L'eau (2)

Où et comment trouver de l'eau ?

Quand il n'y a pas d'eau en surface, tirez-en de la nappe phréatique (constituée d'eau de pluie ou de neige fondue imbibant le sol). L'accès à cette source d'eau pure dépend du profil et de la qualité du sol.

Dans les sols rocheux

L'eau désagrègre facilement le calcaire et y creuse des cavernes qui recèlent sources et suintements.

A cause de sa porosité, la lave retient beaucoup d'eau. Vous trouverez des sources le long des vallées qui traversent d'anciens écoulements de lave.

Quand un canyon désséché coupe à travers une couche de grès poreux, il y a là de l'eau qui suinte sur ses parois.

Dans les régions riches en granit, creusez un trou dans l'herbe et vous y verrez surgir de l'eau.

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Le niveau hydrostatique

Lorsque les formations rocheuses sous-jacentes sont poreuses, l'eau peut s'infiltrer à grande profondeur. Il est alors difficile de l'atteindre.

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Lorsque les formations rocheuses sous-jacentes sont imperméables, l'eau ne peut pas s'infiltrer profondément. Elle s'accumule au-dessus de la roche et il est plus facile d'y accéder.

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L'eau qui n'a pas été absorbée par le sol est l'eau souterraine. Le niveau auquel on la trouve est la nappe phréatique. Quand celle-ci est suffisamment élevée pour émerger dans les basses terres, il se forme un marais, un lac ou un cours d'eau.

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Dans les sols mous

L'eau y est ordinairement plus abondante et plus facile à décourvrir que dans les sols rocheux.

Les nappes phréatiques font souvent surface dans les vallées et sur leurs pentes. Les sources et les suintements se tiennet au-dessus de la ligne des hautes eaux des rivières, après le retrait de celles-ci.

Avant de creuser pour trouver de l'eau, essayez de découvrir les signes qui en indiquent la présence. Le fond d'une vallée au pied d'une pente raide, un coin de verdure ayant abrité une source à la saison des pluies, une forêt basse, le rivage de la mer et les plaines, voilà autant d'endroits où le niveau hydrostatique repose sous la surface. Il n'est pas nécessaire d'y creuser profondément pour puiser de l'eau.

Au-dessus du niveau de la nappe phréatique, il y a des ruisseaux et des marais. Ces eaux sont contaminées et dangereuses même lorsqu'elles se situent très loin de toute habitation.

Le long de la côte

Au bord de la mer, on peut trouver de l'eau dans les dénivellations entre les dunes, en creusant dans le sable humide. Sur la plage, à marée basse, faites des trous dans le sable à environ 30 m au-dessus de la ligne atteinte par la marée haute. Cette eau, quoique saumâtre, demeure suffisamment potable. Passez-la tout de même à travers un filtre de sable afin d'en adoucir le goût salin.

Ne buvez pas l'eau de mer. La concenration de sel y est si forte qu'elle extirpe tous les fluides de l'organisme et gêne le bon fonctionnement des reins.

Sur les montagnes

Creusez dans les lits désséchés des ruisseaux, car l'eau s'y cache souvent sous le gravier. En terrain enneigé, faites fondre de la neige dans un récipient que vous placerez en plein soleil et à l'abri du vent. Pour creuser, à défaut d'un équipement adéquat, utilisez des pierres plates et des bâtons.

Pour une bonne pelle, c'est par ici : http://www.miniinthebox.com/fr/pelle-en-acier-amovible-avec-boussole-et-de-sachets-pour-survie_p611716.html

Comment extraire l'eau des plantes ?

Lorsqu'il vous est impossible de trouver de l'eau par les moyens mentionnés précédemment, une plante aqueuse, à la sève pure et sucrée, saura bien vous désaltérer. Cette sève se compose presque entièrement d'eau. En cas d'urgence, guidez-vous sur les observations suivantes :

  1. de nombreuses plantes aux feuilles et aux tiges charnues sont porteuses d'eau potable. Cueillez-les quand il s'en trouve sur votre route;
  2. le cactus-baril du sud des Etats-Unis demeure une source d'eau possible. Ne l'utilisez, cependant, qu'en dernier ressort et seulement si vous croyez avoir l'énergie requise pour en tailler la rude écorce. Coupez la partie supérieure du cactus et décortiquez-en la chair; versez ensuite le liquide dans un récipient. On peut en apporter de gros morceaux pour se désaltérer dans une sitation critique. Un cactus-baril mesurant 1 m de hauteur donne environ un litre de jus laiteux. Ce cactus fait exception à la règle selon laquelle aucune plante à sève laiteuse ou colorée ne peut être consommée.

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Les cactus (les plantes de la famille des Cactacées) accumulent une certaine quantité d'eau. C'est pourquoi on dit des cactus qu'ils font partie des plantes SUCCULENTES.

Cette succulence ne réfère pas au goût mais à la propriété des tissus d'accumuler l'eau chez certains végétaux.

L'eau contenue par les tissus des cactus n'est pas en circulation libre dans la plante. Ce sont des mucilages qui retiennent l'eau. Les mucilages sont des substances végétales visqueuses qui gonflent au contact de l'eau. Pour extraire l'eau du cactus, il faut alors procéder à quelques étapes préliminaires.

Si vous vous trouvez dans le désert mexicain ou du sud des États-Unis sans plus rien à boire, vous pourriez avoir recours à certains cactus mais vous ne pourriez pas BOIRE l'eau.

Ce qu'il faudrait faire, c'est trouver un cactus assez «dodu», lui trancher la partie supérieure, puis récolter et écraser la pulpe (les tissus succulents). Ensuite mettre cette pulpe en purée dans la bouche puis en extraire le liquide, sans toutefois la manger (comme sucer puis recracher de la pulpe de pamplemousse). Cela pourrait en effet aider à vous hydrater. Le goût n'est apparemment pas ce qui est de plus agréable. La texture est spongieuse.

On dit que le genre Ferocactus a été très utilisé à cette fin, mais ce cactus est parmi les plus épineux. Devrais-je spécifier qu'il est difficile de manipuler sans danger un cactus chargé d'épines ?!!

…. Dans les régions isolées où sévissent souvent de longues sécheresses….. un procédé original et assez simple permet, sans le concours d’aucun récipient, de collecter la quantité d’eau qui est nécessaire. Il suffit pour cela de sectionner la partie supérieure « du Ferocactus » et de creuser dans son intérieur une fosse dans laquelle, à l’aide d’une pierre ou de tout autre objet pouvant faire office de pilon, on malaxera une partie de la pulpe réduite en fragments. La cavité ne tarde pas à récolter une certaine quantité de liquide qu’il est ensuite facile de puiser…..

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.....Ce procédé, employé couramment par les rancheros n’entraîne pas lorsqu’il est convenablement exécuté, la destruction complète de la plante. La partie entamée, après avoir cicatrisée peut émettre des bourgeonnements qui suffisent alors à remplacer la perte de substance (extrait des cactées utiles du Mexique). En procédant à cette opération, vous devez détruire le spécimen de cactus (sauf si vous utilisez la démarche ci-dessus). Dans certains parcs américains, il est carrément interdit de le faire parce que les plantes sont protégées.

Les Ferocactus comme les Echinocactus ont ainsi sauvé plusieurs vies.

Le Dr Engelmann parlait du Ferocactus covillei comme du «  Cacataceae of the boundary survey ».

