Lacs et rivières

Le Québec : en plein dans le mythe

Je suis calme ou fougueuse, trouble ou limpide, plate ou vive, affable ou indomptable. Je suis source de vie, de diversité et d'énergie. Je suis pourvoyeuse de rêves, de jeux et de découvertes. C'est moi qui irrigue les grands espaces et abreuve les petites espèces. Je suis le fil d'Ariane de l'histoire de tout un pays, celle des bûcherons, des draveurs et des premiers industriels du nord-est de l'Amérique.

Je suis…l'eau douce du Québec, omniprésente du nord au sud, de l'est à l'ouest. Peu d'endroits peuvent se prévaloir d'une ressource naturelle si opulente, ne serait-ce que parce que le Saint-Laurent est un bassin hydrographique de premier plan à l'échelle de la planète. Mais sans vouloir l'offenser, nous laisserons sa Majesté le grand fleuve suivre son cours pour nous intéresser aux trésors de l'arrière-pays : le Québec des lacs et rivières. En plein dans le mythe donc, comme le suggère l'image de carte postale, mais aussi dans les rapides parfois périlleux de la modernité. Au programme de cette descente à fleur d'eau douce : de la biologie, des opinions tranchées, de l'histoire au fil du Saint-Maurice, de la pêche, une mer intérieure appelée lac Saint-Jean, des chutes à tomber et un florilège de destinations et d'expériences pour vivre le plus beau des étés au bord de l'eau.

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Que d'eau !

Si vous vous demandez de quel bois sont faits les grands espaces, vous avez la réponse : d'eau ! 10 % de l'immense territoire du Québec est recouvert d'eau douce. Avec ses 4.500 rivières et son demi-million de lacs, le Québec possède 3 % des réserves en eau douce renouvelables de la planète, tandis que sa population représente environ 0,15 % du total des habitants de la Terre. A l'échelle du monde, l'or bleu est une ressource bien mal partagée : dix pays, dont le Canada, partagent 60 % des réserves mondiales d'eau douce. Au Québec, ces réserves sont concentrées dans les rivières, neige et glaciers (70 %), dans le sous-sol (plus de 30 %) et dans les lacs et réservoirs (0,5 % approximativement). Les Québécois utilisent en moyenne plus de 300 litres d'eau par jour et par personne pour leur besoins quotidiens. Sur le continent africain, cette moyenne est inférieure à 20 litres par jour.

Le contraste est saisissant et ne peut pas faire oublier les grandes responsabilités qu'implique ce riche patrimoine renouvelable en termes de suivi et de protection. Les milieux aquatiques, en particulier les lacs et les rivières, abritent des écosystèmes fragiles, particulièrement sensibles à la pollution et aux dérèglements climatiques, tandis que la ressource paye un lourd tribut aux activités humaines depuis le XIXème siècle, industrielles et agricoles en tête. Au Québec, ce n'est qu'en juin 2009 que l'Assemblée nationale a adopté une loi affirmant le caractère collectif des ressources en eau et visant à renforcer leur protection, un patrimoine si précieux pour les générations actuelles et futures.

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De l'eau pour tous et pour chacun ! Ci-dessus pour les aventuriers, le Québec à fleur d'eau douce dans le parc national de la Gaspésie

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Ci-dessus pour les romantiques, la surface du lac Bell, en Mauricie, épousant les couleurs de l'automne 

Un patrimoine hors norme

L'eau douce, cette ressource si précieuse, fragile et essentielle à la vie, la province du Québec en regorge. Trois grands bassins versants définissent l'organisation hydrographique de cet immense territoire. Le bassin du Saint-Laurent au sud, le bassin des baies d'Hudson et James à l'ouest, et le bassin de la baie d'Ungava, au nord. Le premier et le second couvrent respectivement une superficie d'environ 415.000 km² et le troisième, 290.000 km².

