Histoire (1)

Suite à l'exploration du fleuve Hudson («  North Rivier  », ou « fleuve du Nord » en français, fut le nom du fleuve adopté par les cartographes néerlandais jusqu'à la cession de la colonie) d'Henry Hudson commanditée par la Compagnie néerlandaise des Indes orientales en 1609, la région située entre la Virginie et ce qui deviendra le Massachusetts est connu sous le nom de Nouvelle-Néerlande («  Nieuw Nederland  » en néerlandais). L'Hudson River mesure 507 kilomètres de long. Il s'écoule surtout dans l'état de New York mais aussi dans le New Jersey. Il délimite la partie ouest de l'île de Manhattan. L'Hudson River se jette dans l'océan Atlantique.

L'Hudson River prend sa source dans le lac Tear of the Clouds (larmes des nuages), à 1.309 mètres d'altitude, dans les monts Adirondacks. Toutefois certains disent que ce n'est pas sa vrai source car c'est en fait une rivière qui prend sa source dans le lac et se jette ensuite dans l'Hudson River.

Si plusieurs entreprises privées néerlandaises font du commerce à l'embouchure des fleuves Hudson et Delaware («  Zuide Rivier  » ou « fleuve du Sud ») pendant la décennie suivante (deux fortins de bois portant le nom de Fort Nassau sont construits, un sur l'île Castle, mis sur pied en 1611 et abandonné en 1618 en face du Fort Orange construit ultérieurement et l'autre sur le rivage sud du Delaware) ce n'est qu'avec le regroupement des intérêts privés en une seule compagnie que la colonisation débutera au tournant des années 1620. Les premiers colons européens à s'établir dans la colonie proviennent des Pays-Bas espagnols sous contrat avec la Compagnie néerlandaise des Indes occidentales. Les Néerlandais s'établirent au Fort Orange près de l'actuelle ville d'Albany en 1624. La Nouvelle-Amsterdam («  Nieuw Amsterdam  » en néerlandais) est érigée sur le site actuel de Battery Park sur l'île de Manhattan, deux ans plus tard, par Pierre Minuit alors que fut décidé de regrouper les colons de Fort Orange, du Fort Nassau (Delaware) et du Connecticut («  Versche Rivier  » à l'époque) et de déménager les colons qui avaient été établis sur l'île-aux-Noix (Noten Eyland, l'actuelle Governors Island) vers l'embouchure de l'Hudson pour consolider l'entreprise et se soustraire à l'agressivité des Agniers à l'ouest de Fort Orange. Pendant quarante ans, les Néerlandais érigèrent une colonie à caractère résolument semblable aux Provinces-Unies en Amérique du Nord. Lorsque les Anglais se sont appropriés de la colonie en 1664, elle fut renommée New York, en l'honneur du duc d'York, frère de Charles II, futur roi d'Angleterre sous le nom de Jacques II et comptait entre 7 000 et 10 000 colons. La région devient colonie royale en 1685. New York est le onzième État à ratifier la Constitution en 1788.

En 1917, l'État de New York accorde le droit de vote aux femmes. En 2011, il accorde le mariage entre personnes de même sexe, devenant l'État américain le plus peuplé à l'avoir accordé. image-1.png

Origine du nom

Le nom de New York a été donné en 1664 en l'honneur du frère du roi Charles II, duc d'York, futur Jacques II, lorsque la région entourant Nouvelle-Amsterdam a été prise aux Néerlandais des Provinces-Unies lors de la Deuxième Guerre anglo-néerlandaise. Auparavant, la région s’appelait Nouvelle Angoulême (ou Terre d'Angoulême) qui était le nom donné à la baie formée par l'embouchure du fleuve Hudson alors baptisé Vendôme, par le navigateur italien Giovanni da Verrazzano lorsqu'il la découvrit en 1524, alors qu'il explorait la région pour le compte du roi de France François Ier (comte d'Angoulême de 1496 à 1515), à bord de la petite caravelle La Dauphine.