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Les cas de sauvetages sont nombreux :

  • L’expédition du Capitan Pédro Almendez Chirinos en 1532, lorsque les troupes de ce Conquistador eurent à traverser les régions arides de la province de Sinaloa. (Ferocactus covillei, p 43 les cactées utiles du Mexique)
  • Un aviateur US qui s‘est écrasé lors d’une phase d’entraînement liée à la II guerre mondiale dans le désert. (Ferocactus cylindraceus p 238 The cacti of USA and Canada)
  • Un géologue qui s’est échoué sur les rivages du grand canyon (Ferocactus cylindraceus, p 238, The cacti of the USA and Canada).

Les tissus succulents des cactus peuvent accumuler jusqu'à 98 % de leur contenu en eau durant la période de pluie. Mais les cactus possèdent d'autres adaptations reliées à l'eau, ou plutôt à son absence, comme celle de ne pas transpirer beaucoup. La couche de cellules externes forme un épiderme cireux et épais qui réduit l'évaporation et la transpiration. La photosynthèse des cactacées est tout aussi particulière en exigeant moins d'oxygène donc en requérant moins d'eau. Comme ils ont moins besoin d'eau, celle qu'ils contiennent n'est donc pas nécessairement en quantité abondante, particulièrement en saison sèche, puisqu'ils épuisent graduellement leurs réserves.

Finalement, mis à part les fruits qui sont comestibles, il y a chez certaines cactacées des substances «toxiques» qui peuvent avoir des effets secondaires désagréables après ingestion : diarrhée, vomissements, etc. Selon l'espèce de cactus, ces substances sont même possiblement corrosives (c'est-à-dire qui brûlent les tissus du tube digestif). Toutefois, l'ingestion d'une partie d'un cactus n'est pas rapportée mortelle. Pour ces raisons, et surtout sans connaître l'espèce, il n'est pas recommandé de consommer la pulpe d'un cactus à moins de circonstances extraordinaires.

Attention ! Il est important de distinguer les cactus des euphorbes. Ces derniers, qui ont souvent la même allure que les cactus et qui possèdent des épines, sont très toxiques et possèdent un latex très irritant. Apprends à les reconnaître par l'observation des épines.

Reconnaître un cactus

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Qu'est-ce qu'un cactus : c'est une plante qui porte des aréoles (dans la famille des Cactaceae. Coussin portant les épines et sur lequel prennent naissance les poils laineux, les feuilles (si elles existent) et les rameaux latéraux). Sur ces aréoles, on peu voir des aiguillons, des glochides (petite touffe de soies ou d'aiguillons sur l'aréole, spécifique à la sous-famille des Opuntioideae (Pereskiopsis, Quiabentia, Tephrocactus, Opuntia etc.). C'est grâce à la présence des aréoles qu'on est sûr de posséder un cactus (photo ci-dessus). Regardez bien une Euphorbe, un Pachypodium, ou ....un rosier, il n'y a pas d'aréole. Donc maintenant, vous n'inclurez plus une Euphorbe dans la famille des Cactaceae.

  • Les formes globulaires : ce sont ce qu'on appelle courament les cactus boule. Certains, avec l'âge deviennent haut, puis assez cylindrique (Echinocereus...)

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  • Les cierges : là, on a affaire à des cactus qui poussent vraiment en hauteur, comme Pachycereus pringlii, ou Carnegia gigantea (jusqu'a 25 m de haut), c'est ceux là qu'on voit souvent en photo ou à la télé. Beaucoup sont très long à fleurir.

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  • Les cactus à raquettes : il s'agit du genre Opuntia, qui dailleurs n'a pas que des plantes à raquettes ! Couramment vendus en jardinerie, on les reconnait au premier coup d'oeil. Certains sont surnommés "Oreilles de Mickey".

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  • Les autres formes : il existe des plantes, avec des grandes tiges comme un arbuste, avec des feuilles comme toutes les plantes...mais avec des aréoles et des aiguillons. Donc de la famille des cactus. Le genre le plus connu ressemblant à cette description : Pereskia. D'autres ressemblent étrangement à des Agaves ou Aloe, il s'agit du genre Leuchtenbergia. Certains Ariocarpus sont aussi étonnants par leur forme Ariocarpus agavoïde ou Ariocarpus trigonus.

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Leuchtenbergia

 

Reconnaïtre une Euphorbe

  • Qu'est ce qu'une Euphorbe : il s'agit de plantes appartenant à la famille des Euphorbiacées. A ne pas confondre avec les cactus. Les conditions de culture sont différentes. Toutes les Euphorbes, ne sont pas succulentes, le ricin par exemple est de la même famille. Elles sont souvent "épineuses", mais ses épines ne proviennent pas d'aréoles. Si vous en arrachez une, la sève, souvent blanche et toxique s'en écoulera. Les formes les plus répandues dans le commerce ressemblent à de grandes tiges vertes assez droites avec quelques ramifications. C'est assez imagé, mais il s'agit bien de la silouhette "courante".

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  • Quelle différence avec un cactus : je le répète, elles ont pour une bonne partie des épines. Ces épines contrairement aux cactus ne poussent pas sur de aréoles. En fait, il s'agit d'une excroissance épidermique (ensemble des cellules superficielles de la plante qui protègent celle-ci). De plus chez les euphorbes, la sève est laiteuse, de couleur blanche et souvent toxique. Comparez les trois photos ci-dessus, à gauche c'est un cactus, Astrophytum myriostigma, au centre et à droite des Euphorbes.Euphorbia triangularis et E. debilispina.
    Vous pourrez constater qu'a la base des aiguillons de cactus on retrouve toujours un "petit duvet", mais pas sur les Euphorbes.

Reconnaître une Crassulacée

  • Qu'est ce qu'une Crassulacée : là, ont est comme il se dit souvent, chez les plantes grasses. Ce sont en général des plantes avec des feuilles bien vertes et épaisses, succulentes. Chez les cactus où ce sont les tiges qui sont succulentes, là en général ce sont les feuilles.
    Chez les pépiniéristes, il y en a toujours au rayon cactus, comme Crassula ovata (ou syn. portulacea). Leur allure fait penser à des bonzaïs.

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  • Les différentes formes : ca va de l'arbuste (Crassula arborescens) à la petite rosette (Sempervivum). Les principaux genres sont Crassula, Sedum (orpins), Sempervivum (joubarbe), Echeveria, Kalanchoe...

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Kalanchoe

 

Reconnaître les Aloes

  • Description générale : plante dont les feuilles sont disposées en spirale et réunies en rosettes terminales, plus rarement, elles sont distiques (disposées en deux séries) comme chez A. plicatilis.

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Les feuilles peuvent être triangulaires, ou à bords parallèles, unies ou avec des rayures ou des taches, plates ou à section en forme de V, entières oubien épineuses.
L'inflorescence est une grappe simple, un épi ou un panicule (la tige portant les fleurs se développe au sommet, les fleurs les plus anciennes se trouvant à la base).

  • Les différentes formes : une grande variété de formes : rosette terrestre de très petite taille (10 cm A. parvula) ou portée par une longue tige, des espèces arbusives, certaines atteignant 20 mètres (A.bainnesi). Certaines des plus petites espèces vivent enfouies dans le sol ne laissant apparaître que quelques feuilles.

Reconnaître les Agaves

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Agave sp

Les Agaves ressemblent beaucoup aux Aloés mais sont botaniquement très éloignées.
Le plus important est déjà de savoir qu'une Agave pousse durant des années, fleurit et meurt. Alors que les Aloés fleuriront tous les ans. Les feuilles sont généralement peu épaisses et bordées d'épines (se voit aussi sur quelques Aloés), se terminant par un piquant. Elles sont fibreuses, et plus ou moins succulentes.

