Le groupe

Lors des sorties de plein air en groupe, il est de loin plus agréable et plus pratique d'organiser les repas collectivement qu'individuellement, au moins ceux du matin et du soir.

L'un des aspects pratiques de l'organisation collective des repas consiste à réduire la logistique des repas et à partager la responsabilité et le transport des effets communautaires : réchauds, casseroles et poêlons, grille, etc... La mise en commun des repas peut aussi simplifier la situation en cas de pépin !

Attention : Il faut à tout prix savoir au préalable si quelqu'un a une allergie ou une intolérence à un aliment et composer avec cette situation.

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"J'y ai fait mettre à bord des provisions pour un mois (dont un baril de farine d'avoine, quarante-deux morceaux de bœuf, huit ou dix oies de mer, deux morceaux de porc, du gibier, un baril plein de biscuits, huit barils de poudre et cinquante plombs), malgré qu'ils pouvaient atteindre le port Nelson en huit jours."

Pierre-Esprit Radisson, récit d'un voyage à la Baie d'Hudson tiré de son Jounral 1682-1683.

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Pierre-Esprit Radisson est né vers 1640, à Avignon ou à Paris. La date de son arrivée en Nouvelle-France n’est pas connue. Il est probablement aux Trois-Rivières en 1646, lors du mariage de sa demi-sœur, Marguerite Hayet, avec Jean Veron, sieur de Grandmesnil. Quand elle se remarie avec Médard Chouart Des Groseilliers, le 24 août 1653, Radisson vit avec des Iroquois qui l’ont enlevé et conduit dans la région de Corlaer (Shenectady).

Même s’il dira avoir été bien traité pendant sa captivité, Radisson s’évade. Il est repris dans la région des Trois-Rivières, puis torturé et maté. Évadé une deuxième fois, il se réfugie au fort Orange où il joue les interprètes pour le compte des Hollandais. En 1654, il est à Amsterdam et, avant le début de l’été, il est aux Trois-Rivières. Le 29 juillet 1657, il participe à une expédition formée pour venir en aide à la mission jésuite d’Onnontagué (Onondaga). L’année suivante, quand la mission est menacée d’extermination, il organise la fuite de tout le monde. C’est à ce moment qu’il entre dans l’histoire.

Itinéraire

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Dans le sillage de Chouart Des Groseilliers

Contrairement à Médard Des Groseilliers, son beau-frère, Pierre-Esprit Radisson n’a ni vu les Grands Lacs ni démontré d’aptitudes à l’exploration. Mais il a vécu dans les bois et, à 18-19 ans, il porte assez de cicatrices pour que Des Groseilliers croie à son courage. Des Groseilliers le recrute donc et, au mois d’août 1658 ou 1659, ils partent pour la première fois ensemble. Ce voyage d’une année les conduit à l’ouest du lac Supérieur où Des Groseilliers sait qu’il trouvera des fourrures de qualité.

Ce séjour parmi diverses nations amérindiennes leur permet de comprendre que la «mer salée» dont parlent leurs hôtes est la baie d’Hudson. Ils en reviennent avec la certitude qu’on peut l’atteindre par l’Atlantique. Radisson écrit : «Nous arrivâmes enfin à Québec; (24 août 1660) l’on nous y salua de plusieurs salves des canons de la batterie du fort et des vaisseaux ancrés dans la rade. Ces vaisseaux seraient retournés allèges en France, si nous ne fussions pas venus ». Malheureusement, leurs fourrures sont saisies et ils sont mis à l’amende pour avoir quitté la colonie sans la permission du gouverneur, Pierre Voyer d’Argenson.

Œil pour œil, dent pour dent

L’attitude du gouverneur, sévissant contre deux hommes qu’il a publiquement applaudis, n’est pas sans conséquence. Tout comme l’inaction du ministre des Colonies qui, en 1661, n’accorde pas à Des Groseilliers la réparation qu’il réclame. L’année suivante, les deux beaux-frères sont à Boston. Financés par des marchands, ils tentent sans succès de se rendre à la baie d’Hudson. Au mois d’août 1665, ils s’embarquent pour Londres. Ils savent déjà que l’Angleterre leur apportera le soutien que la France leur refuse.

