Bronx

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Le Bronx (en anglais : The Bronx) est l'un des cinq arrondissements (en anglais borough) de la ville de New York aux États-Unis (avec Manhattan, Brooklyn, Queens et Staten Island). Il coïncide avec le comté de Bronx (Bronx County), découpage administratif de l’État de New York, mais comme les quatre autres comtés de la ville, il ne fonctionne pas comme les autres comtés de l'État. En 2010, sa population était de 1.400.761 habitants. Son nom provient de Jonas Bronck, un émigrant suédois qui fut le premier à coloniser cette zone.

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Johnson serait né dans la province du Småland vers 1600, et au lieu de travailler dans la ferme que sa famille exploitait, il décida de devenir marin ce qui l'entraîna au Japon et en Inde. Il épousa Teuntje Joriaens le 6 juillet 1638, à Amsterdam, avant que son épouse ne décide de migrer en Amérique du Nord.

En juin 1639, Bronck navigua sur l'East River sur un bateau baptisé De Brant Van Toryen (c'est-à-dire le “Cheval de Troie” en hollandais) avant de s'établir à Harlem sur un petit terrain où il exploitait une ferme. Mais en 1643, il périt au cours d'une attaque d'indiens, et son terrain fut vendu. La zone où sa ferme était située ne s'appela Broncksland qu'au cours du XVIIe siècle; en revanche, la rivière coulant du nord au sud le long de l'ancienne ferme du courant continua d'être appelée Bronck's River, avant que le nom ne soit simplement abrégé en Bronx River. Bronck donna par la suite son nom au Bronx.

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New Netherland officials and members of the Lenape tribe meeting in Jonas Bronck's home

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cliquez sur l'image (comme d'hab')

Le territoire était autrefois désigné sous le nom de Rananchqua par les Amérindiens Siwanoy, puis les colons le nommèrent Broncksland ou Bronck’s farm, ce qui donna finalement The Bronx.

Le nom du borough est toujours accompagné de l'article défini, tandis que le nom du comté est seulement Bronx. Le Bronx est mondialement connu pour être l'un des coins les plus dangereux de la ville de New York du fait de la violence des gangs et des trafics. Cependant depuis quelques années le Bronx est de plus en plus dynamique et la violence a fortement chuté. Le Bronx est également connu pour être le berceau de la culture hip-hop.

À l'origine le terrain est peuplé par les Siwanoy, un clan des indiens Lenapes (ou Delawares), qui y fonde plusieurs villages.

Les Indiens d'Amérique Siwanoy étaient un groupe parlant la langue algonquine. Ils vivaient dans la région de l'actuelle New York. Au milieu du XVIIe siècle, quand leur territoire a été convoité par les colons néerlandais et britanniques, les Siwanoy se sont établis le long de l'East River et à Long Island Sound, entre Hell Gate et Norwalk (Connecticut), territoire qui comprenait la partie Est de ce qui deviendra le Bronx et le Comté de Westchester dans l'État de New York et la partie occidentale de Comté de Fairfield au Connecticut. Ils sont connus pour le massacre d'Anne Hutchinson en 1643.

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Le 27 juin 1654, Thomas Pell, un médecin du Connecticut, obtint la propriété d'une grande partie du territoire des Siwanoy à New York, aux termes d'un traité avec de nombreux sachems, dont Wampage.

Le premier habitant d'origine européenne fut ensuite un quaker venu de la Barbade (micro-État insulaire situé à la frontière de la mer des Caraïbes et de l'océan Atlantique) à l'époque où New York est encore hollandaise, le Colonel Lewis Morris.

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Le colonel Lewis Morris, huile de Rembrandt Peale (1778-1860, United States)

C'est quoi un quaker ? Dans le cas qui nous intéresse, ce ne sont pas des flocons d'avoine... Les quakers se voyaient comme partie du mouvement de rénovation de la vraie Église chrétienne, après des siècles d'apostasie (attitude d'une personne, appelée un apostat, qui renonce publiquement à une doctrine ou une religion). Parmi les noms qu'ils se donnaient à l'époque, on trouve : « saints », « Children of the Light » (Enfants de la Lumière), « Friends of the Truth » (Amis de la Vérité), reflétant l'importance centrale, dans la théologie quaker d’alors, du Christ comme lumière intérieure qui vous montre votre vraie condition.

Le nom de « quaker » (littéralement « trembleur » en anglais) fut utilisé pour la première fois en 1650, lorsque George Fox comparut devant un juge sous l'accusation de blasphème. Selon le journal de Fox, « c'est le juge Gervase Benson qui par dérision nous donna ce qualificatif, parce que je lui avais dit de « trembler » au nom du Seigneur », une référence aux Écritures (peut-être Isaïe 66:2, Esdras 9:4). Par ailleurs, lors des réunions de culte, la lumière intérieure se manifestait non seulement par des discours improvisés, mais aussi parfois par des tremblements de ferveur. Entre le jugement ironique et l'expérience vécue, le surnom de « quaker » fut finalement adopté par les adeptes du mouvement.

