Les recettes : Entrées

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Ceviche à la coriandre

4 portions

Il serait impardonnable d'oublier les quelques ingrédients de base nécessaires à la confection de ceviche lors d'une expédition en rivière alors que les truites sautent sur la mouche au pied de chaque rapide !

  • 600 g de pétoncles ou filets de truite ou autre poisson ferme, frais
  • 125 ml (1/2 tasse) de jus de lime
  • Sel et poivre
  • 160 ml (2/3 tasse) d'huile d'olive
  • 2 échalotes grises émincées
  • 1 gousse d'ail hachée finement
  • 30 ml (2 cuillères à soupe) de coriandre fraîche hachée
  • 30 ml (2 cuillères à soupe) de persil frais haché
  • 1 poivron émincé
  • 1 tomate en petits dés

A la maison ou au camp :

  1. Arroser de jus de lime les pétoncles ou le poisson coupé en fines lanières qu'on aura choisi bien frais (ne pas utiliser de produits décongelés). Saler et poivrer.
  2. Laisser mariner de 20 minutes à une journée maximum en retournant les morceaux après 10 minutes.
  3. Verser l'huile, l'échalote, l'ail, la coriandre et le persil sur le poisson. Garnir avec les poivrons et les morceaux de tomate.
  4. Servir avec un riz au cumion ou des croustilles de maïs.

Camping léger :

  1. Au camp, avec une prise du jour.
  2. Prévoir quelques limes, de l'huile, un peu d'ail, de l'échalote grise ou de l'oignon, du gros sel, du poivre en grains, des graines d'aneth ou de fenouil ou du carvi pour préparer un ceviche avec l'une des prises du jour.
  3. Découper le poisson très frais en lanières ou en morceaux. Le déposer dans une gourde (ou uncontenant qui ferme bien) avec le jus de lime et laisser mariner 20 minutes environ. Ajouter les autres ingrédients, soit l'échalote ou l'oignon émincé, un peu d'ail, du sel, du poivre, des épices au goût. Garder cette gourde au frais envrion une demi-journée. Servir.

Le terme « lime » viendrait du provençal limo. Il est apparu dans la langue en 1555, tandis que « limette » l’a fait en 1782. Un grand nombre de noms vernaculaires (citron gallet, bou maïs, citrus-limette, citron-limette, citron-vert, limettier de Perse, limette d'Italie, limettier doux, lime acide) ont été donnés à ce fruit, selon les régions et les variétés. Le fruit qu'ils désignent appartient normalement à l'espèce Citrus aurantifolia, la vraie lime ou limette. Il peut également être rattaché à l'espèce Citrus limon (citron), Citrus reticulata (mandarine) ou Citrus hystrix, dite lime kaffir ou combava, un fruit à la peau bosselée. On emploie les feuilles de l’arbre ainsi que le zeste et parfois le jus du fruit dans la cuisine thaïlandaise.

La lime désigne généralement le fruit amer et acide d'une variété de limettier. La limette fait plutôt référence à une variété dont le fruit possède une saveur douce.

La première mention écrite de la limette daterait du XIIIe siècle et serait le fait d'un auteur arabe. Comme c'est le cas pour le citron, ce sont probablement les Arabes qui, à cette époque, en ont introduit la culture en Inde, en Perse, en Palestine, en Égypte et en Europe. Le limettier viendrait de l'archipel indien où il pousse à l'état sauvage. Bien que proche du citron dans certains de ses usages culinaires, il s'agit d'une espèce botanique tout à fait différente (Citrus aurantifolia). D'ailleurs, il exige des températures plus chaudes pour s'épanouir. Il se croise spontanément avec d'autres espèces d'agrumes, ce qui a donné naissance à quelques hybrides, la limonime et la limequat étant les plus connues.

