L'état de New York

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C’est dans le Nord-est des Etats-Unis que vous trouverez l’état de New York, qui, en plus d’abriter la mythique ville de New York City, abrite de grands espaces absolument magnifiques.

L'État de New York est le troisième État le plus peuplé des États-Unis avec 19,3 millions d'habitants, moins que le Texas, et deux fois moins que la Californie. Il se trouve dans le Nord-Est du pays et a pour capitale la ville d'Albany, située à l'est de l'état. Sa forme est grossièrement celle d'une pyramide renversée, dont le sommet, au sud, serait la ville de New York, sur l'océan Atlantique. À l'est, l’État est bordé par le Vermont, le Massachusetts, le Connecticut, tandis qu’au sud, il partage une frontière avec le New Jersey et la Pennsylvanie.

Si la ville de New York se trouve dans l'État de New York, une grande partie de son agglomération se trouve dans les États voisins du Connecticut et du New Jersey. En revanche, le nord de l'État de New York est assez rural.

C'est le troisième État le plus riche du pays après la Californie et le Texas; s'il était une nation indépendante, il serait la 16e puissance économique du monde, devant la Corée du Sud.

Sa superficie est du même ordre de grandeur que celle de l'Angleterre. De 1810 aux années 1960, l'État de New York était le plus peuplé des États-Unis, titre qu'il avait ravi à la Virginie et qu'il a abandonné à la Californie.

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Carte de l'État de New York

D'une superficie de 128 402 km², l'État de New York était peuplé de 18.976.457 habitants au recensement de 2000. Il contient la ville de New York (en anglais New York City), la plus peuplée des États-Unis et deuxième agglomération la plus peuplée du monde (22.433.312 habitants) après Tokyo.

Alors que l'aire urbaine de New York (en partie dans l'État) occupe la partie sud de l'État et la grande île de Long Island, la majeure partie du territoire (ou Upstate, dénomination regroupant tous les comtés situés au nord des comtés de Westchester et Rockland) est dominée par de grandes régions agricoles, des forêts, des lacs et des reliefs.

Long Island s’étire paresseusement sur près de 300 km entre l’atmosphère banlieusarde du Queens à New York City jusqu’au phare de Montauk, alternant villages et plages, landes et vignobles, magasins d’usine et golfs exclusifs, dunes et petits ports de pêche devenus le refuge des millionnaires du XIXe siècle auxquels ont succédé les stars du show-business.

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Avec son ambiance proprette et feutrée si typiquement américaine (dont le vernis craque dans les polars de Donald Westlake, « Le Ciel de Long Island » du coréen Chang-Rae Lee, dans les films « L.I.E. Long Island Expressway » ou « Les Affranchis » de Martin Scorsese), c’est une très agréable destination (attention aux tiques !) pour une courte escapade au grand air après un séjour à New York ou pour conclure un itinéraire dans l’Est américain. On peut ensuite se rendre directement à JFK sans se replonger dans l’atmosphère enfiévrée de Manhattan.

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Très prisée le week-end et lors des périodes de vacances, il n’est pas toujours facile d’y accéder ou d’y circuler, et l’hébergement n’y est pas spécialement bon marché. Quand on vient de Manhattan, le Long Island Railroad est la meilleure option. Si l’on est en voiture, on peut insérer Long Island sur la route de la Nouvelle Angleterre en jouant avec les ferrys qui la relient au Connecticut.

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L’île possède davantage de villes et de villages qu’Hollywood a de stars ! Il est toujours un peu délicat pour un néophyte de comprendre les subtiles différences entre city, town et village, sans parler des multiples hameaux et lieux-dits qui constellent les routes.

La côte Nord est structurée le long de l’Heritage Trail, marquée par l’époque coloniale et la période de la Gold Coast des années folles. On y pratique encore le char à voile sur glace en hiver.