Le territoire du Bronx appartenait à l’origine au comté de Westchester et comportait quatre villes : Westchester, Yonkers, Eastchester et Pelham. Au xixe siècle, le quartier accueille des immigrants protestants, catholiques (Irlandais et Italiens) et une communauté ethnique Noire issue d'Haïti et d'Afrique occidentale. En 1846, une nouvelle ville, West Farms, a été créée en se détachant de Westchester. D’autres subdivisions sont apparues : Morrisiana en 1855 (issue de West Farms) et Kingsbridge en 1873 (issue de Yonkers).

En 1874, la partie ouest de l’actuel Bronx (Kingsbridge, West Farms et Morrisania) fut transférée vers le comté de New York, suivie en 1895 de Westchester et de certains quartiers de Eastchester et Pelham, puis de City Island en 1896. La première ligne de métro est installée en 1904. Après l’annexion par la ville de New York, ces quartiers provenant du comté de Westchester se regroupèrent en 1914 pour former le comté de Bronx. Les années 1920 voient la construction du Yankee Stadium.

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Le Yankee Stadium est un stade de baseball situé dans le borough du Bronx à New York. Il remplace l'ancien stade du même nom en tant que domicile des Yankees de New York de la Ligue majeure de baseball. Le nouveau stade de baseball a été construit sur la rue, au nord-nord-est de l'ancien Yankee Stadium, sur l'ancien site de Macombs Dam Park. Le stade a ouvert le 2 avril 2009, lors de de l'organisation d'une journée d'entraînement des Yankees devant les supporters de la communauté du Bronx. Le premier match au nouveau Yankee Stadium était un match d'exhibition d'avant saison contre les Cubs de Chicago, joué le 3 avril 2009, gagné par les Yankees 7–4. Le premier match de la saison régulière a été joué le 16 avril, et perdu 10–2 face aux Indians de Cleveland.

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Une grande partie du stade intègre des éléments de l'ancien Yankee Stadium, rendant hommage à l'histoire Yankees. Bien que la construction du stade commence en août 2006, le projet de construire un nouveau stade pour les Yankees a duré de nombreuses années et a fait face à de nombreuses controverses. Le stade a été construit sur ce qui avait été à l'époque un parc public de 97.000 m². De plus le stade a été sujet à controverse concernant son coût évalué à 2,3 milliards de dollars, dont 1,2 milliards de dollars payés par les contribuables. C'est le troisième stade le plus cher après le Wembley Stadium à Londres et le New Meadowlands Stadium à East Rutherford dans le New Jersey. 

Site officiel du Yankee Stadium

Le Yankee Stadium sur Ballparksofbaseball.com

Le Yankee Stadium sur Ballparks.com

Le Yankee Stadium sur Sports-venue.info

Après la Seconde Guerre mondiale, la rénovation de plusieurs quartiers de Manhattan (slum clearance) provoque un afflux de Noirs et de Porto-Ricains dans le quartier déjà connu pour ses problèmes sociaux.

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Le Bronx est désormais l'un des quartiers les plus sensibles de New York où différents trafics entachent sa réputation.

Le Bronx est le quartier le plus au nord de la ville de New York, et le seul à être situé sur le continent, étant donné que Manhattan et Staten Island sont des îles à part entière et que Brooklyn et Queens occupent une partie de Long Island.

À part le fait qu'il partage des frontières terrestres avec le comté de Westchester au nord, le Bronx est bordé d'étendues d'eau sur ses autres limites lui donnant l'aspect d'une presqu'île. Ainsi on trouve :

  • à l'ouest, l'Hudson ;
  • au sud-ouest, la Harlem River ;
  • au sud-est, l'East River ;
  • à l'est, le Long Island Sound.

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Il inclut également plusieurs petites îles, dans l’East River et le Long Island Sound. Sa superficie surface totale est de 149 km², dont 109 km² de terres émergées et 40 km² d’eau. Le Bronx est le seul district de New York à posséder une rivière d’eau douce : The Bronx River.

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Bien qu'il soit le troisième comté le plus dense du pays après Manhattan et Brooklyn, environ un quart de sa superficie terrestre est occupé par des parcs, soit 28 km², dont, au nord, les plus grands de New York, Pelham Bay Park et Van Cortlandt Park et sur la rive occidentale de la Bronx River, le Cimetière de Woodlawn, l'un des plus vastes cimetières de la ville.

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Pelham Bay Park 

1)   The Bronx Victory Column & Memorial Grove

2)   Glover’s Rock

3)   Hunter Island

4)   The Bartow-Pell Mansion & Museum

5)   The Split Rock/Split Rock Trail

6)   Thomas Pell Wildlife Sanctuary

7)   Kazimiroff Nature Trail

8)   Orchard Beach

9)   The Meadow

10) Salt Marsh

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http://www.realmagick.com/van-cortlandt-park-history/

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Cimetière de Woodlawn

http://www.thewoodlawncemetery.org/site/ 

La plupart des rues du Bronx sont numérotées, mais à la différence de Brooklyn et de Queens, le système du Bronx prolonge celui de Manhattan. Ainsi, la numérotation des rues commence à 135.