Le duc d’York fut à l’origine du départ des Hollandais de la Nouvelle Amsterdam. Après avoir engagé une guerre commerciale, c’est une guerre réelle que le frère du roi Charles II engage contre les Néerlandais afin de récupérer le sud de Manhattan, territoire stratégique. Très rapidement, à la tête d’une armée puissante, il fait capituler Peter Stuyvesant en mai 1664 et renomme la colonie New York. Dès lors, New York est sous le commandement de la Couronne. En 1685, le Duc d’York, à l’origine de la colonisation de New York, succèdera à son frère sur le trône et deviendra Jacques II d’Angleterre.

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La Province de New York (en néerlandais : Provincie New York) était une colonie britannique qui incluait un peu plus que l'actuel État de New York entre 1664 et 1783. La province a été nommée en l'honneur de Jacques, duc d'York (futur Jacques II) propriétaire de la colonie, et frère du roi Charles II en 1664, quand la colonie de Nouvelle-Néerlande (en néerlandais : Provincie Nieuw-Nederland) a été prise aux Provinces-Unies.

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The Building of the Palisades

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The Old Stadt Huys of New Amsterdam

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Peter Stuyvesant

Pieter Stuyvesant est né en 1610 ou 1612, probablement à Peperga, en Frise aux Provinces-Unies et mort en août 1672 à New York (nouveau nom de la Nouvelle-Amsterdam depuis 1664). Il est le dernier directeur-général néerlandais à avoir administré la colonie de la Nouvelle-Néerlande, pour le compte de la Compagnie néerlandaise des Indes occidentales, avant que les Anglais ne s’en emparent. 

Outre l'actuel État de New York, la province comportait aussi originellement l'État du New Jersey, du Delaware et du Vermont, et quelques portions du Massachusetts et du Maine.

Comtés

Le Province de New York a été divisée en douze comtés le 1er novembre 1683 :

  • Comté d'Albany : Toute la région que se trouve actuellement au nord et à l'ouest de New York. La zone fut réclamée par ce qui est aujourd'hui le Vermont. De plus il n'y avait pas de véritable frontière ouest à la colonie (Mythe de la Frontière), le comté d'Albany s'étendait donc théoriquement jusqu'à l'océan Pacifique. La plupart de ces terres ont été dorénavant cédées aux autres États et celles qui sont restées dans l'État de New York ont été divisées en d'autres comtés. Son nom vient d'un des titres de noblesse du duc de York et d'Albany, devenu par la suite Jacques II d'Angleterre. Site officiel du comté

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  • Comté de Cornouailles : Une terre qui est actuellement dans le Maine. Cédé à la Colonie de la baie du Massachusetts en 1692.
  • Comté de Dukes : les Îles Elizabeth, Martha's Vineyard et Nantucket à l'ouest du cap Cod. Cédé au Massachusetts en 1691.

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  • Comté de Dutchess : correspondant aux actuels comtés de Dutchess et de Putnam. Le comté fut nommé en l'honneur de Marie de Modène, femme du futur Jacques II d'Angleterre, lorsqu'ils furent le duc et la duchesse (dutchess en anglais) de York.

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  • Comté de Kings : correspondant à Brooklyn.

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  • Comté de New York : correspondant à Manhattan. A cette époque, il coïncidait avec la ville de New York et occupait l’île de Manhattan, comme aujourd’hui.

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  • Comté d'Orange : correspondant aux actuels comtés d'Orange et de Rockland. Le comté a été nommé en l'honneur de Guillaume III d'Angleterre, qui était aussi le Prince d'Orange.

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  • Comté de Queens : correspondant aux actuels comtés de Queens et de Nassau. Au départ, le comté de Queens incluait une zone voisine qui englobe maintenant le comté de Nassau. C'est un des 12 comtés créés en même temps que l'État de New York en 1683. Avant 1870, le comté de Queens possédait six communes : Newtown, Flushing, Jamaica, North Hempstead, Hempstead, et Oyster Bay. En 1870 la ville de Long Island (Long Island City) y fut incorporée. Long Island City, Newtown, Flushing, Jamaica, et la partie Rockaway Peninsula de Hempstead devinrent le borough de Queens de New York le 1er janvier 1898. La partie de Queens County qui ne fut pas annexée à la ville de New York (North Hempstead, Oyster Bay et la ville de Hempstead à l'exception de Rockaway Peninsula) constitua le comté de Nassau en 1899.

