Les indispensables

Les gourdes

En plus des gourdes individuelles dont on ne peut se passer, une vache à eau (récipient fait de toile, destiné à conserver l'eau) ou un contenant souple de quatre ou six litres pour les besoins communs d'hygiène et de la cuisine sont toujours très appréciés.

Des gourdes de surplus peuvent être très utiles pour des besoins quotidiens tel qu'une préparation de mélange à gâteau, le transport d'une salade commune qu'on servira au dîner, la germination de graines en prévision d'une salade fraîche. Si les gourdes de grandes dimensions sont difficiles à trouver, les contenants étanches d'olives de 1 ½ litre ou de 2 litres, recyclés, font parfaitement l'affaire.

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Une poche à eau est un réservoir souple que l’on peut remplir avec du liquide. Elle est munie d’un tuyau au bout duquel se trouve une tétine. Il suffit de mordre la tétine et d’aspirer pour pouvoir boire. Certaines personnes utilisent le mot « CamelBak » (qui est une marque) pour désigner une poche à eau.

Je ne pense pas qu’il soit nécessaire de préciser ce qu’est une gourde. Les gourdes de randonnée sont la plupart du temps en métal avec un bouchon qui se visse – mais il existe beaucoup d’autres sortes : certaines en plastique dur, d’autres en plastique souple, etc.

Beaucoup de personnes pensent que la poche à eau est un effet de mode, que c’est un coup de marketing et que cela ne sert à rien. Je me moquais moi-même (intérieurement) des quelques randonneurs que je voyais avec des poches à eau quand j’ai débuté la randonnée. Je me disais « ils se croient en train de faire une course ou quoi ! ». Par la suite, j’en ai acheté une pour l’escalade et les courses d’orientation et je l’ai trouvée tellement pratique que je l’ai essayée en randonnée.

Et je dois avouer que maintenant, je ne pars quasiment jamais randonner sans ma poche à eau. Une petite leçon de vie : ne pas critiquer avant d’avoir essayé… Ce que font également beaucoup de randonneurs avec les bâtons de randonnée.

Je n’ai pas voulu créer un article polémique, prêcher la gourde ou la poche à eau mais juste vous présenter rapidement les principaux avantages et inconvénients de chaque système pour que vous puissiez choisir correctement entre l’un et l’autre.

Poche à eau

Avantages :

  • Pratique pour s’hydrater régulièrement. Une poche à eau permet de boire quand on le souhaite, sans avoir à poser son sac à dos, se contorsionner pour attraper sa gourde ou demander de l’aide à son coéquipier.
  • Poids. Les poches à eau sont souvent plus légères que les gourdes à volume égal.
  • Encombrement réduit. Une poche à eau prend n’importe quelle forme dans le sac à dos.
  • Utilisation possible pour d’autres activités comme le VTT, l’escalade, le kayak, la course à pied, etc.
  • Grande contenance (suivant les modèles) – qui varie généralement de 1 à 3 litres.
  • Pratique par temps froid. Il est possible de garder une poche à eau bien isolée à l’intérieur du sac à dos. Avec une gourde de randonnée, ce n’est généralement pas le cas quand elle est gardée à portée de main, et elle risque de geler.

Inconvénients :

  • Fragilité. Les poches à eau sont plus fragiles que les gourdes métalliques. Cependant, certaines poches à eau sont très solides et donnent juste l’impression d’être fragiles.
  • Prix. Les poches à eau sont généralement un peu plus chères, bien que l’on en trouve maintenant certaines à bas prix (de qualité discutable).
  • Entretien. Il n’est pas toujours facile de faire sécher sa poche à eau entre deux utilisations – le développement des bactéries s’y fait souvent plus rapidement que dans une gourde de randonnée. Cependant, certaines poches à eau ont des traitements antibactériens pour pallier à cela.
  • Peu pratique pour verser de l’eau – comme pour faire la cuisine par exemple.
  • Les boissons autres que l’eau ne sont pas recommandées – pour éviter le développement de bactéries et moisissures.
  • L’eau chauffe ou gèle facilement dans la pipette (tuyau). Il est possible de pallier à cela en utilisant un isolant qui s’enfile autour de la pipette.
  • Goût et odeur désagréables. Cela dépend fortement des modèles – certains n’ayant absolument pas ces problèmes.
  • Nécessite d’avoir un sac à dos prévu à cet effet comportant une poche pour ranger la poche à eau et un trou pour faire passer le tuyau. Sur certains sacs, il est cependant facile de s’en servir même si rien n’avait été prévu pour l’utilisation d’une poche à eau.
  • Difficile de connaître la quantité consommée. On est obligé de sortir la poche à eau du sac pour savoir combien d’eau il reste. Cependant, il existe maintenant des systèmes électroniques qui permettent de connaître en temps réel sa consommation d’eau directement sur la pipette.