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Le fleuve Saint-Laurent prend sa source dans les grands lacs américains et draine les eaux d'un bassin hydrographique à l'est de l'Amérique du Nord de 1.610.000 km², qui représente environ 25 % des réserves mondiales en eaux douces. Traversant l'Ontario avant d'arriver au Québec, le fleuve passe par Montréal. A Tadoussac, à l'embouchure du Saguenay, le cours d'eau est devenu le plus grand estuaire du monde et termine sa course dans le golfe du Saint‑Laurent, et l'océan Atlantique. Le fleuve Saint-Laurent est une étape migratoire capitale pour la Sauvagine au printemps comme à l'automne grâce à l'eau qui rend ses marais et vasières si accueillants et fertiles. L'eau comme habitat, l'eau comme ressource, l'eau comme force. Phoques, baleines et oiseaux marins, se côtoient ici de mai à octobre. Macareux moines, fous de bassan et eiders à duvet, ne sont que quelques représentants de la gente ailée qui cohabitent le temps d'un été, avec le souffle des rorquals.

Hymne à la vie

Cet estuaire est un hymne à la vie. L4écoulement du système hydrographique continental Québecois, peut grossièrement se décrire autour d'un point situé au cœur de la province, d'où les eaux s'écoulent à 360 degrés. De façon un peu plus précise, une dizaine d'entités hydrographiques sont identifiables au Québec en regroupant les régions qui possèdent des similarités directionnelles dans leur système d'écoulement. Commençons par les régions de la Gaspésie, du Bas-Saint-Laurent et de Chaudière-Appalaches. Ces régions forment une péninsule où les montagnes Appalaches s'engouffrent et délimitent deux bassins versants. Ici, la destination des rivières et le fleuve Saint-Laurent au nord et la Baie des Chaleurs au sud. Des montagnes à la mer, elles se faufilent dans les vallées encaissées des Chic-Chocs, qui en langue micmac, signifie montagnes escarpées. Royaume des petites rivières aux eaux vives, froides et cristallines, le saumon atlantique en a fait ses quartiers.

Douceur et fraîcheur

Viennent ensuite les régions du centre du Québec, les Cantons-de-l'Est et la Montérégie, située à l'ouest de notre première zone. Les rivières qui descendent ici des Appalaches depuis la frontière canado-américaine viennent à la plaine avant de s'ouvrir au fleuve. Au nord de cette localisation, se trouvent les régions des Laurentides et de l'Outaouais, où le système hydrographique s'organise dans un axe nord-sud. Certains cours d'eau flirtent ici avec la frontière de l'Ontario. Ce bassin-versant est celui des conditions climatiques clémentes, là où l'été est plus long qu'ailleurs au Québec. Ces deux entités hydrographiques croisent la région métropolitaine de la province, la région de Montréal. D'ici, en remontant vers Québec, les régions de Charlevoix, de la Mauricie et de Lanaudière, nous ouvrent leurs portes. Une grande diversité de rivières de taille moyenne s'écoulent dans des paysages atypiques et vallonnées qui puisent leur caractère aux diverses glaciations passées et à l'impact d'une météorite, il y a 350 millions d'années. Véritables jardins de bien-être, ce sont les rivières de la plénitude.

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Le territoire des géants

Passons au lac Saint-Jean, un point hydrographique bien connu au Québec. Il se trouve au cœur de la région du Saguenay – Lac Saint-Jean, caractérisée par la faible présence humaine et l'importance de la couverture forestière au sein du paysage. Comme un signe, un prémice à cet immense territoire qui naît à l'est, la côte nord, et à l'ouest, l'Abitibi-Témiscamingue. Ces régions sont par excellence le domaine de la forêt boréale et leur délimitation fait rêver : Labrador, Ungava, baie James. Immense territoire et grandioses rivières, qui s'écoulent vers le sud et le golfe du Saint-Laurent pour l'un, vers le nord-ouest et la baie James pour l'autre. Ce sont les régions des grands complexes hydroélectriques du Québec, qui produisent ainsi 96 % de son électricité et s'affirme comme le plus gros producteur du territoire canadien.

Taïga et toundra

Prochaine étape de notre découverte hydrographique, la taïga, la toundra. A l'ouest, la baie d'Hudson. A l'est, la baie d'Ungava. Terres cri, inuite et de mystère. Terres contrastées par la fragilité de la vie et la dureté du climat. Confins arctiques et nord boréaux. Définir le système hydrographique de ces régions en quelques mots, relève de l'utopie. Pur, innombrable, sauvage, démesuré, voilà quelques qualificatifs qui ne conviennent que par substitut. Pays de l'immensité sauvage, des aurores boréales, du caribou migrateur et de l'ours polaire, le système hydrographique suite la même inspiration. Patrimoine d'une province ou de l'humanité, à chacun son opinion.