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  • Comté de Richmond : correspondant à Staten Island. Au XIVe siècle, l'île était habitée par les tribus des Algonquins, et en 1609, l'anglais Henry Hudson y établit un comptoir de commerce pour le compte de la Compagnie néerlandaise des Indes orientales. Il nomma l'île Staaten Eylandt, d'après les États généraux des Provinces-Unies, qui étaient à l'époque en insurrection contre le roi Philippe III d'Espagne. Jusqu'en 1661, aucune colonie ne put s'y installer durablement, à cause des conflits avec les indigènes, puis en 1667 elle fut cédée aux Anglais, qui l'occupèrent plus tard pendant toute la durée de la guerre d'Indépendance. C'est à cette époque que l'on y pratiqua une déforestation intensive. Puis avec l'avènement de l'indépendance les propriétaires anglais s'enfuirent au Canada. L'île fut au XVIIIe siècle un lieu d'émigration des Huguenots français conduit par Daniel Perrin, dit le Huguenot et qui s'établirent dans l'île. Ils y laissèrent le nom de leur communauté religieuse au quartier Huguenot, une avenue, un parc et une station de la ligne de chemin de fer Staten Island Railway. Comme les autres boroughs, Staten Island fut unifié avec New York City en 1898. Le district de Staten Island est resté assez rural jusqu'à l'ouverture du pont Verrazano en 1964, lorsque son statut insulaire s'est transformé en celui de banlieue à fort développement urbain. Jusqu'à cette époque, on pouvait encore y trouver des fermes d'élevage de volaille et de vaches laitières, ce qui provoquait parfois une certaine forme d'humour de la part des habitants des autres districts. À la fin des années 1960, il y eut plusieurs querelles sur les questions environnementales et la préservation de la nature. Depuis, on a aménagé dans les collines du centre de l'île une série de parcs publics, bien reliés par des chemins de randonnée (la Greenbelt). L'île abrite depuis la deuxième moitié du XXe siècle le plus important site d'enfouissement des déchets de New York (le Fresh Kills Landfill), fermé début 2001 pour son excessive production de méthane (la plus importante du monde), mais rouvert la même année pour y entreposer les débris du World Trade Center. Durant les années 1980, sous le mandat du maire de New York David Dinkins, il y eut un mouvement politique pour que l'île fasse sécession du reste de la ville. Ce mouvement s'essouffla avec l'arrivée de Rudolph Giuliani en 1993.

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  • Comté de Suffolk : l'actuel comté de Suffolk. Le comté est situé sur l'île de Long Island, dont il occupe les deux tiers orientaux de la superficie.
    L'extrémité orientale du comté et de l'île se termine par deux péninsules baptisées respectivement North Fork et South Fork, qui encadre une baie nommée Peconic Bay isolée de l'Océan Atlantique et de la Gardiners Bay par la Shelter Island.
    I
    l est à noter que la South Fork abrite notamment la région des Hamptons qui comptent plusieurs villes et villages réputés dans le monde pour être parmi les zones de villégiatures les plus prisées par l'élite américaine et spécialement par celle de New York.

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  • Comté d'Ulster : correspondant aux actuels comtés d'Ulster et de Sullivan, ainsi qu'à des parties des Comtés de Delaware et de Greene.