Le Bronx est desservi par plusieurs lignes de métro, pour la plupart aériennes.

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http://www.mta.info/nyct/service/fiveline.htm 

Le coût du logement est beaucoup moins élevé qu’à Manhattan mais on trouve également des quartiers cossus, notamment Riverdale et Country Club Estates.

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Riverdale

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Country Club Estates

Au recensement de 2000 il y avait 1.332.650 habitants, 463.212 ménages et 314.984 familles dans le Bronx. La population était composée de 30 % d'habitants blancs d'origine européenne, de 36 % d'Afro-Américains, de 3 % d'Asiatiques, le reste ayant d'autres origines. 48 % de la ville du Bronx est d'origine hispanique. 48 % de la population parle anglaisà la maison, et 46 % y parle espagnol. Les autres langues ou groupes de langues parlées à la maison par plus de 0,25 % de la population du Bronx incluent : l'italien (1,36 %), kru, ibo, ou yoruba (langues du Nigeria) (1,07 %), français (0,72 %) et lingala (0,54 %). 30 % de la population du Bronx a moins de 18 ans.

D'après les estimations du Bureau du recensement des États-Unis, la population du borough était de 1.361.473 personnes en 2006.

Le Bronx est l'un des cinq arrondissements (Borough) de la ville de New York.

L'administration municipale de New York est divisée en branches exécutive et législative. Le maire (Mayor of New York) est le chef du pouvoir exécutif tandis que le conseil municipal (New York City Council) représente le pouvoir législatif.

http://www.nyc.gov/portal/site/nycgov/menuitem.beb0d8fdaa9e1607a62fa24601c789a0/ 

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New York City Council

http://council.nyc.gov/html/home/home.shtml 

Chacun des 5 boroughs qui compose la ville est représenté par un Borough President. Il s'agit d'un poste représentatif aux pouvoirs très limités, qui consiste essentiellement à conseiller le maire à propos du budget et des problèmes relatifs à un borough en particulier.

http://bronxboropres.nyc.gov/

Quand quelqu'un dit "Je vis dans Le Bronx", la réponse bien souvent entendue est "Oh" ou "C'est un quartier dangereux ?".

La réponse est "oui".

Le Bronx, New York a bien évolué depuis l'époque durant laquelle régnait la criminalité. Bien que les années 1970 et 1980 sont toujours dans les mémoires et ancrées dans la culture de ce district de New York, aujourd'hui il est davantage connu comme "le quartier qui s'est reconstruit".

En anglais, n'oubliez jamais d'écrire "The" devant Bronx avec un "T" majuscule, le "The" faisant partie intégrante du nom.

Sud : Le Bronx le plus authentique

Fort Apache est le nom donné au poste de police considéré par les policiers eux-mêmes comme se trouvant en territoire ennemi.

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Ce nom était notamment utilisé pour le NYPD's 41st Precinct Station House au 1086 Simpson Street, dans le Sud du Bronx.

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Cela nous donne une bonne image de ce que pouvait être la zone. D'ailleurs, lorsque Paul Newman joua en 1981 dans un film dénonçant le travail inefficace de la police dans le district, le titre du film qui a été choisi fut Fort Apache, The Bronx.

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Ce qui a fait beaucoup parlé du film a été le procès qui s'en est suivi : Tom Walker ayant décidé d'intenter un procès puisque le scénario du film était en grande partie basé sur son livre intitulé Fort Apache. Il dénonça alors que : "le livre comme le film commencent par la même scène : le meurtre d'un homme noir et d'un policier blanc d'un coup de feu à bout portant ; le livre comme le film représentent des combats de coqs, des ivrognes, des voitures détruites, des prostituées, des rats ; le livre comme le film présentent des policiers mécontents, démoralisés et des poursuites à pieds sans succès de criminels en fuite".

La Cours d'Appel ne lui donna tord pour la simple raison que la réalité peut être décrite de bien des façons. La description du Sud du Bronx correspondait bien à la réalité.

Finalement, le film consolida la réputation du Bronx comme étant la zone la plus dangereuse des Etats-Unis. L'injuste et infâme Sud du Bronx. Le quartier des terrains de basket-ball, des dealers, des mal élevés, des voyous où l'attitude générale est comme entre l'arrogance et la résignation.

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Mais aujourd'hui la violence n'est plus vraiment le plus gros problème du Bronx. Il en existe bien d'autres : les six repas quotidiens, l'absence d'énergie et d'initiative, les séries télé vénézueliennes en continu... Les travailleurs sociaux se plaignent du comportement des jeunes dans Le Bronx qui consiste globalement à s'asseoir, regarder la télévision et manger.