Le premier voyage a lieu en 1668. L’Eaglet, qui porte Radisson, échoue entre l’Irlande et l’Amérique du Nord. Des Groseilliers, à bord du Nonsuch, atteint la rivière Nemiscau (Rupert) où le fort Charles est construit. L’année suivante, l’explorateur revient en Angleterre chargé de fourrures. La Compagnie de la Baie d’Hudson peut prendre forme. Créée le 2 mai 1670, elle a trois buts principaux : l’exploitation des fourrures, la prospection de minéraux et la recherche du passage vers l’ouest.

La volte-face

Quelques semaines après la formation de la Compagnie de la Baie d’Hudson, Radisson navigue sur la mer salée jusqu’à l’embouchure de la rivière Nelson. Les quatre années qui suivent sont constituées d’allers et de retours entre l’Angleterre et la baie. À Londres, vers la fin de l’année 1674, Radisson et son beau-frère rencontrent un Français enlevé à la rivière Rupert, le jésuite Charles Albanel. C’est lui qui les aurait persuadés d’opérer un retour dans le giron de la France. Les raisons de cette volte-face sont obscures, mais tout indique que les deux hommes avaient livré l’essentiel de leur savoir et que la Compagnie les traitait alors avec désinvolture.

En France, on recommande aux deux hommes de retourner au Canada et de s’y entendre avec les autorités sur les moyens à prendre pour faire flotter la bannière française à la baie d’Hudson. Froidement reçus par le gouverneur Frontenac qui réserve son attention aux explorations menées du côté des Grands Lacs et du Mississippi, les aventuriers réorientent leur carrière. Des Groseilliers s’installent aux Trois-Rivières et Radisson retourne en France où il entre dans la Marine. Vers 1680, après des expéditions qui l’ont conduit sur les côtes africaines et aux Antilles, il quitte cet emploi.

Un homme déchiré

Radisson est déchiré. La France et sa colonie sont sourdes à ses projets de reconquête de la baie d’Hudson et il est loin de sa femme, fille de sir John Kirke, un des associés de la Compagnie de la Baie d’Hudson. Le fait que celle-ci ne l’ait pas suivi en 1675 incite les Français à croire que Radisson peut encore traverser la Manche. Il doit donc aller la chercher. En 1681, il se rend à Londres. Obéissant à son père, sa femme refuse de quitter le royaume.

De retour en France, Radisson revoit Charles Aubert de La Chesnaye, qu’il a rencontré deux ans plus tôt et qu’il a convaincu de s’intéresser à la baie d’Hudson. Aubert de La Chesnaye est mûr pour créer la Compagnie du Nord ou Compagnie française de la Baie d’Hudson qui lui permettra, ainsi qu’à ses associés, de contrôler le marché des fourrures de la baie d’Hudson. Au mois d’août 1682, Radisson et Des Groseilliers conduisent deux navires de la compagnie jusqu’à la rivière Monsoni (Hayes), à l’extrême sud de la baie James. Ils arrachent Port Nelson aux Anglais, s’emparent d’un navire bostonnais et ramènent une impressionnante cargaison de fourrures. S’étant vus refuser le juste paiement de leur contribution, les deux hommes abandonnent. Des Groseilliers rentrent dans l’ombre. Radisson met le cap sur la France et, de là, sur l’Angleterre.

En guerre contre la France

Arrivé en Angleterre au début du mois de mai 1684, Radisson reprend du service auprès de la Compagnie de la Baie d’Hudson. Quinze jours plus tard, il navigue vers la baie d’Hudson. Le Happy Return jette l’ancre près de Port-Nelson qui cesse bientôt d’être français. Il se rend à la rivière Hayes où il persuade son neveu, Médard Chouart, et les Assiniboines de se ranger du côté de l’Angleterre. Il vide les entrepôts et emporte avec lui les fourrures appartenant aux Français…

En 1686, la Nouvelle-France confiait au chevalier Pierre de Troyes la mission de reprendre les forts de la baie d’Hudson et de capturer Pierre-Esprit Radisson qui y séjournait alors. Au mois de mars de l’année suivante, Louis XIV adressait aux autorités de la colonie un message montrant que la France avait enfin compris «le mal que le nommé Radisson a fait à la colonie et celui qu’il serait capable de faire s’il restait plus longtemps parmi les Anglais [...]» Devenu citoyen anglais en 1687, Radisson mourut en 1710 dans un état voisin de la pauvreté. Il s’était marié trois fois et avait eu au moins neuf enfants.