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Les villages historiques y sont multiples : Great Neck avec à proximité, le charmant American Merchant Marine Museum de Kings Point, Westbury, Glen Cove et son festival maritime, Cold Spring Harbor et son musée baleinier, Northport traversé par sa « main street » de bande dessinée, le modeste general store de St James datant de 1857, Oyster Bay où Théodore Roosevelt se retirait dans sa résidence d’été, ainsi que Sagamore Hill, classée aujourd’hui National Historic Site et où il vécut jusqu’à sa mort en 1919.

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American Merchant Marine Museum

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Cold Spring Harbor

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General store de St James

Le Suffolk County Vanderbilt Museum se répartit dans les 24 pièces d’Eagle's Nest, superbe résidence de style hispanique, construite de 1910 à 1936 pour William K. Vanderbilt II, amoureux de yachting et d’automobile.

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Suffolk County Vanderbilt Museum

Au milieu des maisons victoriennes de Stony Brook, le Long Island Museum, le plus grand de l’île, est un musée d’art et d’histoire avec quelques bâtisses anciennes et la fantastique collection de véhicules hippomobiles du Dorothy and Ward Melville Carriage Museum.

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Long Island Museum

Port Jefferson est le terminal de l’une des lignes de ferry traversant le Long Island Sound pour Bridgeport dans le Connecticut.

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Port Jefferson

Greenport est un petit port pittoresque à l’ambiance atlantique de bon aloi avec ses quais en bois au bout desquels on tombe sur les ateliers et modèles réduits de l’East End Seaport Museum and Marine Foundation.

La côte Sud, tournée vers l’océan, est protégée en partie par le Fire Island National Seashore.

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Cette île attirant la grande foule de Memorial Day à Labor Day et interdite aux voitures, n’est accessible que par un bac. Elle est toujours dominée par son vieux phare de 1858. Vous avez vraiment intérêt à avoir réservé à l’avance. On passe non loin d’Amityville, encore l’un de ces lieux hantés dont les américains raffolent et qui inspira une dizaine de films d’horreur…

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Amityville

En allant vers l’Ouest, l’urbanisation se fait moins dense et la côte devient plus sauvage. L’extrémité occidentale a la forme d’une pince de crabe. Au bout de la partie supérieure, à Orient Point, on ira prendre le ferry traversant le Block Island Sound et rejoignant New London sur le continent.

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Orient Point

La pointe Sud est le domaine des Hamptons. Colonisé par les anglais vers 1650, c’est le secteur le plus recherché et le plus chic de toute l’île, l’un des plus chers de tous les Etats-Unis, fréquenté par de nombreuses célébrités. Il n’est pas rare d’y croiser Steven Spielberg ou Robin Williams, Renée Zellweger ou Jerry Seinfeld vaquant entre un parcours de golf et leur somptueuse résidence étalée dans les magazines de décoration.

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Une belle propriété à vendre pour 58.000.000 de dollars

Dans le triangle entre Southampton, Sag Harbor (une vieille douane, un autre musée baleinier et une église intéressante avec ses ex-voto marins) et Montauk alternent coins perdus, villas de luxe ou ravissantes demeures historiques comme les vénérables maisons en bardeaux d’Amagansett. On peut aussi pratiquer le kayak de mer ou même le surf…

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Sag Harbor

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Marilyn on Amagansett Beach (1957)

Adjacent à East Hampton, Springs est le berceau de l'expressionnisme abstrait : c’est ici que Jackson Pollock et Willem de Kooning développèrent leur technique. On peut visiter le Pollock-Krasner House and Study Center, chaumière de 1879 où Pollock vécut jusqu’à sa mort en 1956, avec Lee Krasner, elle-même un peintre important. Côté lettres, on y vit John Steinbeck vivant dans un vieux moulin de Sag Harbor et plus récemment Philip Roth.

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Pollock-Krasner House and Study Center

Le Memory Motel de Montauk inspira une chanson aux Rolling Stones qui séjournaient à l’époque à Eothen chez Andy Warhol.

