Les recettes : Déjeuners (1)

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Céréales granolas maison

14 portions

Ces céréales maison sont bien meilleures que celles du commerce. De plus, on peut les modifier à l'infini en y rajoutant des fruits séchés ou des noix.

  • 2 litres (8 tasses) de flocons d'avoine
  • 250 ml (1 tasse) de germes de blé
  • 250 ml (1 tasse) de graines de sésame moulues
  • 250 ml (1 tasse) de raisins secs
  • 250 ml (1 tasse) de graines de tournesol
  • 250 ml (1 tasse) de noix de coco
  • 250 ml (1 tasse) d'amandes
  • 80 ml (1/3 tasse) de poudre de lait
  • 125 ml (1/2 tasse) d'huile
  • 250 ml (1 tasse) de miel
  • 250 ml (1 tasse) de brisures de chocolat ou de copeaux de chocolat 70 % cacao (facultatif)

A la maison :

  1. Préchauffer le four à 200° C (400 ° F)
  2. Etendre les flocons d'avoine sur une tôle et les faire dorer au four en remuant de temps à autre. Lorsque l'avoine est dorée, y ajouter les autres ingrédients secs y compris la poudre de lait (sauf les brisures de chocolat) et remettre au four 5 minutes. Ajouter l'huile et le miel et dorer encore 5 minutes au four.
  3. Retirer du four et attendre que le granola soit refroidi avant d'y mélanger, si désiré, les brisures de chocolat.
  4. Servir avec du lait ou du yogourt.


"Il y a aussi d'autres graines rouges, nommées toca, ressemblant à nos cornioles; mais elles n'ont ni noyaux ni pépins; les Hurons les mangent crues et en mettent aussi dans leurs petits pains.".

Tiré des récits de Gabriel Sagard, Le Grand voyage du pays des Hurons 1650.

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Scones aux canneberges

16 scones (environ 6 personnes)

La préparation sans œufs de ce petit pain sucré d'origine anglaise se prête bien à la cuisine d'expédition. Proposés ici au déjeuner, les scones se mangent aussi en collation.

  • 750 ml (3 tasses) de farine
  • 80 ml (1/3 tasse) de sucre
  • 12 ml (2 ½ cuillères à thé) de levure chimique (poudre à pâte)
  • 2 ml (1/2 cuillère à thé) de bicarbonate de soude
  • 2 ml (1/2 cuillère à thé) de sel
  • 180 ml (3/4 tasse) de beurre coupé en petits morceaux
  • 180 ml (3/4 tasse) de canneberges séchées
  • 5 ml (1 cuillère à thé) de zeste d'orange
  • 250 ml (1 tasse) de babeurre frais* ou en poudre, soit 60 ml (4 cuillères à soupe) auquel on ajoute 250 ml (1 tasse) d'eau au campement.

* On peut remplacer le lait de beurre ou babeurre par : 250 ml (1 tasse) de lait additionné de 15 ml (1 c. à soupe) de jus de citron qu'on laisse reposer 10 minutes.

Glaçage (facultatif)

  1. 15 ml (1 cuillère à soupe) de crème 35 %
  2. 1 ml (1/4 cuillère à thé) de cannelle
  3. 30 ml (2 cuillère à soupe) de sucre

A la maison :

  1. Préparer le mélange des ingrédients secs. Ajouter le beurre et sabler au robot. Ajouter les canneberges et le zeste. Ensacher pour le transport au campement.

Au camp :

  1. Incorporer le babeurre et bien mélanger.
  2. Rassembler la pâte en boule et la diviser en deux. Sur une surface enfarinée, abaisser la pâte en deux ronds d'environ 2 cm d'épaisseur. Couper en 8 pointes.
  3. Cuire les scones à la poêle, à couvert, ou au four hollandais (mais si, souvenez-vous !!!) de 12 à 15 minutes ou jusqu'à ce qu'ils soient dorés. Retirer du four ou du feu.
  4. Si désiré, mélanger les ingrédients du glaçage ensemble et servir avec les scones.