Gourde de randonnée

Avantages :

  • Solidité (sauf pour les modèles souples qui se rapprochent des poches à eau sur ce point). Les gourdes résistent bien aux chocs et ne se percent pas facilement.
  • Durabilité. Il est possible d’utiliser une bonne gourde de randonnée métallique pendant des années.
  • Fiabilité. Il n’y a pas grand-chose qui peut être défaillant dans une gourde par rapport à une poche à eau.
  • Assez bon marché. Une gourde est souvent moins chère qu’une poche à eau. Pensez cependant à comparer en fonction de la contenance de chacune. Par exemple : comparez le prix d’une poche à eau de 2 litres avec le prix de deux gourdes d’un litre et non pas une seule.
  • Peut contenir tous types de boissons. Un avantage si vous aimez boire autre chose que de l’eau. Je n’ai pas besoin de savoir quoi.
  • Entretien. L’entretien est plus facile avec une gourde – les bactéries s’y développent moins facilement (sauf pour celles en plastique).
  • Facile de verser de l’eau avec.

Inconvients :

  • Poids. Les gourdes sont souvent plus lourdes que les poches à eau. Surtout qu’une seule gourde de randonnée suffit rarement pour une journée.
  • Encombrement. Les gourdes ne se déforment pas et prennent de la place une fois vides (sauf pour les modèles souples).
  • Hydratation pas pratique. Il faut enlever son sac à dos pour s’hydrater ou trouver un autre système. Certaines personnes accrochent leur gourde à portée de main à l’aide d’un petit mousqueton ou demandent à leur coéquipier de les aider. Mais c’est rarement aussi pratique qu’une poche à eau.
  • Petite contenance. Il en faut souvent plusieurs pour une journée de marche.

Note : Tous les avantages et inconvénients présentés ci-dessus dépendent bien évidemment des modèles. Par exemple, beaucoup de poches à eau demandent un entretien important. Le modèle que j’ai (CamelBak Omega Plus) a un traitement antibactérien et s’entretient facilement.

Le gagnant

Si vous avez bien lu cet article, vous devez vous douter qu’il n’y a pas de gagnant. A vous de trouver votre gagnant en fonction de vos besoins et vos préférences.

La gourde de randonnée classique et la poche à eau ne sont que deux systèmes parmi d’autres. Il existe par exemple des tuyaux qui s’adaptent sur les gourdes. Certains randonneurs utilisent même des bouteilles d’eau en plastique ou des bidons comme ceux utilisés par les cyclistes.

Certaines personnes aiment combiner les systèmes – en utilisant par exemple une poche à eau et une bouteille d’eau en plastique (c’est ce que je fais) ou une poche à eau et une gourde. Cela permet d’avoir les avantages sans les inconvénients et permet également de purifier de l’eau facilement avec des désinfectants chimiques (de type Micropur). Un récipient contient l’eau en train d’être désinfectée et l’autre de l’eau potable. De cette manière, vous avez toujours de l’eau potable disponible.

Vous savez maintenant ce que j’utilise. Et vous, qu’utilisez-vous pour vous hydrater en randonnée ? Etes-vous plutôt gourde de randonnée ou poche à eau ?

Les vaches souples – pleines ou vides – sont plus faciles à caser dans le paquetage; de plus, elles sont souvent très légères. En revanche, elles sont moins solides que les bidons rigides.