Les feuilles poussent à la verticale imbriquées les unes dans les autres avec les plus jeunes vers le centre. C'est ce qui fait que l'on peu observer la "trace" d'une autre feuille comme imprimée sur sa face intérieure. Ensuite elles s'écartent jusqu'a arriver à l'hioriziontal.
La plante peu atteindre 3 mètres de diamètre, et la hampe florale peu pousser à plusieurs mètres de hauteur !

Il y a d'autres façons de se rafraîchir dans le désert, comme celle de récolter l'eau de la rosée matinale. Ainsi, puisque les nuits sont toujours plus fraîches que les jours, l'effet de la condensation sur du métal peut produire un peu de dépôt humide qui peut être récolté.

Lors d'une promenade dans le désert, mieux vaut prévoir et emporter avec soi une gourde bien fraîche. C'est plus hydratant, meilleur au goût et bien plus pratique !

Petite partenthèse, le jus de la tuna obtenue après cuisson du fruit sans adjonction d’eau ni de sucre, donne une délicieuse boisson qu’il faut boire fraîche, le plus rapidement possible après sa production. En effet, après quelques heures, ce jus fermente naturellement, devenant le Colonche (Nochoctli) le fameux Vin de Cactus des Aztèques, boisson légèrement alcoolisée dont les Indiens sont très friands et qu’ils fabriquent tous les jours en période de fructification. Une tradition très ancienne prétend que le Colonche est une boisson magique, qu’elle attache éternellement l’un à l’autre les amants qui le boivent ensemble.

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L’Opuntia porte des fleurs et des fruits en abondance. C’est sur le dessus des raquettes qu’apparaissent de belles et grandes corolles latérales jaunes, oranges ou rouges, aux nombreux pétales soudés à leur base et s’ouvrant gaiement à leur extrémité.

Elles offrent leur nectar à la gourmandise des abeilles et aux autres insectes butineurs.

Ces fleurs donnent naissance au fruit, une grosse baie ovoïde et charnue, elle aussi ornée de piquants. Selon l’espèce, ce fruit est comestible. Appelé Tuna au Mexique et dans toute l’Amérique hispanique, c’est notre figue de Barbarie, bien connue sur les marchés méditerranéens. Il contient des graines dures, indigestes, mais riches en vitamines. On en obtient, après préparation, une huile très recherchée et une farine nourrissante.

Le fruit, la tuna, baie charnue de 4 à 8 cm, de couleur variant du jaune clair au rouge violacé, est lui aussi revêtu de piquants.

Sa pulpe a une saveur acidulée. Dans les meilleures espèces, son goût est délicieux subtil et délicat.

La fructification de certaines variétés de Nopal est extraordinaire. Des sujets adultes peuvent porter plus de millearticles. Un seul article peut produire de vingt-cinq à trente fruits ! On a vu au Mexique, une seule plante produire jusqu’à deux tonnes de figues.

Les meilleures tunas sont celles à chair vert clair tirant sur le jaune. Les fruits à chair rouge, plus communs, sont plus âcres, leur saveur moins sucrée et, une fois secs (tunas passadas), ils deviennent noirs. Le seul défaut de la tuna réside dans l’abondance de graines dures et indigestes qui rebutent les palais délicats. Mais, nous l’avons dit, elles contiennent de précieuses vitamines et des oligo-éléments indispensables à l’organisme.

Chez les Indiens d’Amérique et les populations d’Afrique du Nord, ces graines et leurs germes sont réputés aphrodisiaques.

Les Mexicains, très friands «d'eaux de fruits» les utilisent également pour fabriquer de l'agua de tuna.

Le colonche, que les Aztèques appelaient nochoctli, est une boisson fermentée de couleur rouge vif, préparée depuis plus de 2.000 ans à partir de tunas de différentes couleurs, pelées, passées dans une sorte de tamis de paille ou d'ixtle (du nahuatl ichtli signifiant fibre de maguey) pour éliminer les pépins et donner un jus clair, qui est ensuite mis à fermenter au soleil ou en le chauffant. Pour accélérer la fermentation, on ajoute fréquemment un peu de colonche déjà préparé ou la peau de quelques figues de Barbarie. La conservation du colonche est limitée à 15 jours, raison pour laquelle, comme le pulque (boisson des dieux pour les Aztèques), il ne peut être consommé que dans sa région de production. La boisson, douce et sucrée lorsqu'elle vient d'être préparée, devient en effet aigre au fil du temps. La majeure partie de la production est réalisée dans l'Etat de San Luis Potosi, qui est suivi par les Etats de Zacatecas et Aguascalientes.

Les autres sources d'approvisionnement

Chatons (plantes qui portent des chatons en guise de fleurs dites « amentifères »), plantes de créosote (l’arbuste à créosote est un buisson ligneux des régions désertiques à feuillage persistant qui peut atteindre 3 mètres de haut et dont la caractéristique est le port étalé et retombant de ses rameaux morts), saules (le saule (Salix) est un genre d'arbres, d'arbustes, d'arbrisseaux de la famille des Salicacées (Salicaceae)), baie de sureau (Les sureaux, arbustes et plantes herbacées du genre Sambucus, appartenaient à la famille des Caprifoliacées) et herbes salées (exemples : le faux peplus, le persil de mer, le caquiller édentulé et l’épinard de mer) ne poussent qu'aux endroits où l'eau sourd (sort) de la terre (sourd : du verbe sourdre, sortir de terre; il ne se dit que des eaux et n'est guère en usage qu'à l'infinitif et à la troisième personne du présent de l'indicatif). Les lieux visiblement humides où les animaux auront gratté le sol et au-dessus desquels les mouches voltigent constituent des emplacements où il y a des nappes d'eau. Par une nuit étoilée, vous pouvez, à l'aide d'un mouchoir, éponger et recueillir jusqu'à une pinte d'eau par heure.


Les déserts, les régions tropicales et les océans

S'il est relativement facile de trouver de l'eau dans la jungle, les conseils qui suivent sauront vous être utiles :

  1. L'eau provenant des cours rapides et clairs, aux fonds rocheux, devient une source idéale d'eau non polluée où il est possible de se baigner. Faites cependant bouillir de l'eau avant de la boire, ou traitez-la chimiquement.
  2. Une eau presque limpide peut être tirée d'un ruisseau ou d'un lac boueux en creusant un trou sur la terre ferme, à au moins un mètre de la berge. Attendez ensuite que l'eau s'inflitre et que la boue se soit déposée au fond du trou.
  3. Certaines plantes et vignes contiennent de l'eau. Utilisez la méthode suivante pour entailler ces dernières :
  • sur la vigne, en son point le plus haut, pratiquez une large entaille;
  • coupez la vigne très près du sol et laissez-en couler l'eau dans votre bouche ou dans un récipient;
  • lorsque l'eau cesse de couler, recommencez les mêmes gestes jusqu'à ce que la vigne se tarisse.

Les noix de coco, surtout lorsqu'elles sont vertes, fournissent un lait délectable et nourrissant, quoique très laxatif. Il doit donc être bu en petites quantités. Une sève sucrée sort des aiguilles de leurs fleurs coupées. Les noix de coco poussent à l'année longue. Une sève potable sucrée peut également être tirée du nipa, du buri et d'autres palmiers.

