L'eau (1)

Elle est vitale. On peut boire directement l'eau des ruisseaux et rivières et même des lacs en amont des zones habitées et dans des milieux où le castor est absent. Mais on ne peut le conseiller à qui que ce soit. La résistance au changement d'eau, aux bactéries et aux virus est d'une très grande variabilité d'une personne à l'autre et les conséquences peuvent être graves.

Des méthodes existent pour purifier l'eau dont on doute. Dans les commerces spécialisés en plein air, on trouve des filtres, del'iode en pastilles qu'on laisse agir dans l'eau avant de la consommer ou encore des produits à base de nitrate d'argent, par exemple. La méthode la plus sûre consiste à faire bouillir l'eau de 5 à 10 minutes.

Pour une bouilloire, c'est par ici : http://www.auvieuxcampeur.fr/terre/camping-rando-petit-materiel/bouilloire

En hiver, si la source est difficile à repérer ou qu'elle est loin, on peut s'accomoder de neige fondue. Ce procédé demande toutefois beaucoup de combustible et de temps pour un résultat ne valant pas la fraîcheur de l'eau d'un ruisseau qui court sous la glace.

Manger de la neige déshydrate le corps qui dépense beaucoup d'énergie à la réchauffer.

Astuce : pour faire fondre la neige plus rapidement, on verse dans le chaudron l'eau qui reste dans les gourdes à la fin de la journée. On y ajoute la neige qu'on comprime bien. La neige recueillie sous la croûte plus près du sol, déjà transformée en cristaux, fondra plus rapidement et produirea une plus grande quantité d'eau.

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Astuce : les gourdes à gros goulot sont de loin préférables l'hiver. Il est plus facile de casser la glace qui se forme à la surface de l'eau et elles se remplissent plus aisément une fois plongée dans un trou d'eau.

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Pour une bonne gourde, c'est par ici : http://www.arklight-design.com/PBSCProduct.asp?ItmID=9474771

Astuce : il sera plus facile d'ouvrir une gourde dont le couvercle est gelé en la tenant inversée quelques instants. On peut même placer la gourde à l'envers en permanence dans le parka ou sur le sac à dos, car l'eau gèle d'abord en surface. Durant la nuit, on peut conserver l'eau dans un thermos ou dans une gourde qu'on glisse dans le sac de couchage... mais attention aux dégâts !

Il est essentiel de boire de l'eau pour survivre. Un homme inactif peut se passer d'eau durant 10 jours par une température de 10° C. Il résistera pendant 7 jours si le mercure indique 32° C et il ne vivra guère plus de deux jours si la chaleur atteint 50° C. Au-delà de ces limites, le corps se déshydrate et la mort rôde. L'eau demeure le seul remède à la déshydratation. Dans une situation de survie, il est donc essentiel de veiller à vous en assurez un approvisionnement suffisant.

Il faut mentionner que la soif n'indique pas toujours un besoin d'eau. Il arrive souvent, particulièrement en régions froides et même en travaillant dur, qu'on ne se sente aucunement ennuyé par une déshydration partielle.

Parmi les facteurs qui déterminent la quantité quotidienne minimum d'eau requise, il faut d'abord considérer le climat, la température et les activités physiques. Dans une situation de survie, la disponibilité et l'accessibilité de l'eau deviennent des priorités. Quand l'eau abonde, buvez à intervalles réguliers et fréquents, et en petites quantités à la fois (1/2 litre).

Les dangers de boire de l'eau non potable

Toutes les eaux trouvées dans la nature ne sont pas bonnes à boire, loin de là. Même l’eau la plus limpide qui soit peut avoir été contaminée en amont; 99% des agents contaminants que l’on retrouve dans l’eau sont invisibles à l’œil nu. Donc si vous ne portez dans votre sac banane ni microscope ni kit de test chimique, filtrer et purifier l’eau peut s’avérer fort utile. Si vous n’êtes pas sûr de la qualité de l’eau, purifiez ! Filtration ou purification, ébullition, désinfection chimique, rayonnement UV… les solutions pour fabriquer de l’eau potable en pleine nature sont nombreuses et variées.

Les contaminants biologiques :

Ils sont de plusieurs sortes :

  • les parasites protozoaires : ce sont des micro-organismes comme le giardia et le cryptosporidium, souvent d’origine animale ou humaine, transmis par voie fécale-orale
  • les bactéries Salmonella, Coliforme ou Escherichia coli (ou E coli) sont présentes dans une eau qui a été contaminée en amont par des déjections animales ou humaines
  • certaines eaux peuvent également contenir des virus (hépatite A ou E, légionellose, dengue…) qui attendent un hôte sur lequel se développer

Les contaminants chimiques :

En aval d’activités humaines (industrie, agriculture…), l’eau peut contenir des contaminants dits chimiques comme des pesticides, des nitrates ou encore des métaux lourds. Certaines eaux de montagnes peuvent aussi avoir une teneur très élevée en minéraux, et donc être toxiques.

Les contaminants radiologiques :

Cas très rare – sauf aux alentours de Tchernobyl ou de Fukushima.

Les risques liés à la consommation et à l’ingestion d’eau dépendent grandement d’un pays à l’autre. Tous les pays du monde ne portent évidemment pas le virus de la leptospirose ou du choléra dans leur eau; renseignez-vous sur les conditions sanitaires et sur les dangers liés à l‘eau dans le pays dans lequel vous vous rendez.

Gardez toutefois en mémoire que si la consommation régulière d’une eau polluée chimiquement est hautement toxique, une consommation épisodique présente bien moins de risques. En revanche, l’ingestion d’une eau contaminée biologiquement (par des bactéries, protozoaires ou virus) présente un risque, voire un danger, immédiat.