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  • Comté de Westchester : correspondant au Bronx et à l'actuel comté de Westchester. Les premiers Européens à explorer le territoire du comté de Westchester furent l'Italien Giovanni da Verrazano, en 1524, et l'Anglais Henry Hudson, en 1609. Les premiers colons européens arrivèrent grâce à la Compagnie hollandaise des Indes occidentales dans les années 1620 et 1630. Des colons anglais en provenance de Nouvelle-Angleterre les rejoignirent dans les années 1640. Le comté de Westchester est l'un des douze comtés originaux de la province de New York créés en 1683. Il incluait alors l'actuel borough new-yorkais du Bronx, qui était formé de la municipalité (town) de Westchester et d'une partie des municipalités de Yonkers, d'Eastchester et de Pelham. En 1846 une nouvelle municipalité, West Farms, se forma aux dépens de Westchester, et en 1855 se fut au tour de la municipalité de Morrisania de prendre son indépendance de West Farms. En 1873, la municipalité de Kingsbridge se sépara de Yonkers. En 1874, la partie occidentale de l'actuel Bronx, constituée des municipalités de Kingsbridge, West Farms et Morrisania, fut transférée au comté de New York, et en 1895 le restant de l'actuel Bronx, constitué de la municipalité de Westchester et d'une partie d'Eastchester et de Pelham, fut transféré au comté de New York. À ce moment, la partie d'Eastchester située immédiatement au nord de la portion transférée avait fait sécession de la municipalité d'Eastchester (1892) pour former la ville de Mount Vernon. En conséquence, la municipalité d'Eastchester n'a pas de frontière commune avec la ville de New York. En 1914, les portions du comté de New York qui avaient été prises au comté de Westchester furent réunies en un nouveau comté, le comté du Bronx. Du fait de la richesse de certains de ses résidents, Westchester a acquis une réputation de richesse, d'homogénéité et d'élitisme. Cependant, en réalité, le comté est une région économiquement et démographiquement diverse. On y trouve une prison de haute sécurité, Sing Sing, et une centrale nucléaire, Indian Point. Westchester est l'un des comtés les plus densément peuplés des États-Unis, et a un taux de délinquance légèrement plus élevé que les comtés alentours.

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Le 12 mars 1772 :

  • Comté de Tryon formé à partir du comté d'Albany. Il a été renommé comté de Montgomery en 1784.

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Plan du comté de Tryon, New York
Map of Tryon County, New York

Blérancourt, Musée franco-américain du château de Blérancourt

  • Comté de Charlotte formé à partir du comté d'Albany. Il a été renommé comté de Washington en 1874.

Gouvernement propriétaire (1664-1685)

En mars 1664, le duc d'York devient le propriétaire de la colonie ce qui inclut la Nouvelle-Néerlande et l'actuel État du Maine. Cette charte incluait une partie du Massachusettsactuel qui la contestait. La charte déterminait les droit de propriété et imposait les quelques restrictions de son pouvoir. En termes généraux, la charte était équivalente à une donation de terre lui conférant les droits de possession, de contrôle, et du gouvernement, sujet seulement à une limitation : le gouvernement devait être conforme aux lois d'Angleterre. Le duc d'York n'a jamais visité sa colonie et exerça un contrôle faible sur celle-ci. Il élut afin d'administrer son gouvernement des gouverneurs, conseils, et d'autres officiers qu'il choisissait personnellement. Aucune disposition n'a été prise pour une assemblée élue.

La Nouvelle-Néerlande fut prise aux Néerlandais le 27 août 1664. La prise fut confirmée par le Traité de Breda en juillet 1667.

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En 1665, le New Jersey a été séparé de New York pour devenir une autre province, mais les frontières ne furent pas déterminées avant 1765. En 1667, la moitié est du Connecticut a aussi été séparée afin de rejoindre le reste du Connecticut.

En juillet 1673, une flotte néerlandaise commandée par Cornelis Evertsen le Jeunet et Jacob Binckes reprit New York puis les anciens territoires néerlandais cédés en 1664. Les Néerlandais occupèrent la colonie jusqu'à ce qu'elle soit rendue aux Anglais par le traité de Westminster contre le Suriname en février 1674. La seconde concession a été obtenue par le Duc de York en juillet 1674 pour affirmer son titre.

Le premier gouverneur, Richard Nicolls, est connu pour avoir écrit le Duke's Laws qui était la première compilation des lois anglaise en vigueur dans la colonie de New York.

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Les Britanniques perpétuèrent la politique instaurée par les Néerlandais quant à l'accueil des chrétiens, tel que les huguenots : les fondateurs de la Nouvelle-Rochelle. Le Duke's Laws établissait une Église d'État. Le gouverneur Andros dit, en 1674, que « toute personne de quelque religion que ce soit, pouvait tranquillement habiter au sein de sa juridiction ». Les Britanniques remplacèrent les Néerlandais dans leur alliance avec les Iroquois contre la Nouvelle-France avec un accord appelé la Covenant Chain.