Aujourd'hui le South Bronx reste une zone sensible qui a du mal à faire oublier sa réputation des années 1970 notamment.

Nord : l'autre Bronx

Mais la 155 Street du Bronx est comme une ligne de démarcation entre le Sud et le Nord du Bronx : et cela se note à travers divers aspects.

C'est là que se trouvent les principales attractions du Bronx : le zoo, le jardin botanique de New York, l'équipe des Yankees, la Bronx River et un million et demi d'habitants. C'est aussi là que vous trouverez une "Little Italy" des plus italiennes avec son marché sur Arthur Avenue. C'est un endroit où les gens continuent de se dire bonjour, où il est facile de trouver de la bonne nourriture et le Ferrade Festival.

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Little Italy

Le seul point commun entre Le Bronx du Sud et Le Bronx du Nord est son aspect général. Il n'y a pas de gratte-ciel et tous les habitants ont l'espérance de pouvoir faire de leur quartier un endroit meilleur. Pour eux, c'est : "le quartier qui se reconstruit lui-même".

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Au delà du Bronx, en suivant Broadway, l'image change : vous arrivez à Westchester County. Et vous y verrez alors des paysages verts et de forêts, de jolis villages et de grandes maisons.

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Pour qui cherche le dépaysement maximal, le Bronx n'a pas de prix ! Les murs tagués des grandes avenues, la foule qui défile au son du rap américain, les immeubles désaffectés et les terrains vagues où s'improvisent des parties de baseball, ont supplanté le cadre champêtre qui était celui du Bronx il y a quelques siècles. Les agriculteurs d'antan ont laissé place aux descendants des premiers européens venus s'installer sur le Nouveau Continent, Irlandais et Hollandais notamment.

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La pauvreté règne dans ce quartier multiculturel, si bien que vous prendrez le soin d'éviter les quelques rues à l'écart des principales artères. Il y a suffisamment de choses à admirer dans les quartiers paisibles du Bronx.

C’est le Bronx ! « L’endroit où il ne faut pas aller », ironise le rappeur pionnier Grand Master Caz, l’un des guides de HusH Tours, pointant la 135ème rue qui sert de frontière entre Manhattan et ce « borough » du nord.

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http://hushtours.com/ 

Assombrie par les difficultés sociales et les rivalités entre gangs, l’histoire du Bronx est pourtant celle d’un univers où s’exprime toute la dimension urbaine, populaire et métissée de New York City, à mille lieues de la perfection d’un Manhattan « tout frime tout fric ».

Évité par la majorité des visiteurs étrangers pour sa réputation et l’absence d’accompagnement touristique, le Bronx offre pourtant une vraie dose de diversité, d’énergie et d’authenticité. Et comme on dit ici, on n’a pas vraiment vu New York si on n’est pas allé dans le Bronx.

Laissez-vous tenter...

Dans le « Boogie Down » Bronx, un tiers des plus de 1,3 million d’habitants a moins de 18 ans, et les « projects » - immeubles sociaux - en « brown stones » se dressent au-dessus des graffitis et des terrains de basket, sans toutefois rivaliser avec l’immense et flambant neuf stade des Yankees, l’équipe de baseball star.

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Berceau de parpaing du hip hop américain, le Bronx est aussi le « boro » le plus vert de la Grosse Pomme - un quart de sa superficie sont des parcs, comme le Pelham Bay, le jardin botanique et aussi le plus grand zoo urbain du pays.

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Au nord-est, l’imposant Bronx urbain se transforme en une petite île, City Island, aux airs de village de pêcheurs de Nouvelle Angleterre.

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C’est aussi le seul district de NYC à avoir une rivière d’eau douce, la Bronx River.

149th St. - Grand Concourse : sur les lignes de métro 4 et 5, c’est l’arrêt parfait pour démarrer un itinéraire au cœur du Bronx, dans les rues du quartier Fordham. Sur cette artère majeure qui traverse l’ouest du Bronx, où les mots espagnols côtoient ceux en nigérian, barbiers, «language centres», guichets d’envoi d’argent à l’étranger, salons de coiffure afro et enseignes de téléphonie se succèdent, posters de Barack Obama scotchés bien en évidence dans la vitrine.

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Non loin d’une «clothing bin» (pour le recyclage des vêtements), le temple de la basket (Sneaker plus) décline couleurs et tailles des Converse, Doc Martens et Vans. Dans une ruelle, sur la gauche, un mur dévoile des graffitis un peu spéciaux, dédiés à des victimes de rixes entre gangs.