"Pur, innombrable, sauvage, démesuré… voilà quelques qualificatifs qui ne conviennent que par substitut."

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Plage de Métabetchouan, lac Saint-Jean 

Si le Saint-Maurice pouvait parler…

Coudonc ! Pour sûr que je parle ! Il suffit de tendre l'oreille, ou mieux encore, de suivre mon cours. De ma source, tout là-haut, jusqu'à mon exutoire dans le grand Saint-Laurent, j'ai tellement d'histoires à raconter…

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En canot dans le parc national de la Mauricie

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Draveurs avec leurs gaffes sur la rivière Saint-Maurice en 1940

Nous autres, les rivières, nous n'avons pas besoin de passeport, mais faisons comme si… Lieu de naissance : au-delà de toute route, dans l'immense réservoir Gouin et ses 1.789 m². Par pure coquetterie, je ne vous dirai pas mon âge; notez seulement que le réseau hydrographique du Saint-Laurent auquel j'appartiens s'est formé il y a moins de 10.000 ans, après la fonte d'une immense calotte glaciaire appelée l'Inlandsis laurentidien. Je mesure 563 km bien que je paraisse n'en franchir que 395 à vol d'oiseau. Signe particulier : je peux me vanter d'être le quatrième tributaire du Saint-Laurent. A l'instar de plusieurs de mes cousines québécoises comme la rivière des Outaouais ou le Saguenay, je puis aussi me targuer d'avoir donné mon nom à la belle et grande région qui m'entoure, la Mauricie. A vrai dire, des noms, j'en ai porté quelques-uns : Métabéroutin (décharge de vent) en langue algonquine, Tapiskwan Sipi (rivière de l'enfilée d'aiguille) pour les Attikameks, Madôbaladenitekw (rivière qui finit) pour les Abénaquis, "rivière du Fouez" pour Jacques Cartier…

Un curriculum vitae foisonnant

Mon parcours ? Après des débuts chaotiques durant lesquels j'emprunte une ribambelle de fractures à travers les collines rocheuses du plateau laurentien, je prends un peu de largeur et de sérénité en m'engageant dans le piémont, cette zone de transition entre montagne et plaine. Je m'écoule ainsi, relativement sagement, de Grandes-Piles à Shawinigan, pour enfin traverser un relief deltaïque et me jeter dans le fleuve à Trois-Rivières, mon exutoire. A mon actif : plus de 400 mètres de dénivellation, un bassin-versant qui épouse une superficie totale de 42.901 km², recouvert à 85 % de forêts et à 10 % de lacs et de rivières. On y dénombre en effet au moins 3.200 lacs et dix-sept affluents d'importance, dont les belles rivières Shawinigan, Matawin et Windigo. C'est dire l'ampleur de l'écosystème que je draine littéralement. Mes seules eaux accueillent quarante-deux espèces de poissons. Pour mieux vous rendre compte de mes paysages et de leur richesse écologique, retrouvez-moi à Saint-Jean-des-Piles, sur le territoire de Shawinigan. C'est la porte d'entrée du parc national de la Mauricie, aire naturelle de conservation de 536 km² : tout un monde de lacs, de ruisseaux et de forêt où respirer, apprendre et s'aventurer. Vous trouvez que je me la raconte ? Attendez la suite…

Boréalis : la mémoire de l'eau

Bordant l'embouchure du Saint-Maurice, à Trois-Rivières, c'est dans l'ancienne usine de filtration d'eau de la Canadian International Paper (CIP) que s'est installé Boréalis. Beau, vivant, surprenant, le Centre d'histoire de l'industrie papetière raconte l'aventure des pâtes et papiers au Québec en explorant de manière résolument moderne et humaine des thèmes tels que l'exploitation forestière, l'omniprésence de l'eau, le travail en usine, les bûcherons et les draveurs, les quartiers ouvriers…

Coupe de cœur : le rallye souterrain à la lumière de lampes ultraviolettes sous les voûtes du bâtiment, autrefois inondées. Un lieu de mémoire et d'avant-garde rempli de surprises.

