Migration des oies blanche : de la vie plein la vue !

Ornithologue patenté ou simple curieux, un spectacle magique vous attend chaque automne et chaque printemps sur les rives du Saint-Laurent. Il met en scène un grand migrateur qu’on croyait pratiquement disparu il y a un siècle. A Baie-du-Febvre (Centre-du-Québec), vous êtes aux premières loges du ballet des oies blanches.

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Une grand claque donnée par Dame Nature. C’est le sentiment qui vous étreint, émerveillement en prime, devant l’envol simultané de 50.000 oies des neiges juste sous vos yeux. Il faut dire que ce volatile migrateur a quelques atouts pour impressionner : une envergure d’1,5 mètre et un beau plumage immaculé (sauf quelques pointes noires au bout des ailes) à qui l’oie des neiges doit son sobriquet le plus commun, celui d’oie blanche.

Migrateur de compétition

Jadis menacé d’extinction, c’est par centaines de milliers que l’oiseau fait aujourd’hui escale le long du fleuve Saint-Laurent. Mettez-vous un instant à sa place ! Quand on vit en Alaska, qu’on a pris ses quartiers d’hiver dans le New Jersey ou en Caroline-du-Sud (Etats-Unis) et qu’il est temps de rentrer à la maison, la pause s’impose. Et après

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Jadis menacée d’extinction, c’est par centaines de milliers que l’oie blanche fait aujourd’hui escale le long du fleuve Saint-Laurent

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A Baie-du-Febvre, plusieurs aires de stationnement en bordure de la route 132 offrent des postes d’observation optimaux, aux premières loges du grand ballet des migrateurs

Une grande claque donnée par Dame Nature. C’est le sentiment qui vous étreint, émerveillement en prime, devant l’envol simultané de 50.000 oies des neiges juste sous vos yeux. Il faut dire que ce volatile migrateur a quelques atouts pour impressionner : une envergure d’1,5 mètre et un beau plumage immaculé (sauf quelques pointes noires au bout des ailes) à qui l’oie des neiges doit son sobriquet le plus commun, celui d’oie blanche.

Migrateur de compétition

Jadis menacé d’extinction, c’est par centaines de milliers que l’oiseau fait aujourd’hui escale le long du fleuve Saint-Laurent. Mettez-vous un instant à sa place ! Quand on vit en Alaska, qu’on a pris ses quartiers d’hiver dans le New Jersey ou en Caroline-du-Sud (Etats-Unis) et qu’il est temps de rentrer à la maison, la pause s’impose. Et après 900 km d’une traite à 1.000 mètres d’altitude, elle est bien méritée. C’est généralement à la fin du mois de mars que les premiers vols font leur apparition autour du lac Saint-Pierre. Les rives du Saint-Laurent, et en particulier les marais du Cap-Tourmente (qui reçoit les plus importantes concentrations) constituent l’escale idéale pour nos grands pèlerins, alors qu’ils n’ont même pas atteint le quart de leur retour vers leur lieu de nidification, un voyage de plus de 4.000 km. Ils trouvent ici une nourriture riche et abondante, sans compter tout l’espace nécessaire pour stationner à plusieurs dizaines de milliers. Dans le sens des départs – du Grand Nord jusqu’à la côte atlantique -, c’est dans le courant du mois d’octobre que les oies jettent leur dévolu sur ces sites hospitaliers, offrant à voir le même spectacle insensé : d’immenses marées blanches, mouvantes et bruyantes, qui d’un coup peuvent s’abattre ou se soulever pour changer d’air (en fait, pour aller se nourrir dans un champ voisin le plus souvent).

Ouvrir l’œil

Baie-du-Febvre est un site choyé pour le stationnement des oies et leur observation. Il est arrivé qu’on en compte plus de 500.000 au même moment ! S’il faut un peut de patience ou de chance pour tomber sur une population d’une telle densité, il est en revanche facile d’observer les oiseaux d’assez près : plusieurs aires de stationnement, le long de la route 132, jouxtent les champs où les oies blanches viennent se nourrir depuis leurs zones de repos. Il suffit d’ouvrir l’œil. Le temps fort de la journée est sans aucun doute le lever du soleil, où d’immenses quantités d’oies entament leurs déplacements. Un étonnant ballet qu’on peut cependant observer tout au long de la journée. Avant ou après les émotions fortes, un tour au Centre d’interprétation de Baie-du-Febvre est chaudement recommandé. On y présente toute la vie faunique du milieu et l’interaction des éléments qui la compose. Des journées d’initiation à l’observation en compagnie de guides spécialisés peuvent aussi être réservées. De quoi prendre la mesure de ce trésor écologique qui poussa l’UNESCO, en novembre 2000, à reconnaître le lac Saint-Pierre comme Réserve de la biosphère.

EN PRATIQUE

CENTRE D’INTERPRETATION DE BAIE-DU-FEBVRE

Ouvert de mars à novembre.

420, route Marie-Victorin, Baie-du-Febvre. Tél. : (450) 783-6996

www.oies.com

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