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Le scone est un petit pain britannique, ou cake lorsque la recette inclut du sucre, d'origine écossaise. Les scones sont particulièrement populaires aux États-Unis, au Canada et au Royaume-Uni, ainsi qu'en Australie, Nouvelle-Zélande et Irlande. Ce dernier pays choisit le scone comme pâtisserie représentative pour le Café Europe, une initiative culturelle sous la présidence autrichienne de l'Union européenne en 2006.
Les scones sont principalement constitués de blé, orge ou avoine, avec de la levure comme levain. Pris avec du thé, de la confiture et une crème épaisse nommée clotted cream, il constitue un des composants du cream tea vendu comme ensemble au Royaume-Uni.

Le mot provient peut-être de schoonbrood, signifiant: schoon en néerlandais signifie beau et brood c'est le pain, donc on devrait dire " beau pain" et non « bon pain blanc » , ref: Dictionnaire Kramers dans l'un des dialectes du moyen hollandais parlé entre 1150 et 1500. Le mot se décompose en schoon (pur, propre) et brood (pain)1. L'Oxford English Dictionary, dictionnaire de référence pour la langue anglaise, mentionne que la première apparition du mot remonte à 1513. Le scone d'origine était rond et plat, habituellement de la taille d'une petite assiette. Il était fait d'avoine sans levain et cuit au four sur une poêle à frire en fonte (nommée griddle en anglais et girdle en Scots). Pour le service, il était coupé en quarts, chacun de la forme d'un triangle. De nos jours, le large gâteau rond dans son ensemble serait appelé bannock, et ses quarts des scones. En Écosse, les mots sont souvent utilisés de façon interchangeable2.

Quand l'usage de la levure se démocratisa, les scones commencèrent à devenir des gâteaux cuits au four et ayant fortement levé, tels que nous les connaissons aujourd'hui3. Les scones actuels sont facilement disponibles dans les boulangeries britanniques, les épiceries et les supermarchés. Une analyse du marché en 2005 estima le marché britannique des scones à 64 millions de £, montrant une augmentation de 9 % par rapport aux cinq années précédentes. Cette augmentation serait partiellement due à une préférence accrue des consommateurs pour le prêt à consommer4.

La prononciation du mot à travers le Royaume-Uni varie. Selon une étude académique, les deux tiers de la population britannique le prononcent /ˈskɒn/, ce qui est la même prononciation que pour John ou con ; cette proportion monte à 99 % dans le cas de la population écossaise. Les autres le prononcent /ˈskoʊn/, rimant en anglais avec Joan et cone. Les dictionnaires britanniques montrent habituellement la forme con comme la prononciation de référence, tout en reconnaissant l'existence de la forme cone5.

Les scones du commerce sont généralement de forme ronde, bien que certaines versions moins chères soient hexagonales afin de minimiser le gaspillage de pâte. Lorsque préparé à la maison, les formes variées des scones incluent les triangles, les ronds et les carrés6,7. Cuisiner des scones à la maison relève souvent d'un patrimoine culinaire familial, puisqu'ils tendent à être faits à partir de la meilleure recette du membre de la famille plutôt que de livres8.

Les scones britanniques sont le plus souvent légèrement sucrés, mais peuvent également être salés. Ils contiennent fréquemment des raisins, groseilles, fromage ou dattes. En Écosse et en Ulster on retrouve des variations salées du scone telles que les soda scones, également connus comme farls à la levure, et les scones de pomme de terre généralement appelés tattie scones et prenant l'apparence de petites galette de pommes de terre minces et salées. Les scones de pomme de terre sont le plus souvent servis fris dans un petit-déjeuner écossais complet. Le girddle scone est une variation où le scone est frit plutôt que cuit. Un girddle, en anglais, se réfère à une poêle à frire en fonte, et elle est appelée girdle en scots d'où le nom de girdle scones. La cuisson par friture est également courante en Nouvelle-Zélande où les scones de toutes sortes forment une partie importante de la cuisine traditionnelle. Lorsque la pâte du scone est lâchée dans la poêle, il s'agit d'un dropped scone (« scone lâché »).

