Pour manger frais et "vivant" (2)

La pêche

Peut-on imaginer un long voyage en canot sur une rivière ou des lacs poissonneux sans une canne à pêche, une épuisette, quelques leurres et un permis !? Dans le Nord du Québec, en taquinant la truite au hasard des pauses prises au pied des rapides, on peut compter sur un repas ou une entrée de poisson aux deux jours à peu près !

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…omble de fontaine ou truite mouchetée, ouananiche, touladi, grand brochet, corégone, achigan, doré, omble chevalier ou arctique…

Le saumon de fontaine (Salvelinus fontinalis) de la famille des salmonidés n'a rien à voir avec le saumon, on l'appelle aussi parfois omble de fontaine (ou encore truite mouchetée).

Poisson originaire d'Amérique du nord (importé en 1884), il est bien établi maintenant dans de nombreuses régions d'Europe mais reste peu abondant encore dans les milieux naturels.

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C'est un poisson magnifique : sa robe est de couleur vert-bleuté que viennent ponctuer des taches rouges et bleues. D'autres taches vermiculées jaunes pâles ornent la partie supérieure de ses flancs, deux bandes rouges plus ou moins claires agrémentent son ventre et de magnifiques liserés blancs crèmes viennent se placer sur le bord antérieur des nageoires pelviennes, pectorales et anale.

Le saumon de fontaine à une tête très trapue et une bouche très largement fendue, surtout chez les mâles, elle arrive bien au delà du bord postérieur de l'œil. Ces nageoires sont bien développées, c'est un puissant lutteur. Il s'agit essentiellement d'une espèce de pisciculture, sa longévité est de 3 à 5 ans et la maturité des géniteurs est donc précoce.

Il se reproduit sur des zones de graviers, dans des eaux vives. La ponte a lieu entre octobre et janvier. Le saumon de fontaine se nourrit surtout d'invertébrés, mais aussi de poissons pour
les adultes de grande taille. Son élevage en pisciculture est difficile car l'espèce est exigeante et très sensible aux pollutions, elle demande des eaux de très bonne qualité, froides, limpides et courantes et bien oxygénée.

Cependant il est intéressant à produire car sa chair fine au goût délicat est très appréciée.
Les techniques de son élevage sont celles traditionnellement
utilisées pour la truite arc-en-ciel : reproduction contrôlée
et alimentation artificielle.

La ouananiche est la forme cantonnée en eau douce du saumon atlantique; la ouananiche demeure en lac, alors que le saumon atlantique migre en mer pour une partie de son cycle vital. Outre cette différence, la ouananiche et le saumon atlantique sont la même espèce.

Forme du corps : Corps allongé et fusiforme, légèrement comprimé latéralement.

Taille moyenne : Généralement plus petit (en moyenne 0,9 à 1,8 kg) que le saumon atlantique anadrome.

Coloration : Taches sombres sur fond pâle. Dos brun, vert ou bleu avec gros points noirs; flancs argentés; nageoire dorsale avec gros points noirs; nageoire caudale rarement tachetée de points noirs. En période de fraie : coloration bronzée ou brun foncé; mâles avec points rouges sur les flancs. Après la fraie : coloration foncée (saumon noir).

Traits externes caractéristiques : Grande bouche avec fortes dents; crochet prononcé à l'avant de la mâchoire inférieure des mâles en fraie; écailles grosses et très visibles; nageoire adipeuse loin derrière la nageoire dorsale; nageoires dorsale et pelviennes au centre de la longueur du corps; nageoire caudale remarquablement fourchue chez les jeunes, légèrement chez les adultes.

Comment différencier les ombles, des truites et des saumons :
Ombles : taches pâles sur fond sombre.
Truites et saumons : taches sombres sur fond pâle.

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Comment différencier la truite arc-en-ciel, la truite brune, le saumon atlantique et la ouananiche :

La truite arc-en-ciel a :

  • nageoire caudale avec rangées régulières de taches noires;
  • nageoire caudale carrée ou légèrement fourchue;
  • nageoire adipeuse avec bordure noire et quelques taches noires.

La truite brune a :

  • nageoire caudale avec taches foncées occasionnelles et peu définies, jamais en rangée régulières;
  • nageoire caudale carrée (légèrement fourchue chez les jeunes);
  • taches foncées sur la nageoire adipeuse.

Le saumon atlantique et la ouananiche ont* :

  • nageoire caudale rarement tachetée de points noirs;
  • nageoire caudale remarquablement fourchue chez les jeunes, légèrement chez les adultes;
  • absence de taches sur la nageoire adipeuse.

Habitat : Grands lacs aux eaux froides, claires avec affluents à fond de gravier (fraie). En été, utilise les eaux profondes plus froides des lacs, plus en surface le reste de l'année.

Alimentation : La ouananiche se nourrit de poissons, principalement d'éperlan arc-en-ciel. Les jeunes s'alimentent surtout d'insectes. En rivière lors de la fraie jusqu'à leur retour en lac, les adultes cessent de s'alimenter, sauf de quelques insectes capturés en surface.

Reproduction :

Saison : Automne, octobre ou novembre.

Type de frayère : Eau peu profonde à courant rapide et à fond de gravier. Rivières tributaires des lacs habités le reste de l'année.

Mode : En début d'été, la ouananiche remonte vers sa rivière natale, un affluent du lac où elle vit. La femelle choisit un site et creuse un ou plusieurs nids. Elle dépose entre 1 500 à 1 800 œufs (5 à 7 mm de diamètre) par kilo de son poids et les recouvre de gravier. Les œufs éclosent en mai et les alevins émergent du gravier en juin. Les adultes ne protègent pas le nid, ni les alevins. Les jeunes habitent la rivière de 2 à 7 ans, jusqu'à une taille de 12 à 18 cm, puis migrent vers le lac au printemps. Généralement, la ouananiche survie à la fraie et se reproduit plusieurs saisons, mais pas nécessairement à chaque année. Après la fraie, les adultes (saumons noirs) retournent vers le lac ou hivernent dans de grandes fosses de la rivière et redescendent au printemps.

Le touladi (Saiveïmus namaycush)

Noms communs : Truite de lac, truite grise, grise.

Description : Queue profondément fourchue; taches claires sur un fond variant du vert ou gris pâle au vert, brun ou noir foncé; des taches claires recouvrent la tête. Voir description des sous-espèces.

Sous-espèces : Bien qu'il y ait des douzaines de races géographiques de touladis, la plupart des experts n'en reconnaissent que deux sous-espèces: le touladi maigre (Salvelinus namaycush namaycush) et le siscowet, ou touladi gras (Salvelinus namaycush slscowetj. Cette dernière est ainsi nommée à cause de son taux élevé de gras.

Hybrides : Le touladi s'hybride occasionnellement avec l'omble arctique. La femelle du touladi peut être croisée artificiellement avec un omble de fontaine mâle pour créer la truite moulac, qui a été ensemencée dans plusieurs lacs oligotrophes du Québec et des États américains du nord.

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Qualité gastronomique : Excellent lorsque mangé frais ou fumé. Cependant, le fort taux de gras donne un goût rance lorsque la chair est congelée durant une longue période. Selon la diète du poisson, la couleur de la chair peut varier de l'orange brillant au blanc.