Par ailleurs, vous pouvez très bien entendre d’un local que telle ou telle eau est parfaitement potable et toutefois tomber malade : la tolérance à un certain type d’eau varie d’une personne à une autre et évolue en fonction du temps.

Quelle que soit votre soif, ne buvez pas d'eau non potable. Les maladies venant de l'eau constituent une des plus grandes menaces à la survie. Faites bouillir l'eau durant au moins une minute ou ajoutez-y des comprimés propres au traitement des eaux.

Au nombre des maladies transmises par absorption d'eau non potable, mentionnons :

La dysentrie

On distingue deux types principaux de dysenterie. Le premier, la dysenterie amibienne, ou amibiase intestinale est causé par un parasite unicellulaire microscopique qui vit dans le gros intestin. Le second type, la dysenterie bacillaire, est causé par une bactérie envahissante. Les deux types de dysenterie se manifestent surtout dans les pays chauds. Les conditions hygiéniques et sanitaires inadéquates accroissent le risque de dysenterie, car elles permettent la propagation du parasite ou des bactéries responsables par l'intermédiaire d'eau ou d'aliments contaminés par des matières fécales humaines.

Causes

La dysenterie peut avoir de nombreuses causes. Les infections bactériennes constituent de loin la cause la plus fréquente de dysenterie. Ces bactéries incluent les genres Shigella, Campylobacter, E. coli et Salmonella. La fréquence de chacun de ces pathogènes varie considérablement dans diverses régions du globe. Ainsi, le genre Shigella, responsable de la shigellose, est plus répandu en Amérique du Sud tandis que Campylobacter est la bactérie prédominante en Asie du Sud-Est. La dysenterie est rarement causée par des irritants chimiques ou par des vers intestinaux.

L'amibiase intestinale est causée par un parasite de type protozoaire appelé Entamoeba histolytica. L'amibe peut séjourner longtemps dans le gros intestin (côlon). Dans la grande majorité des cas, l'amibiase ne provoque aucun symptôme; seulement 10 % des personnes infectées en deviennent malades. L'amibe est peu courante, sauf dans les régions tropicales où sa prévalence est très élevée. L'infection est généralement acquise après l'ingestion de matières fécales contenant des parasites excrétés par une autre personne. Le risque d'être contaminé par le parasite en consommant de l'eau et des aliments est élevé lorsque l'eau à usage domestique n'est pas séparée des eaux usées. Les parasites peuvent également entrer par la bouche si la personne se lave les mains avec de l'eau contaminée. En outre, les aliments peuvent être contaminés si la personne a négligé de se laver les mains avant de manipuler la nourriture. Enfin, les fruits et les légumes peuvent être contaminés s'ils sont lavés avec de l'eau polluée ou s'ils ont été cultivés dans un sol fertilisé au moyen d'excréments humains.

Les bactéries Shigella et Campylobacter, qui provoquent la dysenterie bacillaire, se retrouvent partout au monde. Elles pénètrent la muqueuse intestinale, provoquant de l'enflure, des ulcères et une diarrhée grave contenant du sang et du pus. Ces infections se propagent toutes deux par l'ingestion d'eau ou d'aliments contaminés par des matières fécales. Les personnes qui habitent ou voyagent dans des régions où la pauvreté et la surpopulation nuisent aux conditions hygiéniques et sanitaires risquent d'être exposées à des bactéries envahissantes. La probabilité de shigellose, de campylobactériose ou de salmonellose est plus élevée chez les jeunes enfants (de 1 à 4 ans) qui vivent en état de pauvreté.

Les rapports sexuels avec contact anal peuvent propager la dysenterie amibienne et bacillaire. Cela est particulièrement vrai si les rapports comprennent un contact direct entre l'anus et la bouche, ou un contact entre la bouche et un objet (par ex. un doigt) qui a touché l'anus d'une personne infectée ou qui y a été introduit.

Symptômes et Complications

Le symptôme principal de la dysenterie est une diarrhée fréquente presque liquide et teintée de sang, de mucus ou de pus. Les autres symptômes incluent :

  • l'apparition soudaine d'une forte fièvre et de frissons;
  • une douleur abdominale;
  • des crampes et un ballonnement dans l'abdomen;
  • de la flatulence (des gaz);
  • un besoin impérieux d'évacuer les selles;
  • une sensation d'évacuation intestinale incomplète;
  • une perte d'appétit;
  • une perte de poids;
  • des maux de tête;
  • de la fatigue;
  • des vomissements;
  • de la déshydratation.

D'autres symptômes peuvent être intermittents et peuvent inclure : une fièvre récidivante peu importante, des crampes abdominales, une intensification des gaz intestinaux et une diarrhée moins importante accompagnée de selles plus fermes. Il peut aussi y avoir une faiblesse ou une anémie, ou encore une perte de poids sur une période prolongée (émaciation). Les cas relativement peu intenses de dysenterie bactérienne peuvent durer de 4 à 8 jours tandis que les cas importants peuvent durer de 3 à 6 semaines. L'amibiase dure habituellement 2 semaines.

Les symptômes de la dysenterie bacillaire commencent de 2 à 10 jours après l'infection. Chez les enfants, la maladie commence par de la fièvre, des nausées, des vomissements, des crampes abdominales et de la diarrhée. Les épisodes de diarrhée peuvent se produire toutes les heures, et les selles de l'enfant peuvent contenir du sang, du mucus et du pus. Les vomissements peuvent mener à une déshydratation rapide et grave qui, en l'absence de traitement, peut provoquer un état de choc, voire la mort. La déshydratation se manifeste par une sécheresse extrême de la bouche, un renfoncement des yeux et une mauvaise turgescence de la peau. Les enfants et les bébés ont soif, et ils sont agités, irritables et peut-être léthargiques. En outre, les enfants peuvent avoir les yeux enfoncés et être incapables de produire des larmes ou de l'urine, ou l'urine peut être très foncée et concentrée.