Les scones ronds britanniques peuvent ressembler aux biscuits nord-américains, mais ils utilisent du beurre froid pour obtenir une texture délicate et feuilletée tandis que les biscuits sont le plus souvent faits de graisse alimentaire et sont plutôt friables. Par ailleurs, les scones sont servis avec du thé ou du café, ou comme dessert, tandis que les biscuits s'utilisent en tant que pain ou souvent avec le petit-déjeuner8.

Les scones des États-Unis sont typiquement sucrés, secs et plus larges que leurs homologues britanniques. La garniture de ceux vendus par les cafés-restaurants est faite de canneberges, myrtilles, noix ou morceaux de chocolat, voire avec originalité de smarties et M&M's. Des préparations pour scones offrent des touches florales en leur donnant des odeurs de rose, violette, jasmin, lavande, ou fleurs d'oranger. Le scone à la limonade est une version récemment introduite faite de limonade et de crème, remplaçant le beurre et le lait ; la garniture est alors généralement constituée d'épices telles que de la cannelle ou des graines de pavot. Dans l'Utah, les scones sont faits avec une pâte levée et sucrée, du lait fermenté, de la levure chimique, et ils sont frits plutôt que cuits au four. Le beurre et le miel forment l'accompagnement habituel9.

En Australie, Florence Bjelke-Petersen participa à rendre célèbre les scones à la citrouille : épouse du premier ministre du Queensland, les médias citèrent ses commentaires simples et ses recettes de scones à la citrouille. Le cream tea australien, populaire à travers le pays, est formé de scones servis avec de confiture et de la crème, accompagnés de thé.

Au Canada, les scones sont populaires en Colombie-Britannique, province de la côte ouest, où ils sont couramment vendus dans les boulangeries et les épiceries.

Les scones sont également au menu en Argentine où ils furent amenés par les immigrants Irlandais et Anglais, ainsi que par les Gallois pour le cas de la Patagonie10. Ils sont généralement accompagnés de thé, café ou maté11.

  1. (en) Douglas Harper - Scone [archive], Online Etymology Dictionary, 2001, consulté le 20 février 2010.
  2. (en) Christine Ingram et Jennie Shapter - BREAD: the breads of the world and how to bake them at home, London: Hermes House, page 54, (ISBN 068187922X), 2003. Publié à l'origine comme The World Encyclopedia of Bread and Bread Making.
  3. (en) Delia Smith - Delia's Complete Cookery Course, London: BBC Books, (ISBN 0563362499), 2007.
  4. (en) Bakeryandsnacks.com - Back-bite free scone mix launched in UK [archive], 28 juin 2005, consulté le 20 février 2010.
  5. (en) J. C. Wells - [PDF] Pronunciation Preferences in British English: A New Survey [archive], University College London, 1998, consulté le 20 février 2010.
  6. (en) The Kitchen Project - The History of Scones [archive], 1 mars 2001, consulté le 20 février 2010.
  7. (en) CakeBaker.co.uk - History of Scones and Griddle Cakes [archive], consulté le 20 février 2010.
  8. a et b (en) Marcy Goldman - A passion for baking, Birmingham, Alabama: Oxmoor House, page 85, (ISBN 0848731794), 2007
  9. (en) Raymond Sokolov - Everyman's muffins; Includes recipes, Natural History, vol. 94, no 82, juin 1985.
  10. (es) La Cocina de Pasqualino Marchese - INMIGRACIÓN Y LITERATURA: QUE COMÍAN [archive], consulté le 20 février 2010.
  11. (en) Argentina Trade Net (Ministère des relations extérieures et du commerce international de la république d'Argentine) - Galletitas [archive], consulté le 20 février 2010.