Citron et lime

Le citron et la lime ont probablement été introduits dans le Nouveau Monde par Christophe Colomb, lors de sa deuxième expédition en 1493, tandis qu'il débarquait à Isabella (Haïti et République dominicaine) pour y constituer le premier établissement permanent. De là, les fruits gagneront rapidement l'Amérique centrale. À la même époque, les Portugais plantaient les premiers arbres à agrumes au Brésil. Au milieu du XVIe siècle, ces arbres poussaient dans toute l'Amérique du Sud. Puis, se ressemant à volonté, de grands vergers se sont établis pratiquement sans intervention humaine.

Vers la fin du XVIe siècle, les premiers agrumes – citrons, limes, oranges – sont introduits dans la ville de St-Augustin, en Floride. Leur culture se répandra graduellement dans tout le sud-est des États-Unis et, plus tard, en Californie, à Hawaï et à Porto Rico. Aujourd'hui, le citron et la lime sont cultivés dans toutes les régions tropicales et subtropicales de la planète.

Le terme « coriandre », qui est apparu au XIIe siècle, vient du latin coriandrum, qui l’a emprunté au grec koriandron. Ce mot signifie « punaise (kori) mâle (andros) », par allusion à l’odeur désagréable des graines fraîches, qui rappellerait celle que la punaise mâle émet.

La coriandre est inconnue à l’état sauvage, si bien qu’il est difficile de connaître exactement son centre d’origine, mais on pense qu’elle vient du bassin méditerranéen, de l’Asie Mineure ou du Proche-Orient. Les graines étaient déjà employées par les peuples sémitiques 6 000 ans avant notre ère, puis par les Égyptiens, les Grecs et les Romains, qui en aromatisaient leur pain. La plante est également mentionnée dans la Bible, où elle est comparée à la manne. Au Moyen Âge, elle était répandue dans toute l’Europe et elle sera introduite en Amérique par les Espagnols lors de la conquête.

Les feuilles de coriandre sont un classique des cuisines du Moyen-Orient, de certaines parties de l’Inde, du sud-est asiatique ainsi que de l’Amérique latine. Par contre, à l’exception du Portugal, où elles entrent dans une multitude de plats traditionnels, leur emploi en Occident est relativement récent, car on leur reprochait jadis de dégager une odeur fétide. Cependant, sous l’influence des différentes vagues d’immigrants qui ont apporté avec eux leurs traditions culinaires, cette situation s’est complètement renversée, au point que la coriandre fraîche est aujourd’hui l’une des herbes les plus populaires sur le marché. Dans le sud-est asiatique, on se sert également des racines que l’on ajoute à la soupe, aux ragoûts et aux condiments marinés.

La coriandre est cultivée à grande échelle pour ses graines en Ukraine, en Russie, en Chine, en Inde, au Pakistan, au Maroc, en Argentine, au Mexique et en Roumanie. La plus grande partie de la production mondiale va à la préparation de la poudre de curry, qui en renferme 25 % à 40 %. De plus, on en tire une huile essentielle qui est largement employée en boulangerie et en charcuterie, dans les boissons alcooliques, en parfumerie ainsi que dans les produits pharmaceutiques, où elle masque l’amertume de certains médicaments. En Europe de l’Est et en Russie, on cultive une sous-espèce dont les graines sont plus petites et plus riches en huile essentielle.

Graavlax

4 portions

Cette magnifique salaison aux allures de poisson cru, à la scandinave, est appropriée à conditoin de pouvoir garder le poisson au frais pendant au moins 2 jours. C'est pourquoi il est conseillé pour les sorties d'hiver.

