel quel ou avec des biscuits, un peu de crème ou du yogourt.

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Riz au lait et à la cardamome

4 portions

Simple et parfumé, composé d'aliments légers et durables, ce dessert est le pérféré des fins de longues expéditions. On le cuisine à feu très doux, au-dessus d'une cendre chaude.

  • 60 ml (1/4 tasse) de riz (à grains ronds de préférence)*
  • 1 litre (4 tasses) de lait frais ou en poudre (250 ml (1 tasse) pour 1litre d'eau)
  • 60 ml (1/4 tasse) de sucre ou cassonade
  • 2 ou 3 capsules de cardamome
  • 15 ml (1 cuillère à soupe) d'eau de fleur d'oranger

* Si le temps presse, on peut augmenter la quantité de riz qui donnera au pouding la consistance désirée en moins de temps de cuisson. Le résultat sera alors moins onctueux, mais plus nutritif.

Au camp :

  1. Rincer et égoutter le riz.
  2. Préparer 1 litre de lait avec de la poudre. Le faire chauffer à feu très doux et y jeter le riz en pluie. Ajouter le sucre et la cardamome. Cuire à feu doux pendant 2 heures environ en remuant de temps en temps et bien surveiller pour que le lait ne bouille pas.
  3. Lorsque le riz est cuit et que le mélange est onctueux, retirer du feu. Retirer la cardamome. Ajouter quelques gouttes d'eau de fleur d'oranger. Mélanger. Laisser refroidir. Garnir chaque portion d'une capsule de cardamome ou d'une feuille de menthe cueillie dans la journée.

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Charnues, les gousses de cardamome renferment de précieuses graines parfumées...

La cardamome est une plante aromatique originaire des Cardamom Hills en Inde, dans la région du Kerala et de la côte de Malabar. Aujourd'hui, elle est également produite dans d'autres pays d'Asie dont le Cambodge, le Vietnam et le Sri Lanka.
 
Fruit de l'Elleraria cardamomum, la cardamome est une plante de la famille des Zingibéracées au même titre que le curcuma ou le gingembre.
 
La cardamome pousse entre 800 et 1500 mètres d'altitude et préfère les climats chauds et humides. Ces racines poussent hors du sol et c'est sur celles-ci que poussent les graines de cardamomes.

Une fois récoltées, la cardamome est mise à sécher au soleil ou dans des chambres chaudes.
 
Les graines de cardamome se présentent sous la forme de petites gousses ovales d'environ 1 cm de long, de couleur vert pâle. Elles sont constituées de trois alvéoles internes contenant des petites graines noires tout en relief. Ce sont ces graines qui renferment le plus grand potentiel aromatique de cette épice.
 
Il existe également une cardamome blanche, obtenue par blanchiment de la cardamome verte, et la cardamome noire, au goût fortement camphré, surtout utilisée en Chine. 

La cardamome est utilisée depuis toujours en Inde et au Pakistan où elle sert à communier avec les Dieux. Offrande, elle est également essentielle pour la purification des repas.
 
La cardamome bénéficie également de vertus médicinales et d'anciens traités de médecine font remonter l'utilisation de cette épice plusieurs siècles avant Jésus-Christ. Des écrits médicinaux relatent également son utilisation dans des préparations destinées aux irritations de la gorge.
 
La cardamome aurait été utilisée par les romains pour ses qualités digestives, calmantes et antiseptiques.
 
Arrivée en France au Moyen-Âge avec les croisades, la cardamome parfumait les plats et rafraîchissait l'haleine.

Bienfaits de la fleur d’oranger…

Tout le monde connaît la fleur d’oranger pour son exquis et doux parfum, que l’on cuisine et qui sait si subtilement embaumer nos gels douche et nos shampoings… Mais en connaissez-vous toutes les vertus ? Anti-rides, anti-fatigue, anti-dépresseur… Les bienfaits de la fleur d’oranger sont nombreux, découvrez-les à votre tour et faites-en bon usage !

La fleur d’Oranger, d’où vient-elle ?

La fleur d’oranger pousse sur le Bigaradier et non sur l’oranger comme beaucoup le pensent… Le Bigaradier est un arbuste épineux, très répandu en Afrique du Nord, couvert de magnifiques fleurs blanches agréables à l’œil et à l’odorat ! L’industrie cosmétique et pharmaceutique utilise les bienfaits de ces fleurs, les feuilles aussi ont un pouvoir sédatif, tout comme son huile essentielle qui a aussi beaucoup à nous apporter, appelée aussi huile de Néroli.