Pierre-Esprit Radisson a été sévèrement jugé par ceux qui ne lui pardonnent pas d’avoir guidé l’Angleterre vers le nord de la Nouvelle-France et, ce faisant, d’avoir contribué à affaiblir la position de la France en Amérique du Nord.

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Avez-vous déjà vu des gens essayer de monter leur tente pour la première fois sous la pluie et le vent après une longue journée de marche ? C’est souvent très divertissant, mais rarement pour tout le monde.

Bien préparer une randonnée est primordial au bon déroulement de celle-ci. D’abord, car cela permet d’éviter beaucoup d’accidents. Ensuite, car cela élimine la plupart des problèmes qui auraient lieu une fois sur le terrain.

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Qui est parti en tongues ?

Ne croyez pas que la préparation concerne uniquement les longues randonnées. Trop d’accidents impliquent chaque année des gens mal préparés partant à la journée.

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Préparer une randonnée est beaucoup plus que de savoir où aller et quand. Ci-dessous sont les points importants à considérer avant de partir.

1 – Taille et aptitude du groupe

Avez-vous déjà porté le sac d’un « ami », ou poussé cet « ami » dans les montées ? Si oui, alors cette rubrique est pour vous – et votre « ami ». Si non, lisez ce qui suit à moins que vous vouliez expérimenter cela.

Parfois, c’est le groupe et ses envies qui détermineront l’itinéraire et parfois l’itinéraire sera choisi en premier et le groupe en dépendra. Dans les deux cas, il faut absolument que les aptitudes du groupe soient appropriées à l’itinéraire. Voici quelques questions à se poser quand on part à plusieurs :

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Quelle est l’expérience de chaque individu et l’expérience moyenne du groupe ?

Y a-t-il au moins une personne avec suffisamment d’expérience pour prendre les choses en main et gérer le groupe (dans le cas d’un large groupe) ?

Est-ce que certaines personnes ont besoin d’acquérir plus de connaissances avant le départ (pratiques, techniques…) ?

Quel est la condition physique de chaque personne et la condition moyenne du groupe ?

Y a-t-il des personnes avec des conditions médicales particulières (diabète, allergies…) ?

Quelle est la taille du groupe ? En général, plus le groupe est grand, plus il y a de chance de rencontrer des problèmes et moins il est facile de prendre des décisions.

Est-ce qu’il y aura un leader et comment seront prises les décisions ? Il est préférable d’éviter de prendre trop de décisions sur le terrain car cela crée souvent des tensions.

Y a-t-il des règles spécifiques à suivre – dans le cas d’un groupe structuré (associations, clubs…) ?

Comment seront partagés les frais ? Qui achètera et gardera le matériel pour les achats en commun ?

Attention : Beaucoup de gens surestiment leur capacité physique – car ils pensent qu’il suffit de savoir marcher pour partir en randonnée.

Ne vous engagez pas pour une randonnée difficile (longue, physique, isolée, etc.) avec des personnes avec qui vous n’avez pas randonné auparavant – qu’elles soient des amis de longue date ou des connaissances. Je vous conseille de d’abord tester avec quelque chose de plus facile. Les gens ont des perceptions très différentes en ce qui concerne leurs capacités.

2 – Itinéraire

Planifier précisément son itinéraire est indispensable. Vous pensez que c’est facile – une carte et c’est parti ? Avez-vous pensé à ce qui suit ?

Collecter des informations

Commencez par vous procurer un guide qui vous donnera un aperçu de la région, des distances, du dénivelé, des temps de marche, des bivouacs, des refuges, des endroits à voir… Il pourra par la suite être complété par des cartes topographiques.

Internet regorge par ailleurs d’informations utiles pour affiner vos recherches : récits de randonnée, sites des régions et des communes, des parcs régionaux et nationaux, d’associations et des fédérations, etc. Voir ci-dessous.