Muffins aux bananes et au chocolat

  • 12 muffins
  • 560 ml (2 ¼ tasses) de farine
  • 7 ml (1 ½ cuillère à thé) de levure chimique (poudre à pâte)
  • 7 ml (1 ½ cuillère à thé) de bicarbonate de soude
  • 5 ml (1 cuillère à thé) de sel
  • 125 ml (1/2 tasse) de sucre
  • 125 ml (1/2 tasse) de compote de pommes non sucrée ou 1 portion individuelle du commerce
  • 60 ml (1/4 tasse) d'huile
  • 2 œufs
  • 2 bananes écrasées
  • 125 ml (1/2 tasse) de babeurre*
  • 125 ml (1/2 tasse) de capuchons de chocolat

* On peut remplacer le lait de beurre ou babeurre par : 125 ml (1/2 tasse) de lait additionné de 7 ml (1 ½ cuillère à thé) de jus de citron qu'on laisse reposer 10 minutes.

A la maison :

  1. Préchauffer le four à 180° C (350° F).
  2. Mélanger tous les ingrédients secs.
  3. Battre la compote, l'huile, les œufs, les bananes et le babeurre. Ajouter ce mélange aux ingrédients secs, en remuant juste assez pour humecter. Incorporer les capuchons ou pépites de chocolats au mélange.
  4. Cuire les muffins de 20 à 25 minutes ou jusqu'à ce que la pointe d'un couteau insérée au centre ressorte propre.

1-255.jpg"Quand on était sur les draves on avait des bleuets, des framboises qu'on allait chercher, des atacas. On y donnait tout" ça pis lui c'était un bon cook, y faisait des bonnes pâtisseries avec ça.".

Tiré des souvenirs de Albert de Ripon, recueillis dans l'ouvrage Récits de forestiers dirigé par Robert-Lionel Séguin. Cet homme a commencé en 1914, à l'âge de 15 ans, à travailler comme bûcheron et draveur sur les rivières Blanche et Rouge.

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Le consommateur français connaît mal ce dérivé du lait qu'est le babeurre, obtenu après le barattage de la crème en beurre. C’est le sérum, au goût aigrelet, qui reste quand les parties grasses se sont agglomérées en beurre. Il peut aussi être fabriqué directement à partir du lait frais, grâce à l’ajout de ferments.

Dans les pays chaud, il est fait à base de yaourt. Cela donne un lait acidifié du type kéfir.

On l’appelle également « lait battu », « lait de beurre », « guinse » chez les Ch’tis, ou « lait ribot » en Bretagne.

Dans les pays Anglo-saxons, le « buttermilk » est fréquemment utilisé dans les recettes boulangères, pour les muffins, gaufres, pancakes, etc.

Il a une teneur faible en matières grasses, est plus digeste que le lait et est utilisé comme un émulsifiant naturel. Il intervient dans la fabrication de la feta, de divers fromages de brebis et du gaperon auvergnat. Mais il est difficile de trouver du babeurre dans le commerce.

Pour le remplacer en cuisine, vous pouvez utiliser du kéfir, ou du yaourt délayé dans du lait frais écrémé (1/3 de yaourt pour 2/3 de lait).

En savoir plus : http://www.produits-laitiers.com/

Banique… à toutes les sauces

6 à 8 portions

  • 750 ml (3 tasses) de farine de blé
  • 15 ml (1 cuillère à soupe) de levure chimique (poudre à pâte)
  • 5 ml (1 cuillère à thé) de sel
  • 375 ml (1 ½ tasse) d'eau

A la maison :

  1. Préparer le mélange de farine, de poudre à pâte et de sel.

Au camp :