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Nipa

 

Les plantes qui recueillent et retiennent l'eau

Souvent, les tiges de bambou retiennent l'eau au creu de leurs noeufs (cloisons). Si vous percevez un son de glouglou en secouant les tiges, faites une entaille au bas de chacun des neouds et recueillez-en l'eau dans un récipient.

Dans les régions tropicales américaines, les grandes feuilles épaisses des broméliacés (genre ananas) contiennent parfois une importante quantité d'eau. Coulez celle-ci à travers un linge propre afin d'en éliminier les saletés et les insectes.

Parmis les autres plantes gobeuses d'eau, mentionnons "l'arbre du voyageur" (traverler's tree) de Madagascar (un coup de machette sur la base du tronc fait couler une sève particulièrement liquide dont le gout est proche de l'eau. Il est possible de récupérer un litre par coup de machette après la saison des pluies, quand l'arbre est gorgé d'eau), le magnolier parasol d'Afrique tropicale de l'Ouest et le baobab du nord de l'Australie et de l'Afrique.

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La pénurie d'eau

L’organisme humain dispose d’une capacité d’adaptation remarquable à un environnement chaud. Elle a néanmoins des limites qui, si elles sont dépassées, par exemple à l’occasion d’un effort physique trop violent en période de forte chaleur, peuvent donner lieu à un choc hyperthermique. Il s’agit d’une urgence médicale qu’il faut savoir reconnaître à temps. Le désert offre un environnement qui peut être extrême. Une préparation minutieuse d’un voyage dans le désert est de mise, en prévoyant une période d’acclimatation de quelques jours avant de s’y lancer. Survivre en cas de panne dans le désert nécessite d'économiser les ressources disponibles, particulièrement l’eau, réduire au maximum les pertes liées à l’effort et à la chaleur, et savoir comment s’organiser pour résister le plus longtemps possible. Cela peut s’apprendre, mais la prévention de telles situations critiques reste encore préférable.

Les déserts représentent environ 20 % de la surface terrestre du globe. On considère comme désertiques les zones où il tombe en moyenne moins de 250 mm de pluie par année et dont les précipitations n'ont pas lieu chaque année. La très faible pluviosité qui les caractérise est une conséquence plutôt qu'une cause de la faible teneur en vapeur d'eau de l'atmosphère désertique. La plupart des déserts se situent entre le 30e degré de latitude nord et le 30e degré de latitude sud. De ce fait la majorité des déserts sont chauds et secs, comme le Sahara, le désert du Kalahari, les déserts d'Arabie ou d'Australie. Certains déserts sont toutefois «froids», tels que le désert de Gobi au nord de la Chine ou celui de Patagonie en Argentine. Plusieurs mécanismes climatiques sont à l'origine de la formation des déserts. Le plus important est lié aux six systèmes de circulation atmosphérique «cellulaire» qui descendent des pôles et des tropiques du Cancer et du Capricorne. Ces courants d'air sont générés par le soleil et la rotation de la terre et créent des zones de climat relativement chaud à sec. L'autre mécanisme important est celui de l'effet «écran» (rain shadow), où une chaîne de montagnes fait obstacle à l'arrivée d'air humide provenant de régions maritimes. C'est par exemple le cas de la Cordillère des Andes ou de la Sierra Nevada à l'ouest des Etats-Unis, que les masses d'air humide provenant de l'Océan Pacifique n'arrivent pas à franchir avant de se refroidir et perdre leur humidité en précipitations sur les pentes ouest de ces massifs. Ne passe que de l'air sec qui rend les régions est très arides.

La sécheresse et l'aridité du terrain en zones désertiques conditionnent largement l'importance et la diversité de la végétation. Cette dernière reste clairsemée, permettant au soleil de chauffer le sol et l'air à des températures bien supérieures à celles observées dans les régions boisées, où les plantes assurent une protection et maintiennent une certaine humidité. La conjonction des radiations du soleil, de vents importants et de températures élevées cause l'évaporation du peu d'humidité présente. La température augmente énormément pendant le jour et peut chuter rapidement la nuit à cause de la faible humidité et de la faible chaleur spécifique du sol, avec des différences de plus de 20° enregistrés. Les différences de températures d'une saison à l'autre sont également impressionnantes, comme l'illustrent les maxima et les minima enregistrés à Tindouf au Sahara, allant de -4,2° en janvier à 57,1° en été.1 Malgré des conditions climatiques aussi extrêmes, persiste une flore et une faune, qui ont su s'adapter de façon très ingénieuse. Il en va de même des hommes qui ont réussi à développer des stratégies de survie remarquables, tirant profit des maigres ressources disponibles. Le voyageur se rendant dans le désert peut largement s'en inspirer.

L'homme et son adaptation à la chaleur

En présence d'un environnement chaud, l'organisme humain utilise divers mécanismes pour dissiper la chaleur. L'évaporation de la sueur joue un rôle clé dans la thermorégulation. Elle dépend d'un apport en eau suffisant, d'où l'importance capitale de pouvoir assurer les besoins en eau requis.

La thermorégulation

Dans un environnement chaud, le corps gagne de la chaleur. Il devient alors essentiel de pouvoir dissiper cette chaleur afin de maintenir une température corporelle stable. Il y a quatre mécanismes de transfert de chaleur : la conduction, la convection, la radiation et l'évaporation.

La conduction est l'échange de chaleur entre deux surfaces en contact direct. Elle est beaucoup plus rapide au travers de l'eau que par l'air. La convection est le transfert de chaleur d'une surface à un gaz ou à un fluide. L'échange de chaleur est influencé par le mouvement de l'air et le gradient de densité du fluide (eau versus air). Le port d'habits amples maximise la perte de chaleur par évaporation et convection. La radiation se rapporte au transfert de chaleur par les ondes électromagnétiques. Par exemple la charge solaire est de 250 Kcal/h chez un homme torse nu, elle est réduite à 100 Kcal/h s'il est habillé. La peau pigmentée protège des ultraviolets mais absorbe 20% de plus de chaleur que la peau non pigmentée. L'évaporation est proportionnelle à la différence de pression de vapeur d'eau au niveau de la peau par rapport à celle de l'air ambiant. La perte de chaleur par évaporation de la sueur est de 580 Kcal/l, soit 1 Kcal/1,7ml, avec une limite supérieure de dissipation de la chaleur de 650 Kcal/h. La composition de la sueur joue un rôle important dans l'évaporation. Par exemple, l'acclimatation mène à une réduction de la concentration en NaCl dans la sueur et donc permet un taux d'évaporation supérieur. L'évaporation dépend aussi de la sécheresse et du mouvement de l'air. L'air humide réduit l'évaporation, la sueur coule et le refroidissement en est réduit. Le scalp, le visage et le torse sont les parties du corps où la production de sueur est la plus élevée. Les membres inférieurs ne produisent que 25% de la sueur. Un autre facteur déterminant dans cette régulation est la capacité d'absorber une quantité de liquide suffisante. La vidange gastrique peut être un facteur limitant : elle excède de peu une capacité d'un litre par heure, permettant d'arriver à la production d'un litre de sueur par heure environ.