Les complications de la dysenterie bacillaire comprennent le délire, les convulsions et le coma. Une infection d'une telle gravité peut être fatale en 24 heures. Néanmoins, dans la majorité des cas, l'infection se résout spontanément et disparaît sans traitement.

Les personnes atteintes de dysenterie amibienne peuvent avoir d'autres problèmes liés à l'amibiase. La complication la plus courante se produit lorsque les parasites atteignent le foie et y forment un abcès amibien. La personne présente une forte fièvre, une perte de poids et une douleur à l'épaule droite ou dans la partie supérieure de l'abdomen. Si l'infection intestinale est particulièrement virulente, les ulcères dans les intestins peuvent mener à une perforation intestinale et à la mort. Dans de rares cas, les parasites peuvent se répandre par la circulation sanguine et provoquer une infection des poumons, du cerveau ou d'autres organes.

Diagnostic

Si le médecin soupçonne une dysenterie, une analyse des selles sera généralement exigée. Dans le cas d'une infection bactérienne telle que la shigellose, la coproculture (culture des micro-organismes présents dans les selles) permet d'établir le diagnostic. Malheureusement, cette méthode ne peut être employée dans la majorité des pays en voie de développement; le diagnostic est donc établi en fonction des symptômes cliniques. L'amibiase peut souvent être diagnostiquée par l'identification du parasite au microscope. Une analyse sanguine visant à mesurer les anticorps aide à confirmer le diagnostic de dysenterie amibienne ou d'abcès hépatique.

Il est très important de comprendre que l'amibe E. histolytica a une vraie « sœur jumelle » appelée Entamoeba dispar, une amibe inoffensive qui a une apparence identique sous le microscope. Cependant, E. dispar ne provoque jamais de symptômes et ne nécessite aucun traitement. Dans les pays en voie de développement, on ne fait habituellement pas de distinction entre ces deux bactéries; par conséquent, les personnes dont les selles contiennent une amibe reçoivent un traitement, même s'il n'a pas été établi avec certitude que l'infection est responsable des symptômes. Dans 90 % des cas où les selles contiennent une amibe, il s'agit de l'amibe non envahissante et inoffensive E. dispar.

Traitement et Prévention

Le traitement courant de la dysenterie causée par l'amibiase consiste à administrer des antiparasitaires, tels le métronidazole* et l'iodoquinol. Les antibiotiques tels que la ciprofloxacine, l'ofloxacine, la lévofloxacine ou l'azithromycine sont employés pour éradiquer les organismes responsables de la dysenterie bacillaire. Les personnes chez qui la diarrhée persiste devraient consulter un médecin. Tous les voyageurs devraient avoir avec eux un antibiotique, par exemple de la ciprofloxacine, pour un traitement de un à trois jours, en cas de diarrhée modérée ou grave d'apparition soudaine. Le sous-salicylate de bismuth (Pepto-Bismol®) pourrait aussi être efficace pour certains voyageurs. De plus, ils devraient prendre le médicament antidiarrhéique lopéramide afin de ralentir la fonction intestinale et de prévenir la déshydratation. Consultez votre médecin pour connaître les précautions à prendre pour les enfants de moins de 2 ans.

Il est très important de remplacer le liquide perdu à cause de la diarrhée. Dans les cas bénins, des boissons gazeuses, du jus et de l'eau embouteillée suffisent. La diarrhée plus importante devrait être traitée à l'aide de solutions contenant des électrolytes, tels le potassium et le sel, et du sucre. Pour la diarrhée grave, des solutions commerciales de réhydratation orale sont généralement utilisées. Ces solutions sont offertes en sachets pour en faciliter le transport. La personne doit essayer de boire assez de liquides pour produire une urine incolore ou d'un jaune clair toutes les 3 à 4 heures. Pour la durée de l'épisode de dysenterie, il est préférable de s'en tenir à un régime sans irritants gastriques (manger des bananes, du riz, des biscuits soda) et d'éviter les produits laitiers.

Il est possible de prévenir la dysenterie, jusqu'à un certain point, en ayant une hygiène personnelle stricte.

Les personnes qui voyagent ou qui vivent dans des régions où le taux de dysenterie est élevé devraient suivre les conseils suivants :

  • Toujours mettre un condom pour toute activité sexuelle comprenant un contact anal, et bien se laver avant et après les rapports sexuels.
  • Ne manger aucun aliment cuit dans des conditions non hygiéniques. Ne rien acheter à manger chez les marchands ambulants.
  • Manger seulement des aliments cuits à haute température. Ne pas manger d'aliments cuits ayant refroidi par la suite.
  • Ne pas manger de légumes crus et éviter les fruits sans pelure. Éplucher soi-même les fruits.
  • Boire uniquement de l'eau bouillie ou embouteillée commercialement. Utiliser uniquement de la glace faite à partir d'eau purifiée.
  • Utiliser seulement de l'eau embouteillée ou bouillie pour laver et cuire les aliments, se laver les mains et se brosser les dents.
  • Envisager d'apporter un désinfectant pour les mains à base d'alcool.

*Tous les médicaments ont à la fois une dénomination commune (le nom générique) et un nom de marque ou marque. La marque est l'appellation qu'un fabricant choisit pour son produit (par ex. Tylenol®). Le nom générique est le nom du médicament en médecine (par ex. l'acétaminophène). Un médicament peut porter plusieurs noms de marque, mais il ne possède qu'un seul nom générique. Cet article répertorie les médicaments par leur nom générique. Pour de plus amples renseignements sur les noms de marque, consultez votre médecin ou un pharmacien.

Le choléra et la typhoïde

Le choléra est une infection bactérienne de l'intestin grêle qui peut provoquer une diarrhée aiguë et une déshydratation intense.