MSR Dromedary 10 litres

Une vache à eau souple très robuste qui inspire confiance. Elle est restée à nos pieds pendant le mois et demi de kayak. Dans le cockpit, avec les petits gravillons, les saletés et les frottements de nos pieds, elle est soumise à un traitement difficile. On ne l’a pas ménagée ; on l’a même fait tomber pleine. Aucun souci de fiabilité. On peut la suspendre par sa sangle qui facilite sa manipulation. Le tissu est très fort (Cordura 1000 deniers pour les versions 10 et 6 litres, 500 deniers pour 2 et 4 litres). Le bouchon est pratique avec 3 diamètres. Le tout petit (que nous n’avons pas trouvé vraiment utile), le moyen pour verser rapidement et précisément, et le gros pour remplir efficacement. Le bouchon est sans joint ce qui est pratique puisqu’on ne risque pas de le perdre. Une fois vide, elle prend très peu de place. Bref un très bon choix pour la rando au long cours.
Capacité : 10 litres (existe aussi en 2l, 4l et 6l)
Poids : 231g
Prix : 40-45 € env.

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MSR Dromlite 4 litres

La version plus légère de la Dromedary, le tissu utilisé est plus fin (Cordura 200 deniers). Nous l’avons utilisé un peu plus ponctuellement (tout de même une quinzaine de jours remplie et stockée dans le cockpit). On l’a également fait tomber pleine sans faire exprès. À la fin du voyage, elle ne fuyait pas du tout. Elle a le même bouchon 3 diamètres que la Dromedary. Une fois vide, elle prend très peu de place.
Capacité : 4 litres (existe aussi en 2l et 6l)
Poids : 124g
Prix : 33 € env.

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Ortlieb Water Sack 10 litres

Cette vache à eau est en fait un sac étanche qui s’ouvre complètement et que l’on rend étanche par roulage. Du coup, on peut très facilement la remplir et la faire sécher. Elle est pourvue d’un bouchon (muni d’un joint) avec robinet assez pratique. On peut la suspendre facilement en se servant de la boucle de roulage. Le tissu utilisé est assez fin (sensiblement le même que celui de la Dromlite) ; du coup, cette vache est assez légère en regard de sa contenance. En revanche, elle n’est pas complètement étanche lorsqu’elle est stockée horizontalement (et d’autant plus qu’elle pleine, comme le prévient d’ailleurs le fabricant). La fuite est légère mais on ne peut pas vraiment la stocker avec des affaires sèches. En revanche, dans le cockpit du kayak cela ne pose aucun problème. Une fois vide, elle prend très peu de place.
Capacité : 10 litres
Poids : 198g
Prix : 30 € env.

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Vaches cubiques repliables.

On trouve ces vaches dans de nombreux magasins « outdoor ». Elles sont peu onéreuses. Une fois vide, elle prend nettement plus de place que les vaches testées ci-dessus. Au niveau étanchéité, nous avons constaté qu’elles fuyaient toute après un petit mois d’utilisation (au niveau des coins).

Bidons rigides en plastique

Difficile à caser et relativement lourds. Cependant c’est cette solution que nous utilisons principalement en kayak de mer car ils sont quasi indestructibles et nous arrivons à les caser dans les cockpits de nos kayaks.

Bouteilles d’eau en plastique de 5 litres ou plus

Facile à trouver dans de nombreux pays, les bouteilles d’eau de 5 litres ou 6 litres sont peu onéreuses, légères et très solides. En revanche, elles sont semi-rigides ce qui les rend plus difficiles à caser dans le kayak par rapport à une vache souple, de plus elles continuent de prendre du volume une fois vide. Cependant les avantages nombreux de cette solution font que nous les utilisons régulièrement conjointement à des vaches souples.

Les réchauds et leur manipulation

En toutes saisons, un réchaud d'appoint ou plusieurs réchauds peuvent simplifier l'existence des cuisiniers ou dépanner en cas d'urgence. Peu de réchauds toutefois permettent de régler vraiment l'intensité de chaleur. Les plats mijotés ont tendance à coller avant d'être chauds à la surface. On peut utiliser une plaque d'acier ou de métal entre le réchaud et la casserole pour mieux distribuer la chaleur. Les modes de cuisson présentés dans la rubrique suivante (cuisson au bain-marie ou au four hollandais) offrent des solutions intéressantes pour éviter ce genre de catastrophes.

Pour les sorties d'hiver, on conseille les réchauds qui carburent au naphta. Ils sont très bruyants, mais efficaces, surtout lorsqu'ils sont abrités du vent et isolés de la neige. Il est bon aussi d'isoler la bonbonne de carburant de la neige en la déposant sur un tapis isolant.