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À partir de Grand Concourse, prendre à droite sur la 188e rue, en descendant. Les sons de rap et de merengue s’échappent des fenêtres d’immeubles et de voitures. « Ici, il y a beaucoup plus de business familiaux que de chaînes commerciales » : dans son pressing, Angel, Dominicain aux cheveux longs et collier de coquillages autour du cou, arrivé dans le Bronx il y a deux ans, apprécie cette ambiance de quartier métissé, à vingt minutes en train de Manhattan - à condition de prendre l’Express. Selon lui, la sécurité s’est largement améliorée, et l’entraide est une règle d’or.

Plus bas, c’est possible - voire incontournable pour toute Américaine - de se faire les ongles dans l’un des nombreux salons de manucure, comme Top Nails, au 2467 Webster Avenue, avant d’aller squatter Webster Park pour voir un match de basket improvisé. Plus loin, on croise Fordham Road, bordée, sur sa gauche, de l’Université Fordham, grande école catholique privée et réputée aux airs d’Oxford - pelouse taillée de près, façades de pierres grises et vitraux élaborés - et symbole de l’égalité des chances.

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À Fordham, les rues sont longues. L’endroit idéal pour une pause, c’est au Pete’s Cafe. Dans ce diner typique américain, avec ses banquettes en skaï rouge foncé et ses habitués coiffés d’une casquette, on réchauffe le mug de café à coups de refills réguliers, histoire de faire passer le « BLT » (« Bacon Lettuce Tomato » c'est-à-dire un sandwich bacon, salade, tomate) et son coleslaw (salade de chou blanc, carottes et céleri râpés avec raisins secs et mayonnaise), et en dessert les excellents pancakes arrosés de sirop d’érable.

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Derrière son comptoir, dans un décor tapissé de photos des Yankees et du maire de New York City Michael Bloomberg, Ana, la patronne (épouse de Pete), raconte en riant l’histoire du lieu - fondé par sa famille, d’origine grecque, il y a 32 ans - et du quartier. Dernier sujet de débats animés à Fordham : le passage d’une ligne de bus express, longuement attendue des habitants mais qui nuit aux commerces de proximité, car les places de stationnement ont disparu. Une fois rassasié, on peut faire demi-tour sur Fordham Road jusqu'à sa partie plus commerciale, où l’on vient jusque des États voisins pour acheter des bijoux ou du mobilier à très bon prix.

Plus spirituel : retourner sur Grand Concourse au numéro 2323 pour assister à un service religieux de la Love Gospel Assembly, le vendredi (de 19 h à 21 h) et le dimanche (à 9 h 30 et 13 h), aux sons de « I love You Lord ! ». Icône locale octogénaire, Mother Glover traduit les prières et chants de gospel en langage des signes pour les personnes handicapées. Ancienne synagogue, ce temple pentecôtiste aux colonnes grises, assez prosélyte mais très accueillant, est très actif auprès des gens en difficulté, et s’y sert la première soupe populaire halal de la ville de New York.

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Culture urbaine par excellence devenue business à 30 milliards de dollars, le hip hop est né là, sur le bitume du Boogie Down Bronx, à l’aube des années 70, quand, dans les quartiers, on cherchait une alternative à la déferlante de la musique disco. D’une influence planétaire, le hip hop est néanmoins méconnu des profanes, qui peinent à distinguer rap commercial bling bling d’aujourd’hui du son et de l’esprit originels, nourris au groove de James Brown.

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Depuis 2002, Debra Harris, 40 ans et habitante du quartier Fordham, fait découvrir à pied ou en bus les berceaux du mouvement hip hop, notamment Harlem et le Bronx. L’originalité et la légitimité de HusH tours, unique en son genre et qui plus est le seul à accompagner des visiteurs dans ces quartiers : faire raconter la naissance du hip hop par ses pionniers, tels Kurtis Blow, Rahiem des Furious Five, Reggie Red des Crash Crew ou encore Grand Master Caz des Cold Crush Brothers, qui nous guide ce samedi matin.

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Tee-shirt rouge, casquette rouge, lourdes chaînes « en or », chevalières et Adidas immaculées, le « Master of Ceremony » - MC - est à l’aise dans son rôle de guide, distillant humour et autodérision dans un savoir riche en anecdotes du cru. Rendez-vous est pris au pied de l’Empire State Building avant de filer en minibus en direction du Bronx, via Harlem et le Madison Avenue Bridge. En chemin, Caz fait un petit rappel sur les « quatre éléments » fondateurs du hip hop : le DJ, « pierre angulaire », le break dance, qui tire son nom de l’argot jamaïcain des seventies, le graffiti, « l’art de laisser sa trace », et le « MC », qui cimente les énergies.

Première escale, la Jackie Robinson Tech. Dans cette école au coin de la 106e rue et de Park Avenue, chaque mois de juin depuis vingt-cinq ans, les murs de la cour sont repeints en blanc et confiés aux graffeurs de Harlem, du Bronx et d’ailleurs qui s’y lâchent en toute liberté.

L’occasion aussi d’une session de break dance.

