Introduction

 

CHAQUE ANNÉE, NOUS APPRENONS QUE DES ADULTES ET DES ENFANTS SE SONT PERDUS EN FORÊT. IL NOUS ARRIVE TROP SOUVENT DE LIRE OU D'ENTENDRE DES COMMENTAIRES COMME « ...VÊTU(E) SEULEMENT D’UN CHANDAIL, D’UN SHORT ET DE CHAUSSURES DE TOILE » ET « S’EST AVENTURÉ(E) DANS LES BOIS EN CUEILLANT DES BLEUETS ». PERSONNE NE S’ATTEND À SE PERDRE EN FORÊT, POURTANT CELA ARRIVE FRÉQUEMMENT.

 

Si vous faites preuve de jugement et de prévoyance, vous pouvez être assuré que votre séjour en forêt sera agréable, quelle que soit votre activité préférée : le camping, la chasse, la pêche, le ski de fond, la raquette, la randonnée ou la cueillette de petits fruits ou de champignons sauvages.

Ayez conscience de vos limites et de celles des personnes qui vous accompagnent. Assurez-vous de savoir comment utiliser une boussole.

Procurez-vous une bonne carte géographique de la région que vous avez l'intention de visiter et veillez toujours à ce que quelqu’un soit au courant de votre destination. S’il n’y a personne dans les environs, laissez une note dans votre maison, chalet, roulotte, tente ou voiture.

Inscrivez-y la date, l’heure de votre départ, le nombre de personnes qui vous accompagnent, la direction dans laquelle vous partez, ainsi que l’heure approximative de votre retour.

Veillez à ce que tout votre équipement soit en bon état et sachez comment vous en servir. Si vous n’êtes pas certain de ce dont vous avez besoin, consultez un fournisseur ou une organisation de loisirs de votre localité. Il est dans votre intérêt d’acquérir de l'équipement de qualité.

Portez les vêtements et les chaussures appropriés au terrain et aux conditions climatiques que vous rencontrerez. Ayez toujours un couvre-chef à portée de la main (un foulard peut être porté sur la tête et servir d’écharpe ou de pansement). Si le temps se gâte, vous devrez conserver votre chaleur corporelle. Or, c’est par la tête que le corps perd le plus de chaleur.

Rappelez-vous que les conditions climatiques peuvent changer subitement.

Il est sage de prendre les empreintes des chaussures des excursionnistes avant de partir. Pour ce faire, demandez à tout le monde de se chausser et de se placer les pieds à tour de rôle, sur une feuille de papier aluminium posée sur une couverture ou une serviette pliée. Prenez aussi l’empreinte de chaque paire de chaussures que les excursionnistes apporteront, et identifiez chaque feuille. Si un excursionniste se perd, les chercheurs pourront reconnaître ses empreintes dans la zone où s’effectueront les recherches. Les empreintes donneront aussi aux chercheurs un indice de la direction dans laquelle s'est dirigée la personne.

Les sacs à ordures, peu encombrants et faciles à transporter, peuvent protéger adultes comme enfants de l’hypothermie. Faites un trou pour la tête au fond du sac. Le sac vous permettra de conserver votre chaleur corporelle et de rester au sec par temps froid ou humide. Les sacs de couleur orangée ou jaune sont préférables; les chercheurs pourront vous repérer plus facilement si vous vous perdez dans une forêt très dense. Veillez à ce que les tous les excursionnistes sachent bien comment porter les sacs à ordures pour se protéger.

Dans la mesure du possible, ne partez jamais seul en camping, en randonnée, à la chasse, à la pêche ou à la cueillette de petits fruits. Adultes ou enfants, nous sommes beaucoup plus en sécurité lorsque nous avons de la compagnie.

Les vêtements de coton conviennent parfaitement au temps chaud et sec. Les vêtements de laine conviennent mieux aux climats humides ou froids, car ils retiennent la chaleur même lorsqu’ils sont mouillés. Les vêtements de coton, comme les jeans, sont tout à fait inutiles lorsqu’ils sont mouillés et accélèrent même la perte de chaleur corporelle. En effet, la perte de chaleur peut être jusqu’à 200 fois plus rapide qu'avec des vêtements de coton secs.

Faites des feux sur le sable, la terre ou le gravier. Restez toujours près du feu et assurez-vous qu’il est éteint lorsque vous partez.

Apprenez à reconnaître les plantes vénéneuses telles que l’herbe à puce et le chêne vénéneux (autrement appelé sumac). Utilisez de l’eau et du savon fort, puis de l’alcool à friction si vous avez été exposé à une plante vénéneuse.

Il existe aussi des lotions disponibles sur le marché.

Familiarisez les enfants avec le terrain de camping. Montrez-leur où ils peuvent et où ils ne doivent pas aller. Expliquez-leur aussi quelles sont les limites des aires réservées à la baignade.