  1. Déposer le mélange sec dans un contenant. Faire un puits au centre du mélange, ajouter l'eau. Attention ! la pâte doit être malléable, mais il ne faut pas trop la pétrir, car la banique deviendrait trop dure à la cuisson.
  2. Vérifier la cuisson : la banique est prête lorsque la pointe d'un couteau insérée au centre ressort propre.
  3. Pour éviter d'éterniser la cuisson au déjeuner par exemple, il est suggéré de préparer des petites baniques qui ressembleront à des petits pains anglais servis individuellement. On peut également cuire la banique la veille, en soirée.
  4. La banique s'apprête de bien des manières selon qu'on la mange au déjeuner ou en accompagnement d'un plat salé ou en fonction de ce que l'on a sous la main. Ainsi, on peut ajouter à la pâte quelques graines de carvi, des petites baies fraîchement cueillies ou encore la fourrer de crème de marrons.
  5. Il y a plusieurs façons de cuire la banique :
  • dans une poêle huilée de 15 à 25 minutes selon sa grosseur ou sur la braise, dans un papier d'aluminium huilé, de 10 à 20 minutes environ. Retourner la banique à mi-cuisson;
  • directement dans la poêle sans corps gras, en saupoudrant le fond de la poêle de farine, ou sur la fonte du poêle à bois farinée;
  • collée au bout d'une branche que chacun tendra au-dessus de la braise. On peut prévoir des petits sacs individuels de mélange sec à banique. Chaque convive y rajoute un peu d'eau, scelle le sac et pétrit lui-même sa pâte qu'il colle au bout de son bâton. Garnie d'un peu de confiture dans le trou laissé par le bâton, les enfants adorent !

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Voici une autre idée d'ingrédients à incorporer à une banique délicieuse au déjeuner :

  • 15 ml (1 cuillère à soupe) de sucre ou miel
  • 1 ml (1/4 cuillère à thé) de cannelle et muscade
  • 250 ml (1 tasse) de noisettes grillées hachées ou canneberges déshydratées ou raisins secs ou même un peu de tout.

"Le harangueur avertit qu'il fallait partir devant quatre heures du matin afin d'arriver de bonne heure au fort. Je trouvai, à une lieue et demie sur le midi, près d'une rivière, bien du monde qui étaient venus au-devant de nous, qui avaient allumé du feu en nous attendant et avaient apporté du petit blé cuit et farine roulée en pâte avec de la citrouille pour nous donner à manger à tous.".

Tiré des journaux de route de La Vérendrye lors de ses voyages à la recherche de la mer d'Orient, à sept lieues du premier fort des Mandanes en compagnie d'une troupe d'Assiniboines, en 1739

L'histoire du pain banique

Les amérindiens chasseurs cuisent un pain (la Banique) dont le procédé de la réalisation ignore totalement les étapes à suivre indiquées dans les traités de la cuisine conventionnelle. La pâte est faites d'un mélange de farine, de levure, de sel et de l'eau, qu'on enroule autour d'un bâton placé auprès du feu et que l'on tourne e retourne pour obtenir un pain croustillant. Cette même pâte, cuite à feu doux dans un poêlon, deviendra un pain dense mais délicieux. Pour les réjouissances, on la transformera en friandise en la jetant tout simplement dans la friture. On pourra, bien sûr lui ajouter du sucre, des raisins secs, des baies sauvages.

Banique de pointe Bleu et son histoire

Le nom (banique) à été donné au pain fabriqué par les amérindiens, puis à celui cuit pas les écossais, qui ont par la suite appelé (banock). Ce pain, selon Jacques Rousseau, n'a besoin d'aucun four et ses seul ingrédients sont la farine, la levure chimique, le sel et l'eau (la pâte, en rouler autour d'un bâton fixé auprès du feu et tournée périodiquement, donne le plus croustillant des pains). Le pain des voyageurs peut aussi être cuit d'un côté, on le retourne. Et quand les voyageurs et les amérindiens désiraient donner un air de fête à leur ordinaire, ils jetaient la pâte de la banique dans la friture, ce qui la transformais en friandise.

Galette de maïs

6 à 8 portions

  • 500 ml (2 tasses) de farine de maïs
  • 500 ml (2 tasses) de farine de blé blanche
  • 20 ml (4 cuillères à thé) de levure chimique (poudre à pâte)
  • 80 ml (1/3 tasse) de cassonade
  • 10 ml (2 cuillères à thé) de sel
  • 160 ml (2/3 tasse) de lait*
  • 2 œufs
  • 125 ml (1/2 tasse) d'huile ou graisse végétale

* ou 40 ml (2 ½ cuillères à soupe) de poudre de lait dans 160 ml (2/3 tasse) d'eau.