En plus de devoir réguler sa température par rapport à la température extérieure, le corps doit tenir compte de sa propre production de chaleur, soit 50-60 Kcal/h/m2. Elle est pour un homme de 70 kg de 100 Kcal/h. Elle augmente à 250-300 Kcal/h s'il marche et à 400-450 Kcal/h s'il marche rapidement. Lors d'un effort violent, la production peut augmenter de vingt fois. La température corporelle normale se situe entre 36 et 38°. Les limites de température permettant une thermorégulation efficace se situent entre 35 et 40°. Lors d'épreuves d'athlétisme, la température corporelle mesurée peut atteindre 42°. Une personne présentant un choc thermique a survécu avec une température centrale de 46,5°.3

Les moyens de réguler la température corporelle sont essentiellement de deux types : comportementaux et physiologiques. Eviter l'effort pendant la grande chaleur, rester à l'ombre, boire suffisamment relèvent du comportement. Au niveau physiologique, toute une série de phénomènes de régulation est mise en œuvre. Les signaux des thermorécepteurs centraux et périphériques sont intégrés au niveau central et le centre régulateur situé dans l'hypothalamus antérieur va diminuer le stockage de la chaleur le mieux possible, via le système nerveux autonome. Il peut modifier le flux sanguin et sa distribution en le réorientant vers la peau. Par relais sympathique, il peut activer une vasodilatation périphérique par diminution de la résistance périphérique et augmentation du flux sanguin, et par l'augmentation de la transpiration.

Les besoins en eau

Afin d'assurer un état d'hydratation adéquat et une production suffisante de sueur pour permettre l'évaporation nécessaire à la perte de chaleur souhaitée, des apports en eau adéquats sont de toute première importance. Les pertes minimales par jour sont de 1,5 litre, soit 2% environ du poids corporel. Les pertes vont ensuite varier selon l'exercice et la température ambiante.

Au repos à l'ombre, les pertes sont de 50 ml/h à 27°, soit 1,2 l/24 h. Elles sont de 300 ml/h à 38°, soit 7,2 l/24 h. L'exercice physique augmente largement ces besoins, allant jusqu'à 1,5 litre de sueur perdue en une heure.

Partant du principe que la perte de 12% du poids corporel est critique et provoque un état de choc, la survie dans le désert sans apport de liquide est de un à cinq jours. On compte que marcher 30 km de nuit dans le désert nécessite au moins 4 litres d'eau. Il en faut le double en marchant la même distance de jour. La déshydratation est le plus puissant stimulant de la soif, mais il existe de grandes variations de son seuil. De façon générale, on ne boit jamais volontairement autant que les pertes. Seuls les deux tiers des pertes sont en général remplacés. Aussi toute personne exposée à la chaleur devrait être considérée comme déshydratée. Un moyen simple d'évaluer approximativement l'état d'hydratation est de vérifier la couleur des urines. En produisant de la sueur, une certaine quantité de sel est perdue. En cas d'absorption insuffisante, une déplétion peut se produire. Ce peut être le cas en absorbant de grandes quantités d'eau, sans apport de nourriture. Dans un environnement chaud, il n'y a pas lieu de prendre des pastilles de sel. Saler suffisamment sa nourriture ou ajouter un gramme de sel par litre d'eau de boisson suffit.

Atteintes liées à la chaleur

Diverses manifestations cliniques peuvent apparaître en relation avec la chaleur.

Des crampes musculaires touchant le plus souvent les muscles des membres inférieurs et ceux de l'abdomen. Elles sont probablement en relation avec une déplétion électrolytique, une hyperventilation causant une alcalose et une diminution du volume plasmatique. Elles sont soulagées par le repos, la réhydratation par une solution contenant un peu de sodium et des massages de muscles touchés.

Des syncopes peuvent survenir après un effort violent à la chaleur. La personne reprend rapidement connaissance. Elles se traitent par le repos, la mise à l'ombre, le refroidissement en l'aspergeant d'eau avec ventilation et en la réhydratant.

Un rash cutané de type miliaire peut apparaître de façon aiguë surtout dans un environnement chaud et humide après une sudation importante. Il est causé par le blocage des glandes sudoripares par les cellules kératinisantes, menant à une accumulation de la sueur qui diffuse dans l'espace cutané environnant et crée une inflammation. Il se manifeste par des papules érythémateuses prurigineuses sur le tronc et les membres, sans toucher les extrémités. Prévenir l'infection en maintenant les zones touchées propres, réduire l'exercice physique et l'exposition à la chaleur.

L'épuisement dû à la chaleur est causé par la déshydratation et une réduction du volume intravasculaire. Il se manifeste par une faiblesse, une incapacité à travailler, des céphalées, des nausées, une perte d'appétit, un état confusionnel discret, une tendance à perdre connaissance, une dyspnée et un pouls rapide. La peau peut être chaude ou refroidie par la transpiration et la température rectale normale ou discrètement élevée. En fait cette situation peut annoncer l'arrivée proche du coup de chaleur ou du choc hyperthermique, et dans le doute doit être considérée et gérée comme tel. Les mécanismes physiopathologiques sous-jacents sont les mêmes.

Le choc hyperthermique. La forme la plus sévère des atteintes causées par la chaleur, peut être subdivisée en deux formes : le choc hyperthermique classique et le choc hyperthermique d'exercice. La forme classique apparaît lors de vagues de chaleur. La chaleur ambiante est élevée et la maladie va se développer en l'espace de quelques jours. Elle touche le plus souvent des personnes âgées, en particulier celles qui souffrent d'une maladie chronique sous-jacente (infection, diabète). Par exemple, chaque été pendant les périodes de grosses chaleurs, on observe aux Etats-Unis une augmentation de la mortalité liée à la chaleur. Elle touche surtout des personnes dépendantes qui ne peuvent sortir de chez elles, confinées au lit ou vivant sous les toits ou dans les étages supérieurs des immeubles, et ne disposant pas de l'air conditionné.8 La forme liée à un exercice physique violent se manifeste le plus souvent par une perte de conscience brutale mettant fin à l'exercice physique. Elle est liée à l'augmentation de la température corporelle par production excessive de chaleur en relation avec un exercice physique important effectué dans un environnement chaud. On l'observe souvent chez des personnes jeunes en bonne santé habituelle qui produisent un effort trop important par rapport à leurs capacités. Si le choc hyperthermique classique se manifeste après quelques jours d'évolution, celui lié à l'exercice physique peut apparaître en quelques heures. Le tableau 1, résume les caractéristiques des deux tableaux. On distingue une phase aiguë, touchant essentiellement le système nerveux central, caractérisée par les signes suivants : irritabilité, faiblesse, vertige, euphorie, agressivité, désorientation, stupeur, délire, coma, épilepsie (60-70% des cas), ataxie, dysarthrie, nausée, vomissement. La température rectale est supérieure à 40,5° au moment du collapsus, mais diminue rapidement et peut être que modérément augmentée à l'arrivée à l'hôpital. Suit la phase hématologique et enzymatique avec : leucocytose (20 000/mm3), thrombopénie, taux de prothrombine allongés, élévations des CPK, LDH, ASAT, ALAT, potassium normal ou augmenté, sodium normal, calcium normal ou diminué, glucose augmenté ou diminué. Puis apparaît la phase tardive avec une atteinte rénale dans 30% des cas, une atteinte hépatique, une hypovolémie et une myoglobinémie augmentée.

Le traitement consiste dans un premier temps à arrêter l'exercice physique, mettre la personne à l'ombre, défaire ses vêtements, mesurer sa température et diminuer sa température corporelle en l'aspergeant d'eau et en la ventilant, en l'immergeant dans de l'eau froide ou en plaçant de la glace sur les vaisseaux des aines et des aisselles, réhydrater avec un à deux litres en deux à quatre heures et hospitaliser. Le choc hyperthermique est une urgence médicale. Il faut se rappeler que de nombreux médicaments interfèrent avec la thermorégulation. La thyroxine, les amphétamines, les tricycliques augmentent la production de chaleur. L'halopéridol diminue la soif et les antihistaminiques, les anticholinergiques et les phénothiazines diminuent la transpiration.