Qualités sportives : Le touladi ne bondit pas hors de l'eau, mais livre plutôt une bataille sous-marine rude et déterminée. La plupart des captures sont effectuées avec des cuillères ondulantes ou des poissons-nageurs présentés à l'aide d'une ligne métallique ou d'un downrigger. On peut aussi les capturer grâce à la pêche à l'arrêt sur le fond, en utilisant des poissons entiers ou en morceaux. Le siscowet est rarement capturé avec un hameçon et une ligne, car il vit à des profondeurs extrêmes.

Habitat : Le touladi requiert des eaux froides, claires et bien oxygénées; c'est pourquoi on le retrouve presque exclusivement dans les lacs oligotrophes. En été, il se déplace souvent à 50 ou 100 pi (15 ou 30 m) de profondeur; au printemps, on peut cependant le retrouver à des profondeurs de 20 pi (6 m) ou moins. Il préfère une température aquatique variant entre 9° et 11 °C (48° et 52°F). Le siscowet vit normalement à des profondeurs variant entre 300 et 500 pi (90 et 150 m), mais a déjà été découvert jusqu'à 600 pi (180 m).

Régime alimentaire : Dans la plupart des plans d'eau, le touladi se fie énormément sur les petits poissons, comme les ciscos, les éperlans et les chabots, pour se nourrir. Mais dans certains lacs, il se nourrit presque exclusivement de plancton, d'insectes et de crustacés. Dans ce type de situations, le touladi n'atteint jamais la taille des sujets se nourrissant de poissons.

Moeurs de reproduction : La fraye survient en automne, alors que la température de l'eau oscille entre 9° et 12°C (48° et 55°F), normalement sur un plateau rocheux à moins de 40 pi (12 m) de profondeur, et même parfois à seulement 1 pied de profondeur. Occasionnellement, le touladi remonte les rivières pour creuse pas de nid, mais étend plutôt ses oeufs au h; roches. Les oeufs glissent dans les interstices, là o incuber durant tout l'hiver à l'abri des prédateurs. Après la fraye, les adultes se dispersent, se déplaçant parfois jusqu'à 160 kilomètres des frayères. Un touladi fraie normalement au même endroit à chaque année.

Longévité et croissance : La longévité du touladi est élevée, pouvant atteindre plus de 40 ans, mais son rythme de croissance est faible. Dans l'extrême nord, un touladi peut mettre 15 ans pour atteindre le faible poids d'un kilogramme (2 Ib).

Record mondial : Un touladi de 65 Ib (29,5 kg), capturé en 1970 dans le lac Great Bear, dans les Territoires du Nord-Ouest. Un sujet de 102 Ib (40,4 kg) fut capturé dans un filet maillant en 1961 dans le lac Athabasca, en Saskatchewan.

Membre de la famille des brochets, le grand brochet présente les caractéristiques suivantes :

  • corps long, fin et latéralement comprimé;
  • museau long, large et aplati;
  • les nageoires dorsale et anale sont situées au bout du corps, près de la queue;
  • le dos, la partie supérieure des flancs ainsi que les parties supérieures et inférieures de la tête sont d’une couleur qui varie du vert foncé brillant au vert olive presque jusqu’au brun;
  • les flancs sont marqués de rangées longitudinales de taches réniformes voyantes dont la couleur varie du jaune au blanchâtre;
  • la couleur du ventre varie du crème au blanc de lait;
  • les nageoires dorsale, caudale et anale sont vertes, jaunes ou parfois orange ou rouge pâle et portent des marques noires irrégulières. Les nageoires ventrales sont chamois et ordinairement dépourvues de marques.

Distribution

Principalement un poisson d’eau douce, le grand brochet affiche une aire de distribution circumpolaire dans l’hémisphère nord. Il s’agit d’une des quelques espèces observées dans les cours d’eau et les lacs de l’ensemble du Québec, de l’Ontario et des Prairies ainsi que du nord-est de la Colombie-Britannique, du Yukon, du Nunavut et des Territoires du Nord-Ouest.

Habitat et cycle biologique

Le grand brochet est un poisson d’eaux tempérées qui fréquente ordinairement les cours d’eau chauds, lents et densément végétalisés ou les baies de lac colonisées par les herbes aquatiques. Le frai a lieu au printemps, immédiatement après la fonte des glaces. Les lieux de reproduction comprennent des zones qui ne sont inondées qu’au printemps et au début de l’été et qui peuvent être sèches le reste de l’année. Pendant le frai, le grand brochet nage dans des eaux végétalisées de faible profondeur. Les œufs sont dispersés aléatoirement et se fixent à la végétation, éclosant au bout de quelque 12 â 14 jours. Les alevins restent attachés à la végétation pendant 6 à 10 jours et demeurent dans les eaux peu profondes de la frayère pendant plusieurs semaines. L’alevin se nourrit de gros zooplanctontes et d’insectes aquatiques immatures jusqu’à ce qu’il atteigne une longueur d’environ 5 cm (2 po). À ce stade, le poisson devient son principal aliment. Le grand brochet adulte ne s’éloigne ordinairement guère du lieu de frai.

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Habitudes alimentaires

Ordinairement solitaire et très territorial, le grand brochet se cache au bord des herbiers et attaque les proies qui s’aventurent imprudemment dans son domaine, par exemple, poissons, écrevisses, grenouilles, souris, rats musqués et jeune sauvagine. Opportuniste, le grand brochet est ce qu’il conviendrait le mieux d’appeler un carnivore omnivore, car il se nourrit volontiers de tous les aliments qui lui sont facilement accessibles.

Importance économique

Dans la plupart des régions du Canada, le grand brochet fait l’objet d’une pêche tant commerciale que récréative, mais à certains endroits, il est jugé nuisible parce qu’il dévore une grande quantité d’autres poissons de sport, comme la truite, l’achigan et la perche.

Les pêcheurs à la ligne affectionnent particulièrement ce poisson, car il livre un combat énergique.

Excellent poisson de consommation, le grand brochet est commercialisé à l’état frais et congelé.

Notes

L’hybride du grand brochet et du maskinongé est appelé «tiger muskellunge».

Renseignements supplémentaires

Enfin d'obtenir de plus amples renseignements, s'il vous plaît contacter votre bureau local du MPO: http://www.dfo-mpo.gc.ca/oceans-habitat/habitat/aboutus-apropos/regions/arctic-arctique_f.asp?#1

Les corégones (Coregonus lavaretus), poissons d'eau froide proches des salmonidés, sont présents surtout dans les cours d'eau, d'une zone s'étendant du nord de l'Europe jusqu'en Sibérie. La fraîcheur des eaux des lacs de montagne leur convient à merveille. L'homme les a largement manipulés au point de faire naître des écotypes d'une grande diversité, une vingtaine rien que pour la Suisse. La France en accueille deux souches : la féra au Léman et le lavaret au Bourget. Le corégone n'est autochtone que dans ces deux lacs. Les souches originelles du lac Léman (Coregonus fera) ont toutefois disparu. Ce sont désormais des corégones venus du lac de Neuchâtel qui peuplent le plan d'eau franco-suisse. Ils ont néanmoins conservé leur nom de féra. Introduit avec succès dans les autres grands lacs français, c'est, par exemple, la souche du Léman qui a été choisie pour peupler le lac d'Annecy.