L'histoire a connu sept grandes pandémies (épidémies mondiales) de choléra. La septième pandémie a commencé en 1961 lorsque le choléra est réapparu en Indonésie et qu'il s'est étendu sur presque toute la terre; elle sévit encore aujourd'hui. Au début du 21e siècle, le choléra infecte environ 300 000 personnes par an dans le monde; à peu près 10 000 en meurent.

L'épidémie s'installe à peu près partout où le manque d'hygiène lui permet d'infecter les humains qui semblent être le seul hôte de la bactérie. La bactérie qui provoque le choléra est des plus productives en temps d'inondations et de guerre puisque ces événements peuvent réduire la disponibilité d'eau propre. Le choléra continue de sévir en Asie, en Afrique, au Moyen-Orient, en Amérique Centrale et en Amérique du Sud. La dernière éclosion s'est produite en Haïti.

À travers le monde, le choléra tue environ 4 % des personnes qui développent des symptômes graves. Cela comprend les personnes qui sont traitées trop tard et celles qui n'ont pas accès à un médecin. Moins de 1 % des personnes sévèrement atteintes mourront de la maladie si elles sont traités rapidement et de façon appropriée.

Causes

Le choléra est causé par une bactérie appelée Vibrio cholerae. Les personnes contractent le choléra en buvant de l'eau ou en mangeant des aliments infectés par la bactérie. Une fois avalée, elle colonise la muqueuse de l'intestin grêle et libère une toxine (poison) qui peut amener l'organisme à évacuer du liquide à l'intérieur de l'intestin grêle, ce qui provoque une diarrhée aqueuse.

La maladie se transmet en général par une eau contaminée par des selles humaines, mais elle peut être transmise par l'ingestion d'aliments contaminés, en particulier des fruits de mer ou des crustacés crus ou cuits de façon insuffisante. La plupart des personnes infectées par le choléra ne présentent aucun symptôme, cependant elles sont porteuses de bactéries pendant quelques semaines et les excrètent lentement dans les eaux usées.

Il ne s'agit pas, bien sûr, d'un problème majeur dans les pays pourvus de toilettes à chasse d'eau et de stations d'épuration des eaux. Le Canada, les États-Unis et l'Europe de l'Ouest ne rapportent que de rares cas de choléra, et il s'agit souvent de voyageurs revenant d'un pays à risque élevé.

Symptômes et Complications

Environ 25 % des personnes qui ingèrent la bactérie présentent les symptômes particuliers appelés choléra. De ce nombre, 80 % vont souffrir de diarrhée d'intensité légère ou modérée, tandis que 20 % subiront une diarrhée aqueuse intense qui peut menacer leur vie si on ne la traite pas de façon appropriée.

Les raisons pour lesquelles la maladie se développe chez certaines personnes alors que d'autres ne sont pas affectées par cette toxine bactérienne ne sont pas connues. La plupart des adultes dans les zones d'endémie de choléra ont des anticorps qui aident à les protéger de la maladie. Dans ces pays, les enfants présentent beaucoup plus fréquemment des symptômes graves.

Les bactéries Vibrio sont tuées par l'acide gastrique. La recherche a démontré que les personnes possédant de faibles niveaux d'acide dans leur estomac (par ex. les personnes qui utilisent des médicaments antiacides) sont beaucoup plus sujettes à contracter le choléra. Les personnes du type sanguin O semblent également courir un risque accru.

Lorsque le choléra provoque des symptômes, le principal est la diarrhée liquide : elle est si importante qu'elle vide rapidement l'organisme de son eau, de ses sels et de ses minéraux. La première selle liquide apparaît 1 à 3 jours après l'infection, et à partir de cet instant vous pouvez perdre jusqu'à un litre de liquide par heure. Des vomissements peuvent accompagner la diarrhée.

Parmi les autres symptômes d'un choléra avancé, on observe :

  • des crampes musculaires;
  • de la faiblesse;
  • une miction réduite ou absente;
  • une peau des doigts ridée;
  • un pouls filant;
  • les yeux renfoncés dans les orbites.

Le choléra dure habituellement de 3 à 6 jours, mais s'il n'est pas traité, il peut mener à un état de choc dû à la déshydratation, à une insuffisance rénale, au coma et à la mort.

Diagnostic

Lorsque les symptômes apparaissent, il est très important d'établir un diagnostic correct, car le choléra peut causer la mort par déshydratation grave. Le diagnostic est établi en prenant une culture de selles, car on peut voir la bactérie en utilisant un microscope spécial.

Traitement et Prévention

Si vous pensez avoir possiblement contracté le choléra, commencez immédiatement à boire des solutions de réhydratation (fabriquées à partir d'eau purifiée, de sucre et de sels) pendant que vous vous rendez à l'hôpital ou chez le médecin. Pour prévenir les vomissements, buvez fréquemment, mais de petites quantités à la fois. Si vous ne pouvez avoir accès à des soins médicaux, traitez-vous avec un antibiotique contre la diarrhée des voyageurs.

Le traitement de base pour le choléra consiste en un remplacement du liquide, des sels et des minéraux perdus. La solution peut être administrée par voie orale, par voie intraveineuse ou envoyée par le nez (au moyen d'un tube spécial) dans l'estomac. On prescrit généralement des antibiotiques au début de la maladie; ceux-ci peuvent réduire considérablement la durée de la diarrhée.

Il peut ne pas être facile de prévenir le choléra pendant les voyages. Il existe un vaccin à prendre oralement qui assure 85 % de protection pendant 6 mois et environ 50 % sur 2 ans. Le choléra est toutefois extrêmement rare chez les voyageurs; le taux de personnes touchées est estimé à 1 par 500 000 voyageurs. Il est donc possible que les médecins ne recommandent pas le vaccin de façon routinière.