Après un passage par le mythique Apollo Theater, haut lieu du black entertainment où se produisirent Ray Charles, Aretha Franklin et les grands de la Motown - « même Michael Jackson quand il était noir », ose Caz (deux semaines avant la mort du chanteur) - moment de recueillement au 1520, Sedgick Avenue. C’est au rez-de-chaussée de cet immeuble, chez le DJ jamaïcain Kool Herc, que fut organisée la première fête hip hop officielle, le 11 août 1973 : « le hip hop a fourni une raison aux jeunes de sortir de leurs quartiers et se mélanger ».

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À mesure que l’on grimpe dans East Harlem, à la rencontre de l’univers de Shaft et d’American Gangster, vers le Bronx, Caz, lui, remonte l’histoire, évoque les fondateurs Afrika Bambaataa et la Universal Zulu Nation, le père du turntable (dejaying) Grand Master Flash ou encore Grand Mixer DXT et les breakers du Rocky Steady Crew. Des noms que l’on retrouve sur le « Bronx Walk of Fame », le long de Grand Concourse, à deux pas du tribunal du Bronx - « qui n’a rien à voir avec le hip hop, à part que les rappeurs y entraient et en sortaient tout le temps » - avant de se ravitailler à Manna’s, une cantine typique de soul food afro-américaine où l’on mange au kilo, pendant que Caz étale des albums souvenirs sur un coin de table.

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Le Bronx n’est pas que briques brunes et murs de graffitis. En bus express (prendre le BxM11 sur Madison Avenue entre les 26e et 99e rues) ou en métro (ligne 5 jusqu’à Pelham Parkway puis le bus Bx12), trois quarts d’heure suffisent depuis Manhattan pour aller s’oxygéner au plus grand zoo urbain des États-Unis. Ouvert le 8 novembre 1899, le Bronx Zoo fêtera ses 110 ans cet automne avec ses 4 000 animaux de plus de 80 espèces différentes - hyènes, lions de mer, lémuriens, léopard des neiges, okapis, grenouilles venimeuses… - dont nombreuses sont menacées.

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C’est le premier zoo en Amérique du Nord à avoir placé ses pensionnaires dans des décors naturels reproduisant leur environnement et écosystème, permettant de mélanger les espèces tout en séparant prédateurs et proies grâce à des barrières naturelles ou artificielles discrètes. Les animaux n’en sont pas moins très bien visibles. Le Bronx Zoo se distingue notamment par sa Congo Gorilla Forest, plus grande forêt tropicale artificielle du monde, qui abrite une vingtaine de gorilles dont Pattycake, Zuri et Hali. Les enfants adorent le Children Zoo, où ils peuvent caresser et nourrir les animaux. Foisonnant d’activités thématiques et d’installations multimédias, le Bronx Zoo est très pédagogique, ses pancartes avec textes et dessins expliquant simplement les comportements naturels des animaux.

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Une bonne demi-journée, voire un jour entier avec le Total experience ticket (27 $ soit 18 €/adulte) ne sont pas de trop pour s’offrir une balade dans les cinq continents, reliés par des allées serpentant au cœur d’un écrin de verdure luxuriante où l’on se sent coupé du monde. Et l’ambiance y est plus multiculturelle, moins yuppie (en référence aux jeunes cadres branchés de Manhattan) qu’au zoo de Central Park.

L’entrée « normale » (« general admission ») n’est pas donnée (15 $ soit 10 €/adulte), mais le mercredi est un jour de « pay-what-you-wish donation », où le visiteur paie son entrée le prix qu’il souhaite — sachant que les fonds du Bronx Zoo financent en grande partie la protection des espèces menacées. C’est aussi le jour où les groupes scolaires affluent, ambiance juvénile assurée, sans que cela semble perturber les bêtes. Ouvert toute l’année sauf le jour de Noël, le Bronx Zoo offre des scènes particulièrement émouvantes en juin, période de naissance de nombreux petits. Le plan du zoo est recyclé, ne pas oublier de le rendre à la sortie.

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Le croirez-vous ? Le Bronx a aussi son petit côté Nouvelle-Angleterre. En bus express (BxM7B depuis Manhattan) ou en métro (ligne 6 jusqu’à Pelham Bay Park puis dix minutes de bus Bx29, que l’on attrape à la sortie de la station), on vient découvrir City Island, confetti de 2,4 km de long sur 1 km de large, dans un écrin de nature préservée à la faune très riche, le Pelham Bay Park, bordé de la belle (mais privée) Orchard Beach. Avant-goût de Long Island mais avec un air d’Amérique profonde, City Island se visite à pied, tranquillement, le long de la rue principale bordée de maisons de villégiature les pieds dans l’eau, de marinas aux yachts et voiliers alignés, de snacks tranquilles et de boutiques d’antiquités.