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La majorité des sites que je vous recommande sont des sites collaboratifs. Cela signifie que n’importe qui peut rentrer un itinéraire de randonnée et le partager avec la communauté. Je vous encourage d’ailleurs à y partager vos plus belles randonnées. Voici donc ma sélection :

FFRP : La rubrique « Les itinéraires et l’environnement / Les idées rando » du site internet de la Fédération Française de Randonnée Pédestre vous permet de rechercher les itinéraires de randonnée balisés en France. C’est un outil clair, facile à utiliser, pratique et qui intègre des cartes. Lien : http://www.ffrandonnee.fr/les-itineraires-et-l-environnement/les-idees-rando.aspx

TraceGPS.com : Ce site permet de chercher des itinéraires de randonnée sur toute la France, d’afficher ces itinéraires sur des cartes, de les visualiser en 3 dimensions dans Google Earth et même de télécharger les traces GPS. Il est d’ailleurs possible d’y ajouter vos propres traces GPS. Au premier abord, le site n’est peut-être pas très clair et très intuitif d’utilisation, mais on s’habitue rapidement. Lien :http://www.tracegps.com/fr/reccircuit.htm

RandoGPS : Ce site est dans le même esprit que le précédent. Lien : http://www.randogps.net/

AltitudeRANDO : C’est un site assez esthétique, assez facile à utiliser et qui regroupe un bon nombre d’itinéraires de randonnée. Il est possible de rechercher un itinéraire rando à l’aide de la carte (lien ci-dessous) ou à l’aide d’autres critères se trouvant dans la barre horizontale en haut du site (« Les massifs », « Grandes randonnées », « Rando lacs » et « Les sommets mythiques »). Lien : http://www.altituderando.com/spip.php?page=carte-des-topos

Camptocamp : Ce site permet de trouver des itinéraires pour tout type d’activités en plein air dans différentes régions du monde (souvent montagneuses). Il vous suffit de cocher « Randonnée pédestre » si c’est ce qui vous intéresse. Lien : http://www.camptocamp.org/routes/filter

I-trekkings : Ce site regroupe des carnets de trekking du monde entier. A travers leurs carnets, agrémentés de commentaires et photos, les randonneurs partagent leurs anecdotes et conseils sur différents treks et randonnées. Lien : http://www.i-trekkings.net/dossiers/index.php

GR-infos : Un site qui regroupe les chemins de Grande Randonnée (GR) et quelques autres randonnées. Lien :http://www.gr-infos.com/gr-fr.htm

Bivouak.net : Vous y trouverez des topos de randonnée de différents massifs du monde. Lien :http://www.bivouak.net/topos/search.php?id_sport=2

Voici quelques autres sites en vrac qui pourraient aussi vous aider à trouver un itinéraire de rando :

ZeOutdoor : http://www.zeoutdoor.com/carte

Randozone : http://www.randozone.com/topos.php

Visorando : http://www.visorando.com/chercher-randonnee.html

Trek Magazine : http://www.trekmag.com/News/14

Rando-marche : http://www.rando-marche.fr/_111_16_randonnees

Nosrandos : http://www.nosrandos.fr/

Forums pour trouver une idée d’itinéraire de randonnée

L’avantage des forums est que vous y trouverez des informations utiles sur les itinéraires, des conseils et expériences d’autres randonneurs, ainsi que les dernières nouvelles à connaître (changement d’itinéraire, passages enneigés, refuge fermé, etc.). Vous pouvez également interagir avec d’autres randonneurs si vous avez des questions ou des doutes.

Par contre, comme sur tout forum, l’information y est toujours plus difficile à chercher. Le mieux est d’y faire des recherches avec les mots clés correspondants à ce que vous cherchez ou même d’y poser une question. Attention, faites toujours une recherche avant de poser une question car les modérateurs n’apprécient pas tellement quand vous posez une question qui a déjà été traitée maintes et maintes fois.

Rando-Trekking : Sur ce forum, vous pourrez trouver des idées d’itinéraires et des informations sur des itinéraires de rando en France et à l’étranger. Il y a même une rubrique qui vous permet de trouver des coéquipiers. Liens :

En France http://www.rando-trekking.com/forums/55-randonnee-en-france

A l’étranger http://www.rando-trekking.com/forums/49-randonnee-a-letranger

Voyage Forum : Cet immense forum de voyage comporte une section réservée à la randonnée.