Le corégone vit en banc. Adulte, il peut atteindre des poids de 2 à 3 kg pour une taille de 60 à 80 cm.

À l'heure de la reproduction, le corégone alors âgé de 3-4 ans rejoint, de décembre à début janvier, ses frayères situées à proximité de la rive, aux fonds tapissés de graviers. La femelle, très féconde, pond entre 10 000 et 45 000 œufs (de 2 à 3 mm), par kg de son propre poids. Pour que l'éclosion réussisse parfaitement, l'eau doit être oxygénée.
Le corégone est, à l'image de l'omble chevalier, très sensible aux pollutions, notamment à l'eutrophisation. Toutefois, l'assainissement des bassins versants lui a permis de revenir frayer sur les rivages, zones qu'il avait désertées à cause de la pollution.

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Avec la participation des pêcheurs professionnels du Léman et du Bourget qui capturent les géniteurs, il fait, lui aussi, l'objet de soutien des populations via le pacage lacustre. On prend soin de ne pas mélanger les deux écotypes (féra et lavaret). Le succès du pacage lacustre pour cette espèce est remarquable.
Le corégone, pêché à la maille de 48 mm, pèse 600 g vidé. Il s'emmaille par la tête. Souvent les gros sujets, coincés dans les mailles seulement par les nageoires, parviennent à s'échapper lorsque le pêcheur sort le filet de l'eau.

En 2010, il en était pêché près de 480 tonnes par les pêcheurs professionnels, la totalité de la production provenant des lacs alpins.

Membre de la famille des centrarchidés, l’achigan à petite bouche présente les caractéristiques suivantes :

  • corps robuste et latéralement comprimé;
  • grosse tête allongée ornée de barres foncées rayonnant vers l’arrière à partir des yeux;
  • museau long et arrondi dont la mâchoire inférieure est légèrement plus longue que l’autre;
  • deux nageoires dorsales liées qui semblent en former une seule;
  • l’arrière et le dessus de la tête sont d’une couleur qui varie du brun ou du brun doré au vert olive ou au vert;
  • les flancs sont plus pâles et plus dorés que le dos, des mouchetures dorées ornant la plupart des écailles, et sont marqués de 8 à 15 minces barres verticales d’aspect prononcé ou vague;
  • la couleur du ventre varie du crème au blanc de lait;
  • les nageoires pectorales sont transparentes et les autres, opaques, foncées ou ambrées et ornées de noir sur les rayons, les épines ou les membranes;
  • la couleur du corps varie selon la taille, l’état et l’habitat : en eaux limpides, la coloration est foncée et rehaussée de marques contrastantes prononcées, tandis qu’en eaux turbides, la coloration est plus pâle et caractérisée par des marques vagues.

Distribution

L’achigan à petite bouche est un poisson d’eau douce indigène des lacs et des cours d’eau du Centre-Est de l’Amérique du Nord. Au Canada, il est observé dans le Sud de la Nouvelle-Écosse, dans le Sud et l’Ouest du Nouveau-Brunswick, dans le Sud du Québec, en Ontario, à la hauteur de Timmins, au Manitoba à l’extrémité sud du lac Winnipeg, dans le centre de la Saskatchewan, dans le bassin hydrographique du Columbia, dans l’Est de la Colombie-Britannique, ainsi que dans l’Île de Saltspring et le Sud de l’Île de Vancouver.

Habitat et cycle biologique

L’achigan à petite bouche est un poisson d’eaux chaudes ordinairement observé à profondeur moyenne dans les zones à fond rocheux ou sableux des lacs et des cours d’eau ainsi qu’à proximité de rochers de hauts-fonds ou de grumes submergées. Il affectionne moins les eaux densément végétalisées que l’achigan à grande bouche. Le frai a lieu à la fin du printemps et au début de l’été, ordinairement de la fin mai au début juillet. Le mâle construit le nid à une profondeur de 61 à 610 cm (2 à 20 pi), sur un fond lacustre ou fluvial sableux, graveleux ou rocheux, ordinairement à l’abri de rochers ou de grumes. Une fois le frai accompli, le mâle garde le nid et fait circuler l’eau sur les œufs. Ceux-ci éclosent au bout de 4 à 10 jours, produisant des alevins d’environ 5,6 à 5,9 mm de longueur. Les alevins commencent à quitter le nid 5 à 7 jours plus tard, mais restent encore plusieurs jours sous la garde du mâle.

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Habitudes alimentaires

Le régime alimentaire de l’achigan à petite bouche se compose surtout d’insectes, d’écrevisses et de poisson. Ces diverses proies sont capturées à la surface, dans la tranche d’eau et sur le fond.

Importance économique

L’achigan à petite bouche présente un grand intérêt commercial, récréatif et sportif. Dans l’Est du Canada, il s’agit d’une des espèces les plus importantes pour le secteur de la pêche sportive et des activités touristiques connexes.

Excellent poisson de consommation, l’achigan à petite bouche est commercialisé à l’état frais et congelé.

Notes

La famille des centrarchidés comprend certains des poissons d’eaux chaudes les plus colorés et attrayants de l’Amérique du Nord.

Dans la nature, l’achigan à petite bouche se croise avec l’achigan tacheté.

Renseignements supplémentaires

Enfin d'obtenir de plus amples renseignements, s'il vous plaît contacter votre bureau local du MPO: http://www.dfo-mpo.gc.ca/oceans-habitat/habitat/aboutus-apropos/regions/arctic-arctique_f.asp?#1

Le doré jaune est le plus gros poisson de la famille des perches et présente les caractéristiques suivantes :

  • corps allongé et légèrement comprimé et tête en pointe arrondie;
  • museau long et arrondi qui ne dépasse pas la mâchoire supérieure;
  • l’arrière et le dessus de la tête sont vert foncé, les flancs sont jaunes, et le ventre est blanc de lait ou blanc jaune;
  • les nageoires dorsale et caudale sont mouchetées, les nageoires thoraciques, jaunes ou jaune orange, et les nageoires pectorales, olive foncé ou pâle.

Distribution

Le doré jaune est un poisson indigène des eaux douces d’Amérique du Nord. Au Canada, son aire de distribution comprend les affluents du Saint-Laurent au Québec, s’étend vers le nord jusqu’à la côte est de la partie supérieure de la baie James, se prolonge vers le nord-ouest de la côte de la baie d’Hudson en Ontario jusqu’au lac Athabasca et aux grands lacs des Esclaves et de l’Ours, suit le MacKenzie vers le nord jusqu’au delta, traverse vers le sud le bassin versant de la rivière de la Paix du nord-est de la Colombie-Britannique et continue vers le sud, à l'est des contreforts, jusqu'au sud de l'Alberta.

Habitat et cycle biologique

Le doré jaune est un poisson d’eaux tempérées qui fréquente de préférence les eaux turbides des grands lacs de faible profondeur ou des cours d’eau, dans la mesure où ceux-ci sont suffisamment profonds ou turbides pour lui fournir une protection contre la lumière du jour. Ses yeux étant très sensibles à la lumière vive, le doré jaune s’abrite souvent du soleil au moyen d’arbres ou de rochers submergés, d’herbiers ou d’épaisses couches de glace et de neige. En eaux turbides, le doré jaune est plus actif pendant le jour. Le frai a lieu au printemps ou au début de l’été, selon la latitude et la température de l’eau. Les adultes migrent vers les eaux vives des zones rocheuses des cours d’eau qui sont dominées par des chutes ou des barrages infranchissables ou vers les hauts-fonds de roche ou de gros gravier des lacs. Les œufs sont pondus la nuit et tombent dans les fissures du fonds rocheux, éclosant au bout de 12 à 18 jours. Dix à 15 jours après l’éclosion, les alevins se dispersent dans la tranche supérieure des eaux libres.