Truc ! Il faut compter 1/6 litre de carburant par jour pour une personne et ½ litre pour un groupe de trois personnes en été. Cette consommation moyenne double en hiver; il faut compter 15 à 20 minutes pour la fonte de la neige et 10 à 15 minutes pour porter l'eau à ébullition.

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Réchauds au gaz de pétrole liquéfié (GPL)

Les réchauds au gaz de pétrole liquéfié brûlent du gaz comprimé. Celui-ci est généralement un mélange de butane, d'isobutane et de propane. La plupart des réchauds GPL sont faciles à utiliser et ne demandent pratiquement aucun entretien (la valve est la seule partie amovible de ces réchauds). On entrepose le combustible dans des contenants sous pression qui sont vendus dans la plupart des pays industrialisés. Le froid affecte le rendement des réchauds au GPL. Il est impossible de réutiliser les cartouches, mais elles peuvent être recyclées. Une fois la cartouche vide, il faut la trimballer jusqu'à ce que l'on puisse en disposer convenablement. Emportez des cartouches supplémentaires puisqu'il peut être difficile d'évaluer la quantité de combustible contenu dans chacune d'elles. De plus, si vous voyagez à l'étranger, sachez qu'il peut être difficile d'y trouver des cartouches filetées compatibles avec votre réchaud.

Réchauds à alcool méthylique

Ces réchauds sont semblables aux brûleurs d'une cuisinière à gaz. Ils consomment une forme d'alcool nommée alcool méthylique (également appelée alcool, alcool pour réchaud utilisé sur un bateau, hydrate de méthyl, antigel pour conduit d'essence ou méthylène). Il s'agit des seuls réchauds qui fonctionnent sans pression, ce qui les rend plutôt sécuritaires et silencieux. On peut facilement se procurer l'alcool méthylique en Amérique du Nord, dans les quincailleries et dans certaines stations d'essence, mais il peut être difficile à trouver dans les autres régions du monde. Même s'il ne produit pas une flamme intense, ce type de réchaud est idéal pour faire mijoter les aliments.

Réchauds au naphte

Les réchauds les plus populaires fonctionnent au naphte, un combustible clair, léger et brûlant sans résidu que l'on peut se procurer en Amérique du Nord, en Australie et en Nouvelle-Zélande. Le naphte est le combustible idéal par temps extrêmement froid, ainsi que dans les excursions en altitude. Toutefois, les réchauds au naphte requièrent plus d'entretien et sont d'une utilisation plus délicate que les autres types de réchauds.

Réchauds au kérosène

Procurant la même chaleur que celle produite par le naphte, le kérosène est le combustible qui gagne la faveur des voyageurs aimant à sortir des sentiers battus. On peut se le procurer beaucoup plus facilement que le naphte. Toutefois, si renversé, il peut causer un véritable dégât et son odeur forte risque d'imprégner vos effets personnels. Si vous cuisinez avec un réchaud au kérosène, gardez vos marmites bien scellées afin d'empêcher les flammes et la suie de s'y introduire. Les réchauds qui fonctionnent au kérosène requièrent également un agent de préchauffage séparé.

Réchauds multicombustibles

Les réchauds qui permettent de brûler différents types de combustibles coûtent généralement plus cher que les autres modèles. Malgré leur coût plus élevé, ils gagnent la faveur des randonneurs qui voyagent à l'étranger, où la qualité et la disponibilité des combustibles varient. En général, les réchauds multicombustibles sont des réchauds au naphte pouvant être modifiés de manière à brûler du kérosène. Les réchauds multicombustibles peuvent brûler du naphte, du kérosène et du gaz de pétrole liquéfié – certains modèles seulement – ainsi que des combustibles « exotiques », dont le carburant diesel, l'essence d'aviation et du solvant. N'utilisez pas l'essence pour automobile. Les additifs peuvent créer des vapeurs nocives !