Vous pouvez faire des recherches par destination (utilisez le lien ci-dessous) et en vous rendant dans la section « Voyager à pied (randonnée) ». Ce ne sont pas des sujets réservés aux itinéraires, mais vous pourrez trouver des idées d’itinéraire de rando ou demander des idées. Lien : http://voyageforum.com/destinations/

Randonner léger : Ce forum dédié à la randonnée légère comporte une section qui regroupe des informations sur des randonnées dans le monde entier. C’est une section archivée, il n’est donc pas possible de répondre au fil de discussion. Lien : http://www.randonner-leger.org/forum/viewforum.php?id=54

Autres ressources

Comme vous avez déjà pu le constater, la force d’internet est la quantité d’informations que l’on peut y trouver. C’est malheureusement aussi sa faiblesse, car on ne sait plus où donner de la tête. C’est pourquoi, je n’ai pas pu (et je n’ai pas voulu) regrouper toutes les ressources existantes.

Si vous n’avez aucune idée de la région où vous souhaitez randonner, servez-vous principalement des ressources que je donne ci-dessus. Si par contre vous savez que vous voulez randonner dans un certain endroit, vous trouverez parfois de très bonnes idées de randonnée sur les sites des départements, des régions, des massifs, des parcs régionaux ou des parcs nationaux.

Si l’endroit est assez précis vous pouvez même taper « itinéraires randonnée » suivi du nom de l’endroit dans Google – ou essayer des mots clés similaires.

Voici des exemples d’itinéraires de randonnée pour un Parc National, un département et un massif :

Site du Parc National de la Vanoise :
http://www.parcnational-vanoise.fr/fr/randonnees-vanoise/itineraires-refuges-vanoise.html

Site du conseil général des Alpes Maritimes :
http://www.randoxygene.org/pge/rando_pe/rubrique_rando.php?rubrique=1&zone=1

Site du massif de la Chartreuse :
http://www.chartreuse-tourisme.com/fr/RandoPedestre/loisirs-decouvertes-randonnee-carte-chartreuse.aspx

Les informations que vous trouvez sur internet sont toujours à prendre avec des pincettes. Certainesinformations ne sont pas à jour, d’autres peuvent être erronées. Cependant, elles constituent un excellent point de départ pour préparer vos randonnées.

Ces sites vous aideront à avoir une idée d’itinéraire de randonnée, qu’il vous faudra ensuite définir plus précisément à l’aide d’une carte ou d’un guide.

L’avis d’autres personnes (randonneurs, gardiens de refuge…) est une excellente source de renseignements – que vous ne trouverez pas dans les guides. Attention cependant, car les impressions sont très différentes d’une personne à une autre.

Organiser les différentes étapes, le départ et l’arrivée

Comment accéder au point de départ ? Et où dormir la veille, si nécessaire ?

Y a-t-il un endroit par lequel le groupe veut absolument passer ou éviter ?

Si l’itinéraire n’est pas une boucle ou un aller-retour mais va de A à B, comment retourner au point de départ (A) ? Est-il possible de déposer une voiture à l’arrivée, prendre les transports en commun, que quelqu’un vienne vous chercher, faire du stop, etc. ?

Comment repartir du point d’arrivée ?

Où passer la nuit – pour les randonnées de plusieurs jours ? Les étapes se font souvent de bivouac en bivouac ou de refuge en refuge.

Allez-vous camper ou dormir en refuge ?

Si vous comptez dormir en refuge : est-ce que les refuges sont ouverts ? Certains refuges ne sont ouverts que l’été, d’autres toute l’année. Faut-il réserver ? C’est souvent le cas pour les nuits en refuges gardés et sur les chemins très parcourus.

Si vous comptez bivouaquer : est-il possible de camper n’importe où ?

Attention : Il existe des régulations et parfois il est impossible de planter sa tente dans certains endroits (pentes rocheuses, marécages, etc.). La plupart des refuges n’acceptent que l’argent liquide.