Les précautions suivantes dans les régions affectées peuvent améliorer vos chances de prévenir le choléra :

  • Ne buvez que de l'eau embouteillée, bouillie ou traitée chimiquement. Les comprimés de désinfectant sont disponibles dans les pharmacies.
  • Utilisez de l'eau embouteillée, bouillie ou traitée chimiquement pour laver la vaisselle et vous brosser les dents.
  • Pelez tous les fruits et légumes avant de les manger.
  • Éloignez les mouches de la nourriture.
  • Évitez les glaçons (sauf s'ils sont faits avec de l'eau purifiée), la crème glacée, le lait non pasteurisé et les salades qui peuvent être facilement contaminés par la bactérie.
  • Cuisez parfaitement toute la nourriture et mangez-la encore chaude.
  • Méfiez-vous particulièrement des crustacés, une source fréquente de vibrions.
  • Évitez le ceviche (poisson cru considéré comme un mets délicat en Amérique du Sud).
  • Évitez les aliments et les boissons vendus par les vendeurs ambulants.
  • Lavez-vous fréquemment les mains au savon et à l'eau.

Il est bon de se remémorer le dicton ci-après pour se rappeler ces stratégies : « Si on ne peut le bouillir, le cuire ni le peler, on peut l'oublier ».

La typhoïde, également connue sous le nom de fièvre typhoïde ou de fièvre entérique est une infection provoquée par la bactérie Salmonella typhi.

La typhoïde infecte chaque année des millions de personnes dans le monde et environ 200 000 d'entres elles en meurent. Le nombre de personnes infectées chaque année par la typhoïde est très faible en Amérique du Nord, mais la typhoïde est courante dans les pays en voie de développement.

La typhoïde est généralement curable, mais certaines souches bactériennes deviennent de plus en plus résistantes aux antibiotiques. La plupart des Nord-Américains qui contractent la typhoïde sont infectés au cours d'un voyage dans les pays en voie de développement.

Sans traitement, de 10 % à 16 % des personnes infectées mourront de la typhoïde. Cette proportion descend à 1 % lorsque les personnes sont traitées rapidement.

Causes

La typhoïde se transmet généralement par l'eau ou les aliments, sensiblement de la même façon que le choléra. Les personnes infectées excrètent des bactéries vivantes dans leurs selles et leur urine. Elles sont généralement contagieuses quelques jours avant de développer des symptômes et ne savent donc pas qu'elles devraient prendre des précautions particulières. Si elles ne se lavent pas correctement les mains, le bacille de la typhoïde peut être transmis aux aliments ou à l'eau et de là, infecter une autre personne. Il peut aussi être transmis directement de personne à personne par des doigts contaminés.

Environ 3 % des personnes infectées, traitées ou non, deviennent des porteuses asymptomatiques de la Salmonella typhi. Cela signifie qu'elles continuent à passer des bactéries dans leurs selles pendant au moins un an, et souvent à vie, sans ressentir aucun symptôme de la typhoïde. Il y a un petit nombre de porteurs de la typhoïde dans tous les pays. Même le Canada et les États-Unis signalent des douzaines de cas de transmissions locales de la typhoïde chaque année, bien que dans ces pays la plupart des cas se rencontrent chez des voyageurs ou des immigrants, déjà malades quand ils arrivent.

Symptômes et Complications

Les symptômes apparaissent généralement 1 ou 2 semaines après l'infection, mais peuvent prendre jusqu'à 3 semaines avant de se manifester. La typhoïde entraîne habituellement une fièvre élevée et soutenue, allant souvent jusqu'à 40 °C (104 °F) et un épuisement extrême.

D'autres symptômes habituels sont :

  • de la constipation;
  • une toux;
  • des maux de tête;
  • une perte d'appétit;
  • des douleurs d'estomac;
  • un mal de gorge.

Parmi les symptômes plus rares, on trouve :

  • des saignements par le rectum;
  • du délire;
  • de la diarrhée;
  • des taches roses temporaires sur le tronc et la poitrine.

Avec un traitement aux antibiotiques, les symptômes commencent à régresser après 5 à 7 jours, mais sans traitement ils continuent de s'aggraver pendant plusieurs semaines, et plus de 10 % des personnes non soignées peuvent mourir.

Un petit nombre des personnes qui guérissent de la typhoïde peuvent avoir une récidive de leurs symptômes quelques semaines plus tard. Le second accès tend à être moins sévère que le premier et disparaît rapidement après un nouveau traitement.

Beaucoup de personnes souffrent de légers saignements intestinaux, qui ne sont importants que dans une petite minorité de cas. Le danger principal de la typhoïde est les perforations de l'intestin grêle qu'elle provoque, par lesquelles les bactéries se répandent dans la cavité abdominale, causant une  péritonite, souvent mortelle.

D'autres complications de la typhoïde surviennent lorsque de grandes quantités de bactéries s'introduisent dans la circulation sanguine, provoquant une bactériémie. Elles peuvent atteindre les poumons, provoquant une pneumonie, ou l'enveloppe du cerveau (méningite), les os (ostéomyélite), les valves du cœur (endocardite), les reins (glomérulonéphrite), l'appareil génital ou urinaire, ou les muscles. Une hépatite (inflammation du foie) est une autre complication possible.

Les douves

La grande douve du foie ou Fasciola hepatica prolifèrent en eaux stagnantes et polluées, surtout dans les tropiques. Lorsqu'on les avales, elles s'infiltrent dans le sang et provoquent des maladies douloureuses et souvent mortelles. Ces vers parasites pénètrent même dans le corps à travers l'épiderme. Il ne faut donc pas marcher ou se baigner dans des eaux contaminées.