Tous les excursionnistes devraient être munis d’un sifflet. Veillez à ce que les enfants portent un sifflet autour de leur cou ou sur leur chemise.

Faites savoir à chacun que trois coups de sifflet ou encore trois cris sont reconnus comme un appel de détresse.

Assurez-vous que les adultes et les enfants dont vous avez la charge vérifient comme il faut s’il y a des obstacles cachés sous la surface de l’eau (comme des roches ou des rondins).

Évitez de vous baigner là où le courant est rapide. N'allezjamais nager seul !

Éloignez-vous des animaux sauvages qui viennent trop près de vous ou qui semblent trop familiers.

Afin d’éviter les « mauvaises rencontres », prenez les précautions élémentaires suivantes :

  • Ne gardez jamais d’aliments dans votre tente (certains parcs disposent de garde-manger à l’épreuve des ours).
  • Évitez de préparer et de prendre vos repas à l’intérieur ou près de votre tente.
  • Si vos vêtements ont absorbé les odeurs de cuisine, changez-vous avant de vous coucher.
  • Entreposez et transportez les aliments et les ordures dans des contenants hermétiques.
  • N’enterrez pas vos déchets car les ours (ou d’autres animaux) peuvent facilement les déterrer. Cela créerait des problèmes aux autres personnes qui par la suite, pourraient se trouver dans le même secteur.
  • Accrochez les sacs de nourriture (ainsi que le dentifrice) à un arbre hors de la portée des ours et des autres animaux,assez loin de votre tente.
  • Ne nourrissez jamais un ours.
  • Tenez-vous loin d’une ourse et de ses oursons.
  • Faites du bruit lorsque vous marchez en forêt pour signaler votre présence.
  • Évitez les produits de toilette parfumés – les ours peuvent être attirés par le parfum, les fixatifs ou gels à cheveux et les savons parfumés.
  • Les femmes devraient faire particulièrement attention lors de leurs règles et éliminer les odeurs en mettant les serviettes hygiéniques et les tampons usagés dans des contenants hermétiques.

Les ours sont des animaux très intelligents et complexes.

Chaque ours est unique et chaque rencontre l'est aussi; il n’existe donc pas de stratégie qui fonctionne en toutes circonstances. Voici cependant certaines lignes directrices :

  • Demeurez calme. La plupart des ours n’ont pas l’intention de vous attaquer; ils préfèrent habituellement vous éviter et s’assurer que vous ne représentez aucune menace. Il arrive que les ours se défilent en faisant semblant de charger puis en battant en retraite au dernier instant. Il sepeut aussi qu’ils soient sur la défensive et qu’ils grognent, qu’ils grondent, qu’ils claquent la mâchoire et qu’ils tendent les oreilles vers l’arrière.
  • Prenez immédiatement les petits enfants dans vos bras et demeurez en groupe.
  • Ne déposez jamais votre sac à dos par terre. Il pourrait servir à vous protéger.
  • Éloignez-vous lentement à reculons, et ne courez jamais ! Un ours peut courir aussi vite qu'un cheval, à la montée comme à la descente.
  • Parlez calmement et fermement. Si l’ours se dresse sur ses pattes de derrière et qu’il semble humer l’air, c’est parce qu’il tente de vous identifier. Ne bougez pas et parlez calmement pour qu’il sache que vous êtes un être humain et non une proie. Un cri ou un mouvement brusque pourrait l’inciter à attaquer.
  • Quittez le secteur ou faites un détour. Si c'est impossible, attendez que l’ours s’en aille. Donnez toujours à la bête une issue possible.

Les ours n’aiment pas les surprises. Essayez d’éviter toute rencontre malencontreuse en demeurant alerte et en faisant du bruit.

Si vous surprenez un ours et qu’il se défend : utilisez votre vaporisateur de gaz poivré, si vous en avez un. Si l’ours vous attaque ou s’apprête à le faire, FAITES LE MORT! Mettez-vous face contre terre, les jambes écartées. Protégez-vous le visage, la tête et la nuque avec vos bras. Demeurez immobile jusqu’à ce que l’ours quitte le secteur. Ces attaques durent rarement plus de quelques minutes. D'autre part, bien que le recours à un moyen de défense contribue habituellement à aggraver la situation, il est arrivé que cette tactique dissuade l’animal. Si l’attaque se poursuit pendant plus de quelques minutes, il faut envisager un moyen de défense.

Si l’ours vous poursuit avant d’attaquer ou s'il attaque pendant la nuit : NE FAITES PAS LE MORT, DÉFENDEZ-VOUS! Essayez d’abord de fuir, de préférence vers un bâtiment ou une voiture, ou encore grimpez dans un arbre. Si vous ne pouvez le faire, ou si l’ours vous suit, vaporisez-le de gaz poivré, ou mettez-vous à crier et tentez d’intimider l’animal à l’aide d’une branche ou d’une pierre. Faites tout ce qu’il faut pour que l’ours comprenne que vous n’êtes pas une proie facile.