Evaluer la difficulté

La difficulté dépend en général :

  • du dénivelé et de la distance,
  • du type de terrain (hors sentier, accidenté, sableux, marécageux, neigeux, glacé, pentu, glissant…),
  • du poids du sac en fonction du poids de la personne,
  • du nombre de jours de marche, et
  • de l’altitude – au dessus de 3000 m d’altitude certaines personnes non acclimatées ressentent l’effet de la raréfaction de l’oxygène.

Attention : Il faut adapter la difficulté de l’itinéraire à la condition physique et l’expérience individuelle, ne vous surestimez pas.

Il est indispensable de repérer les difficultés spécifiques de l’itinéraire comme les rivières à traverser, les passages escarpés à négocier…

Gérer son temps

En général, une randonnée se prépare en temps. C’est-à-dire qu’il faut estimer combien de temps le tout va prendre – du point de départ jusqu’au point d’arrivée – et pour chaque étape. Posez-vous les questions suivantes afin d’être bien préparé :

Combien de temps de marche faut-il prévoir par étape ? Cela dépend principalement des capacités et des envies du groupe par rapport à la difficulté de l’itinéraire.

Combien de temps faut-il compter pour les pauses et les repas ?

A quelle heure partir ? Je vous conseille de partir tôt plutôt que de finir dans la nuit.

Combien de temps de préparation est nécessaire entre le réveil et le départ ?

A quelle heure se réveiller ?

Y a-t-il des enfants ou est-ce que le groupe est de taille importante ? Prévoyez davantage de temps lorsque vous êtes avec des enfants ou avec un large groupe.

Attention : Si vous êtes peu expérimenté, prévoyez large.

Il faut toujours baser le rythme de la randonnée sur le rythme de la personne la plus lente du groupe – que ce soit pour la marche ou avant de partir.

Le temps de marche peut être estimé à partir de la distance uniquement pour des sentiers faciles et de faibles dénivelés.

3 – Nécessaire à emporter

Vous hésitez entre partir les mains dans les poches ou emporter votre maison sur votre dos ?

Je vous conseille de jeter un coup d’œil aux quelques points indispensables qu’il ne faut pas négliger en ce qui concerne le matériel, l’eau et la nourriture que vous emporterez

Organiser son matériel

Le terme matériel englobe ici tous les objets qui vous accompagneront en randonnée – que ce soient vos chaussures, votre sac, votre casserole, votre slip, etc.

Quoi emporter ?

Ai-je le matériel adapté – pour la difficulté, le terrain, les conditions, etc. ?

Est-ce que je sais m’en servir ? Si non ou incertain, le tester chez soi.

Est-il en bon état ? Il faut impérativement vérifier, car il est très facile d’oublier dans quel état on a laissé notre matériel la dernière fois.

Ai-je besoin d’acheter du matériel supplémentaire ?

Est-ce que du matériel sera utilisé en commun – dans le cas d’un groupe (tente, réchaud…) ?

Gérer son eau

Quelle quantité d’eau prévoir pour la marche ? N’hésitez pas à emporter plus que nécessaire.

Quelle quantité d’eau sera nécessaire pour la préparation des repas ?

Allez-vous porter toute votre eau ou allez-vous nécessiter un ravitaillement ? Les ravitaillements sont souvent inévitables au delà de quelques jours de randonnée.

Si vous optez pour un ou plusieurs ravitaillements, où sont les points d’eau potentiels ? Il est possible de trouver de l’eau dans certains refuges, les villages, les sources, les rivières …

Est-ce que l’eau du ravitaillement sera potable ?

Si non, aurez-vous de quoi la filtrer ou la purifier ?

Attention : Certains refuges n’ont pas d’eau, spécialement en hiver.

Certaines sources gèlent, et sont inaccessibles.

Si vous passez la nuit à un endroit, il est pratique d’avoir de l’eau à proximité pour éviter d’avoir à porter de l’eau pour le repas du soir, le petit déjeuner et le jour suivant.

Gérer sa nourriture

Quelle quantité de nourriture sera consommée pendant toute la randonnée ? Peser sa nourriture est fréquent pour optimiser la quantité emportée.

Allez-vous utiliser un réchaud ? Comment estimer la quantité de combustible nécessaire ?

Quoi manger ? Il est préférable d’emporter de la nourriture dense en calories.