  • 1 kg (2 lb) de saumon rond (entier, un gros tronçon ou deux filets de taille semblable, la chair épaisse, sans arêtes, mais avec la peau)
  • 125 ml (1/2 tasse) de sucre brut ou cassonade
  • 125 ml (1/2 tasse) de gros sel de mer de qualité
  • 1 botte d'aneth frais
  • 30 ml (2 cuillères à soupe) de poivre blanc entier

A la maison :

  1. Si ce n'est déjà fait, fileter le saumon en prenant soin d'enlever toutes les arêtes, mais en laissant la peau.
  2. Mélanger le sucre brut et le sel de mer. Laver et éponger l'aneth. Moudre le poivre blanc.
  3. Saupoudrer également la moitié du mélange sucre-sel sur les faces chair des deux filets. Saupoudrer ensuite de poivre ces deux faces. Déposer le tiers de l'aneth sur l'une des surfaces, côté chair. Bien refermer le poisson, chair contre chair avec sa garniture.
  4. Saupoudrer le dessus de ce "sandwich" de la moitié du mélange sucre-sel restant, et déposer un peu d'aneth. Retourner le poisson et procéder de la même façon sur l'autre surface de peau.
  5. Ensuite, la meilleure façon de transporter ce "sandwich" est de le mettre sous vide. Le déposer au frigo avantle départ et ne pas hésiter à le transporter tel quel dans les bagages tard en automne ou en hiver. Dans le sac, sous vide, l'action du sel et du sucre sur le poisson produira de l'eau dans laquelle il baignera comme dans une marinade. Autrement, déposer le poisson dans un contenant au frigo en mettant du poids dessus : il faudra alors faire attention de tourner le poisson plusieurs fois durant sa cure pour s'assurer qu'il marine également dans son ensemble.
  6. Une fois que le temps aura fait son œuvre, après 3 jours idéalement, sortir le poisson et le laver à l'eau ou bien l'essuyer pour enlever l'excédent de sel. Puis, le détailler en fines lamelles (comme du saumon fumé) avec un couteau long et bien aiguisé, en laissant la peau sur la planche à découper.

Servir avec des tranches de baguette grillée et, si désiré, la vinaigrette suivante :

Vinaigrette à l'aneth

  • ¼ de la botte d'aneth haché menu
  • 30 ml (2 cuillères à soupe) de vinaigre de cidre
  • 5 ml (1 cuillère à thé) de sel
  • 2 ml (1/2 cuillère à thé) de poivre
  • 15 ml (1 cuillère à soupe) de miel
  • 180 ml (3/4 tasse) d'huile de tournesol
  • 60 ml (1/4 tasse) d'huile de noix
  • 15 ml (1 cuillère à soupe) de pernod

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Le mot aneth vient du grec ancien anethon et signifie « qui pousse vite ». Ses propriétés aromatiques et digestives étaient déjà bien connues des Égyptiens et des Grecs de l’Antiquité qui l’employaient également pour ses vertus antispasmodiques et sédatives. Les Romains décoraient les salles de banquets avec de l'aneth en fleurs. Au Moyen Âge, on portait sur la poitrine un petit sac d’aneth afin de se prémunir contre les sorcières et le mauvais oeil. Cependant, un peu partout dans le monde, on l’a principalement employé pour ses propriétés digestives.

En plus des usages culinaires qu’on lui connaît, cette plante a fait partie de nombreuses préparations médicinales traditionnelles digestives et fortifiantes qui subsistent encore aujourd'hui, notamment en France, en Italie, en Allemagne et en Angleterre. Ses propriétés digestives sont également reconnues en médecine ayurvédique (médecine traditionnelle de l'Inde). En Europe de l’Est et dans les pays slaves, on a largement employé l’aneth dans les marinades pour empêcher la prolifération bactérienne dans les aliments ainsi traités. Le cornichon à l’aneth demeure d’ailleurs un classique à cet égard.

Pernod est la plus ancienne des marques d'anisés français, appartenant à la société Pernod du groupe Pernod Ricard. Le Pernod n'est techniquement pas un pastis (même s'il est souvent désigné comme tel) car il ne contient que très peu de réglisse. La liqueur doit son goût à la distillation de plantes et non à la macération, utilisée pour la production de pastis. Le produit est élaboré à partir d'essences d'anis étoilé, ou badiane. On en extrait l'anéthol qui est ensuite mélangé à des essences de plantes aromatiques obtenues par distillation, au nombre desquelles la menthe et la coriandre.