Plus d'infos : www.borealis3r.ca

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Avec les humains…

C'est bien simple, tout à fois voie de communication, source de vie, de beauté et d'énergie, les hommes ont toujours su tirer profit de mon potentiel. Quand Jacques Cartier me "découvre" en 1535 lors de son deuxième voyage d'exploration, il constate que les peuples amérindiens m'utilisent depuis déjà fort longtemps. Du côté de la Tuque, demandez aux Attikameks, peuple ancestral de la Haute-Mauricie, de vous raconter ce jour de 1651 où le premier blanc est arrivé jusqu'à eux en remontant mon fil. Outre les missionnaires, je fus tout au long du XVIIème siècle le véhicule privilégié de nombreux coureurs des bois, trappeurs et autres marchands de fourrures qui installèrent vite les premiers postes de traite sur mes flancs. A partir du XIXème siècle, véritable essor de la colonisation euro-québécoise de la Haute-Mauricie, ce sont les entreprises forestières et papetières qui allaient m'exploiter à plein régime.

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La ville de Shawinigan vit au rythme de la rivière

Pendant près de 150 ans, des hommes ont bravé mes chutes, risqué et parfois donné leur vie dans mes rapides pour acheminer les billes de bois entassées à la Tuque vers ces autres villes que j'ai vu naître : Les Piles, Grand-Mère, Shawinigan, Trois-Rivières. Je suis même la dernière rivière du Québec à avoir cessé le transport du bois par flottaison, en 1996. La fin des draveurs… dont l'histoire émouvante est savamment mise en lumière à Boréalis, le tout récent Centre d'histoire de l'industrie papetière, installé à Trois-Rivières.

…le courant passe !

Moi le Saint-Maurice, j'ai aussi été le témoin direct et – excusez du peu ! – un acteur majeur de la première aventure sidérurgique au Canada. Faites donc un tour au Lieu historique national du Canada des Forges-du-Saint-Maurice pour découvrir les vestiges de cette incroyable épopée pré-industrielle. Et puis qui dit usines papetières et industrie forestière dit aussi énergie. Ce n'est pas un hasard si les villes qui ont grandi sur mes rives ont choisi la proximité de chutes suffisamment hautes pour y installer des barrages. Je ne compte pas moins de dix centrales hydroélectriques sur mon cours. Toutes sont la propriété d'Hydro-Québec. A Shawinigan, une journée à la Cité de l'Energie (www.citedelenergie.com) vous en apprendre plus, notamment en visitant la première centrale de la Nothern Aluminium Company dont les bâtiments historiques sont devenus un lieu d'expositions et de démonstrations passionnantes. Vous découvrirez aussi les coulisses d'une centrale toujours active, la Shawinigan-2, joyau du patrimoine hydroélectrique québécois. Parole de rivière, la Cité est un attrait de premier plan au Québec, peut-être même le plus "hot". Du haut de la tour Hydro-Québec, vous réaliserez à quel point je fais corps avec la ville et ses aménagements singuliers. Spectaculaire !

Forges du Saint-Maurice : le berceau industriel

Sur la rive sud-ouest du Saint-Maurice, à vingt minutes au nord du centre-ville de Trois-Rivières, le Lieu historique national du Canada des Forges-du-Saint-Maurice donne un sens et une visibilité à de nombreux vestiges archéologiques rappelant la naissance de la toute première industrie sidérurgique canadienne. Les Forges Saint-Maurice furent établies en 1730 par François Poulin de Francheville. Sur ce vaste site bordant la rivière, on fabriquera de la fonte pour les usages de l'époque durant près de 150 ans. Les vestiges des installations sidérurgiques, dont le haut-fourneau, mais aussi ceux du village des Forges où vivèrent plus de 400 travailleurs, sont accessibles au public via des visites libres ou guidées. Parcs Canada y propose également des expositions et animations, un programme éducatif ainsi qu'un très joli parcours en nature, flirtant avec le Saint-Maurice.