Emporterez-vous toute votre nourriture (autonomie complète) ou prévoyez-vous un ou plusieurs ravitaillements ?

Si vous comptez faire un ravitaillement, où se ravitailler ? Cela est souvent possible dans certains refuges gardés, dans les villages traversés, ou en organisant un ravitaillement personnel.

Allez-vous cuisiner ou préparer des repas à l’avance ? Par exemple, certaines personnes déshydratent ou lyophilisent leur nourriture.

Comment emballer la nourriture ? Ayez en tête la gestion de vos déchets. Les sachets individuels – par repas – sont très pratiques.

Attention : Si vous achetez des sachets de nourriture lyophilisée ou déshydratée, essayez d’abord chez vous car les portions peuvent être étonnamment petites.

Pensez qu’en randonnée comme pour toute activité physique notre corps consomme plus de nourriture.

Pour les ravitaillements dans les villages, renseignez vous sur les horaires et jours d’ouverture.

4 – Conditions variables naturelles et restrictions humaines

Évaluer les conditions variables naturelles

Comme la randonnée en intérieur n’existe pas encore – et heureusement – nous dépendons des conditions extérieures naturelles comme le climat, la météo, etc. Voici quelques éléments à considérer pour être bien préparé :

Quelles seront les températures minimales et maximales ?

Quelles seront les conditions probables (enneigement, hauteur des rivières, UV, etc.) ?

Quelle sera la durée du jour – du lever du soleil à son coucher ?

Quel sera l’état des chemins ou de l’itinéraire planifié ? Des chemins peuvent être fermés pour cause d’inondation, d’éboulement, de glissement de terrain, d’avalanche…

Y a-t-il fréquemment de forts vents ? Parfois, il est impossible de planter sa tente dans certains endroits trop exposés.

Y a-t-il des phénomènes météorologiques fréquents dans la région (orages, tempêtes, changement de température extrême, etc.) ?

Est-ce que les conditions sont susceptibles de changer au long de l’itinéraire (changement d’altitude, passage dans une vallée d’orientation différente…) ?

Est-ce que les conditions sont susceptibles de changer au cours du temps (orage en fin d’après-midi, fonte des neiges qui font gonfler les rivières pendant l’après-midi, etc.) ?

Existe-t-il des risques environnementaux particuliers (avalanches, feux, inondations, marées…) ?

Y a-t il des risques particuliers liés à la flore et la faune (serpents, ours, pestes, plantes, etc.) ?

Se préparer en fonction des restrictions humaines

Nous dépendons également de certaines restrictions humaines qu’il faut connaître afin d’éviter bien des problèmes.

Quelles sont les règles s’appliquant dans les terrains traversés ?

Est-ce qu’il y a besoin de permis ou d’autorisation ? Certains sont parfois requis pour traverser certains parcs et terrains privés.

Si oui, faut-il payer et combien de temps faut-il prévoir pour l’obtention ?

Peut-on camper, bivouaquer et à quel endroit ? Beaucoup de parcs régionaux et nationaux autorisent uniquement les bivouacs près des refuges – et parfois uniquement pendant certaines heures.

Faut-il réserver (refuge, randonnée, bivouac, etc.) ? Dans certains endroits il faut même réserver la randonnée comme par exemple l’Overland Track en Tasmanie.

Est-ce que l’itinéraire traverse des zones protégées ? Il arrive de devoir nettoyer son matériel pour pouvoir éviter la prolifération de parasites dans certaines zones.

Est-ce qu’il y a des régulations spécifiques pour les secours ?

Y a-t-il des problèmes de sécurité (saison de chasse, chemin de 4×4…) ?

Est-ce que les feux sont autorisés ?

Est-ce-que l’utilisation des réchauds est autorisée en extérieur ? Dans certaines régions et à certaines périodes, les réchauds ne peuvent être utilisés qu’à l’intérieur.

Comment gérer ses déchets ? Certains parcs ne fournissent pas de poubelles. Il faut donc être capable de gérer tous ses déchets.

Existe-t-il des consignes à respecter pour faire ses besoins dans la nature ?

5 – Prévoir l’imprévisible

Avant de partir en randonnée, il faut toujours avoir à l’esprit que rien ne se passera comme prévu. Réfléchir aux éventualités suivantes permet d’être mieux préparé et de réagir plus rapidement en cas d’imprévu :

Que faire si la météo change radicalement (orage, neige, grêle, vent, canicule, tempête de sable…) ?