Sushi et Sashimi

4 portions

  • 250 ml (1 tasse) de riz à sushis (qui reste légèrement collant une fois cuit)
  • 4 feuilles d'algue
  • Avocat, concombre ou poivron (facultatif)
  • Pâte wasabi (ou raifort japonais)
  • Sauce soya ou tamarin
  • Gingembre mariné du commerce
  • Truite, saumon ou omble arctique fraîchement pêché ou 200 g (1/3 à ½ lb) de thon, saumon, chair de crabe
  • Œufs de saumon du commerce très frais

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Prévoir un makisu (petit tapis de bambou) pour rouler les sushis ou se débrouiller avec les moyens du bord !

Au camp :

  1. Cuire le riz préalablement lavé ou trempé dans 250 ml (1 tasse) d'eau. Le laisser refroidir avant de faire les rouleaux.
  2. Aussitôt pêché, nettoyer et découper le poisson en filets, puis en lanières. Attention ! tous les poissons ne peuvent se manger crus. Si la truite et le saumon ne posent aucun problème, le brochet porteru de parasites est totalement déconseillé.
  3. Etaler une fine épaisseur de riz sur une feuille d'algue ou ½ feuille (selon la grosseur de rouleau désirée). Le long d'un des bords de la feuille, déposer une ligne de poisson découpé en lanières. Si disponible, ajouter une ligne d'avocat ou de concombre ou de poivron découpés en bâtonnets ou en petits morceaux. Rouler la feuille en un cylindre serré. Avec un couteau bien affilé et mouillé, couper des sections de 2 cm. Servir avec du tamarin ou de la sauce soya, de la pâte wasabi et du gingembre mariné.
  4. On peut manger les morceaux de poisson en sashimi, soit sans riz ni garnitre, en les trempant dans la sauce soya (ou le tamarin) saupoudrée de graines de sésame.

« Faire cuire le riz des sushis est un exercice délicat. Il faut toujours utiliser un riz rond, riche en amidon qui collera et pourra être manipulé. Le riz idéal, le plus proche du riz japonais est la carnaroli. Le riz cuit doit être enduit de vinaigrette sucrée-salée. »

Il n'est pas nécessaire de ramollir les feuilles d'algues avant emploi : il suffit d'étendre dessus une couche de riz, puis une lamelle de poisson à une extrémité, et de rouler en partant du côté poisson. La feuille d'algue absorbe l'humidité du riz et s'assouplit le temps de la garnir.

Le terme « raifort » est apparu dans la langue française au XVe siècle. Il vient de l’ancien français raïz, qui signifie « racine », et fort dont le sens était autrefois « âpre ».

D’origine japonaise, le terme « wasabi » signifie « rose trémière des montagnes », probablement parce que ces deux plantes présentent un certain nombre de similitudes. Toutefois, leurs usages traditionnels, tant médicinaux que culinaires, sont entièrement différents.

Le raifort

Du raifort à cran
Le nom de « cran », qui était jadis donné à la plante, est probablement emprunté à une langue slave. En effet, dans toute l’Europe de l’Est, on retrouve ce mot sous différentes graphies : kren, khren, krin, chrzan, etc.

Probablement originaire de l’Europe de l’Est et de l’Asie Mineure, le raifort était connu des Égyptiens 1 500 ans avant notre ère, ainsi que des Grecs et des Romains qui lui attribuaient de nombreuses propriétés médicinales. Tant les feuilles que les graines ou la racine étaient employées. Au XIIe siècle, il était déjà cultivé en Europe centrale. Sa popularité ne s’est jamais démentie dans cette région du globe, où il accompagne traditionnellement le jambon ou le rôti de boeuf. Il est d’ailleurs possible qu’il ait joué un rôle de préservateur pour ces aliments hautement périssables, ses propriétés bactéricides étant puissantes. Depuis l’Europe centrale, il s’est diffusé en Scandinavie et en Angleterre, où l’on continue toujours de l’apprécier. Il est aujourd’hui cultivé dans la plupart des régions tempérées du globe où il s’est naturalisé, se comportant, en certains endroits, comme une mauvaise herbe envahissant les cultures. On estime que 60 % de la production mondiale vient de l’État de l’Illinois, aux États-Unis, qui en récolterait près de 10 millions de kilos chaque année.