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Memory Motel de Montauk

Le phare de Montauk, véritable icône de l’île (on le trouve sur tous les panneaux routiers), monte la garde depuis 1796, d’autant plus qu’il y aurait un monstre marin dans le secteur, Monty… C’est dans ce secteur qu’échoua l’Amistad avec sa cargaison d’esclaves en 1839, une histoire qui inspira le film éponyme à Spielberg en 1997. Shelter Island, au milieu de la pince est encore plus « isolée » au milieu de marais et de prés salés mais elle possède, avec quelques restes historiques, un charme à part dans un environnement nature très protégé dont la Mashomack Preserve et les plages de Crescent Beach et de Silver Beach au Sud-ouest. Allez-y à pied ou en vélo, l’attente pour le bac pouvant être interminable. Pêche ou kayak à volonté dans la région également.

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A propos de ciel, l’île est aussi fière de son héritage aéronautique. Survolée par Glenn Curtiss dans les années 1900, c’est de Roosevelt Field que Lindbergh décolla en 1927 pour rejoindre Le Bourget. De nombreux constructeurs s’y établirent entre les deux guerres mondiales. Curtiss et Sikorsky à Garden City, Sperry et Fairchild à Farmingdale, Republic ou Brewster, Grumman, le spécialiste des avions embarqués à Bethpage.

Le Cradle of Aviation Museum de Farmingdale exhibe une belle collection d’avions. Sur la côte Nord, à Port Washington, débuta en 1937 le premier service régulier transatlantique avec les majestueux hydravions de la PanAm amerrissant en baie de Manhasset.

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Cradle of Aviation Museum

Site internet : www.discoverlongisland.com

Les massifs montagneux principaux sont les Adirondacks au nord-est, les Catskills et la Shawangunk Ridge au sud-est.

Le vieux massif des Adirondacks (New York) est un ensemble de moyennes montagnes compact. Alignant plus de 40 sommets dépassant 1200 mètres et culminant à 1629 mètres au Mont Marcy, il fut longtemps le royaume des coureurs des bois et des bûcherons.

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Mont Marcy

Marcy est le plus haut sommet de l’état de New York. Il ne domine peut-être pas autant sa région, comme le mont Washington le fait, sur les White Mtns, mais peu importe de quel angle il est vu, il se montre toujours comme le roi des Adirondack High Peaks. Marcy est évidemment l’un des monts les plus populaires du nord-est américain. Il faut dire qu’il a beaucoup à offrir aux randonneurs, à savoir : un sommet dénudé, une superbe vue de 360 degrés (la plus belle des Adirondacks selon plusieurs), une large zone alpine et plusieurs sentiers offrant beaucoup de variété. Étant situé en plein centre des High Peaks, il nécessite une randonnée d’au moins 23,7 km. L’aller-retour par Van Hoevenberg Trail est la façon la plus populaire et la plus facile de gravir le « Cloud Splitter ». Marcy étant entouré de montagnes et de plateaux élevés, il n’offre donc pas une dénivellation visuelle (sentiment de hauteur) aussi importante que celle des autres 5000 footers du nord-est. Malgré cela, l’ascension de Marcy est toujours mémorable et demeure un classique.

Rattrapé par le tourisme, protégé par les 24.000 km² de l'Adirondack State Park, il est aujourd’hui très couru des marcheurs, randonneurs, campeurs et autres canoteurs, venus profiter des forêts et des lacs, notamment lorsqu’à l’automne, les arbres se mettent à décliner une flamboyante palette rouge, mais aussi très fréquenté des skieurs se lançant sur les pistes de Lake Placid, deux fois hôte des Jeux Olympiques d’hiver en 1932 et 1980. On a du mal à croire que New York et Montréal soient si proches…

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Lake Placid

Lake George, en lisière Sud-est, est la station la plus « touristique ». Si vous préférez un environnement plus naturel, vous aimerez la sérénité deBlue Mountain Lake à la charmante plage de poche.

