Histoire (2)

Townshend Acts

Les Townshend Acts ou Charles Townshend sont la dénomination courante de deux décisions du Parlement britannique votées en 1767 et proposées par Charles Townshend, Chancelier de l'Échiquier, peu avant son décès. L'objectif des lois Townshend était de gagner 40 000 livres chaque année pour financer l'administration coloniale.

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Les dispositions

Sur l'assemblée de New York

Un acte suspensif enjoint l'assemblée coloniale de New York d'accepter le Quartering Act.

Création d'un bureau de douanes

Les lois de Townshend prévoient la création d'un bureau central de douane à Boston placé sous l'autorité directe de Londres. Le dispositif de contrôle est renforcé en multipliant les contrôles par les garde-côtes et en encourageant la délation. Il légalisait également les mandats généraux de perquisition (Writs of assistance en anglais). Les Townshend Acts instituaient par ailleurs trois nouvelles cours maritimes afin de juger ceux qui ne respecteraient pas les nouvelles lois. Ces dernières interviennent dans un contexte difficile pour le budget britannique, largement déficitaire depuis la guerre de Sept Ans.

Détaxe du thé anglais

Une détaxe est appliquée au thé britannique exporté en Amérique, qui est donc soumis à des droits de douane uniquement à son arrivée en Amérique. Cette mesure permet de consolider le monopole de l’East India Company.

Réactions des colons

Les Townshend Acts soulevèrent la réprobation des colons américains, comme l'indique les Lettres d'un fermier de Pennsylvanie aux habitants des colonies britanniques de l'avocat John Dickinson (1732–1808). Ils reprirent le slogan de James Otis « No Taxation without Representation » (« Pas d'impôts sans représentation (au Parlement britannique) »). Ils achetèrent des marchandises étrangères en contrebande et développèrent le boycott des produits britanniques. Les Fils de la Liberté organisèrent la rébellion à Boston ; les femmes firent de même au sein de l'organisation des Filles de la Liberté (Daughters of Liberty).

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Au cours de l'été 1768, les agents des douanes confisquèrent un sloop appartenant à John Hancock, accusé de violer les règlements commerciaux. La foule prit d'assaut les douanes, obligeant les agents à se réfugier sur un navire de guerre britannique mouillant dans le port. Les troupes britanniques reçurent des renforts pour maintenir le calme à Boston. Les taxes Townshend ne rapportèrent que 300 livres par an, alors que la présence militaire britannique en coûtait 170 000. Londres dut faire marche arrière devant le boycott des marchandises et les lois furent abrogées le 5 mars 1770, même si la taxe sur le thé fut maintenue.

Texte des Townshend Acts

The Townshend Revenue Act

Tea Act

New York devint paisible avec l'abrogation du Townshead Act, mais l'économie de New York était encore en récession. En mai 1773, le Parlement vota le Tea Act coupant l'approvisionnement en thé permettant à la Compagnie des Indes Orientales de vendre son thé dans les colonies à bas prix, empêchant les contrebandiers d'en vendre.

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Cet act frappa en premier les marchands de New York et les contrebandiers. Les Fils de la Liberté étaient les organisateurs de l'opposition et, en novembre 1773, ils publièrent l’Association of the Sons of Liberty of New York dans lequel tous ceux qui supportaient l’act étaient des « ennemis des libertés d’Amérique ». En conséquence les agents de la Compagnie des Indes Orientales de New York se récusèrent. L'assemblée de New York ne prit aucune mesure au regard de l'acceptation de puissances supplémentaires aux Fils de la Liberté. Les Fils de la Liberté new yorkais apprirent le plan de Boston d'arrêter le déchargement de thé et se résolurent à faire de même. Puisque l’Association n'a pas obtenu le soutien escompté, les Fils de la Liberté craignaient que si le thé était déchargé la population allait exiger sa distribution au détail.

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En décembre, les nouvelles arrivèrent de la Boston Tea Party. En avril 1774, le vaisseau Nancy arriva dans le port de New York pour des réparations. Le capitaine admit qu'il y avait 18 caisses de thé à bord et il accepta de ne pas le décharger, mais les Fils de la Liberté montèrent à bord et détruisirent le thé sans s'en soucier.

Le texte du Tea Act 

Intolerable Acts

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Cette caricature britannique dépeignant les acts comme un viol de l'anthropomorphique Boston, fut rapidement copiée et distribuée par Paul Revere dans toutes les colonies.

En janvier 1774, l'assemblée créa le Committee of correspondence pour correspondre avec les autres colonies au regard des Intolerable Acts.

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En mai 1774, des nouvelles arrivèrent du Boston Port Act qui ferma le port de Boston. Les Fils de la Liberté étaient en faveur de la reprise d'un boycott commercial avec la Grande-Bretagne, mais il y eu une forte résistance des grands importateurs. En mai, un meeting se tint à New York dans lequel les membres du Committee of correspondence étaient sélectionnés. Le Committee of Fifty fut formé et dominé par les modérés, les Fils de la Liberté obtinrent seulement 15 membres. Isaac Low y siégeait. Francis Lewis a été ajouté pour créer le Committee of Fifty-One. Le groupe adopta une résolution qui disait que Boston « souffrait dans la défense des droits de l'Amérique » et proposa la formation du Congrès continental. En juillet, le comité choisit cinq de ses membres comme délégués au Congrès. Certains des autres comtés envoyèrent aussi des délégués au Premier Congrès continental qui se tint en septembre. Les délégués de New York furent incapables d'éviter l'adoption au Congrès des Articles of Association. Ces articles étaient ignorés à New York.