Plus d'infos : www.pc.gc.ca

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Mémoire vive et jeux d'eau

Vous suivez le fil ? De la Tuque à Trois-Rivières, je conserve la trace de l'histoire humaine, comme en attestent les trente-trois ponts et traverses qui m'enjambent. Mais le XXème siècle allait aussi amener dans mes eaux et sur mes rives d'autres usagers, autrement plus souriants que les ingénieurs d'Hydro-Québec. Ils sont campeurs, randonneurs, canoteurs, kayakistes, cyclistes, pêcheurs, chasseurs ou simples contemplatifs… Puisque nous sommes à Shawiningan, restons-y. Cette ville, qui est justement en train de me doter d'un balisage pour favoriser la navigation de plaisance, offre comme un florilège de toutes mes vocations. Ici, vous pouvez mettre le cap sur le parc national de la Mauricie, jouer les Robinsons au Parc de l'île Melville et sur l'île Banane, découvrir la charmante petite église Notre-Dame-de-la-Présentation et ses décors du peintre Ozias Leduc, ou encore vous désaltérer d'une excellente bière microbrassée du Trou du Diable… le tout sous mes bons auspices. Preuve de ma complicité au long cours avec cette communauté, se tient cet été la 80ème édition de la Classique internationale de canots, une course extraordinaire qui voit se mesurer sur mon dos des athlètes de calibre mondial. Une bonne occasion de me rendre visite. Car moi, le majestueux Saint-Maurice, j'ai encore bien d'autres aventures à vous faire vivre. Et tant d'histoires à raconter…

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Un coup d'œil crépusculaire sur la Cité de l'Energie, à Shawinigan

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Pêche au Québec

Taquiner le poisson, mode d'emploi

Avec un réseau hydrographique aussi démesuré et une faune aquatique riche et abondante, la Belle Province offre un terrain de jeu exceptionnel aux amateurs, du novice en la matière au pêcheur aguerri. Portrait d'une activité pleine nature des plus prisées.

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Que l'on ait envie d'une excursion peinarde au cœur de la forêt boréale pour la pêche à l'achigan ou la truite arc-en-ciel, ou encore d'une aventure d'une semaine sur les grands territoires du Nord à la conquête de l'omble chevalier, l'offre est vaste et des plus complètes au Québec. De manière autonome ou en forfait tout-inclus, le séjour choisi dépendra également du type d'expérience de pêche recherchée, de la distance que l'on est prêt à franchir pour s'y rendre, et bien entendu, des cordons de sa bourse.

Le territoire

Trois fois plus grand que la France et aussi étendu que l'Alaska, le Québec occupe une superficie de près de 1,7 million de km². Avec ses milliers de lacs et de rivières, ses baies, son fjord, son fleuve et son golfe, la variété des espèces est ici au rendez-vous. Et elles sont des dizaines à faire le bonheur des pêcheurs sportifs de tout acabit, réparties sur le territoire selon la région, le climat, la flore et le type de cours d'eau. Si certaines se retrouvent pratiquement à la grandeur de la province comme l'achigan, le brochet, le doré, le touladi (truite grise) ou l'omble de fontaine (truite mouchetée), d'autres fréquentent des endroits bien précis tels le saumon atlantique, l'esturgeon, la truite de mer ou encore le maskinongé. A savoir d'ailleurs que la province compte l'une des plus grosses populations de truites mouchetées en Amérique du Nord, une espèce des plus populaires. Mais celui qui fait rêver tout pêcheur, considéré comme mythique et surnommé à juste titre le "seigneur des eaux", n'est nul autre que le saumon. Et c'est un voyage de pêche à ne pas manquer, avis aux intéressés.

Les règles du jeu

La province est découpée en 29 zones de pêche, chacune tenant compte de la distribution des espèces. Si l'activité est autorisée pratiquement partout au Québec, un permis est toutefois requis, lequel varie selon l'espèce et la durée de l'excursion ou du séjour. Pour se le procurer, rien de plus simple. On se rend chez un détaillant autorisé (généralement une boutique chasse et pêche, un magasin général, un pourvoyeur, etc.) et on acquitte les droits. That's it ! Après, vient la recherche du spot. Bien que la plupart des plans d'eau du Québec soient publics, il faut faire gaffe à ne pas empiéter sur les terres privées qui pourraient les border, du moins sans permission. En ce qui concerne les terres du domaine de l'Etat, elles sont libres d'accès mais peuvent être organisées en territoires structurés. C'est le cas notamment des zones d'exploitation contrôlée (ZEC), des réserves fauniques et des pourvoiries pour lesquelles sont établies des modalités particulières d'accès. Des droits de pêche et de séjour y sont exigés mais en revanche, elles présentent de nombreuses infrastructures et des services allant de la location d'équipement et de chaloupe à l'hébergement et les repas. Le bon plan pour ceux qui ne veulent pas se casser la tête !