Une Assemblée coloniale a été créée en octobre 1683. New York était la dernière colonie anglaise à disposer d'une assemblée. L'assemblée vota la Constitution de la Province de New York le 30 octobre 1683, la première de ce genre dans les colonies. Cette constitution donnait plus de droits aux New Yorkais qu'aux autres colons dont une protection sur l'imposition sans représentation.

Le 1er novembre 1683, le gouvernement fut réorganisé, et l'état a été divisé en 12 comtés, chacun étant divisé en towns. 10 de ces comtés existent encore (voir ci-dessus), mais deux comtés (les comtés de Cornouailles et Dukes) étaient sur des territoires achetés par le Duc de York au Comte de Stirling, et ne sont dorénavant plus au sein du territoire de l'État de New York, mais dans le Massachusetts grâce à un traité, celui de Dukes en 1686 et celui de Cornwall en 1692. Tandis que le nombre de comtés a augmenté à 62, le modèle demeure toujours qu'une town dans l'État de New York est une subdivision d'un comté, similaire à la Nouvelle-Angleterre.

Un acte de l'assemblée en 1683 naturalisa tous ceux originaires d'une nation étrangère alors dans la colonie et chrétiens. Pour encourager l'immigration, il y a également la condition que les étrangers chrétiens puissent, après leur arrivée, être naturalisés s'ils prêtent serment d'allégeance. 

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New York in 1700

 

Province royale (1685-1783)

New York devint une province royale en février 1685 quand le duc d'York fut couronné par le roi Jacques II d'Angleterre. Jacques II n'approuvait pas la constitution de New York et déclara sa non-reconnaissance en octobre 1685. L'assemblée ne s'est plus rencontrée après 1685.

En mai 1688, la province devint une partie du Dominion de Nouvelle-Angleterre. En avril 1689, quand on apprit que le Roi Jacques II d'Angleterre avait été renversé par la Glorieuse Révolution, les Bostoniens renversèrent leur gouvernement et emprisonnèrent leur gouverneur. La province de New York se rebella en mai, c'est la rébellion de Leisler.

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La guerre du Roi Guillaume avec la France commença avec l'attaque française de Schenectady. En juillet, New York participa à une attaque avortée contre Montréal et Québec. Un nouveau gouverneur, Henry Sloughter, arriva en mars 1691. Il arrêta Jacob Leisler et l'exécuta.

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Sloughter Signing Leisler's Death-warrant

La charte de New York et la constitution furent ré-établies en 1691 et devinrent la constitution de la province jusqu'à la création de l'État de New York.

Durant la guerre de la Reine Anne contre la France de 1702 à 1713, la province était peu concernée par les opérations militaires, mais avait le bénéfice d'être fournisseur de la flotte britannique. La milice de New York participa à deux attaques sur Québec en 1709 et 1711.

La première vague d'immigration, en 1710, provenait des trois Palatinats allemands. Ils étaient initialement employés dans la production de marchandises navales.

Il y a eu deux révoltes notables d'esclaves à New York 1712 and 1741. D'importantes importations d'esclaves ont eu lieu des années 1720 aux années 1740. 

Guerre du Roi George

Cette province, en tant que colonie Britannique, s'est battue contre les Français durant la guerre du Roi George. L'assemblée était déterminée à contrôler les commandes pour cette guerre et elle ne donna qu'un appui faible. Quand l'appel vint, pour New York, d'aider à lever des forces d'expédition contre Louisbourg, l'assemblée de New York refusa de lever des troupes et donna seulement 3000 livres. L'assemblée était opposée à un effort de guerre significatif parce que cela aurait interrompu le commerce avec le Québec ce qui aurait entraîné une hausse des taxes. Les Français détruisirent la colonie de Saratoga dans l'État de New York en 1745, tuant et capturant plus de cent personnes. Après cette attaque l'assemblée devint plus généreuse et leva 1600 hommes et 40 000 livres. New York était la seule colonie dans laquelle quatre compagnies de réguliers stationnaient de façon permanente. Elles étaient peu utilisées et furent démantelés en 1763.

Guerre de Sept Ans

En 1754, le Congrès d'Albany eu lieu à Albany afin de discuter d'un plan d'union des colonies britanniques.