En janvier et février 1775, l'assemblée de New York vota contre des résolutions approuvant les démarches du Premier Congrès continental et refusa d'envoyer des délégués au Second Congrès continental. New York était la seule assemblée coloniale à ne pas approuver les démarches du Premier Congrès continental. L'assemblée se réunit pour la dernière fois le 3 avril 1775. 

Congrès Provincial

En avril 1775, les rebelles formèrent le Congrès Provincial de New York en remplacement de l'assemblée de New York. Des nouvelles des batailles de Lexington et de Concord atteignirent New York le 23 avril. Une foule détruisit l'Arsenal de la mairie et prit 1000 armes. Les citoyens armés formèrent un corps de volontaires pour gouverner la ville à partir de la maison d'Isaac Sears qui devint de facto le siège du gouvernement et des chefs de la milice.

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Le conseil exécutif de New York se rencontra le 24 avril et leur opinion était : « nous étions unanimement d'opinion que nous n'avions pas le pouvoir de faire quoi que ce soit »9. Les troupes britanniques à New York ne quittèrent jamais leurs baraquements.

Le 9 octobre 1775 le Gouverneur William Tryon fut forcé de quitter New York City pour un vaisseau de guerre britannique quand le Congrès Continental commanda l'arrestation de tous ceux qui mettraient en danger la sûreté de la colonie. En avril 1776 Tryon dissolvit l'Assemblée de New York.

Les Britanniques recapturèrent la ville en septembre 1776 durant la campagne de New York et du New Jersey, et placèrent la province sous la loi martiale sous le commandement de James Robertson. Tryon maintint son titre de gouverneur, mais avec moins de pouvoir. Après sa réoccupation, New York devint le quartier général de l'armée britannique en Amérique. Ceux-ci coupèrent le poteau de la liberté en 1776. Les réfugiés loyalistes inondèrent la ville augmentant sa population à 33 000 habitants. Les Britanniques gardèrent le contrôle de New York jusqu'en novembre 1783. 

Politique et gouvernement

Le Gouverneur de New York était choisi par le roi. Il sélectionnait son Conseil exécutif qui servait aussi de chambre haute. Le gouverneur et le roi avait le droit de veto sur les lois proposées par l'assemblée. Toutefois, toutes les lois étaient effectives jusqu'à ce qu'une désapprobation royale les interdise, ce qui pouvait prendre un an. Durant la Guerre du roi Georges, le gouverneur approuva deux initiatives de l'assemblée. Les élections à l'assemblée étaient initialement tenues au bon vouloir du gouverneur, mais une loi passa requérant une élection au moins tous les 7 ans. New York était le siège du gouvernement et l'endroit où l'assemblée de New York se réunissait.

Entre 1692 et 1694 le gouverneur de New York était aussi le gouverneur de Pennsylvanie. De 1698 à 1701 le gouverneur était aussi celui du Massachusetts et du New Hampshire. De 1702 à 1738 il était aussi le gouverneur du New Jersey.

Les votants devaient avoir au moins £40 en propriété foncière perpétuelle libre, en plus d'autre obligations liées à l'âge, au sexe, et à la religion. Ces £40 étaient souvent ignorés. Les juifs n'étaient pas autorisés à voter entre 1737 et 1747.

Économie

Dans les années 1690, New York était le plus grand importateur des colonies en matière d'esclaves et de port de réserve pour les pirates.

Le premier journal y parut en 1725.

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New York Slave-Market—About 1730

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Démographie

L'extérieur de New York (aussi bien que dans les actuelles Ontario, Québec, Pennsylvanie, et Ohio) était occupé par les Five Nations (qui après 1720 sont devenus les Six Nations, quand les Tuscarora les rejoignirent) de la Confédération Iroquoise depuis au moins un millénaire avant l'arrivée des Européens.

  • En 1664, un quart de la population new yorkaise était noire.
  • En 1690, la population de la province était de 20 000 habitants, dont 6 000 étaient à New York.
  • En 1698, la population de la province était de 18 607 habitants. 14 % de la population de New York étaient noire.
  • La population d'esclaves grandit après la guerre de la Reine Anne. Le pourcentage de noirs dans New York en 1731 et 1746 était respectivement de 18 % et 21 %.
  • En 1756, la population de la province était de 100 000 habitants dont 14 000 étaient noirs parmi lesquels il y avait une majorité d'esclaves.

Évolution de la population

Année

Population

1664

10 000

1688

20 000

1698

18 067

1715

31 000

1723

40 564

1731

50 289

1749

73 448

1756

96 775

1774

182 251

Garantie aux Seigneurs propriétaires, Sir George Carteret, 29 juillet 1674

Confirmation de Duc de York au 24 Propriétaires: 14 mars 1682

Lettre du Roi reconnaissant les droits de propriété au sol et au gouvernement 1683

Constitution de la Province de New York, 1683

Association des Fils de la Liberté à New York, 15 décembre 1773

Géographie historique de l'État de New York (1524-1832)

Carte de la Province de New York en 1776 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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