Bienfaits de la fleur d’oranger et ses variantes…

L’eau de fleur d’oranger : Elle est extraite par distillation des fleurs du bigaradier. On l’utilise fréquemment en cuisine pour son parfum mais elle a aussi des vertus calmantes. Mélangez une à deux cuillères à café d’eau de fleur d’oranger dans une tasse de lait chaud avec un peu de miel pour passer une nuit tranquille.

L’huile essentielle de fleur d’oranger appelée huile ou essence de Neroli : Elle est un très bon régénérateur des cellules (anti-rides) grâce à sa concentration en flavonoïdes, elle favorise aussi la circulation sanguine. Mais ce n’est pas tout, elle est également un fabuleux anti-dépresseur et destressant, c’est pourquoi en cas de tensions n’hésitez pas à vous masser ou à vous faire masser à l’aide de quelques gouttes de son huile !

L’infusion de fleur d’oranger : Les feuilles et les fleurs du Bigaradier sont aussi très reconnues pour leurs vertus sédatives. En les faisant infuser dans de l’eau chaude, et en dégustant cette boisson lentement, vous retrouverez calme et bien-être.

Les écorces d’orange du bigaradier : Elles servent à fabriquer le «triple sec», le grand Marnier, le cointreau…

Vous le voyez, la Fleur d’Oranger a mille et un bienfaits à vous apporter… Choisissez-la pour vous laver (gel-douche), pour vous calmer (infusion), pour vous parfumer, et pour être plus belle que jamais !

Pralines aux pacanes

12 grandes pralines ou  48 morceaux

  • 454 g (1 lb) de beurre fondu
  • 500 ml (2 tasses) de cassonade
  • 2 œufs battus
  • 5 ml (1 cuillère à thé) de vanille
  • 500 ml (2 tasses) de farine
  • 5 ml (1 cuillère à thé) de levure chimique (poudre à pâte)
  • 1 pincée de sel
  • 250 ml (1 tasse) de pacanes

A la maison :

  1. Préchauffer le four à 160° C (325° F).
  2. Dans un bol, mélanger le beurre, la cassonade, les œufs battus et la vanille.
  3. Dans un autre bol, mélanger la farine, la levure chimique et le sel. Incorporer doucement ce mélange au mélange de beurre. Incorporer ensuite les pacanes.
  4. Déposer cet appareil sur une plaque graissée et farinée en une couche assez épaisse. Cuire au four 30 minutes. Découper en larges morceaux et laisser refroidir avant de servir ou d'ensacher pour le voyage.

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Noix de pacane, fruit du pacanier, lisse, à coque mince, et contenant une amande consommée crue ou séchée, utilisée en confiserie et qui donne le « beurre de souari ».

Biscottis aux amandes

24 biscottis

C'est sec, ça se conserve longtemps et c'est délicieux avec du vin rouge !

  • 420 ml (1 ¾ tasse) de farine
  • 10 ml (2 cuillères à thé) de levure chimique (poudre à pâteà
  • 180 ml (3/4 tasses) d'amandes entières non émondées
  • 2 œufs
  • 180 ml (3/4 tasses) de sucre
  • 80 ml (1/3 tasse) de beurre fondu
  • 10 ml (2 cuillères à thé) de vanille
  • 2 ml (1/2 cuillère à thé) d'extrait d'amandes
  • 7 ml (1 ½ cuillère à thé) d'écorce d'orange râpée
  • 1 blanc d'œuf légèrement battu

A la maison :

  1. Mélanger la farine, la levure et les amandes.
  2. Dans un bol, battre les œufs avec le sucre, le beurre, la vanille, l'extrait d'amandes et l'écorce d'orange. Ajouter cet appareil aux ingrédients secs. Mélanger les ingrédients jusqu'à l'obtention d'une pâte souple et collante.
  3. Déposer la pâte sur une surface légèrement farinée. Façonner en une boule lisse et diviser en deux rouleaux de 30 cm (12 po) de longueur. Déposer sur une plaque non graissée. Badigeonner le dessus de blanc d'œuf et cuire à 180° C (350° F) pendant 20 minutes. Retirer du four et laisser refroidir 5 minutes.
  4. Sur une planche, découper en diagonale les rouleaux en tranches de 2 cm d'épaisseur, d'un coup sec pour trancher les amandes. Remettre les biscuits debout sur la plaque et cuire de nouveau 20 à 25 minutes jusqu'à ce qu'ils soient bien dorés. Refroidir sur des grilles.

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Fruits sauce sucrée

4 portions

  • 125 ml (1/2 tasse) de cassonade ou sucre
  • 250 ml (1 tasse) d'eau bouillante
  • Cannelle et clous de girofle moulus ou muscade ou graines d'anis étoilé entière ou menthe
  • 250 ml (1 tasse) de fruits séchés (mangues, poires, abricots, pommes, ananas, bananes ou un mélange de plusieurs de ces fruits).