Ce genre d’attaque est très rare, mais elle peut avoir des conséquences très graves, car elle signifie souvent que l’ours cherche de la nourriture et qu’il veut faire de vous sa proie.

Pour plus d’information sur le comportement des ours, consultez votre bibliothèque, les responsables des parcs provinciaux et nationaux ou les associations récréatives.

Personne ne projette de se perdre, mais si jamais cela vous arrive, vous aurez besoin de connaître les règles élémentaires de survie en forêt. Nous allons les découvrir au fil des pages.

L’hypothermie survient lorsque le corps perd de sa chaleur plus vite qu'il n'en produit. Cela peut arriver lorsqu’une personne est exposée à lapluie, au vent et au froid, sans vêtements ni abri suffisants. Lorsque vous vous perdez, votre tâche première est de vous protéger contre l’hypothermie.

Ne paniquez pas La peur est votre pire ennemi. Si vous paniquez, vous serez incapable de raisonner. La peur est une réaction naturelle, mais il faut la maîtriser. Acceptez la situation et concentrez-vous sur les moyens de l’améliorer. Si vous prenez des mesures concrètes, votre confiance augmentera, ce qui est essentiel à votre survie.

Ralentissez vos efforts. L’effort brûle de l’énergie et fait transpirer, ce qui entraîne une perte de liquides corporels.

Vous augmentez ainsi les risques d’hypothermie. Restez où vous êtes. N’entreprenez pas d’aller chercher du secours à moins de satisfaire à toutes les conditions suivantes :

  • Vous savez à peu près où vous êtes et où vous devez aller.
  • Vous avez un moyen de vous orienter et de rester dans la bonne direction.
  • Vous avez des vêtements qui résisteront à toutes les conditions climatiques que vous pourriez rencontrer.
  • Vous pouvez transporter suffisamment de nourriture, de combustible et de matériel pouvant servir d’abri.

Le feu est l’un des meilleurs outils de survie. Il vous permet de vous garder au chaud, de sécher vos vêtements et de lancer un appel au secours.

Ne partez jamais en excursion, en camping, à la chasse, en randonnée, à la pêche, en ski de fond ou à la cueillette de petits fruits sans apporter des allumettes dans un contenant imperméable. Il est aussi possible d’allumer un feu à l’aide d’une lentille d’appareil photo, d’un fond de bouteille ou de lunettes (pourvu qu’elles ne soient pas en plastique). Si vous désirez de plus amples renseignements, empruntez à votre bibliothèque locale des ouvrages sur la survie en forêt.

On peut construire plusieurs abris à l’aide des matériaux que l’on trouve dans la forêt et en profitant des arbres tombés et des formations naturelles comme les cavernes. Apprenez à utiliser des branches d’arbres pour fabriquer des abris qui vous garderont au chaud. Un livre sur la survie en forêt vous donnera plus de détails sur les abris de secours. N’oubliez pas : il est important de conserver votre énergie corporelle et de ne pas vous épuiser à construire un abri compliqué.

L’eau vous est indispensable, les aliments ne le sont pas. L’être humain peut survivre pendant plusieurs semaines sans nourriture, mais seulement quelques jours sans eau. La déshydratation augmente les risques de fatigue et d’hypothermie. Les sources d’eau les plus fiables sont les lacs et les ruisseaux. La plupart des plantes contiennent aussi de l’eau potable. L’hiver, vous pouvez faire chauffer de la neige et de la glace pour avoir de l’eau potable.

Cependant, n’en faites pas fondre dans votre bouche, car cela abaisserait la température de votre corps et augmenterait vos risques d’hypothermie.

Les trousses de secours peuvent être toutes petites ou plus grandes selon les besoins de chacun ou selon la situation.

Voici quelques éléments de base à mettre dans une trousse de survie ou de premiers soins :

  • des allumettes dans un contenant imperméable;
  • des sacs de plastique pour la nourriture;
  • un sac à ordures en plastique orange ou jaune;
  • une collation à haute teneur énergétique;
  • un sifflet (de préférence sans boule);
  • un canif;
  • une boussole (assurez-vous de savoir vous en servir);
  • une couverture de secours;
  • un réflecteur ou un petit miroir (pour lancer un signal);
  • une lotion insectifuge non parfumée;
  • une crème antibiotique;
  • des pansements de plastique.

Si vous planifiez des activités en nature de plus longue durée, il faut vous munir d’une trousse plus complète. Pour des suggestions sur ce qu’il faut y inclure, consultez les livres sur la survie en forêt.