Les sangsues

Les petites sangsues foisonnent plus particulièrement dans les cours d'eau africains. Lorsqu'on les avale, elles s'agrippent aux parois de la gorge et à l'intérieur du nez, y suçant le sang et causant des blessures. Ces parasites se déplacent et chacune des nouvelles plaies ouvrent, toute grande, la porte à l'infection. Dégagez-vous le nez le plus rapidement possible en reniflant de l'eau salée à forte concentration ou enlevez les parasites avec des pinces improvisées.

Il n’existe qu’une façon sécuritaire et efficace de retirer une sangsue qui s’est collée à notre peau afin de se nourrir de notre sang. Comment ?

Il faut placer un ongle sur la peau de la personne parasitée par la sangsue, juste à côté de la bouche de cette dernière. La bouche de la sangsue est située à son extrémité la plus petite. Ensuite, on glisse doucement, mais fermement, un ongle vers la bouche pour la détacher de la peau.

La sangsue peut chercher à se recoller. Si cela se produit, il est toujours possible de la décoller à nouveau rapidement avant qu’elle ne recommence à sucer le sang.

Pour garder le sang sans liquide, la sangsue injecte un anticoagulant lorsqu’elle «mord». C’est pourquoi il est normal que la plaie saigne beaucoup après avoir retiré une sangsue. On recommande de nettoyer cette plaie avec un produit antiseptique afin d’éviter les infections.

Mais encore...

Que ce soit pour cuir vos pâtes ou abreuver votre poisson rouge, l’endroit où vous allez refaire le plein d’eau a toute son importance :

  • toujours prélever de l’eau en amont (au-dessus) et le plus loin possible des activités humaines ou d’élevage
  • puiser l’eau la plus claire possible
  • fuir comme la peste tout point d’eau stagnante : micro-organismes nuisibles et virus y nagent par colonies entières

Une fois votre gourde pleine, si l‘eau contient encore des particules visibles (sable, cailloux, boue…) :

  • laissez décanter votre gourde : laissez reposer l’eau afin que les particules en suspension tombent au fond du récipient
  • et/ou pré-filtrez l’eau à travers un foulard, un t-shirt, un filtre à café…

Notez qu’une eau chargée en particules sera bien plus difficile à filtrer/purifier et risque d’encrasser le filtre plus rapidement.

Méthode de purification ancestrale, faire bouillir l’eau permet de se débarrasser des virus et micro-organismes pathogènes qu’elle contient. La grande majorité des contaminants biologiques seront tués après une minute dans de l’eau à 100°C. Comptez cinq minutes dans une eau à 85°C4.500 mètres d’altitude) et 30 minutes dans de l’eau à 70°C8.000 mètres d’altitude).

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Si le procédé est simple et très efficace contre les contaminants biologiques, il est en revanche long (voire même très long), gros consommateur de combustible et inefficace contre les particules solides et les polluants chimiques. Autre aspect bof-bof : après ébullition, l’eau est trop chaude pour être consommée directement et vous pouvez lui trouver un goût changé, dénaturé. L’ébullition, en évaporant une partie de l’eau, aura augmenté sa concentration en minéraux et donc altéré son goût. Rien de mortel toutefois, mais contre cet arrière-goût vous pouvez jetez dans l’eau quelques gouttes de jus de citron, un bonbon à la menthe ou encore un sachet de thé.

L’équivalent – en gros – d’une passoire ou d’un filtre à café équipé de micro-trous (ou pores) qui vont retenir les impuretés et autres micro-organismes invisibles.

La majorité des filtres disponibles aujourd’hui possèdent des pores dont la taille varie entre 0,1 et 0,3 microns (= 1 millionième de mètre) ; certains allant jusqu’à 15 nanomètres (= 15 milliardièmes de mètre). Plus les pores du filtre seront fins, plus le dispositif sera efficace contre les particules et les micro-organismes mais plus l’opération de filtration prendra de temps. Le filtre, en revanche, sera parfaitement inoffensif face aux virus : ces derniers sont trop petits pour être captés par les pores du filtre, même les plus fins. Le filtre devra donc être associé à un autre procédé si les conditions l’exigent.

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Filtre à pompe MSR MINIWORKS

Outre le diamètre de leurs pores, les filtres diffèrent également en fonction de leur matière :

  • céramique : les pores des filtres céramiques mesurent généralement entre 0,1 et 0,15 microns, ce qui en fait un filtre très efficace. Il sera ensuite aisé à nettoyer ou à déboucher, mais il reste très fragile à employer. Les qualités du filtre céramique et sa durée de vie élevée en font un choix très courant chez les randonneurs et autres férus d’outdoor.
  • céramique avec cœur carbone : l’ajout d’un cœur de carbone au filtre céramique traditionnel lui permet d’accroître sa capacité de filtration en retenant certains composants chimiques comme le chlore, l’iode, les herbicides, les pesticides et certains métaux lourds. Confortable avantage : en retenant le chlore et l’iode, le cœur de charbon actif permettra d’enlever à l’eau le goût de piscine qu’elle pouvait avoir.
  • fibre de verre : un pouvoir de rétention et une qualité de filtration égale au filtre céramique mais une durée de vie bien moindre.

Du fait de leurs pores très fin, la plupart des filtres sont équipés d’un système de pompe (type pompe à vélo) qui accélère le processus de filtration mais rend l’opération un peu plus physique ! D’autres filtres fonctionnent par gravitation (avec le poids de l’eau) ou par aspiration (principe des vases communicants ou du réservoir que l’on siphonne).

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Filtre à gravitation Katadyn CAMP

Certains filtres, enfin, sont directement montés sur une gourde, au bout d’une pipette plongée à l’intérieur ou installé au niveau du bouchon. C’est le cas par exemple des modèle MYBOTTLE de Katadyn ou HYDR’ACTIV PURE de Hydratechnic. Ici encore, plus les pores seront fins, plus il sera difficile d’aspirer l’eau.