Au camp :

  1. Faire fondre la cassonade ou le sucre dans l'eau bouillante en remuant, avec l'une ou l'autre épice au goût ou un peu de menthe. Laisser réduire encore 5 minutes à feu doux.
  2. Monter le feu et ajouter les fruits. Baisser à nouveau le feu et laisser cuire 5 minutes. Retirer du feu et laisser tiédir au moins 20 minutes avant de servir.

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Bleuets enrobés de chocolat

La préparation de cette spécialité du lac Saint-Jean, d'une simplicité enfantine, est un succès garanti auprès de tous les convives de 3 à 103 ans.

  • Tablettes de chocolat
  • Cueillette de bleuets

Au camp :

  1. Faire fondre le chocolat dans une petite casserole à feu doux. Lorsqu'il est onctueux, ajouter les bleuets de sorte que chaque bleuet soit enrobé de chocolat.
  2. Déposer par cueillérée le contenu de la casserole sur une plaque ou une assiette en étalant un peu chaque cuillérée. Laisser refroidir au moins 1 heure par temps frais… et croquer !

Le terme « bleuet », apparu dans la langue en 1380, est simplement dérivé de « bleu ». En France, ce mot désigne la centaurée à fleur bleue, tandis qu’au Québec, il désigne le fruit d'une espèce parente de la myrtille. Le terme « myrtille », apparu dans la langue en 1565, vient du latin myrtillus, dérivé de myrtus, « myrte », un petit arbre à fruits. Le terme « airelle » est un mot générique qui désigne l'une ou l'autre des nombreuses espèces d'arbrisseaux porteurs de baies comestibles.

Bleuet ou myrtille?

La myrtille est originaire d'Eurasie et de la côte ouest de l'Amérique du Nord, tandis que le bleuet est indigène à l'Amérique du Nord. Toutefois, le genre Vaccinium, qui est très ancien, pourrait originellement venir d'un territoire plus restreint. Il se serait rapidement dispersé dans diverses directions, probablement aidé en cela par les oiseaux, grands amateurs des petites baies. Quoi qu'il en soit, la plante s'est extrêmement diversifiée au fil du temps, puisqu'on en compte aujourd'hui quelques centaines d'espèces. Plusieurs donnent des baies comestibles plus ou moins acidulées. Elles ont dû faire la joie d'une multitude de générations de chasseurs-cueilleurs, tant en Asie qu'en Europe et en Amérique, depuis l'Arctique jusqu'aux tropiques.

Chose certaine, le bleuet est récolté depuis toujours par les indigènes de l'Amérique du Nord. Ils le mangeaient cru ou cuit, en faisaient du pemmican, le conservaient dans de la graisse animale ou encore le faisaient sécher pour le consommer l'hiver. De la même manière, en Europe, il a soutenu les peuples nordiques, dont les Lapons, durant les longs mois d'hiver en leur apportant énergie et vitamines tout à la fois.

En raison de leurs besoins particuliers (terre acide et humide) et de l'abondance de la ressource sauvage, le bleuet et la myrtille n'ont été domestiqués que très tardivement, soit au début du XXe siècle. Il existe aujourd'hui de nombreux cultivars, dont certains donnant des fruits plus gros. On les cultive en champ ou, comme c'est le cas au Québec, en forêt, sur des bandes de terre défrichées alternant avec des bandes forestières.

Les Grecs de l'Antiquité connaissaient la myrtille à laquelle ils prêtaient diverses propriétés médicinales. Au Moyen Âge, la feuille et la baie étaient prescrites pour soigner divers maux. Ces usages sont tombés en désuétude avec l'avènement de la pharmacopée moderne. Cependant, la découverte au cours des dernières décennies du rôle que jouent les antioxydants dans la santé humaine a relancé l'intérêt des chercheurs pour cette plante et pour son cousin, le bleuet. En conséquence, leur culture s'est grandement développée, particulièrement aux États-Unis et au Canada. Ces 2 pays fournissent à eux seuls près de 90 % de la production mondiale.

Bleuet sauvage à grande échelle

Au Québec, la cueillette du fruit sauvage continue de se pratiquer à grande échelle dans les secteurs où l'on a récemment effectué des coupes forestières ou qui ont été incendiés. Les cueilleurs couchent en forêt, sous la tente ou dans des abris temporaires. Souvent, des familles entières se livrent à cette activité pendant tout un mois. Le bleuet est l'une des rares baies sauvages qui donnent lieu à une véritable activité commerciale.

 

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