Le wasabi

De la même famille que le raifort, mais d’un genre botanique différent, le wasabi est au poisson cru ce que le raifort est au boeuf ou aux huîtres. Avec la sauce soya et le gingembre mariné, c’est le condiment le plus populaire de la cuisine japonaise. Cette plante semi-aquatique qui pousse spontanément dans les eaux froides des montagnes du Japon – ou à proximité – est appréciée depuis au moins le VIIIe siècle comme antidote contre les empoisonnements alimentaires, une propriété fort appréciée dans un pays où la consommation de poisson cru est élevée. Jadis uniquement récoltée à l’état sauvage, elle est aujourd’hui cultivée de façon intensive au Japon de même que, depuis peu, sur la côte ouest américaine et canadienne. Contrairement à celle du raifort, sa saveur est douce et peu piquante, bien qu’il renferme les mêmes ingrédients actifs. En plus de la racine, les Japonais consomment les feuilles séchées ou mises à mariner fraîches dans de la sauce soya ou du saké. On fabrique également un vin et une liqueur à base de wasabi.

Le tamarin (de l'arabe تمر هندي tamar hindi = datte indienne) est le fruit du tamarinier (Tamarindus indica). C'est un fruit tropical provenant d'Inde, sa présence est attestée dans l'île de la Réunion dès 1701, on le trouve aussi aux Antilles. Il est maintenant consommé un peu partout dans le monde. Ce fruit est formé de gousses de couleur marron dont la forme rappelle un haricot, à l'intérieur de laquelle la pulpe entoure plusieurs graines. La saveur de sa chair acidulée est très agréable. Il est consommé en jus, en pâte de fruits et est un ingrédient classique de la cuisine indienne. On se le procure maintenant facilement dans beaucoup de grandes surfaces.

Le gingembre est le tubercule d'une plante à fleurs originaire d'Asie tropicale où il est cultivé depuis plus de 3000 ans, il était connu pour ses propriétés aromatiques et médicinales au sud de l'Europe et au Moyen-Orient bien avant l'époque des romains. Les portugais l'ont amené en Afrique et les espagnols aux Antilles où ils en ont fait un commerce florissant au XVIème siècle entre l'Europe et la Jamaïque. Très apprécié en France au Moyen-Age, et recherché pour ses vertus aphrodisiaques, le gingembre tombe ensuite dans l'oubli. Les parties comestibles de la plante sont les rhizomes. Charnus, ils sont de tailles et de couleurs variables (sables dorés, jaunes, blancs ou rouges) selon les variétés. La pulpe du gingembre est fortement aromatique, piquante, poivrée et parfois brûlante. Elle est recouverte d'une fine peau comestible lorsque le rhizome est jeune et frais.

Choisir, consommer, conserver le gingembre

Choisir le gingembre : Le gingembre est commercialisé frais, séché ou en conserve ; il est moulu, confit, cristallisé ou tranché finement et conservé dans du vinaigre. On trouve le gingembre dans tous les rayons fruits et légumes exotiques. A l'achat du gingembre frais, choisir un rhizome ferme et non ratatiné, exempt de moisissure. Sa chair doit être pâle, juteuse et très odorante.

Consommer le gingembre : Le gingembre est consommé en cuisine pour accompagner de nombreux plats mais aussi pour ses effets aphrodisiaques. En Europe il n'est guère utilisé qu'en confiserie et pâtisserie et pour aromatiser les boissons. Dans ce cas il est utilisé sous forme moulue ou fraîche. Il est très couramment employé frais dans la gastronomie orientale (Chine, Inde, Pakistan et Japon) où il allège les viandes grasses comme le canard ou le porc. Il parfume également les marinades, potages, riz, purée de légumes, caris, chutney, thés mais aussi les courts-bouillons puisque c'est le condiment essentiel des poissons. Au Japon, le gingembre mariné est un accompagnement classique des sushis et sashimis.