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Filtre gourde Hydratechnic HYDR’ACTIV PURE

Les désinfectants chimiques utilisés pour purifier l’eau fonctionnent de la même manière que le spray désinfectant utilisé pour soigner les bobos : au contact de l’agent chimique, les bactéries et virus contenus dans l’eau sont tués. Les désinfectants existent sous plusieurs formes.

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Pastilles Katadyn MICROPUR

Les pastilles de purification :

Légères, peu encombrantes et très abordables, les pastilles au chlore ou à l’iode de type MICROPUR, MICROPUR FORTE ou AQUATABS éliminent efficacement bactéries et virus et sont aujourd’hui très répandues dans toutes les activités de plein air. Le processus de purification, en revanche, reste assez long (entre 30 minutes et 2 heures selon le type de pastille et la propreté de l’eau), nécessite de respecter la température d’utilisation et laisse à l’eau une saveur… particulière. Enfin, les pastilles sont inefficaces contre les particules solides et les polluants chimiques.

  • MICROPUR FORTE : ces pastilles sont efficaces après 30 minutes contre bactéries et virus, et après 2 heures contre les protozoaires ; elles contiennent par ailleurs des ions d’argents qui permettront de conserver l’eau pure jusqu’à 60 jours
  • MICROPUR : pastilles efficaces contre bactéries, protozoaires et virus après 2 heures d’action mais l’eau devra être consommée sous 24 heures
  • AQUATABS : ces pastilles agissent après 30 minutes contre bactéries, virus et certains protozoaires (comme le giardia, mais pas le cryptosporidium) ; l’eau devra être consommée sous 24 heures

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Pastilles Sovedis AQUATABS

Les désinfectants classiques : 

Le chlore, l’eau de Javel ou l’iode permettent également de purifier l’eau ; ils requirent néanmoins un dosage précis et doivent agir pendant au moins 30 minutes pour être efficaces sans être toxiques. Ils sont surtout utilisés pour purifier de grands volumes d’eau (jerrycan, réservoir de camping-car…).

Le filtre résine imprégné d’iode :

Un filtre mécanique associé à un agent chimique (compris à l’intérieur de la cartouche du filtre) qui désactive les virus lors de la filtration de l’eau, mais sans pour autant les tuer. A ce jour l’un des meilleurs moyens de filtration, mais il demeure coûteux et présente des dangers pour la santé en cas d’utilisation régulière.

L’équivalent d’un stylo que l’on plonge dans le récipient d’eau et qui neutralise les micro-organismes pathogènes. Le système est léger, de taille réduite, rapide à utiliser et fiable ; efficace contre 99% des contaminants biologiques. Le stylo-UV, néanmoins, nécessite des piles pour fonctionner, est très cher et très fragile et se contente de neutraliser les organismes pathogènes sans les tuer. Il est par ailleurs totalement inefficace contre les contaminants chimiques.

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Le SteriPEN Adventurer

Il n’existe pas encore de procédé efficace à la fois contre les particules en suspension dans l’eau, les micro-organismes, les polluants chimiques et les radiations. Selon la région du monde dans laquelle vous vous rendez, il sera alors nécessaire de combiner plusieurs systèmes de filtration/purification.

Une fois encore, renseignez-vous sur les risques associés à l’eau que vous risquez de rencontrer au cours de votre activité : quelles formes d’activités humaines ? quelles sortes d’animaux ? quels types de contaminants ? quels types de virus ? En fonction de cela, vous serez à même de sélectionner la méthode la plus adaptée aux conditions extérieures mais aussi à votre besoin, habitude, budget, etc.

Combiner, par exemple, l’ébullition à un système de filtre par charbon actif permet d’annihiler d’abord micro-organismes, virus et bactéries, puis de filtrer les polluants chimiques et les particules solides. L’utilisation d’un filtre puis d’un désinfectant chimique (type pastille) permet d’aboutir au même résultat.

Pour une semaine de rando sur la Haute Route Pyrénéenne, le risque principal lié à l’eau provient des moutons et des animaux sauvages qui vivent et paissent le long des torrents. Une simple ébullition suffit alors éradiquer protozoaires et bactéries pathogènes. Pour plus de sûreté, vous pouvez également boire l’eau bouillie dans une gourde filtrante.

Si vous vous envolez pour l’Inde, le Népal ou le Kenya, au risque des déjections animales vient s’ajouter le danger des virus contenus dans l’eau : combinez alors un désinfectant chimique de type MICROPUR FORTE et un filtre mécanique comme le Katadyn POCKET ou la gourde filtrante HYDR’ACTIV PURE.

S’il est recommandé de filtrer/purifier l’eau que vous buvez, il est tout aussi important d’utiliser une eau saine pour cuisiner et se laver les dents par exemple. Pour faire votre toilette et prendre un bain, veillez à ne pas mettre vos plaies et blessures ouvertes en contact avec l’eau et évitez de plonger la tête sous l’eau.

Enfin, si vous avez le moindre doute quant à la qualité de l’eau, ne courez aucun risque ; filtrez, purifiez, désinfectez !

Si après de multiples tentatives, vous n'aviez pas réussi à trouver de l'eau potable, vous pourriez alors boire de cette eau fangeuse et malodorante, à condition, évidemement, de la faire bouillir durant au mons une minute.

Pour nettoyer et purifier l'eau boueuse :

  • laissez-la reposer durant 12 heures
  • ou faites-la circuler à l'intérieur d'un bâton de bambou mesurant environ 1 mètre de longeur, que vous aurez rempli de sable et dont le bout sera bouré d'herbages
  • ou versez l'eau dans un linge rempli de sable. Faites bouillir l'eau polluée et ajoutez-y du charbon de bois afin d'en enlever les odeurs. Ensuite, laissez-la reposer durant 45 minutes avant de la boire.