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Habitudes alimentaires

Lorsque le doré jaune atteint une certaine taille, il cesse de consommer des invertébrés, se nourrissant plutôt de poisson. Le doré jaune se nourrit activement à l'année longue et peut être pêché à la ligne été comme hiver.

Importance économique

Le doré jaune est un poisson de grand intérêt commercial et sportif en Ontario et dans les Prairies et compte parmi les poissons de sport capturés au Québec. Il s'agit d'une espèce importante tant pour la pêche sportive estivale que pour la pêche blanche hivernale.

Le doré jaune est facile à fileter et à apprêter et présente une grande valeur commerciale.

Notes

Le doré jaune est une espèce dominante de la faune ichtyologique du centre du Canada, en particulier dans la zone de la forêt boréale.

Renseignements supplémentaires

Enfin d'obtenir de plus amples renseignements, s'il vous plaît contacter votre bureau local du MPO: http://www.dfo-mpo.gc.ca/oceans-habitat/habitat/aboutus-apropos/regions/arctic-arctique_f.asp?#1

L'omble chevalier est présent dans l'Arctique canadien, entre autres à proximité des îles de l'archipel Arctique. Même si l'on trouve aussi cette espèce dans de nombreuses rivières et de nombreux lacs du Grand Nord canadien, pour les utilisations alimentaires et commerciales, c'est l'omble chevalier de mer qui est le plus recherché.

L'omble chevalier constitue une importante ressource sur le plan de la culture, de la subsistance et de l’économie dans l'Arctique. Au fait, on trouve de nombreux participants à la pêche commerciale, tant dans les eaux à marée que dans les rivières, ainsi que de nombreux participants à la pêche de subsistance (communautés inuites).

Mets grandement apprécié, l'omble chevalier est commercialisé surtout à l'état frais et congelé entièrement paré et en darnes. De plus, une petite quantité est transformée en produits à valeur ajoutée, comme de l’omble fumé et de la charqui.

De tous les poissons d’eau douce, c’est l’omble chevalier qui a l’aire de répartition la plus septentrionale. Le corps de cette espèce est semblable à celui de la plupart des salmonidés, mais il présente une grande variété pour ce qui est de la forme et de la couleur : par exemple, dans la région de Cambridge Bay, le dos, les flancs et le ventre des géniteurs sont orange et la couleur est plus intense chez les males. L'omble chevalier peut être anadrome, c'est-à-dire qu'il peut se déplacer vers la mer au printemps et revenir vers les cours d'eau douce à l'automne, ou passer sa vie en eau douce.

Le frai a lieu en eau douce en septembre ou octobre, sur des lits de gravier. Les femelles fraient habituellement tous les deux ou trois ans. Les males arrivent en premier sur le site de frai, afin d'y établir leur territoire et de le défendre. Les femelles arrivent plus tard et se laissent courtiser par les males avant de commencer à creuser un nid de frai (ou frayère) à une profondeur de trois à six mètres d'eau dans lequel elles déposent leurs œufs. Les œufs sont incubés sous la glace pendant environ six mois. Les alevins émergent du nid en gravier à la mi-juillet; ils mesurent alors environ 25 mm de longueur.

Dans la plupart des réseaux hydrographiques, l'omble chevalier anadrome migre la première vers la mer lorsqu'il atteint quatre ou cinq ans et mesure entre 150 et 250 mm. Les juvéniles se nourrissent principalement de crevettes d'eau douce et de larves d'insectes, tandis que les adultes mangent de petits poissons et des organismes benthiques, par exemple des escargots, des palourdes et des larves d'insectes. Une fois en mer, l'omble se nourrit d'invertébrés et de poissons. À l'automne, l'omble chevalier revient en eau douce pour hiverner et éviter de geler en mer.

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La pêche à l’omble chevalier est importante pour les communautés inuites et pour l’économie de subsistance d’un grand nombre de communautés circumpolaires. Cette pêche, qui est pratiquée principalement près des communautés, est effectuée à l’aide de filets maillants. En 2004, on a estimé que la pêche de subsistance pratiquée dans la région de Cambridge Bay représentait environ 50 % des activités de pêche commerciale.

C'est à Cambridge Bay en 1960 qu'ont été déployés les premiers efforts de pêche commerciale de l'omble chevalier (Figure 1) au moyen d'un filet maillant à Freshwater Creek; on avait alors récolté 2 000 kilogrammes de poisson. De nos jours, certains se livrent à cette pêche dans la baie Cumberland (Figure 2).

Dans la région du Nunavut, la cogestion de la pêche de l'omble chevalier est assurée par Pêches et Océans Canada, le Conseil de gestion des ressources fauniques du Nunavut, les organisations régionales des ressources fauniques et les organisations de chasseurs et de trappeurs, conformément à l'Accord sur les revendications territoriales du Nunavut, à la Loi sur les pêches et son règlement et, dans certaines localités, conformément aux règlements locaux visant les chasseurs et les trappeurs. Ainsi, les décisions concernant la gestion de la pêche de l'omble chevalier sont fondées sur la meilleure information disponible. On a également entrepris la rédaction de plans de gestion intégrée des pêches pour les principales pêches commerciales de l'omble chevalier.

Au Nunavut, la pêche commerciale de l'omble chevalier est assujettie à diverses mesures de gestion conçues pour favoriser durabilité et la conservation de la ressource. Sans s'y limiter, les mesures de conservation incluent un maillage minimum des filets maillants, des niveaux de prises totaux et une surveillance communautaire.

L’absence de données sur la pêche, la vaste répartition de l’espèce et la complexité biologique de l’omble chevalier rendent la gestion de cette pêche difficile. On élabore actuellement de nouvelles approches à l’aide des paramètres du cycle biologique ainsi que des renseignements sur la pêche et l’habitat.

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On se délectera de truites mouchetées (ou ombles de fontaine) cuites sur des roches chaudes, à la poêle ou en ceviche. On expérimentera la cuisson d'un touladi en papillote dans la cendre ou fumé au bran de scie d'érable. On grillera les filets d'un brochet ou d'un achigan ou on en fera une base de soupe. Et si l'on est très chanceux, on goûtera à l'inoubliable : un omble chevalier cru !

"Vous ne sçauriez croire, Monsieur, combien de Poissons blancs il se pêche à mi-Canal de la Terre ferme à l'Isle de Missilimakinac; Sans cette commodité les Outaouas & les Hurons n'y pourroient jamais subsister, car étant obligez d'aller à plus de vingt lieuës dans les bois à la chasse des Orignaux & des Cerfs, ils essuyeroient trop de fatigue de les transporter si loin. Ce poisson est à mon goût celui de tous les Lacs qui peut passer pour  bon. Il est vrai, qu'il surpasse toutes les autres espèces de Poisson de Rivière. ce qu'il y a de singulier, c'est que tout sauce diminuë sa bonté, aussi ne le mange-t-on que boüilli ou rôti sans assaisonnement.".