Conserver le gingembre : Le gingembre frais se conserve au réfrigérateur 2 ou 3 semaines. Ne le peler qu'au moment de l'utiliser. Le gingembre se congèle facilement. Le gingembre confit se conserve indéfiniment. En conserve, il doit être réfrigéré lorsque le contenant est ouvert. Le gingembre moulu doit être conservé dans un endroit sombre frais et sec et dans un contenant hermétique.

Le saviez vous ?

A l'époque de la traite des noirs, les propriétés aphrodisiaques du gingembre ont poussé les Portugais à intensifier sa culture en Afrique orientale afin d'en nourrir tous les esclaves mâles : plus ils avaient le goût de faire l'amour, plus les femmes enfantaient créant ainsi de futur bénéfices pour les vendeurs d'esclaves. Encore de nos jours, le gingembre est utilisé dans le monde arabe pour aviver la fièvre charnelle. Au Sénégal, les femmes se font une ceinture avec des tubercules de gingembre afin d'exciter la vigueur sexuelle de leur mari. Cette connotation sexuelle est due d'une part parce que sa racine ressemble étrangement à un petit homme. Plus scientifiquement, son action vasodilatatrice agit sur les organes du petit bassin et ses vertus reconstituantes sont reconnues mais il est préférable d'utiliser du gingembre frais, râpé ou confit.

4-183.jpgSi la préparation des sushis nécessite peu d’équipement, il demeure en revanche quelques indispensables, comme les baguettes pour saisir les aliments ainsi que la palette et la cuillère de bois pour brasser le riz et l’étaler sur la feuille de nori. Ne reste que le tapis de bambou pour modeler de parfaits rouleaux.

Pour voir comment bien préparer ses sushis, suivez ce lien : http://www.pratico-pratiques.com/cuisine/comment-faire/comment-faire-des-sushis-comme-les-chefs

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6-133.jpgSaganaki

4 portions

Exotique, spectaculaire, quoique rapide à préparer, cette entrée chaude est un bouquet de parfums qui tiennent tête élégamment à ceux de la forêt ambiante.

  • 300 à 400 g de fromage Kasseri ou autre fromage de brebis ferme
  • 1 œuf battu (facultatif)
  • Un peu de farine
  • 60 ml (1/4 tasse) d'huile d'olive
  • 45 ml (3 cuillères à soupe) d'ouzo ou 30 ml (2 cuillères à soupe) de pernod pour flamber
  • 1 citron
  • 5 ml (1 cuillère à thé) d'origan

Au camp :

  1. Couper le fromage en tranches de 1 cm d'épaisseur. Les passer dans l'œuf battu (si disponible) et la farine. Enlever le surplus de farine, s'il y a lieu. Chauffer l'huile dans une poêle. Lorsque l'huile est chaude, y faire dorer le fromage (environ 2 à 3 minutes par côté).
  2. Poursuivre la cuisson à feu plus doux 2 à 3 minutes. Retirer la poêle du feu pour y verser l'alcool. Flamber et éteindre avec du jus de citron.
  3. Garnir d'origan et servir.

Originaire de Grèce, le Kasseri est un fromage au lait de brebis à pâte pressée cuite et consistance granuleuse. Il se présente sous la forme d'une petite meule de couleur jaune pale de 25 à 30 cm de diamètre, de 7 à 10 cm d'épaisseur, pour un poids compris entre 1 et 7 kg. La fermentation lactique qui se développe avant l'égouttage et le salage communique une saveur acidulée mais agréable et une odeur fermentée. Il ressemble dans la phase finale de son affinage ou de sa conservation à un grana jeune. Le Kasseri se consomme généralement râpé dans de nombreux plats. Le Kasseri est protégé par une appellation européenne.