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L'expérience pourvoirie : le "pit stop" de rêve

Il y a un peu plus d'un siècle, alors que le gouvernement québécois confia la gestion de grands espaces forestiers à des entreprises privées, ces derniers créèrent des clubs de chasse et pêche, dont certains devinrent le haut lieu de rendez-vous des grands décideurs et financiers de l'époque. Suite à la nationalisation de la gestion de ces territoires, vers les années 1950, le commun des mortels pouvait alors s'en porter acquéreur. Ainsi de nos jours, on compte près de 700 pourvoiries (plusieurs étant familiales), dont un peu plus de la moitié sont membres de la Fédération des pourvoiries du Québec (FPQ). Elles proposent, généralement sous forme de forfaits, de l'hébergement, ainsi que nombreux services et équipements pour la pratique récréative de la pêche. Et les pourvoyeurs sont de vrais experts en la matière, n'hésitez donc pas à leur demander conseil ou à faire appel à leur service de guide. Côté hébergement, on a l'embarras du choix, allant du camp rustique au luxueux chalet en bois rond, en passant par le bateau-maison et l'auberge forestière. Souvent situées en territoire isolé, les pourvoiries offrent une expérience grande nature en terre d'émotions, où aventures uniques et histoires mémorables laisseront d'impérissables souvenirs. On adore, tout simplement.

En pratique

Prenez le temps de visualiser l'offre des séjours et d'évaluer vos intérêts. Les sites web de la FPQ (www.pourvoirie.com) et de la Sépaq (www.sepaq.com) sont une mine d'information sur le sujet, offrant de surcroît des forfaits pour tous les goûts. Plusieurs agences proposent également des formules en pourvoirie, vol compris ou non. Un saut sur le site du gouvernement provincial s'avère aussi fort utile si vous comptez vous organiser de manière plus autonome. On y traite des zones de pêche et des espèces de la réglementation, des permis, des périodes de pêche et limites de prises, des saines pratiques de la remise à l'eau, etc. : www.mrn.gouv.qc.ca/faune/peche/index.jsp

De plus, si vous comptez louer une embarcation à moteur, informez-vous sur les preuves de compétence exigées pour les visiteurs : www.tc.gc.ca

Séjournez en pourvoirie

Les pourvoiries du Québec : Une destination de choix !

Quelles que soient vos attentes, vous trouverez dans ce réseau de destinations des idées de vacances inoubliables. Pour ces gens qui vous accueilleront, la nature n'a pas de secret. Ces experts du territoire se feront un plaisir de vous recevoir à bras ouverts et de vous guider au sein de leurs installations au cachet unique. Que vous recherchiez quiétude, dépaysement, action ou défi, soyez assurés que Les pourvoiries du Québec est un gage de qualité !

www.pourvoiries.fr

Pourvoirie Cécaurel : escapades dans les grands espaces

  • 2 jours/2 nuits
  • hébergement en chalet
  • plan européen
  • printemps-été-automne
  • chaloupe, moteur de 15 CV, veste de flottaison individuelle
  • essence illimitée
  • renseignez-vous sur nos forfaits hivernaux au www.cecaurel.com

Eblouissement garanti sur www.pourvoiries.fr/cecaurel pour 210$ CAN + taxes par personne

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Club de chasse et pêche Tadoussac

  • 3 jours/2 nuits
  • hébergement en chalet
  • plan européen
  • du 1er juillet au 8 septembre 2013
  • embarcation de 14 pieds
  • moteur électrique
  • permis de pêche
  • veste de flottaison individuelle
  • équipement de pêche complet
  • appâts
  • bois pour feux extérieurs
  • une journée de pêche
  • une excursion d'observation des baleines sur le Fjord
  • kayak
  • pédalo

www.pourvoiries.fr/tadoussac pour 225$ CAN + taxes par personne (minimum de 2 personnes)

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