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Se préparer au désert

Plus quelqu'un est préparé à affronter un climat particulier plus il a de chance d'y faire face au mieux !

L'acclimatation

Etre en forme physiquement et se donner quelques jours pour s'acclimater à une expédition dans le désert sont essentiels. Une personne acclimatée à un environnement chaud présente toute une série d'adaptations physiologiques qui la rendent plus à même de répondre efficacement au stress du climat. On observe une expansion du volume plasmatique circulant, une augmentation de la capacité de vasodilatation cutanée, une augmentation de la capacité de transpirer avec une diminution des concentrations de sodium dans la sueur, réduisant les pertes de sodium et augmentant la capacité d'évaporation de la sueur. Il y a une réduction du seuil de température auquel se déclenche une augmentation du flux sanguin cutané, la transpiration et la mise en route des mécanismes de refroidissement. Il en résulte une capacité accrue à résister à la chaleur et une réduction des effets délétères. On a observé une diminution spectaculaire des syncopes après trois jours d'acclimatation. En général, l'acclimatation complète est obtenue en sept à dix jours.9 Un minimum de trois jours d'acclimatation dans les conditions dans lesquelles va se dérouler le voyage devrait être prévu systématiquement avant le départ dans le désert. Par ailleurs, une certaine organisation et une discipline dans les activités sont de règle afin d'économiser les ressources en eau et réduire les pertes inutiles. Prévoir d'effectuer les activités le matin avant 10 heures ou le soir après 15 heures ; faire des poses pendant l'effort ; boire avant et pendant l'effort (300 à 500 ml/h) (tableau 2)

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Equipement essentiel

Une préparation minutieuse anticipant les différentes étapes du voyages et surtout les différentes éventualités auxquelles on peut être confronté au cours de l'expédition est essentielle. Sans aborder les détails de la préparation du véhicule, un équipement de base est à prévoir. Le choix des habits : des vêtements amples en coton, permettant une bonne isolation et surtout la circulation de l'air, choisir un tissu de couleur claire pour faciliter la réflexion des radiations solaires. Ne pas oublier des habits chauds pour la nuit, le différentiel de température entre le jour et la nuit pouvant être très marqué, avec en hiver des températures nocturnes parfois négatives. Exposer aussi peu de peau que possible à l'air libre afin de la protéger de la chaleur, des rayons ultraviolets, du vent, des insectes et des pertes d'eau. Se protéger la tête et la nuque avec un couvre-chef est la règle. Ce peut être un chapeau, qu'on pourra humidifier, ou un turban en coton, particulièrement efficace lorsqu'il y a du vent. Protégée de la chaleur et des rayons du soleil par les différentes couches de coton, la peau est très efficacement refroidie par l'évaporation de la sueur. Les lunettes de soleil avec protections latérales peuvent éviter une kératite due aux rayons ultraviolets et des abrasions cornéennes causées par les grains de sable emportés par le vent souvent très violent. Prévoir de prendre des gants de cuir, fort utiles lorsqu'il s'agit de manipuler des objets métalliques chauffés à blanc par le soleil et pour se protéger des épines de cactus ou d'acacias. Des souliers doivent également assurer une protection efficace contre la chaleur du sable brûlant et les aspérités des terrains caillouteux.

Kit et capacités de survie

Prévoir un kit de survie en cas de panne de véhicule dans le désert est incontournable. Le matériel choisi doit être de qualité, votre vie risque d'en dépendre ! Ce kit doit prendre le moins de place possible. Le tableau 3 donne une liste utile. La partie la plus importante est bien sûr l'eau, mais de par son volume et son poids, la quantité d'eau qui peut être transportée ne peut être que limitée et la quantité d'eau qu'un individu peut transporter lui-même ne dépasse pas les besoins d'un jour. En avoir suffisamment, bien sûr, mais aussi savoir comment en obtenir en cas de panne devient essentiel. Disposer du matériel permettant de signaler sa présence est un facteur clé. D'ailleurs le véhicule peut être source d'éléments de survie importants, comme par exemple : les rétroviseurs pour réfléchir les rayons du soleil, l'huile de moteur pour produire de la fumée, la batterie pour allumer un feu, les enjoliveurs pour collecter de l'eau.

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La survie dans le désert va dépendre de plusieurs facteurs, dont peut-être les plus importants sont la volonté de survivre et savoir que faire pour y arriver : s'organiser dès les premiers instants de façon à économiser les ressources en eau disponibles et réduire les efforts qui peuvent occasionner des pertes liquidiennes très importantes ; produire ses efforts plutôt la nuit et rester au repos pendant la période la plus chaude le jour ; se protéger du soleil en confectionnant un abri et en restant à l'ombre ; trouver ou récupérer de l'eau ; signaler sa présence ; ne pas s'éloigner du véhicule. Ce sont autant de comportements essentiels permettant de prolonger le plus possible la survie dans l'attente de secours. La priorité bien sûr reste l'eau comme le rappelle la règle des trois : on peut vivre trois minutes sans oxygène, trois jours sans eau et trois mois sans nourriture.

Récupérer et chercher de l'eau sont à la base de la survie. On a plus de chance d'en trouver à la base de falaises ou de pentes de terrain, dans le lit de rivières asséchées (wadis, oueds), sur la partie extérieure d'un méandre, là où se trouvent des plantes vertes ou près de la mer, dans le sable en surface. En creusant, il est possible d'atteindre l'eau. L'eau récupérée dans des collections d'eau devrait toujours être désinfectée avant d'être consommée. Dans une situation de survie aussi précaire, la survenue de vomissements ou de diarrhée ne peut qu'aggraver les choses. Ne pas boire l'urine ni l'eau du radiateur. Il en est de même du jus laiteux de certaines plantes poussant dans le désert.

Confectionner un abri avec un couvert si possible double permettant la circulation de l'air entre les deux couches de protection protège des radiations solaires. Il est préférable de le monter à l'ombre d'un cactus ou d'un rocher, le véhicule devenant rapidement un véritable four. Comme la température est la plus élevée au niveau du sol, il est utile de s'asseoir soit dans une petite tranchée ou de façon surélevée à 20 cm du sol, par exemple sur un siège sorti de la voiture.

Signaler sa présence peut être fait à l'aide d'un miroir lors du passage d'un avion. Le reflet d'un miroir peut être vu jusqu'à 10 000 mètres. Il faut bouger le miroir de façon régulière du sol vers l'avion et non essayer de le diriger de façon fixe dans sa direction. On peut également essayer d'attirer l'attention du pilote en créant de grandes formes régulières, par exemple un grand cercle autour du véhicule, une croix ou un SOS avec des pierres ou des objets. Il est recommandé de rester près du véhicule, surtout si on a pris la précaution d'annoncer son déplacement aux personnes compétentes susceptibles de déclencher une recherche. Si on décide néanmoins de quitter le véhicule il est essentiel d'indiquer dans quelle direction les personnes sont parties afin de faciliter les recherches (flèche, message laissé dans le véhicule).