La nouvelle gourde Katadyn avec filtre à eau trois niveaux intégré !!! Découvrons…(pour répondre à Gautier)

8590724026-5289250b8c-b-600x513.jpgLe nouveau filtre antivirus de la gourde MyBottle est incomparable : Outre un design tendance et une utilisation simple, cette gourde est un compagnon de voyage indispensable grâce à son nouveau filtre à eau à trois niveaux qui en fait un système de boisson idéal pour toutes les exigences.

Fini le temps où il fallait transporter difficilement les réserves d’eau dans les excursions en plein air. Avec la gourde MyBottle et son filtre antivirus, il est possible de boire de l’eau propre partout et à tout moment sans devoir pomper. La gourde MyBottle est idéale pour les personnes actives habituées à se déplacer librement en pleine nature et qui attachent de l’importance à des solutions écologiques utiles. Le nouveau design de MyBottle attire véritablement tous les regards. Son bec ergonomique à l’extrémité souple se déplie et replie sans effort. Grâce à son attache pratique sur le couvercle, MyBottle est facile à porter ou à fixer sur le sac à dos.

Mais ce n’est pas seulement le côté esthétique et pratique de la gourde MyBottle avec filtre antivirus qui la rendent si intéressante, ce sont avant tout les avantages qu’elle procure. Le point fort de ce formidable système de boisson en plein air est le nouveau filtre 3 couches ViruPur avec préfiltrage en fibre de verre intégré. Il élimine les bactéries et les protozoaires et retient les virus et les particules ultrafines grâce à une filtration électrocinétique en profondeur. Autre avantage : Le filtre au charbon actif supplémentaire améliore le goût de l’eau ! Fini le goût d'eau marécageuse des eaux croupies – vive la fraîcheur de l’eau de source.

La gourde MyBottle de Katadyn avec filtre antivirus fournit environ 0,2 litre d'eau à la minute et peut filtrer, selon la qualité de l'eau, jusqu'à 100 litres. Elle ne pèse que 260 grammes et peut contenir 0,8 litre d'eau. La gourde est sans BPA, neutre au goût et peut être lavée au lave-vaisselle. Le système de filtre n’utilise pas de substances chimiques ni de piles. Pour l’utilisation de la gourde sans filtre à eau, si elle est remplie d’une eau potable déjà traitée, une paille est à disposition. La gourde MyBottle est disponible dans deux versions en Suisse et en Allemagne, dans les magasins spécialisés en articles de sport et outdoor : en tant que gourde MyBottle avec filtre antivirus et en tant que gourde MyBottle simple. Ou bien en ligne sous http://www.katadynmybottle.com/.

Actualités sur le même thême :

Katadyn Group brands on display at the METS in Amsterdam, Nov 16 - 18 - 10.11.10 14:32

Nouvelle vidéo produit Katadyn MyBottle - 13.07.10 07:34

Lancement site internet Katadyn MyBottle - 30.03.10 13:39

Fichiers :

10-04-13 MI My Bottle Viru Pur FR (218 kB)

8017769 My Bottle Purifier Blue Splash (292 kB)

8017771 My Bottle Purifier White Splash (256 kB)

8017773 My Bottle Purifier White Flower (323 kB)

8017775 My Bottle Purifier Red Swiss (525 kB)

8017777 My Bottle Purifier Green Deer (300 kB)

My Bottle Viru Pur (411 kB)

My Bottle Blue Splash with Viru Pur (755 kB)

My Bottle Couple on rock with lake (1.0 MB)

My Bottle Red Swiss with Viru Pur (677 kB)

Woman with My Bottle Blue Splash Viru Pur (1.2 MB)

Woman with My Bottle White Splash close (760 kB)

Liens :

www.katadynmybottle.com

Mon avis

p1050725.jpgCelui montré ici est le Katadyn Guide Pro. Le Hiker Pro a simplement remplacé le Guide Pro, qui aujourd'hui ne se trouve plus.

Prix : Aux alentours de 65$.

Poids : 312g.

Filtre : Fibre et Charbon.

Filtration : 0.3 microns.

Rendement : 1 litre par minute.

Pompes par litre : 48.

Durée de vie du filtre : 750 litres.

Adaptateur de bouteille : Oui.

Indicateur de remplacement du filtre : Non.

Fabriqué en Suisse.

Efficace contre les protozoaires, les bactéries, les particules, les produits chimiques/toxines.

N'est pas efficace contre les virus !

Même si ces lacunes ne sont pas à négliger, pour le prix, le Katadyn Hiker Pro fait l'affaire.

Une durée de vie beaucoup plus courte que le MSR, une filtration plus grossière et le manque d'un indicateur pour remplacer le filtre, le condamne a rester moins adapté que le MSR a une situation difficile ou la qualité de l'eau et la dureté de l'environnement est sévère, mais son prix, son poids et son rendement, équilibre sont manque de potentiel.

Le gros point négatif du filtre est sa durée de vie. A 750L, et comparé au MSR qui lui a une durée de vie de 2000L, il est tout juste passable pour moi.

A raison de 4L par jours et par personne, il est tout de même capable de filtrer une quantité impressionnante…et devrait pouvoir répondre aux besoins immédiats d'une famille lors d'une tension hydrique.

Le Katadyn Hiker Pro est cependant un bon choix…principalement d'un point de vue urbain. Poids et rendement par nombre de pompes ont été ici les caractéristiques déterminantes.

Dans un milieu rural, le MSR miniworks EX aurait sans doute été un meilleur choix.





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Commentaires (1)

Gautier
  • 1. Gautier | 24/09/2013

Merci de cet article complet!
Il me semble qu'il y a beaucoup d'informations qui se contredisent sur internet. En effet, Katadyn MyBottle indique fonctionner pour les virus et la lifesaver aussi. Elle est testé par les US (EPA).
Plus d'infos?

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