A la maison :

  1. Préparer le mélange sec de farines, de levure chimique, de cassonade et de sel. On peut y enfouir les œufs très frais pour les conserver et les préserver des chocs.

Au camp

  1. Préparer le lait à partir de lait en poudre. Ajouter les œufs et l'huile.
  2. Incorporer ce mélange aux ingrédients secs et pétrir avec les mains. Façonner en boule et aplatir en forme de galette dans une poêle ou un chaudron bien graissé. Couvrir et déposer la poêle sur la grille à feu modéré pour éviter que la galette brûle ou cuire au four hollandais dans le chaudron couvert sur un bon feu pendant ½ heure environ ou jusqu'à ce que la lame d'un couteau en ressorte propre.
  3. Servir, au goût, avec des confitures ou de la compote.

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"Quand ils mangent le bled d'Inde ils le font bouillir dedans des pots de terre qu'ils font d'autre manière que nous. Ils le pilent aussi dans des mortiers de bois & le reduisent en farine, puis en font des gasteaux & galettes, comme les Indiens du Pérou.".

Tiré des Œuvres de Champlain, Chapitre VIII, écrit en 1603.

Les extraits des récits de Champlain retenus dans ce site datent de 1603, lors de son premier voyage où il séjourne avec ses hommes sur l'île Sainte-Croix dans l'embouchure de la rivière du même nom en Acadie.

Crêpes de sarrasin

4 personnes environ

  • 500 ml (2 tasses) de farine de sarrasin
  • 10 ml (2 cuillères à thé) de poudre à pâte
  • 1 pincée de sel
  • 2 œufs (ou 2 cuillères à soupe d'œufs déshydratés dans 3 cuillères à soupe d'eau) (facultatif)
  • 30 ml (2 cuillères à soupe) de beurre fondu (facultatif)
  • 375 ml (1 ½ tasse) d'eau

Au camp :

  1. Si ce n'est déjà fait, mélanger les ingrédients secs. Incorporer les œufs et le beurre si disponibles ou désiré. Ajouter de l'eau et bien mélanger jusqu'à l'obtention d'une pâte assez liquide et homogène. Laisser reposer 5 minutes au moins.
  2. Faire les crêpes minces dans une poêle bien chaude et légèrement huilée. Servir avec du sirop d'érable, du Nutella, du fromage, de la confiture ou encore de la cassonade et des petits fruits.

"Pour manger (le blé d'Inde) en pain (…) ils le broient, le pétrissent avec de l'eau tiède et le font cuire sous la cendre chaude, enveloppée de feuilles de blé, et faute de feuilles ils le lavent après qu'il est cuit; s'ils ont des fézoles* ils en font cuire dans un petit pot et en mettent parmi la pâte sans les écacher ou bien des fraises, des bleuets, des framboises, mûres champêtres et autres petits fruits secs et verts, pour lui donner goût et le rendre meilleur, car il est fort fade de soi, si on n'y même de ces petits ragoûts.".

Tiré des récits de Gabriel Sagard, Le Grand voyage du pays des Hurons, 1650.

La vérité sur le Nutella !!! Suivez ce lien : http://www.santeendanger.net/dossiers_nutella.html

* haricots

Pain doré

4 portions

  • 3 œufs
  • 125 ml (1/2 tasse) de lait
  • 15 ml (1 cuillère à soupe) de sirop d'érable
  • ¼ fève de tonka (facultatif) ou 3 ml (1/2 cuillère à thé) de vanille
  • 8 tranches de pain (tout dépend de la grosseur des tranches; si on utilise de la baguette, calculer de 4 à 5 tranches par personne)
  • 30 ml (2 cuillères à soupe) de beurre

Au camp :

  1. Bien mélanger les quatre premiers ingrédients. Tremper le pain dans le mélange, bien l'égoutter.
  2. Faire chauffer un poêlon et y faire fondre un peu de beurre. Déposer les tranches de pain et les cuire à feu moyen, jusqu'à ce qu'elles prennent une belle coloration dorée.
  3. Accompagner de fruits frais, de fromage ou de sirop d'érable.