On ne saurait trop insister sur l'importance de l'eau, puiqu'elle demeure essentielle quelle que soit la quantité de nourriture dont on dispose. Lorsqu'exposé à la chaleur torride du désert, il faut un minimum de 3,8 litres d'eau par jour. Cette quantité d'eau vous permet de parcourir une distance de 30 kilomètres environ pourvu que la transpiration soit bien contrôlée et que le déplacement s'effecue durant la nuit. Le jour, vous pouvez parcourir un trajet de 15 kilomètres environ. Les conseils suivants peuvent vous aider à conserver cette eau si précieuse :

  1. Couvrez-vous le plus possible. Les vêtements empêchent la transpiration de s'évaporer trop rapidement, et vous aident à bénéficier de son effet rafraîchissant. Si vous enlevez votre chemise, vous pouvez vous sentir plus à l'aise mais vous transpirerez davantage et risquerez d'être brûlé par les rayons du soleil.
  2. Gardez vos vêtements; ne vous inquiétez pas, vous irez plus loin avec moins d'eau si vous ne transpirez pas trop.
  3. A moins d'en avoir en abondance, ne gaspillez pas votre eau à faire la lessive.
  4. N'utilisez pas d'eau pour vous laver. Vous découvrirez par vous-même, que contrairement à nos habitudes, la douche du matin ou du soir n'est pas si cruciale. Dans le désert, tout est autre. Pour votre hygiène, emmenez de l’eau en spray et des serviettes humides, celles que l'on utilise pour les bébés. Si vous emportez du papier WC, dans le désert, rien ne pourrit. Donc un papier de WC ne se désagrégera pas par la pluie. Rien ne sert de l'enterrer, il sera déterré par les vents. Soit vous les brûlerez immédiatement, soit vous les jetterez dans votre sachet en papier (et oui !!!) qui sera lui-même brûlé le matin avant le départ.
  5. Quand vous buvez, n'avalez pas l'eau d'un seul trait mais allez-y plutôt à petites gorgées. Lorsque la provision d'eau tire à sa fin, ne faites que vous mouiller les lèvres.
  6. Gardez quelques petits cailloux dans votre bouche ou mâchez de l'herbe (si vous en trouvez) afin d'apaisez votre soif. Le caillou ne peut en aucune façon préserver de la soif, ni l'apaiser, si elle existe; mais sa présence dans la bouche excite la sécrétion des glandes salivaires et entretient l'humidité dans les régions où la soif se manifeste de la manière la plus intense.
  7. Respirez par le nez et ne parlez pas.
  8. N'absorbez du sel qu'avec de l'eau et seulement si vous disposez de celle-ci en abondance. N'oubiez pas que le sel aiguise la soif.

Comment repérer les sources d'eau

Dans le désert, il n'est pas facile de recueillir quotidiennement un minimum de 3,8 litres d'eau, à moins de se trouver à proximité d'un puits ou d'une oasis. Le puits demeurant l'ultime source d'eau, la meilleure façon de le repérer consiste à suivre une piste très empruntée. Il existe d'autres moyens pour trouver de l'eau dans le désert. En voici quelques-uns :

  1. Le long des plages sablonneuses, creusez un trou dans la première dépression de terrain que vous verez derrière la première dune. L'eau des pluies se ramasse en ces endroits. Lorsqu'apparaît le sable humide, ne creusez plus et laissez l'eau sourdre. Si l'on creuse trop profondément, on n'obiten que de l'eau salée.
  2. Là où vous voyez du sable humide, creusez en surface.
  3. On peut trouver de l'eau juste au-dessous de la surfce d'une rivière desséchée. Elle se retire au point le plus bas de la rivière, dans la partie extérieure d'un coude de son lit. Creusez le long de ces coudes et vous pourrez trouver de l'eau.
  4. Souvent, les gens du désert connaisent plusieurs nappes d'eau qui émergent du fond des teres basses. Ils les recouvrent et les dissimulent de multiples façons. Pour les découvrir, regardez sour les talus ou les coins abrités, plus particulièrement dans les régions semi-arides.
  5. Dans certaines régions, la rosée constitue une source d'eau très appréciable. Les pierres froides et les surfces métalliques font d'excellents condensateurs. Essuyez-en la rosée à l'aide d'un chiffon et tordez celui-ci au-dessus d'un récipient. La rosée s'évapore très vite et il faut la recueillir avant le lever du soleil. Une rosée abondante peut vous donner un peu plus d'un litre d'eau par heure.
  6. Regardez en arrière des rochers, dans les rigoles, sur le flanc d'un canyon ou sous l'arête d'une falaise; peut-être y trouverez-vous des citernes ou réservoirs naturels. Souvent, en ces endroits, le sol se compose de roc solide ou de terre très dure et bien tassée. Si vous ne pouvez repréer ces indices, cherchez del'eau là où les animaux laissent leurs traces.
  7. Dans le désert, observez le vol des oiseaux, particulièrement au crépuscule et à l'aube. Les oiseaux planent et tournent au-dessus des mares. La grouse des sables de l'Asie, l'alouette huppée, l'oiseau zébré y vont tous les jours, et les perroquets et les pigeons n'en sont jamais très éloignés.
  8. Dans le désert de Gobi, ne comptez pas sur les plantes pour vous désaltérer. Dans le Sahara, la courge sauvage peut apaiser la soif. La pulpe du gros cactus-baril (désert américain) contient une quantité importante de liquide.
  9. Les racines de certaines plantes du désert se trouvent très proche de la surcace du sol. Le "water tree" australei, le chêne du désert, et le "blood wood" en sont des exemples. Arrachez ces racines et coupez-les en longueurs de 60 à 100 centimètres. Enlevez‑en l'écorce et suçez l'eau qu'elles contiennent.
  10. L'abre du voyageur de Madagascar, le magnolier parasol de l'Afrique occidentale, et le baobal de l'Australie septentrionale et d'Afrique sont au nombre des plantes capables de vous fournir de l'eau.

N'attachez pas d'importance aux histoires de puits contaminés. Le goût acidulé de certaines eaux saumâtres, alcalines et riches en magnéisum en sont la cause. Les eaux du désert, par la nature même de leur provenance, sont généralement beaucoup mieux filtrées et plus limpides que l'eau du système d'acqueduc de nos villes. Néanmoins, mieux vaut faire bouillir ou traiter l'eau en ajoutant des cachets de chlore, surtout dans les villages indigènes ou à proximité d'un endroit habité.

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Le désert étant caractérisé par des conditions extrêmes, il est essentiel de préparer tout voyage dans cet environnement de façon très rigoureuse. Même si l'organisme humain dispose de capacités d'adaptation remarquables, elles ont rapidement leurs limites. Une bonne connaissance de ce qui peut être fait pour économiser les ressources disponibles et comment s'organiser très vite en conséquence sont des facteurs clés de survie. Mais avant tout il s'agit de se contrôler soi-même, de pouvoir «froidement» évaluer la situation et la maîtriser au mieux. Ne pas céder à la panique et mettre en œuvre tous les moyens disponibles pour tenir le coup le plus longtemps possible reste la règle. Une fois de plus la prévention et l'anticipation des situations jouent un rôle capital pour éviter ces situations critiques, qui, comme en haute montagne ou en mer, ou tout autre environnement extrême, restent toujours très difficiles à contrôler. Le désert, par sa dureté et l'isolement qu'il provoque, inspire et fascine. Son dénuement et son immensité nous attire, loin de notre quotidien trop souvent bousculé et interrompu. Y pénétrer ne veut toutefois pas dire s'y perdre.

Dans les zones froides, le survivant a souvent tendance à se priver d'eau alors qu'il n'a qu'à faire fondre la neige et la glace pour en obtenir. La déshydratation peut aussi bien se produire dans les zones froides que dans les zones torrides et arides.