Lahontan, parlant du grand corégone dans ses récits de voyages publiés la première fois en 1703.

Louis-Armand de Lom d’Arce, baron de Lahontan 1684-1689

La pauvreté obligea Louis-Armand de Lom d’Arce, troisième baron de Lahontan, à se tourner vers une carrière militaire obscure, mais ses talents d’écrivain le précipitèrent vers la gloire. Né le 9 juin 1666, à Lahontan, dans l’ancienne province du Béarn, il était le fils de Jeanne-Françoise Le Fascheux de Couttes et d’Isaac de Lom d’Arce. À sa mort, le père laissait une famille au bord de la ruine, en butte à des prétentions extérieures sur son patrimoine. Pendant les dix années de son séjour en Nouvelle-France, cette situation va préoccuper le jeune baron qui ne pourra jamais faire valoir efficacement ses droits.

L’initiation au pays

Le baron de Lahontan est l’un des 200 militaires envoyés par Louis XIV pour soutenir la Nouvelle-France dans ses tentatives de soumettre les Iroquois des Grands Lacs. Arrivé à Québec le 8 novembre 1688, il passe l’hiver sur la côte de Beaupré. Sa carrière d’observateur, d’écrivain et d’ethnographe débute. «Sans mentir,» écrit-il dans sa 2e lettre rédigée sur la côte, le 2 mai 1684, «les paysans y vivent plus commodément qu’une infinité de gentilshommes en France. Quand je dis paysans, je me trompe, il faut dire habitants, car ce titre de paysan n’est pas plus reçu ici qu’en Espagne [...] » Plus tard en mai, Lahontan quitte la côte à destination de Ville-Marie. Chemin faisant, il s’arrête à l’île d’Orléans, à Québec, à Sillery, au Sault-de-la-Chaudière, à Lorette et aux Trois-Rivières.

Premier voyage au pays des Iroquois

Le 22 ou le 23 juin 1684, Lahontan quitte Montréal avec un détachement d’éclaireurs. La troupe traverse les rapides de Lachine, des Cascades, des Cèdres et du Long-Sault et suit le cours du fleuve jusqu’au fort Frontenac (Cataracoui ou Kingston), sur le lac Ontario. Le gouverneur Lefebvre de La Barre, qui veut dicter les conditions de paix aux délégués des Cinq-Nations, rejoint la troupe au mois d’août. Plus de 1 200 soldats, miliciens canadiens et alliés amérindiens l’accompagnent.

Dans la région de Niagara, les fièvres font 80 victimes et affectent un grand nombre d’hommes. L’armée du gouverneur ressemble bientôt à un « hôpital mouvant ». L’expédition n’a rapporté à la colonie qu’un semblant de paix et le mépris des Iroquois qui ont refusé de s’entendre avec certaines tribus traditionnellement alliées des Français. Lahontan rentre à Ville-Marie, déçu d’avoir constaté que, du plus grand au plus petit, les fonctionnaires s’intéressent à la traite pour leur profit et ne s’intéressent pas aux Amérindiens.

Deuxième voyage au pays des Iroquois

Au mois de mars 1685, Lahontan est officier au fort Chambly. À la fin de septembre, soit un mois après le remplacement de La Barre par Jacques-René de Brisay, marquis de Denonville, le baron s’installe à Boucherville. Il y reste jusqu’au mois de juin 1687. Faute de fonctions accaparantes, il meuble ses loisirs comme il l’entend. Il voyage jusqu’au lac Champlain, chasse le gibier à plume et à poil, pêche dans les ruisseaux et apprend l’algonquin.

Au mois de juin 1687, il est au nombre des quelque 1 600 hommes qui accompagnent Denonville dans une expédition contre les Iroquois. «Quelle nécessité de les troubler, puisqu’ils ne nous en donnent aucun sujet? », demande-t-il dans la lettre du 8 juin. Il suit l’armée vers le fort Frontenac et vers Niagara où les troupes construisent un fort dont le commandement est confié au chevalier Pierre de Troyes.

Aux commandes du fort Saint-Joseph

Vers la fin de juillet, peu avant son retour dans la colonie, Denonville confie à Lahontan le commandement du fort Saint-Joseph (Détroit), érigé par Daniel Greysolon Dulhut à l’entrée du détroit qui relie les lacs Érié et Huron. Le baron, qui espérait s’embarquer enfin pour la France, se soumet. Il quitte le fort Frontenac le 3 août, en compagnie de Dulhut et d’une centaine d’hommes. Le lendemain s’amorce le grand portage des chutes Niagara, «cette effroyable cataracte». Ils entrent ensuite dans le lac Érié, remontent la rivière Detroit jusqu’au lac Sainte-Claire qu’ils atteignent le 8 septembre. Six jours plus tard, ils arrivent au fort Saint-Joseph, à l’entrée du lac Huron.

L’hiver est difficile pour le détachement qui manque de vivres et craint une attaque iroquoise. Lahontan quitte le fort le 1eravril 1688, dans l’espoir de trouver des vivres à Michillimakinac, au nord-ouest du lac Huron. Plus tard dans la saison, il se rend jusqu’au Sault Sainte-Marie, à l’entrée du lac Supérieur. De retour à Michillimakinac, il rencontre des survivants de l’expédition de Cavelier de La Salle qui cachent l’assassinat de ce dernier, survenu le 19 mars 1687. «Nous soupçonnons qu’il doit être mort, puisqu’il n’est pas venu lui-même», écrit Lahontan.

Le 24 août 1688, le baron est au fort Saint-Joseph où il apprend que le scorbut a ravagé le fort Niagara et que le commandant, le chevalier Pierre de Troyes, a été victime des fièvres. N’ayant de vivres que pour deux mois et « ne recevant ni ordres ni secours [...] le vingt-sept, nous brûlames le fort ». Le même jour, commandant et soldats partent pour Michillimakinac.

Le voyage imaginaire

Aucune étude portant sur le baron de Lahontan n’a permis d’expliquer pourquoi il se laisse subitement dominer par le désir d’explorer les Grands Lacs. «Je suis sur le point d’entreprendre un autre voyage, ne pouvant me résoudre à me morfondre ici l’hiver», explique-t-il dans sa 15e lettre. Accompagné de quatre ou cinq «bons chasseurs outaouais» et d’une partie de son détachement, il quitte Michillimakinac le 24 septembre 1688 pour un périple peut-être imaginaire.

Ayant pénétré dans le lac Michigan par le nord, il entre dans la baie des Puants (Green Bay). Au sud de la baie, il s’engage dans la rivière aux Renards et effectue, à pied, le portage conduisant à la rivière Wisconsin. Rendu là, il continue vers l’ouest pour atteindre le fleuve Mississippi. Les six canots du convoi descendent le fleuve jusqu’à la mystérieuse rivière Longue qu’il prétend avoir explorée à compter du 2 novembre.