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Cartoon by Benjamin Franklin during the Congress. Pennsylvania Gazette, 9 May 1754.

Des scènes de combat se déroulaient hors de la ville de New York durant la Guerre de Sept Ans, avec les forces britanniques et françaises qui se disputaient le contrôle du Lac Champlain en association avec les alliés amérindiens. William Johnson et d'autres agents ont provoqué la participation des Iroquois.

Les enrôlements forcés dans l'armée se sont passés dans New York en été 1757 quand 3 000 soldats britanniques entrèrent dans la ville et enrôlèrent près de 800 personnes qu'elles trouvèrent dans des tavernes et d'autres endroits fréquentés par les marins. New York était le lieu de refuge des Corsaires. 40 vaisseaux new-yorkais ont été désignés comme corsaires en 1756 et en été 1757 il a été estimé que la valeur des prises françaises apportées à New York était de 200 000 livres. Vers 1759, les mers furent « nettoyées » des vaisseaux français et les corsaires furent détournés pour commercer avec les ennemis. La fin de la guerre causa une sévère récession à New York.

William Johnson négocia une fin à la Rébellion de Pontiac et promut la Proclamation royale de 1763 et le traité de Fort Stanwix pour protéger les Indiens des colonies anglaises.

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The Treaty of Fort Stanwix signed and sealed gave Pennsylvania clear title to most of the north and west of the state.

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Partis Politiques

Durant le milieu des années 1700, la politique de New York tournait autour de la rivalité entre deux grandes familles, les Livingstons et les DeLanceys.

Ces deux familles ont amassé des fortunes considérables. La ville de New York a eu une influence excessive sur la politique de l'État de New York parce que plusieurs des membres de l'assemblée vivaient dans New York plutôt que dans leurs districts. Lors des élections de 1752, les amis et la famille des DeLanceys contrôlaient 12 des 27 sièges de l'assemblée. Les DeLanceys perdirent le contrôle de l'assemblée lors des élections de 1761. Le gouverneur Cadwallader Colden essaya d'organiser un parti populaire pour l'opposer aux grandes familles, gagnant de ce fait la haine des élites des deux partis de la ville.

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Cadwallader Colden (1688-1776)
and His Grandson Warren De Lancey

Stamp Act

Le Stamp Act de 1765 (abréviation de Duties in American Colonies Act 1765) fut le quatrième Droit de timbre voté par le Parlement britannique, il instituait que dans les treize colonies américaines, tous les documents, permis, contrats commerciaux, journaux, testaments, livres et cartes à jouer devaient être munis d'un timbre fiscal. Cette loi fut votée afin de couvrir les coûts de la présence militaire nécessaire à la protection des colonies.

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Caricature britannique : John Malcolm passé au goudron et aux plumes, quatre semaines après la Boston Tea Party, à Boston. À l’arrière-plan, un arbre de la liberté, une corde et le Stamp Act affiché.

L’Acte fut d’abord adopté le 17 février par la Chambre des communes, puis le 8 mars par la Chambre des Lords. Il fut promulgué par le roi le 22 mars 1765, mais n’entra en application effective que le 1er novembre 1765. Il suscita une grande animosité de la part des colons américains et ne fut guère appliqué. Les collecteurs de taxe furent en effet menacés d’être passés au goudron et aux plumes (tarring and feathering). La loi fut finalement abrogée le 18 mars 1766. Elle marque une étape vers la Révolution américaine.

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Les taxes pesèrent surtout sur les notaires et les avocats qui utilisaient de nombreux documents. De plus, elles alimentaient directement le budget britannique et n’affectaient plus seulement les échanges commerciaux. L’argent servit à renforcer les garnisons du Fort Detroit et du Fort Pitt, qui protégeaient le commerce des fourrures plus que les colons.

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Résistances des colons américains

De nombreux colons refusèrent de payer les timbres et la situation se radicalisa. À Boston, on pendit et brûla une effigie d’Andrew Oliver, un agent du timbre. Sa maison fut pillée et son bureau fut incendié. La demeure du gouverneur du Massachusetts, Thomas Hutchinson fut également vandalisée. Il dut trouver refuge au Fort William avec sa famille.