Pour obtenir de l'eau, creusez un trou dans la glace d'une rivière ou d'un lac ou faites fondre celle-ci. Rappelez-vous qu'il faut approximativemetn 50 % plus de temps et de combustible pour fondre la neige que pour fondre la glace.

Quoiqu'en principe, vous puissiez manger de la neige sans danger, observez, néanmoins les règles suivantes :

  1. Laissez fondre suffisamment la neige pour en former une longue baguette ou une boule. Ne mangez pas la neige à l'état naturel; elle vous déshydraterait au lieu d'assouvri votre soif.
  2. N'avalez pas de glace broyée car vous pourriez vous blesser les lèvres et la langue.
  3. Si vous avez chaud ou froid, ou si vous êtes fatigué, manger de la naige a pour effet de refroidir votre organisme.
  4. Durant l'été, on trouve habituellement de nombreux lacs, des étangs et des cours d'eau dans l'Arctique. sur les icebergs et les surfaces recouvertes de neige fondante, ainsi que dans les anses et les criques, il y a toujours des dépressions remplies d'eau fraîche. Faites bouillir l'eau, quelle que soit sa provenance, ou traitez-la chimiquement si vous le pouvez. L'eau des marais, quoique brunâtre, est ordinairement potable. L'eau de couleur laiteuse, coulant dans un ruisseau glaciaire, convient également pourvu qu'on laisse se déposer les sédiments ou qu'on la filtre. La vieille glace provenant de la mer est teintée de bleu et est faite d'eau potable, tandis que la nouvelle, trop saline, ne l'est pas.

Toute surface capable d'absorber les rayons du soleil suffit à faire fondre la glace et la neige : une roche plate, une bâche goudronnée, un panneau de signalisation. Placez ces objets de manière à ce que l'eau puisse s'écouler dans un récipient.

En mer, la pluie, la glace et tout autre liquide provenant des créatures vivantes tels les poissons constituent les seules sources possibles d'eau naturelle. NE BUVEZ PAS D'EAU DE MER, cela ne fait qu'avivier votre soif et tarir les liquides de vos tissus cellulaires, lesquels doivent normalement s'éliminer par le concours des reins et la voie des intestins.

L'eau de pluie

Recueillez l'eau de pluie par tous les moyens imaginables : des casserolles, des tasses, des boîtes de conserve, des ancres, des couvertures, des toiles, etc...; ramassez-la avant même que le besoin s'en fasse sentir. S'il ne s'agit que d'une ondée, mouillez vos "toiles-récipients" dans la mer. L'infime quantité de sel ainsi absorbée, empêchera l'eau de pluie de s'échapper à travers le tissu. Puisque votre corps emmagasine beaucoup d'eau, buvez-en autant que vous le pouvez.

La glace

Après un an, la glace de mer se débarrasse de son sel et devient une source d'eau potable. Elle se distingue de la glace nouvelle par sa couleur bleuâtre et ses coins arrondis.

L'eau de mer

Par grand froid, on peut convertir l'eau de mer en eau potable. Pour ce faire, il suffit de recueillir l'eau de mer à l'intérieur d'un récipient et de l'y laisser geler. Tandis que l'eau gèle d'abord, le sel se concentre au cœur de celle-ci. Il ne vous reste plus qu'à séparer ces deux éléments pour obtenir une eau suffisamment saine.

Souvent, à bord des radeaux et des chaloupes de sauvetage, il se trouve des trousses de traitement chimique de l'eau, destinées à purifier celle-ci de son sel et de ses substances alcalines. Suivez les indications appropriées.

 

Utilisation d'un condensateur d'eau (alambic) 

La confection d'un collecteur d'eau (solar still) permettant de récupérer l'eau du sol s'évaporant sous l'effet du soleil permet de collecter d'un à quatre litres d'eau par jour. Il s'agit de creuser un trou de 50 cm de profondeur sur un mètre dans son diamètre supérieur et de le recouvrir de façon hermétique sur tout le pourtour d'une feuille de plastique, disposée en forme d'entonnoir en y plaçant une pierre en son centre. La feuille de plastique est maintenue par des pierres et du sable tout autour pour en assurer l'étanchéité. En maintenant un espace entre la feuille de plastique et la paroi du trou, on permet ainsi à l'humidité du sol de s'évaporer sous l'effet de la chaleur solaire et de se condenser sur le plastique, puis couler par gravité pour être récupérée dans un récipient placé à l'aplomb du centre de «l'entonnoir». Un tuyau de plastique, de type tuyau de perfusion, relie le récipient à la surface du collecteur et permet d'aspirer l'eau récupérée. Un tel système de récupération permet de récupérer un litre d'eau par jour.

Pour construire un tel "alambic" voyez l'illusrtration ci-dessous.

Voici les matériaux de base dont vous aurez besoin :

  1. une feuille de plastique clair, mesurant 1,8 m sur 1,8 m; un plastique lourd, transparent et dépoli convient mieux à cette fin, parce que les gouttes d'eau y adhèrent facilement. Pour rendre rugueux un plastique pus fin, on le frotte avec du papier-émeri;
  2. une roche lisse et grosse comme le poing;
  3. un seau, une jarre ou un cône de papier métallique, de plastique ou de toile pour recueillir l'eau;
  4. un tube de plastique flexible de 1,5 m delongueur environ. Ce tube n'est pas indispensable, mais il vous permettra de boire sans avoir à retirer le seau et interrompre ainsi la récupération.

Ne vous attendez pas à boire cette eau immédiatement. Il faut 24 heures pour en récolter une pinte, parfois un litre. Cet "alambic" peut également vous apporter de la nourriture, puisque l'eau sous le plastique attire les serpents et les petites animaux qui s'engouffrent dans le cône et ne peuvent en ressortir.

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Il existe maintenant un kit que vous pouvez embarquer dans votre sac à dos, suivez ce lien : http://www.echomax.co.uk/a-solar-still.htm

Boire son urine

C'est un sujet qui fait grandement débat, même dans le monde de la médecine, donc à prendre avec du recul...

Il est possible de la boire, étant fortement concentrée, il ne faut pas en abuser plus de 6 jours d’affilé est il dit...Il faut la boire uniquement dans la demi-heure de sa sortie, après elle perd de sa stérilité et devient une vraie culture bactériologique...

Le cercle vicieux de la déshydratation fera que les urines seront de plus en plus concentrées, et à la fois en moins grande quantité. Au final, on en boit de moins en moins et avec de plus en plus de mal au traitement physiologiquement (je parle notamment des reins).

Bref, une "solution" à très courte échéance mais ça fait toujours sensations de montrer ça à la télé, mais il y a bien d'autres solutions sur le terrain avant d'en arriver là.

Il existe en Inde des cures d'urines: certains ascètes, boivent leurs premières urines du matin, il parait que cela est réellement très bon pour la santé !!! par contre il faut avoir une hygiène de vie parfaite: pas de tabac, pas d'alcool, pas de café, pas de viande... mais ces cures ne sont pas une pratique de survie: ils boivent de l'eau le reste de la journée !!! mais c’était pour indiquer que l'urine peut se boire, et qu'elle n'est pas nocive pour la santé, mais qu'il faut tout de même prendre garde puisqu'elle concentre les toxines!!! autre chose, il est en effet vrai que l'urine aide a la cicatrisation en particulier des plaies réellement infectées et aide a faire disparaître certaines mycoses et champignons récalcitrants !!! c'est un désinfectant très efficace!!!


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