Conception du réchaud

Une fois que vous avez choisi le type de combustible le plus susceptible de répondre à vos besoins, considérez les caractéristiques des différents modèles de réchauds. Quelques points importants :

Cuisine : Le réchaud convient-il aux aliments que vous prévoyez faire cuire ? Est-il possible d'ajuster l'intensité de la flamme ? Les réchauds dotés de petites marmites ne conviennent pas aux grands groupes de convives. Certains types de réchauds (par exemple, ceux à alcool méthylique) sont beaucoup plus efficaces lorsqu'on les utilise pour cuire de petites quantités de nourriture.

Combustible : Pourrez-vous vous procurer facilement du combustible dans les régions du globe que vous prévoyez visiter ? Au fil des ans, les mesures de sécurité à bord des avions ont été grandement renforcées. Par conséquent, plusieurs compagnies aériennes interdisent l'accès de cartouches à combustibles sous pression à bord de leurs appareils.

Stabilité : Le réchaud vous procurera-t-il une assez bonne stabilité pour cuisiner sans inquiétude ?

Facilité d'utilisation : Le réchaud est-il facile à installer ? À allumer ? La cartouche peut-elle être enlevée puis replacée ?

Entretien : Ce réchaud exige-t-il beaucoup d'entretien en milieu sauvage ? Devrez-vous trimballer des pièces de rechange, des outils ou des manuels d'instructions ?

Transport des réchauds et des combustibles

La sécurité ayant été grandement renforcée dans les aéroports, il est probable que les contenants de combustible y soient interceptés. Même les réchauds sont examinés de près. Pour savoir exactement à quoi vous en tenir, il est préférable de communiquer avec votre transporteur aérien.

Votre transporteur aérien peut accepter de transporter des contenants vides n’ayant jamais renfermé de liquide inflammable ou ayant déjà renfermé un liquide inflammable si des mesures adéquates ont été prises pour éliminer le danger. Communiquez avec votre transporteur aérien pour obtenir des instructions précises sur l’élimination des dangers liés aux marchandises dangereuses. La meilleure solution est peut-être d'expédier à votre point d'arrivée des contenants neufs et vides et de les remplir une fois arrivé à destination.

La batterie de cuisine et les ustensiles

Le nombre de casseroles ou de chaudrons requis pour une excursion en plein air et leur taille variera en fonction de l'importance du groupe. Trois ou quatre de ces indispensables constituent souvent un  minimum en plus du chaudron pour faire fondre de la neige : on voudra préparer une soupe dans l'un, le mets principal dans un autre, un riz ou un légume d'accompagnement dans le troisième. Pour peu que la préparation du dessert requière une cuisson, ou que l'on utilise un chaudron pour cuire au bain-marie, les quatre chaudrons sont mobilisés.

Comme à la maison, la qualité des casseroles fera la différence entre une bonne et une piètre diffusion de la chaleur, puis une vaisselle plus ou moins ardue à récurer.

Si le poids n'est pas un obstacle, un autocuiseur (ou presto) présente l'avantage d'accélérer la cuisson et de réduire d'autant la consommation de carburant. Il sera particulièrement apprécié en camping d'hiver ou en voilier, puisque le couvercle bien scellé ne laisse rien déborder, même lorsque le bateau gîte.

Une poêle est nécessaire, sinon deux, pour un groupe de plus de six à huit personnes. Si certains ne jurent que par la fragile poêle antiadhésive, d'autres ne cuisinent que dans la fonte. A vous de jouer !

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Une gamelle ou un autre contenant assez grand finissent toujours par être utilisés pour les préparatifs d'un repas ou pour servir une salade comme le midi.

La trousse des ustensiles de cuisine doit contenir au moins une spatule, une cuillère de bois, un fouet, un couteau de chef ou d'office, une louche ou une tasse à mesurer. Une râpe et un sac en filet pour égoutter les pâtes simplifieront des tâches qui, autrement, exigent adresse ou patience plus que de coutume. De même, un économe (ou pèle patate) et une planche à découper facilitent certaines opérations.

Une paire de gants isolants ou de gants de soudeur pour manipuler chaudrons, grille, bûche ou réchaud est absolument nécessaire. Des gants de travail en cuir peuvent à la rigueur suffire à ces tâches.

Torchons ou chamois, savon sans phosphate de préférence, frottoir et gants à vaisselle complètent la liste des "outils" de cuisine.

http://www.monrechaud.com/popotes-couverts-casserole.html

Les sacs, barils et autres contenants

L'étanchéité pour garder au frais ou au sec. En camping fixe durant la saison chaude, la glacière qu'on alimente régulièrement en sacs de glace a depuis longtemps fait ses preuves. Attention toutefois aux aliments qui baignent dans l'eau de la glace fondue !