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La fève tonka est contenue dans le fruit du teck brésilien (Dipteryx odorata). Elle est originaire des Caraïbes et d'Amérique du Sud. Si elle pousse depuis le Mexique jusqu'au Brésil, c'est au Venezuela, en Guyane et au Brésil qu'on la trouve surtout.

Le mot tonka vient du tupi (langue des tupis de Guyane française et du Brésil), où elle désigne l'arbre lui-même.

La fève tonka a pour synonymes coumarou, coumaron ou coumarine, qui désigne également une des substances principales qui la compose. On extrait des fèves une huile jaune orangée.

La fève tonka révèle au nez des parfums chauds et puissants : note de noyau de pêche, amande, vanille… En bouche, elle dévoile toute sa finesse, et il est difficile d’expliquer son goût tant il est unique…

La première attaque est à la fois chaude, et légèrement pétillante, ensuite très vite, l’arôme d’amande amère se fait sentir, immédiatement suivi d’une note vanillée douce, qui persiste assez longtemps.

Comment cuisiner la fève de tonka ?

La fève tonka est très intéressante à cuisiner parce qu’elle révèle des parfums étonnants, à chaque fois, c’est une vraie découverte ! Elle se râpe telle une noix de muscade. Mieux vaut goûter au fur et à mesure vos préparations, puis réajuster, que de trop en mettre. Comme toutes les épices finalement…

Où trouver de la fève Tonka sur internet ?

Vous pourrez acheter de la fève tonka sur "La cuisine des épices" vendue au prix de 1 euro les 4 fèves, cela vous permet de la tester dans plusieurs recettes avant de l’adopter, définitivement !!

Pain au citron et au pavot

8 à 12 portions

  • 250 ml (1 tasse) de lait ou 60 ml (1/4 tasse) de poudre de lait et 250 ml (1 tasse) d'eau
  • 80 ml (1/3 tasse) de graines de pavot
  • 250 ml (1 tasse) de beurre
  • 330 ml (1 1/3 tasse) sucre brun (cassonade)
  • 3 œufs ou 135 ml (9 cuillères à soupe) d'œufs en poudre
  • 500 ml (2 tasses) de farine
  • 15 ml (1 cuillère à soupe) de levure chimique (poudre à pâte)
  • 2 ml (1/2 cuillère à thé) de sel
  • 15 ml (1 cuillère à soupe) de jus de citron
  • 30 ml (2 cuillères à soupe) de zeste de citron

A la maison :

  1. Préchauffer le four à 180° C (350° F)
  2. Dans une casserole, faire chauffer le lait et les graines de pavot sans qu'il y ait ébullition. Retirer du feu et laisser reposer à la température ambiante. Dans un bol, battre le beurre et le sucre. Ajouter les œufs un à un en brassant.
  3. Dans un autre contenant, mélanger les ingrédients secs. Les ajouter au mélange d'œufs en alternant avec le lait (bien mélanger entre chaque addition). Ajouter le jus et le zeste. Cuire dans deux moules à pain ou un grand moule de 22 x 30 cm (9 po x 13 po) bien graissés, de 40 à 50 minutes ou jusqu'à ce que la lame d'un couteau insérée au centre ressorte propre.

Camping léger

A la maison : ensacher la poudre de lait et les graines de pavot. Dans un autre sac, déposer les autres ingrédients secs.

Au camp : faire chauffer 250 ml (1 tasse) d'eau et y ajouter la poudre de lait et les graines de pavot. Laisser frémir quelques minutes, retirer du feu et laisser reposer à la température ambiante. Ajouter cet appareil au mélange sec, de même que les œufs, s'ils sont frais, et le jus d'un citron. Cuire au four hollandais (voir les méthodes de cuisson) dans un moule (ou une casserole) beurré, de 40 à 45 minutes ou jusqu'à ce que la lame d'un couteau insérée au centre ressorte propre.

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