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Devant l’entrée vert turquoise de la boutique « Marine Supplies », où l’on peut chiner de vieilles pièces de bateau et de navigation dans l’odeur acre du bois vermoulu, John Garrone, l’un des quelques milliers d’habitants de City Islands, s’inquiète du déclin de l’île dont « les marinas ferment les unes après les autres ». Rosenberger’s, un poste de pêche vieux de 125 ans et doublé d’un bar, est une vénérable institution pour les pêcheurs et les locaux, qui vient de mettre la clef sous la porte. Il préfère évoquer les belles années, celles du City Island où ont été construits, à La Minneford Boat Yard, une petite dizaine de bateaux vainqueurs de l’America’s Cup.

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À City Island se trouve aussi le berceau de l’Université de Columbia Sailing Team, avec sa flotte de dériveurs amarrés dans le City Island Yacht Club.

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L’idéal pour apprécier l’île : louer un kayak (au Touring club) pour une balade avec vue sur la rive nord de Long Island, la fameuse « skyline » de Manhattan et aussi Hart Island, où des prisonniers se rendent chaque semaine y enterrer les clochards et sans-famille décédés, raconte John Garrone. Plus local encore, louer un bateau de pêche pour aller taquiner le poisson, chez Jack’s Bait and Tackle (de juin à septembre, environ 60 $ la journée pour quatre personnes), ou assister à la criée en matinée. Ne pas partir sans déguster un bon homard au City Island Diner, même si le New York Times y recommande aussi la « Man Overboard Omlet », « qui a tout dedans, sauf l’évier de la cuisine ».  

Revenons sur le Yankee Stadium...Il est flambant neuf, inauguré lors du match amical le 3 avril entre les New York Yankees et les Chicago Cubs. Une bonne occasion d’aller voir un match de la légendaire équipe de baseball aux maillots bleu marine et blancs, surnommés les Yanks ou les Bombardiers, dont des noms tels Babe Ruth et Joe DiMaggio ont fait la gloire entre les années 20 et 50. Des débuts à aujourd’hui, avec ses 26 titres de Série mondiale et ses 39 championnats de Ligue américaine, les Yankees sont la franchise de baseball la plus victorieuse de tout le sport professionnel nord-américain.

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Aller voir un match des Yankees, c’est être témoin de ce qui fait vibrer un New-Yorkais, à défaut de bien comprendre ce jeu si étranger aux habitudes européennes, aux règles compliquées et long - parfois jusqu’à quatre heures - mais sans action débordante. Les mauvaises langues rechignent même à voir dans le baseball un sport, sans toutefois cracher sur l’ambiance fiévreuse et bon enfant d’un match arrosé de bière Budweiser. Et dès que l’on pense suivre le déroulement du jeu, on perd ses repères le temps d’aller faire la queue aux hot‑dogs.

Si l’on ne suit rien de rien au son de « pitcher », « strike » ou « home run », on patiente en cherchant dans les gradins - ou sur les écrans géants - les casquettes de fans comme Jack Nicholson ou Leonardo DiCaprio. L’idéal, pour une ambiance au sommet, est de profiter du passage des Red Sox de Boston, rivaux légendaires des Yankees et non les Mets, l’autre équipe de New-York. À condition que les Yankees gagnent…

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Pendant la saison d’avril à octobre, les matchs peuvent avoir lieu le week-end ou en semaine. Pour réserver son ticket via Ticket Master, nous vous conseillons d’aller directement sur le site de l’équipe (http://newyork.yankees.mlb.com/index.jsp?c_id=nyy) puis de le retirer à un guichet spécial à l’entrée de l’imposant stade, métro 161 Street (sur la 4, la B ou la D) dans le Bronx. Une ambiance qui a un coût. Depuis l’inauguration du nouveau stade, les prix ont presque doublé par rapport aux saisons précédentes : compter entre 50 et 100 $ (entre 30 et 60 €) la place…

Les fans absolus qui ont encore de l’argent à dépenser peuvent acheter les fameux sièges bleus de l’ancien stade, encore debout juste à côté de son successeur. Par contre, si l’on est fauché, on peut toujours essayer de trouver le Dugout (Dugout Bronx, NY Sports Bar – Address : 880 River Ave Ste D Bronx, NY 10452) : un bar pas cher où, selon Angel de Fordham, se tiennent des concerts et des spectacles de stand-up de comiques afro-américains chaque dernier jeudi du mois…

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Comment y aller ?

Nombreux vols quotidiens directs depuis Paris-CDG vers les aéroports new-yorkais (Newark et JFK) avec Air France, Delta, Continental, American Airlines à partir de 450 € l’aller-retour.

Depuis Manhattan, en métro/train avec les lignes 2, 4, 5, 6, B et D 

Où dormir ?

Où manger et boire un verre ? 