A-t-il cherché le passage vers la mer de l’ouest ou une route conduisant à la baie d’Hudson ? Le 2 mars 1689, La Hontan revient à Michillimakinac par les voies du Mississippi, des rivières Ohio et Illinois, le portage de Chicagou (Chicago) et le lac Michigan. Le 9 juillet, il était de retour dans la colonie. Curieusement, alors qu’il pourrait en tirer du profit et de l’avancement, il ne parle à personne de sa découverte de la rivière Longue, qui pourrait être la rivière Saint-Pierre. Il ne décrit à personne les fabuleuses nations qu’il a rencontrées : Essanapés, Gnacsitares, Moozimlek, Nadouessioux et Panimobas et, après lui, personne n’a vu la rivière Longue…

L’exil et la gloire

En octobre 1689, Louis de Buade de Frontenac revient assumer un deuxième mandat à la tête de la Nouvelle-France. Au mois de novembre 1690, un mois après la déroute de William Phips devant Québec, Lahontan part enfin pour la France. Un an plus tard, à son retour à Québec, il entre dans le cercle des protégés du gouverneur. Frontenac l’apprécie au point de vouloir lui donner sa filleule pour femme. Épris de liberté, Lahontan refuse ce beau parti. Profitant de ses loisirs, il ébauche le plan d’un système de navigation sur les Grands Lacs et propose la construction de trois forts situés à des points stratégiques sur ces lacs. En accord avec cette idée, Frontenac confie à Lahontan la mission d’aller la soumettre au ministre des Colonies.

Louis-Armand de Lom d’Arce de Lahontan s’embarque à Québec, le 27 juillet 1692, pour ne plus y revenir. Une escale le conduit d’abord à Plaisance où il participe à la défense du fort. En France, on ne s’intéresse guère à son projet. On récompense cependant sa bravoure en lui confiant la lieutenance de Plaisance, ce qui déplaît au gouverneur du lieu, Jacques-François Monbeton de Brouillan.

Observant chacun des faits et gestes de Lahontan, Brouillan monte un dossier suffisamment consistant pour que le baron de 26 ans s’éclipse : «le séjour de la Bastille occupait si fort mon esprit que je ne balançai plus, après avoir bien réfléchi sur la situation fâcheuse où je me trouvais, à m’embarquer sur un petit vaisseau qui était le seul et le dernier qui devait passer en France».

Parti de Plaisance le 14 décembre 1693, Lahontan trouve refuge en Hollande. Ayant pris des notes et tenu un journal pendant son séjour en Nouvelle-France, il publie, à compter de 1703, des ouvrages qui rendront célèbre. Il serait mort entre 1710 et 1715. Il était alors l’un des auteurs les plus estimés et les plus lus d’Europe.

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Pour obtenir un minimum de succès dans la pratique de la pêche sportive, il importe de connaître quelques notions de base simples qui aideront à comprendre et à adapter les techniques et les stratégies de pêche. Le texte qui suit vise à fournir et à illustrer un minimum de notions. Celui qui se prend à cette passion pourra trouver plus d’information dans de nombreux livres et magazines spécialisés qui traiteront un sujet ou l’autre plus en profondeur.

Ce texte comprend quatre parties :

1) les caractéristiques des lacs et des cours d’eau ;

2) le poisson et son habitat ;

3) la réglementation et la sécurité ;

4) le matériel et les techniques de pêche.

Il peut paraître déroutant de s’organiser pour une première expérience de pêche. Ne vous laissez pas étourdir. Commencez simplement par un équipement de base adapté à l’espèce de poisson recherchée. Une canne à pêche avec moulinet, des hameçons, quelques cuillers, des pesées et des appâts naturels suffisent souvent à obtenir du succès. Vous pourrez aussi demander conseil dans les magasins spécialisés. Allons-y par étape.

La production de ce document a été rendue possible grâce au soutien financier du ministère des Ressources naturelles et de la Faune (MRNF) dans le cadre du programme de réinvestissement dans le domaine de la faune. Toutefois, les idées et les opinions formulées dans ce document sont celles de la Société des établissements de plein air du Québec (Sépaq).

1. LES CARACTÉRISTIQUES DES LACS ET DES COURS D’EAU

Avez-vous déjà vu deux lacs identiques? Heureusement non. Chaque lac offre une nouvelle découverte. Ils sont tous différents les uns des autres par leur dimension, leur profondeur, le découpage de leur contour, la nature des sols d’où proviennent leurs eaux, le débit qui les alimente en eau et en matières nutritives, leur transparence, leur emprise face aux vents dominants, etc.

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Les différentes composantes d’un lac seront celles qu’on explorera à la pêche parce que les poissons y trouvent des conditions changeantes : l’entrée d’eau comme la sortie (décharge), le tour des îles, les pointes de terre, un étranglement entre deux parties du lac, une baie ou un herbier qui produisent la nourriture du poisson, la proximité des rives où la profondeur augmente subitement, etc.

LES COMPOSANTES D’UN LAC

La température de l’eau d’un lac varie selon les saisons, surtout en surface. Or, la température de l’eau en détermine la densité.

C’est à 4°C (39°F) que la densité sera maximale. C’est pourquoi, dans les lacs suffisamment profonds du Québec, il se forme en été (et en hiver), un étagement de l’eau en couches de températures différentes qui ne se mélangent pas. Dans un lac profond, si on peut se baigner en été dans l’eau de surface, par exemple à 24°C (75°F), il se formera une zone de transition profonde de plusieurs mètres entre l’eau à 24°C en surface et celle à 4°C en profondeur.

La température de l’eau indiquée au schéma ci-dessous diminue lentement sous la surface puis se met à baisser subitement à mi-profondeur avant de se stabiliser autour de 4°C en profondeur. Les poissons qui recherchent l’eau froide et oxygénée éviteront les eaux de surface pour se réfugier dans leur zone de confort pendant la saison chaude.

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La thermocline correspond à la profondeur à laquelle le changement de température est le plus rapide, comme le montre l’échelle à droite de l’image. Le changement de la température entre la surface et le fond influence donc la distribution des poissons dans le lac. Il faut alors ajuster la profondeur à laquelle on pêche. Dans le cas de la truite mouchetée ou omble de fontaine, le poisson trouve sa zone de confort où l’eau varie entre 12°C (53°F) et 16°C (61°F) idéalement. La truite grise ou touladi se réfugiera dans une eau plus froide qui avoisine les 10 (50°F) à 12°C, pour autant qu’il y trouve assez d’oxygène pour satisfaire ses exigences. La « bonne profondeur » pour trouver ces températures sera différente d’un lac à l’autre à cause de leurs caractéristiques propres.

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LA LUMIÈRE DANS L’EAU

En traversant l’eau vers la profondeur, la lumière se décompose en perdant progressivement des couleurs dans l’ordre du spectre en commençant par le rouge, puis l’orange, le jaune et le vert. Le bleu et le mauve sont les dernières couleurs visibles au poisson plus en profondeur.

LE BRASSAGE DES EAUX DU LAC, SAISON PAR SAISON

À certaines périodes (printemps et automne), la température et la densité de l’eau en surface seront les mêmes qu’en profondeur dans le lac. Cela permettra un brassage de l’eau jusqu’en profondeur sous l’effet du vent et un renouvellement de l’oxygène.

C’est pourquoi on retrouve la truite mouchetée plus en surface au printemps.