Pour bien choisis son huile d'olive, suivez ce lien : http://www.consoglobe.com/comment-choisir-huile-olive-cg

Ouzo est une boisson anisée à base d´alcool neutre et composée de divers aromates soigneusement sélectionnés.

Parmi toutes les boissons alcoolisées grecques, l´Ouzo remporte aisément la victoire grâce à son goût subtil et caractérisé. Il évoque, pour ceux qui ont déjà visité la Grèce, des moments de pure détente au bord de la mer en sirotant au son des vagues leur verre accompagné de mezze. L´Ouzo est une boisson qui nous fait planer vers d´autres horizons.

La fabrication de l´Ouzo est un art qui se maintient parmi les générations d´artisans grecques, ce qui en fait une boisson culturelle et particulièrement appréciée par les connaisseurs, de par son originalité. Le goût si particulier et hors du commun de l´Ouzo est aussi signe d´une très grande expertise dans l´art de la distillation. Son origine vient principalement de la région Ouzeria en Grèce, où il est le plus consommé. C´est une boisson à base d´anis et d´alcool neutre et les divers ingrédients ajoutés à sa préparation sont multiples et colorés, comme le prouvent les 14 épices et herbes soigneusement sélectionnées. Parmi les ingrédients présents et connus, on peut noter l´anis (anis vert ou badiane), l´anis d´étoile, la muscade, le fenouil, la cardamome, la cannelle et la coriandre entres autres. La préparation est calculée avec une extrême précision car suivant la tradition, le mélange des aromates macérés dans l´alcool blanc est habituellement distillé dans des pots traditionnels de cuivre. Il est ensuite placé et mélangé avec de l´alcool pur à 20% et dilué avec de l´eau dans des barils pour harmoniser tous les arômes subtils.

L´Ouzo et son histoire

L´Ouzo fut d´abord produit pour la toute première fois en 1880 par les frères Kalogiannis. Ayant rencontré un fort succès avec ce nouveau breuvage, ils décidèrent de s´installer au Pirée, un port d´Athènes. Mettant à profit leurs expériences, ils essayèrent de produire différents styles d´Ouzo, tous aussi différents les uns des autres. Toutefois, celui préféré par les connaisseurs est venu du célèbre baril numéro 12. Selon la légende, c´est ainsi que le numéro 12 est né, devenu dès lors, la marque d´Ouzo la plus répandue dans le monde entier. La plupart des sociétés qui produisent l´Ouzo ont leur maison mère sur l´Ile de Mytilène (Lesbos) plus précisément dans une petite ville du sud sur le littoral, nommé Plomari. En 1989, la réglementation européenne stipule que l´Ouzo doit impérativement être fabriqué en Grèce pour avoir droit à sa dénomination. Les plus connus parmi les producteurs d´Ouzo sont : Ouzo 12, aux frères Kalogiannis en Argyropolis ; Mini, une authenticité originaire de Mytilène ; Ouzo Tirnavou, à la famille Katsarou à Tirnavos ; Isidoros Arvanitis avec l´Ouzo typique de Plomari et Ouzo Barbayanni de Plomari.

Le terme « origan » est apparu dans la langue au XIIIe siècle. Il dérive du latin origanum, qui l’a lui-même emprunté au grec origanon, qui signifie « aime la montagne », à cause de la prédilection de la plante pour les régions montagneuses de la Méditerranée.

On donne parfois le nom d’origan à des plantes complètement différentes, la Lippia, notamment, que les Mexicains emploient de la même manière en cuisine.

L’origan fut introduit en Amérique assez tôt dans l’histoire, mais il n’y est vraiment populaire que depuis la Deuxième Guerre mondiale. En effet, de retour d’Italie, les soldats se sont mis à réclamer cette herbe goûteuse qu’ils avaient appris à apprécier pendant leur séjour dans ce pays où la pizza est reine.

 

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