À faire

  • Un tour dans le berceau du mouvement hip hop avec HusH Tours, 292 Fifth Avenue Suite 608, New York. Tél. : (212) 714 3527.
  • Tour en bus : Hip-Hop Tour Harlem et Bronx (4 heures, 58 $ HT).
  • Existe aussi un tour de 2 heures à pied dans Harlem pour 25 $ HT, aussi riche en informations, moins cher et plus agréable pour les réticents au minibus. Réservation obligatoire au (212) 209-3370.
  • Louer un bateau de pêche à Jack’s Bait & Tackle, 551 City Island Avenue avec Cross Street, City Island. Tél. : (718) 885 2042.
  • Voir un concert et acheter des bijoux à la Starving Artist Cafe and Gallery , City Island.
  • Voir un match de baseball au Yankee Stadium : 161st Street and River Avenue. Tél. : (718)293 4300. Saison d’avril à fin octobre ; réservations au (212) 307 1212 ou sur Compter entre 50 et 100 $ la place.
  • Aller au Bronx Zoo, 2300 Southern Bld. Tél. : (718) 367 1010. Ouvert tous les jours sauf le 25 décembre. Total experience ticket : 27 $/adulte et 21 $ par enfant de 3 à 12 ans ; General admission ticket : 15 $/adulte et 11 $ par enfant de 3 à 12 ans ; gratuit pour les moins de 3 ans; mercredi : « pay-what-you-wish donation » (donation libre).
  • Assister à un service religieux à la Love Gospel Assembly : 2323, Grand Concourse, Bronx. Tél. : (718) 295 6367. Le vendredi (de 19 h à 21 h) et le dimanche (à 9 h 30 et à 13 h). 
  • Faire du kayak et du canoë à Pelham Bay Park, sur le Orchard Beach Lagoon. Pour y aller, prendre la ligne de métro 6 jusqu’à Pelham Bay Station puis le Bx 29 de City Island, jusqu’au rond-point, puis marcher jusqu’à Orchard Beach.
  • Si l’on est matinal et que l’on aime le poisson, aller au New Fulton Fish Market. Hunts Points, 800 Food Center Drive, Bronx. Un immense marché aux poissons — deuxième plus grand au monde après celui de Tsukiji de Tokyo. Historiquement installé dans le Lower Manhattan, près du Brooklyn Bridge, sur Fulton Street, depuis 1822, il a déménagé dans le Bronx en 2005, les infrastructures initiales étant devenues trop petites et trop couteuses, suscitant un grand émoi chez les résidents de Manhattan, mais un espoir d’emplois pour les habitants du Bronx.Ouvert du lundi au vendredi de 1 h à 7 h du matin, fermé le week-end. En métro avec la ligne 6 jusqu’à Hunts Point, ou en taxi.
  • Acheter des baskets à Sneaker Plus : 2435 Grand Concourse, Bronx, NY. Tél. : (718) 365 3730.
  • Pour savoir ce qui se passe : acheter ou télécharger le Bx360°, magazine sur les arts et loisirs du Bronx.
  • Le Hall of Fame for Great Americans, premier mémorial du genre.
  • Le jardin botanique de Wave Hill.
  • Le Jardin botanique de New York, créé en 1891, possède 48 jardins et collections de plantes (roseraie, conifères, jardin japonais, herbarium, etc.), ainsi qu’une bibliothèque de 50 000 ouvrages. On y trouve une zone préservée de la forêt originelle qui recouvrait l’ensemble de New York avant l’arrivée des premiers colons au xviie siècle.
  • Un quartier italien, autour d'Arthur Avenue.
  • L’université Fordham, « grande école » catholique privée, créée par la Compagnie de Jésus (Jésuites) en 1841. La chapelle de l'université est un monument classé et abrite l'ancien autel de la Cathédrale Saint Patrick. Les vitraux furent offerts par Louis-Philippe Ier, roi des Français.
  • Le Bronx est également le berceau de la musique Hip-hop (cf. Zulu Nation).
  • Bronx Museum

Le Bronx dans la culture populaire

Livres :

Tom WolfeLe Bûcher des vanités ;

Films :

Fort Apache: The Bronx (1981), narrant la vie de policiers dans le Bronx ;

Wild Style, qui raconte les débuts de la culture hip-hop en 1982 ;

Beat Street, qui raconte l'histoire de jeunes du Bronx dans l'univers hip-hop en 1984 ;

Le Bûcher des vanités, film de Brian De Palma adapté du roman de Tom Wolfe en 1990 ;

Il était une fois le Bronx, le premier film de Robert De Niro en tant que réalisateur, sorti en 1993 ;

Jackie Chan dans le Bronx (1995), narrant l'arrivée d'un asiatique dans le Bronx.

Finding Forrester, film de Gus Van Sant (2001) qui raconte l'ascension d'un adolescent issu du Bronx ;

Bandes dessinées :

Les Tortues Ninja vivent dans les égouts du Bronx.

Liens utiles

www.talkbx.com

www.thebronxbeat.org

www.bronxbohemian.wordpress.com

www.ilovethebronx.com

Site du Borough President

I Love The Bronx (informations sur la vie dans le Bronx)

Site Officiel de Wave Hill

Site Officiel d'Arthur Avenue

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