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LA CARTE BATHYMÉTRIQUE

Une carte bathymétrique représente le relief du fond du lac par des lignes d’égales profondeurs. Plus les lignes (courbes bathymétriques) sont rapprochées, plus la pente du fond est forte et à l’opposé, plus les lignes sont éloignées, plus la pente du fond est faible. Elle renseigne le pêcheur sur la localisation des zones profondes où il trouvera les eaux les plus froides ainsi que les zones superficielles où la température sera chaude en été.

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LA ZONE DE NOURRITURE DU POISSON

C’est entre 0 et 6 mètres (moins de 20 pieds) que l’on retrouve la zone la plus productive du lac mais aussi la plus chaude en été.

Les plantes aquatiques et les algues s’y installent et abritent une abondance de larves d’insectes et d’invertébrés. C’est la zone qui produit la nourriture pour les poissons. Par ailleurs, la zone la plus profonde peut être privée d’oxygène en été et devenir inhabitable pour le poisson.

LES COURS D’EAU

En ruisseau ou en rivière, les eaux en mouvement peuvent être plus facilement rechargées en oxygène après un brassage dans une chute ou une cascade. En plus de s’adapter à la température de l’eau, la répartition des poissons se fera aussi en fonction de la vitesse du courant et de la nature du fond. Ils se disputeront les meilleures places pour se mettre à l’abri du courant tout en ayant un poste de chasse pour capturer leurs proies qui dérivent. Cela peut être dans une fosse profonde qui les cachera en même temps de leurs prédateurs, derrière une grosse roche qui freine le courant, sous une berge en surplomb, au travers des branches d’un arbre renversé et partiellement noyé.

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2. LE POISSON ET SON HABITAT

LES ESPÈCES DE POISSON LES PLUS PÊCHÉES

Une centaine d’espèces de poissons d’eau douce appartenant à 24 familles sont indigènes au Québec. Plusieurs ont un caractère sportif : par exemple, l’omble de fontaine (truite mouchetée), le touladi (truite grise ou de lac), l’omble arctique (truite rouge du Québec) et le saumon Atlantique sont de la famille des salmonidés. Le doré et la perchaude appartiennent à la famille des percidés tandis que le grand brochet et le maskinongé représentent celle des ésocidés. Les achigans et les crapets composent la famille des centrarchidés.

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Au Québec, l’omble de fontaine est certes l’espèce la plus répandue et la plus recherchée par les pêcheurs sportifs. Les autres espèces ont aussi leurs adeptes pour différentes raisons : le goût savoureux du doré, la combativité de l’achigan à petite bouche, la puissance du touladi ou la voracité du brochet et de son proche parent, le maskinongé. L’alose savoureuse, l’éperlan arc-en-ciel, la perchaude, la barbotte, le crapet-soleil, le poulamon atlantique et le corégone sont autant d’autres espèces capturées à la ligne et qui sont consommées. Les lacs peuvent abriter une ou plusieurs espèces différentes qui se partageront ses ressources alimentaires.

On peut trouver des informations sur les principales espèces du Québec sur le site du ministère des Ressources naturelles et de la Faune http://www.mrnf.gouv.qc.ca/faune/peche/poissons/index.jsp.

L’ANATOMIE DU POISSON

Les espèces de poisson peuvent être différenciées les unes des autres par la forme et la taille de leur corps, de leurs nageoires, de leur bouche, leur coloration et leurs habitudes de vie. Les poissons d’une même famille ont des caractéristiques semblables.

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Les couleurs de l’omble de fontaine deviennent plus vives à l’approche de la période de reproduction, en automne, surtout chez le mâle qui développe alors un crochet à la mandibule. (image MRNF)

LES SENS ET LA PERCEPTION CHEZ LES POISSONS

Le poisson est doté de sens aiguisés. Ses yeux perçoivent une large portion de son entourage, de par leur position sur la tête.

De plus, la ligne latérale des poissons est un organe qui détecte les mouvements et les vibrations qui se propagent très bien dans l’eau, celles des proies comme de ses prédateurs. Enfin, Il est muni d’orifices nasaux qui lui permettent de détecter des odeurs dans l’eau. Le pêcheur fait appel à ces sens pour leurrer le poisson, en évitant d’être lui-même repéré.

LES BESOINS FONDAMENTAUX DU POISSON

En plus d’une eau de bonne qualité, le poisson doit avoir accès à des abris, à de la nourriture, à des sites de reproduction (frayères) et doit pouvoir circuler librement afin de répondre à ses besoins biologiques qui changent selon les saisons et son âge. Son habitat est comme une maison à plusieurs pièces dans laquelle il circule.

LA TEMPÉRATURE DE L’EAU

Les poissons sont des animaux « à sang froid ». Leur corps se maintient à la température du milieu ambiant.

Certaines espèces tolèrent l’eau fraîche tandis que d’autres doivent obligatoirement trouver des zones d’eau froide. La nécessité d’une eau froide est liée avec celle de disposer d’une eau riche en oxygène.

Plus l’eau sera froide, plus la concentration d’oxygène pourra être élevée (les gaz comme l’oxygène et le CO2 sont plus solubles dans l’eau à basse température). Par contre, en été et en hiver, la décomposition épuise parfois complètement l’oxygène tout au fond d’un lac, ne laissant que la zone du milieu habitable au poisson.

À cet égard, les salmonidés sont parmi les plus exigeants, en particulier, l’omble de fontaine. En été dans une rivière, il remontera le courant vers de plus petits tributaires pour y trouver de l’eau plus froide. Dans un lac, il devra se réfugier plus bas en profondeur pour rejoindre une zone où la température se maintiendra entre 12 et 16°C environ (54-61°F). Il pourra aussi parfois trouver une zone plus fraîche, près de l’arrivée d’un ruisseau ou d’une rivière, si sa température y est froide.

Dans un lac, les poissons d’eau froide doivent donc se déplacer entre la surface et la profondeur, selon la saison, pour satisfaire leurs exigences de température.

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LES ABRIS

Les poissons sont traqués par les pêcheurs mais aussi par beaucoup d’autres animaux : vison, loutre, martin-pêcheur, bec-scie, huard, héron et aigle-pêcheur en sont quelques-uns.

Les poissons doivent donc trouver des cachettes pour échapper à leurs prédateurs. De plus, certaines espèces de poisson sont territoriales et défendent un espace vital. Enfin, plusieurs espèces se cachent aussi pour surprendre leurs proies à l’affût.

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Un arbre tombé dans l’eau, de la végétation suspendue au-dessus de l’eau, une souche échouée en rive, un creux sous une berge, un amoncellement de roches, un herbier, une zone profonde constituent autant d’abris recherchés par les poissons pour échapper à leur prédateur. Le pêcheur avisé sait reconnaître ces cachettes pour y lancer sa ligne.

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LA NOURRITURE DU POISSON

Les poissons doivent être opportunistes et trouver leur nourriture qui change selon les saisons. Les invertébrés, en particulier les larves d’insectes qui vivent dans l’eau, constituent les proies les plus fréquentes de même que les insectes qui tombent des arbres, en rive. Les larves d’insectes aquatiques se fixent aussi sur les branches et le tronc d’un arbre renversé dans l’eau, ce qui donne au poisson une autre raison de côtoyer ces cachettes. Les leurres artificiels tentent d’imiter les proies naturelles du poisson par leur apparence ou les vibrations produites.