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Blue Mountain Lake

L’Adirondack Museum, en dehors du panorama imprenable sur le lac, rassemble toute une collection de bâtiments et d’objets locaux, notamment la lignée du fameux mobilier rustique en bois ou écorce de caryer, nom dont le fauteuil adirondack est le fleuron. Des pavillons dédiés aux grandes activités de la région en racontent l’histoire.

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Adirondack Museum

Sagamore Great Camp, ancienne résidence d’été des Vanderbilt achevée en 1897 près de Raquette Lake et classée National Historic Landmark, est ouvert au public. Tours, conférences et ateliers divers y sont proposés avec l’hébergement. Une retraite rustique en plein “wilderness” de mai à octobre !

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Sagamore Great Camp

Saranac Lake, bordé de petits cottages 1900 de style gingerbread, juste au nord de Lake Placid, en est une petite annexe plus simple et meilleur marché. On peut visiter la chaumière où résida Robert Louis Stevenson transformée en petit musée dédié à l’auteur de « L’Ile au Trésor ».

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Saranac Lake

Lake Placid est nichée entre deux lacs. Le petit Mirror Lake servant de patinoire ou de bassin aux voiliers selon la saison, et Lake Placid proprement dit, sillonné par des croisières commentées. A l’Olympic Center sur Main Street, le Lake Placid Winter Olympic Museum raconte les deux olympiades. L’une de ses patinoires vit l’homérique finale de hockey sur glace entre les Etats-Unis et l’URSS en 1980. En été, le VTT est l’option n°1 mais l’on peut aussi assister à des compétitions de luge ou de ski acrobatique se terminant par un plongeon dans une piscine. En hiver, le ski alpin est accueilli à Whiteface Mountain tandis que les sports nordiques le sont au Mount Van Hoevenberg.

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Lake Placid Winter Olympic Museum

A la périphérie, on ne s’attend pas à tomber sur John Brown Farm State Historic Site. C’est ici que le fameux abolitionniste vint s’installer en 1849 avant de devenir célèbre lors du raid à l’arsenal d’Harpers Ferry en Virginie Occidentale 10 ans plus tard.

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John Brown Farm State Historic Site

Les montagnes Catskill (Catskill Mountains), sont une région de reliefs de l'État de New York, située au nord de la ville de New York, et au sud d'Albany. En dépit de leur nom, les Catskills ne sont pas des montagnes au sens géologique du terme, mais plutôt un plateau érodé : plateaux et collines, ayant subi une érosion intense.

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Catskill Mountains

Elles constituent le prolongement vers l'est, ainsi que les plus hauts sommets, du plateau d'Allegheny. Elles sont parfois considérées comme une partie de la chaîne des Appalaches même si les deux chaînes ne sont pas géologiquement liées. Les Catskills sont situées à l'ouest de l'Hudson River et traversent cinq comtés : l'Ulster, le Greene, le Sullivan, le Delaware et le Schoharie.

À l'est de la chaîne, les montagnes naissent avec le Catskill Escarpment qui se soulève au-dessus de la Hudson Valley.

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Catskill Escarpment

À l'ouest, la limite des montagnes est beaucoup moins certaine car elles diminuent progressivement et de manière éparses sur le plateau d'Allagheny.

Beaucoup de visiteurs, dont les propriétaires des petites maisons de week-end et de vacances dans la région, ont l'air de considérer que presque tout est assez rural à l'ouest de l'Hudson River non loin de New York.

Les Poconos, qui se trouvent dans le nord-est de la Pennsylvanie, sont souvent considérés comme un prolongement des Catskills sous un autre nom.

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Il y a plus de trente sommets d'au moins 1 000 mètres dans les Catskills, qui sont également traversées par six rivières différentes. Le plus haut sommet, Slide Mountain, culmine à 1 274 m d'altitude et se trouve dans le comté d'Ulster.

À l'intérieur de la chaîne de montagnes se situe le Catskill Park, qui fait partie des forêts protégées de l'État de New York.