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Hutchinson house, Garden Court Street, North End, Boston

De nombreuses associations virent le jour afin d’organiser la protestation : elles seront bientôt connues comme les Fils de la Liberté. Des incidents similaires se produisirent à New York et à Charleston. Les timbres furent saisis et détruits, et les agents molestés. Des comités de correspondance (Committees of Correspondence) se constituèrent pour unir les opposants et relayer les appels au boycott des marchandises britanniques. Lorsque le Massachusetts demanda la tenue d’une assemblée générale, neuf colonies envoyèrent des représentants au Stamp Act Congress qui se tint au Federal Hall de New York en octobre 1765.

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Le Stamp Act Congress

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Le Stamp Act Congress se tint dans le Federal Hall de New York (aujourd’hui disparu)

Les 27 délégués des colonies adoptent une Déclaration des Droits et des Griefs (Declaration of Rights and Grievances) établie par John Dickinson et envoient des lettres ainsi que des pétitions au roi et aux deux chambres du Parlement britannique.

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La Déclaration énumère 14 griefs. L’accent est mis sur le Stamp Act mais aussi sur le fait que les colons n’ont pas le droit de participer à l’élection des députés qui siègent à Londres. Ils rappellent que seules les assemblées coloniales ont le droit de lever de nouvelles taxes en Amérique. Ils critiquent aussi le recours aux Admiralty Courts pour appliquer le Stamp Act et punir les contrevenants. En réalité, les boycotts eurent plus d’effet que les pétitions, et la loi fut finalement abrogée. Mais la question de la représentation politique des Américains n’était pas réglée. Et la détermination du Parlement de faire payer des taxes aux colons restait intacte.

Le Stamp Act fut finalement abrogé à cause des protestations des colons et des artisans britanniques, frappés par le boycott de leurs marchandises. Le changement de Premier Ministre explique également cette abrogation : Charles Watson-Wentworth était en effet plus favorable aux colons américains. Il invita même Benjamin Franklin à s'exprimer devant le Parlement britannique à propos des taxes.

Texte du Stamp Act de 1765

Résolution de l'assemblée de Pennsylvanie concernant le Stamp Act, 21 septembre 1765

Quartering Act

Loi de cantonnement des troupes (Quartering Act en anglais) désigne au moins deux lois votées

Loi de 1765

La première loi, du 24 mars 1765, prévoit que le Royaume-Uni logera ses soldats en Amérique dans des casernes et des bâtiments publics, mais que si le nombre de soldats est plus important que le nombre de ces logements, alors ils prendront leurs quartiers dans des auberges, des étables, des dépôts de vivres, ainsi que dans les maisons des marchands de vin, de rhum, de cognac, d'eau de vie, de cidre ou d'hydromel, et que si ce nombre est toujours insuffisant, ils logeront dans des maisons inhabitées, des abris, des granges ou autres bâtiments, requérant de leurs habitants (ou en leur absence, des représentants officiels) de leur fournir nourriture, alcool, bougies, vinaigre, sel, literie et ustensiles, à titre gracieux.

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Loi de 1774

Le 2 juin 1774, le Parlement vote un groupe de lois dont une nouvelle loi de cantonnement des troupes. Cette loi est l'un des Actes intolérables, dont le but est d'assurer la juridiction britannique sur les treize colonies d'Amérique du Nord. La nouvelle loi de cantonnement des troupes étend la précédente législation, il est prévu que les troupes ne soient pas seulement logées dans des bâtiments commerciaux ou vides mais aussi dans des maisons habitées. La loi sera vivement contestée, symbolisant pour les colons les dangers potentiels et les abus que l'on peut attendre d'une troupe d'occupation.

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Conséquences aujourd'hui

Les deux lois conduisirent directement au troisième amendement de la Constitution des États-Unis, qui interdit formellement aux troupes américaines de prendre leurs quartiers sans l'accord du propriétaire des lieux. Un pur produit de leur époque, les Acts et le troisième amendement n'ont été le sujet que d'un seul cas judiciaire en plus de deux cents ans (Engblom v. Carey).

Texte de l’Act de 1765

Texte de l’Act de 1774

 

 


 

 

 

 

 

 

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