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Quand les insectes émergent à l’air libre, une espèce après l’autre, à la fin de leur vie aquatique (larvaire), les poissons profitent souvent de la manne. Certains insectes luttent un moment à la surface de l’eau pour se débarrasser de leur enveloppe externe et émettent des vibrations que les poissons perçoivent. Ils en font leur festin. Des mouches artificielles qui imitent ces larves d’insectes pourront avoir du succès pour capturer des poissons. Parmi les insectes connus qui ont un stade aquatique, on connait les libellules, les demoiselles, les éphémères, les maringouins, les mouches noires, pour n’en nommer que quelques groupes.

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Même si les herbiers et les baies peu profondes des lacs sont baignés en été par des eaux trop chaudes pour l’omble de fontaine, ils produisent la nourriture exploitée par les poissons qui peuvent trouver une zone confortable à proximité (zone profonde ou une arrivée d’eau froide).

Les poissons peuvent consommer autre chose que des insectes : des vers, des sangsues, des œufs, des poissons plus petits qu’eux ; certains carnassiers comme le brochet et le maskinongé peuvent même happer des canetons, des souris tombées à l’eau ou tout ce qui se présente devant leur large gueule. La taille du poisson déterminera la taille de la proie qu’il pourra manger.

Les ombles peuvent aussi consommer des écrevisses et des salamandres.

LES SITES DE REPRODUCTION

La saison venue, les poissons s’approchent de leurs frayères pour se reproduire. Encore une fois, le type de milieu recherché et la saison changent selon les espèces. Plusieurs espèces dont le brochet et le maskinongé frayent le printemps, dans des herbiers aquatiques. Le milieu préféré pour l’omble de fontaine est un cours d’eau, souvent de petite taille, au fond garni de gravier grossier et de petits cailloux traversé par un courant modéré. Les principaux tributaires d’un lac lui servent souvent de frayère et parfois, une partie caillouteuse du rivage du lac. Les ombles commencent à se rapprocher de leurs frayères dès la fin de l’été, selon la région et le moment de leur fraye.

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L’omble de fontaine enfouit ses œufs dans le gravier à l’automne ; ils y passent tout l’hiver jusqu’au printemps suivant, avant d’éclore. Le gravier est perméable à l’eau.

Celle-ci percole au travers et alimente les œufs en oxygène pendant cette longue période, en autant que le fond reste propre. Un dépôt de sédiments fins pendant l’incubation bloquerait l’eau et étoufferait les œufs. Les alevins qui en sortent sont toujours dispersés dans le gravier. Ils y restent enfouis tant que leur sac vitellin, un petit sac contenant le jaune de l’œuf attaché au ventre du jeune poisson, ne sera pas digéré et absorbé. Ils peuvent alors émerger et se disperser.

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LA LIBRE CIRCULATION DU POISSON

Le poisson doit être en mesure de se déplacer d’un endroit à l’autre, selon les besoins saisonniers, passant de sa zone de croissance à la zone d’alimentation ou à la frayère, puis en revenir. Le libre passage doit parfois être maintenu par des aménagements comme l’enlèvement des embâcles en cours d’eau et les passes migratoires. Les ouvrages comme les ponts et les ponceaux doivent aussi permettre la libre circulation du poisson tout en évitant d’y apporter du sable et des sédiments fins nuisibles au poisson.

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PRÉSERVATION DU MILIEU NATUREL

Être négligent peut être néfaste pour la faune. La protection de la ressource nécessite également la protection de son milieu de vie.

Il faut récupérer tout matériel endommagé ou d’emballage et en disposer dans un endroit approprié car il peut causer des dommages insoupçonnés lorsqu’il est laissé dans la nature. Un bout de fil de pêche coupé, un plastique d’emballage peuvent devenir un piège mortel pour le poisson, un oiseau ou un autre animal.

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3. LA RÉGLEMENTATION ET LA SÉCURITÉ

RÉGLEMENTATION, QUELQUES RAPPELS

Afin d’assurer la protection et le maintien à long terme du poisson et de la pratique de la pêche, des règlements ont été adoptés au fil des ans et s’adressent à tous les pêcheurs sportifs. Il est nécessaire de connaître ces règles édictées en vertu du Règlement de

pêche du Québec dont on peut consulter le résumé sur le site internet du MRNF à l’adresse suivante : (http://www.mrnf.gouv.qc.ca/publications/enligne/faune/reglementation-peche/index.asp).

Au Québec, un permis est nécessaire pour pratiquer la pêche sportive y compris dans les réserves fauniques. Toutefois, dans le cas d’une famille, les enfants et le conjoint peuvent pêcher soit avec leur propre permis, soit en présence du parent détenteur d’un permis en se limitant cependant à une seule limite de capture par permis de pêche.

Le nombre d’engins est limité à une canne par pêcheur en été (et généralement à cinq lorsque la pêche est permise en hiver).

Le nombre d’hameçons sur une ligne ne peut pas dépasser 3.

Il faut pratiquer la pêche durant les saisons où elle est permise et respecter les limites de taille et/ou de poids ainsi que les limites de prises quotidiennes et de possession s’il y a lieu.

Voici un exemple pour bien comprendre le sens de la limite de possession : si la limite quotidienne est de 7 ombles mais qu’il vous en reste 3 de la veille (que vous n’avez pas consommés), votre récolte pour la journée est limitée à 4 autres poissons afin de ne jamais dépasser la limite de possession qui est identique à la limite quotidienne, soit 7.

Le nombre de poissons qu’il est permis de capturer peut être différent d’une espèce à l’autre, d’une réserve faunique à l’autre (pour une même espèce) et parfois même d’un lac à l’autre; soyez attentif à ces différences et informez-vous auprès du personnel.

SÉCURITÉ, QUELQUES RAPPELS

Avant de partir à la découverte d’un lac dans une embarcation, il faut s’assurer d’avoir le matériel requis pour assurer sa sécurité et respecter la loi. Chaque passager devrait porter une veste de flottaison adaptée à sa taille et homologuée pour le Canada.

L’équipement de sécurité nautique comprend également des rames, un contenant pour écoper l’eau au fond de l’embarcation, une corde flottante de 15 m ou plus (ligne d’attrape), un sifflet (dispositif sonore) et une lampe de poche étanche à l’eau.

Selon le Règlement sur la compétence de conducteurs d’embarcations de plaisance, tous les conducteurs d’embarcation motorisée doivent détenir une preuve de compétence pour naviguer. Des feux de navigation sont exigés pour l’utilisation d’une embarcation la nuit. On peut obtenir plus d’information à l’adresse suivante : http://www.tc.gc.ca/media/documents/quebec-fra/t14659f.pdf

Par ailleurs, il faut adopter une attitude prudente quand on s’éloigne de la rive. Il faut prévoir les conditions météorologiques dangereuses (vents violents, orages électriques), éviter les mouvements brusques qui pourraient faire chavirer l’embarcation, respecter la capacité de charge de l’embarcation et réserver le temps (et l’essence s’il y a lieu) pour le retour.

N’oubliez pas d’apporter des vêtements adaptés à la température et d’autres vêtements de rechange, des breuvages et de la nourriture pour la durée de la sortie de pêche.

Vous trouverez des conseils de sécurité additionnels en visitant notre page à l’adresse suivante : http://www.sepaq.com/securite

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