Avec des enfants, rester au même endroit. Enseignez aux enfants qu’un arbre peut être un ami s’ils se perdent. Dites-leur de choisir un arbre (ou un autre objet) près d’une clairière et de rester sur place. S’ils ont peur, ils peuvent étreindre l’arbre et lui parler. L’enfant perdu qui se rappelle cette règle ne s’affolera pas et restera au même endroit, ce qui augmentera les possibilités qu’on le repère.

Dites aux enfants de crier dans la direction des bruits qui les effraient. S’il s’agit d’un animal, le bruit le fera s’enfuir. Les cris pourront également orienter les secouristes. Un enfant peut attirer l’attention d’un avion de recherche s’il s’habille d’un sac à ordures ou d’un manteau de couleur vive et s'il s’étend par terre dans une clairière.

Personne ne sera puni. Assurez les enfants que personne ne se fâchera contre eux s’ils se perdent. Il arrive que des enfants se cachent des personnes qui les recherchent de peur d’être punis.

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Cette partie du site aborde les plaisirs "de la table" dans un contexte un peu inhabituel, soit en plein air et le plus souvent en groupe. Bien qu'on y garde à l'œil les besoins énergétiques des amateurs de sports et qu'on y prône une saine alimentation, nous soutiendrons des propos gastronomiques et non diététiques. Cette partie du site s'adresse aux gens qui font des activités de fins de semaine en plein air et à ceux qui s'aventurent plus longtems en autonomie. On y propose des menus et des façons de faire propres à toutes sortes de situations allant du court séjour en camping non loin de la voiture à la longue randonnée aux abords du cercle arctique.

Si la planification des repas pour ces deux types de sortie ne requiert pas la meme logistique, elle demande tout de même de suivre certaines lignes directrices. Le menu doit ajouter au plaisir de la journée, permettre de retrouver l'énergie dépensée durant les activités sportives et s'adapter aux conditions de transport et de conservation des denrées. On souhaite, à la lecture de cette partie du site, que ce qui pouvait sembler un casse-tête au voyageur loin de sa cuisine lui apparaisse désormais comme un jeu, une expérience à renouveler à l'infini.

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Il existe relativement peu de sites de référence sur l'alimentation en plein air et pourtant, elle relève d'une tradition culinaire aussi lointaine que les origines des habitants de ce continent. Par des témoignages glanés dans les récifs d'explorateurs qui ont arpenté ce pays et appris des peuples nomades qui l'habitaient, cette rubrique puise à même cette tradition. On ne s'y gêne toutefois pas pour multiplier les incursions dans une cuisine beaoucoup plus éclectique, moderne ou d'origines diverses. Enfin, on y propose des grilles de menus types pour des séjours, été comme hiver, allant de la petite à la grande aventure.

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Depuis des millénaires, nous recevons les signes de notre mère la Terre et nous tâchons de les déchiffrer.

Pendant des siècles, l'être humain n'a eu d'autre choix que de rester à l'écoute de ces signes pour assurer sa survie. Les migrations des animaux et le rythme des saisons dictaient alors ses moindres faits et gestes. Les ancêtres des premières nations ont évolé dans un monde enrichi d'images et d'histoires légendaires liées à cette nature. Ils ont surtout accumulé un savoir impressionnant du monde qui les entourait.

Malheureusement, notre mode de vie actuel nous éloigne de ce que la nature nous a enseigné et, peu à peu, le savoir de ceux qui nous ont précédés se perd. Combien y a-t-il de plantes en forêt, comestibles ou aux vertus médicinales bien connues il y a un siècle, dont la grande majorité des gens ignore le nom aujourd'hui ? Tout est devenu question de performance, même dans l'alimentation, où l'élevage de masse et les modifications génétiques occupent le haut du pavé.

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Le mode de vie traditionnel et les valeurs autochtones, ce n'est pas un retour en arrière, à vivre uniquement de chasse et de pêche. L'idée n'est pas de se déplacer en canot ou à raquettes, de cuire les aliments directement sur le feu ou de se vêtir de peaux d'animaux. Personne ne souhaite revenir à cette vision folklorique de "l'Indien", de toute façon à mille lieues de la réalité, qu'on nous dépeignait dans les westerns ou les films de coureurs des bois. Reprendre contact avec nos racines, c'est beaucoup plus prendre conscience que nous ne sommes pas au‑dessus de la nature, mais que nous faisons partie du cercle de la vie au même titre que toutes les autres créatures. C'est réaliser que le territoire ne nous appartient pas, mais que nous lui appartenons. C'est refaire connaissance avec notre environnement, un garde-manger à la richesse insoupçonnée qui se trouve tout juste à côté de nous; C'est surtout reconnaître la sagesse des ancêtres des premières nations qui, contrairement à nous-mêmes, assurent depuis toujours leur propre survie en assurant celle de la planète qui les a vus naître.

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