Dès qu'un déplacement est prévu, cette classique glacière doit céder sa place à un bagage plus ergonomique. Les sacs au sec de toutes tailles, les barils de 30 ou 60 litres étanches conçus pour l'import/export d'aliments prennent alors la relève. Munis de poignées ou de harnais comme les sacs à dos, ces contenants sont parfaitement adaptés aux voyages en canot. Très étanches, ils garderont au sec leur contenu même sous une pluie battante ou suite à un dessalage. Déposés dans les caissons du kayak de mer, contre la coque de l'embarcation qui baigne dans l'eau froide ou glissés sous les ballons de pointe ou autres bâches qui coupent des rayons du soleil, ces contenants garderont les aliments au frais. Un aliment congelé rafraîchira plus longtemps tout le contenu d'un bagage étanche.

En randonnée où la légèreté est de rigueur, on glissera dans le sac à dos les aliments emballés dans des sacs étanches.

Les contenants solides pour les aliments fragiles. Quoique volumineux, les contenants de plastique durs rendent de fiers services pour le transport de biscuits ou d'œufs par exemple. Ils pourront toujours être réutilisés en cours de route.

Les petits contenants de médicaments recyclés sont quant à eux très pratiques pour le transport des épices.

Les contenants pour la réhydratation. La réhydratation des aliments, s'il y a lieu, exige quelques contenants prévus à cet effet. Si des sacs de plastique étanches peuvent souvent faire l'affaire, des gourdes de diverses dimensions peuvent aussi être requises. Un petit baril d'olives recyclé, contenant 3 litres, s'avérera idéal pour réhydrater une soupe pour 10 personnes ou un autre aliment en quantité appréciable.

Les thermos.

Même encombrant quand il n'est pas utilisé, le thermos est grandement apprécié des randonneurs en hiver ou même à la fin de l'automne de tôt au printemps. Un thé chaud ou une soupe à la pause du midi revigorera instantanément par temps froid.

Il peut s'avérer très pratique pour qui veut préparer du yogourt durant le séjour en plein air.

Conseil : Aucun contenant étanche ne résiste bien à la fluidité de l'huile. Il est donc préférable d'emballer le contenant dans un sac de plastique avant de le glisser dans les bagages. Un couteau à fileter (souvent appelé Rapala) est une vraie merveille pour qui pêche et veut découper ses prises en filets.

Pour trouver un Rapala c'est par ici : http://www.pecheur.com/achat-couteau-rapala-marttiini-filet-66054.html

Les nouvelles générations de bouteilles isothermes (appelons-les thermos) sont construites autour de deux couches d’inox avec un vide qui va faire isolation thermique. On peut voir les deux couches comme deux poupées russes emboîtées l’une dans l’autre. Un vide relatif est créé entre les cloisons, le vide absolu ne conduit pas la chaleur par conduction et convection. Le vide n’est pas complet et une petite partie de la chaleur s’échappe par ce pseudo vide mais c’est surtout au niveau du bouchon et par conduction au niveau de la jonction entre les deux bouteilles que la chaleur s’échappe (ou entre). On le voit bien avec une caméra thermique, la chaleur s’évacue par le haut de la bouteille. L’avantage de cette construction est le gain en compacité et en poids par rapport aux thermos d’antan. L’inconvénient est une qualité isolante inférieure et une fragilité importante. Si avant, le verre pouvait se casser, maintenant il suffit d’un petit choc qui emboutit la bouteille pour qu’il se crée un pont thermique qui réduit considérablement ses capacités isolantes.

Une bouteille isotherme est bien utile en milieu froid. En montagne par exemple. Cela permet de se réchauffer, de boire de la neige en faisant fondre un peu de neige avec un peu d’eau chaude mêlée dans le bouchon gobelet. D’autre part, cela permet de conserver de l’eau chaude pour un repas ultérieur lorsqu’on fait chauffer de l’eau. Le matin par exemple, il peut être inutile de rallumer le réchaud si la veille on a fait chauffer l’eau pour le lendemain.

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