Que faire si du matériel n’est plus en état de fonctionner correctement à la suite d’un incident (tente, réchaud, sac à dos…) ?

Que faire si quelqu’un se blesse gravement ?

Que faire si quelqu’un se blesse légèrement ?

Que faire si quelqu’un souffre d’allergies, d’hypoglycémie, d’hypothermie, d’insolation, etc. ?

Que faire si quelqu’un ne veut plus marcher ?

Que faire si un point d’eau est pollué ou à sec ?

Que faire si l’on est perdu ?

Que faire si l’on ne peut ni avancer ni reculer ?

Que faire si l’on ne trouve pas d’endroit pour bivouaquer ?

Attention : Cette liste n’est pas exhaustive, elle vise uniquement à faire réfléchir à quelques imprévus courants.

Il faut toujours donner son itinéraire précis à une personne de confiance qui pourra alerter les secours et les diriger en cas de besoin.

Il vaut mieux avoir un itinéraire qui est adaptable si jamais un imprévu a lieu.

Pour finir

Planifier une randonnée peut paraître compliqué mais si vous avez lu cet article vous devriez avoir une base solide pour une bonne préparation. Par ailleurs, plus vous aurez d’expérience, plus ce procédé sera facile et rapide.

Cet article pose beaucoup de questions utiles pour bien préparer une randonnée. La plupart de ces questions trouveront des réponses détaillées sur internet.

Je n’insisterai jamais assez sur l’importance de bien préparer sa randonnée. Je suis parti plusieurs fois mal préparé pendant mes premières randonnées et c’est une erreur que je veux que vous évitiez à tout prix.

Comme je l’ai fait au début de la première et seconde partie de cet article, partagez dans les commentaires vos mésaventures ou celles des autres qui sont arrivées à cause d’une mauvaise préparation !

 

Survivre en groupe

 

Le fait d'être en groupe s'avère, parfois, tout autant une aide qu'un risque pour la survie de l'individu. Les contacts humains y sont évidemment plus nombreux et les tâches sont exécutées plus rapidement; mais encore faut-il se rappeler que la force d'une chaîne dépend du plus faible de ses maillons;

 

Les difficultés de survivre peuvent alors se multiplier par autant de personnes qui les éprouvent. Survivre en tant que groupe comporte un facteur destructif possible : la dissension. Il faut l'éviter à tout prix.

 

Dans une situation de survie, les réactions de l'individu et du groupe deviennent automatiques. Les groupes (tels pelotons ou escouades militaires) qui savent unir leurs efforts et se doter de chefs responsables, augmenteront leurs chances de survivre. S'il n'y a pas de chef désigné, élisez-en un. Votre groupe doit tenir compte des points suivants afin de créer un climat de contrôle qui soit amical et harmonieux.

 

  • Organiser les activités en fonction de la survie du groupe.
  • Désigner un chef.
  • Susciter une atmosphère de dépendance mutuelle au sein du groupe.
  • Lorsque possible, prendre des décisions sous la direction de son chef et en collaboration avec lui. Dans les autres cas, quelle que puisse etre la situation, le chef décide et ses ordres ne se discutent pas.

 

Enfin, lorsque vous vous croirez sauvés, c'est alors que votre volonté et votre résistance se verront davantage mises à l'épreuve. Par exemple, lorsque vous verez l'avion ou le bateau qui doit vous secourir et qu'à bord on ne vous aperçot pas, vous serez à ce moment envahi par le désespoir, mais n'y succombez pas, car il est sûr que d'autres avions ou d'autres bateaux viendront. Si le vol s'effectue en spirales de reconnaissance, cela veut dire qu'on vous recherche; c'est alors que vous devez rassembler vos énergies et mettre en pratique vos techniques de survie dans le seul but d'être vu lorsque l'avion réapparaîtra dans le ciel. Rassurez-vous, il reviendra.

 

Survivre veut dire : "NE JAMAIS ABANDONNER."

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Commentaires (1)

Patrickbari
  • 1. Patrickbari (site web) | 06/01/2014
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