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Les terres ne sont pas entièrement privées : 60 % environ sont des propriétés privées mais de nouvelles parties sont fréquemment ajoutées. Le parc et la réserve se trouvent pour la plus grande partie dans le comté d'Ulster. Le comté de Greene en possède aussi une partie, ainsi que les comtés de Sullivan et le Delaware.

Les Catskills sont le lieu de légendes traditionnelles remontant aux tribus amérindiennes et aux premiers colons (les colons néerlandais baptisent les montagnes « Kaatskil » au XVIIIe siècle). Washington Irving y situe son histoire de Rip Van Winkle, en lien avec le navigateur Henry Hudson.

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Rip Van Winkle

Au XIXe siècle, les Catskills deviennent une destination de vacances pour les riches New-yorkais. Le bois est exploité à grande échelle, des fermes s'installent et la région perd de sa forêt sauvage. En 1885, une loi, votée par l'État de New York, délimite la Catskill and Adirondack Forest Preserve dans le but de préserver l'état sauvage de la région, et en 1904, le Catskill Park, un parc naturel, est créé.

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La réputation des Catskills comme lieu de vacances continue et pendant la première partie du XXe siècle de nombreux groupes ethniques dont les Allemands, les Tchèques, ou les Juifs y installent des hôtels, centres de vacances, campings, notamment au sud dans les Shawangunk Ridge, près de la ville de New Paltz.

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Shawangunk Ridge

Les plus grands hôtels et centres de séjours d'été juifs (comme Kutsher's, Brown's, et Grossinger's) deviennent alors connus collectivement comme la Borscht Belt (la « ceinture du bortsch »), certains faisant référence à la région comme les « Alpes juives ».

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De nombreux artistes et musiciens firent leurs débuts dans ces hôtels souvent somptueux. Cette tradition « ethnique » a quasiment disparu depuis les années 1960, bien que l'histoire de la « Borscht Belt » fasse toujours partie de l'héritage de la région, et les Catskills continuent de prospérer grâce à leurs hôtels et lodges traditionnels.

Les catskills étaient aussi la « maison d'été » de milliers d'enfants qui y venaient pour passer leurs colonies de vacances (en anglais « camps »). Les plus connus étaient les Camp Ma-Ho-Ge et Camp Diana Damalqua. Récemment, quelques petits hôtels se sont réinstallés dans la région, satisfaisants les aventuriers et les amateurs de sports d'hiver.

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Camp Ma-Ho-Ge

Shawangunk Ridge (ou Shawangunk Mountains, ou encore The Gunks) est une chaîne de montagnes située dans l'État de New York, qui fait partie des Appalaches. Elle s'étend à la frontière de l'État du New Jersey.

L'orthographe est une approximation néerlandaise du mot Lenape « Chongumme » et plusieurs des résidents locaux le prononcent de cette manière.

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Les cours d'eau principaux sont l'Hudson, la Mohawk et le Saint-Laurent, ce dernier constituant la frontière naturelle avec l'Ontario.

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Mohawk et Hudson rivers

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Saint-Laurent

Les Chutes du Niagara situé sur la rivière homonyme, à la frontière canadienne, sont une des principales attractions touristiques de l'État.

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Le canal Érié, voie d'eau artificielle majeure qui fut aménagé au début du XIXe siècle, fait communiquer le fleuve Hudson avec le lac Érié, reliant la ville de New York à la région des Grands Lacs.

L’état possède aussi une large frontière vers le nord et l’ouest avec le Canada (provinces de l'Ontario et du Québec), dont une grande partie est constituée par les lacs Érié et Ontario.

Le lac Érié, d'une superficie de 25 700 km2 (y compris les îles) et dont 12 800 km2 se trouvent au Canada, est situé à 173,3 m au-dessus du niveau de la mer. Il mesure 388 km de long et 92 km de large, et a une profondeur de 64 m. Le moins profond des cinq GRANDS LACS, il est alimenté surtout par la RIVIÈRE DÉTROIT dans laquelle se déverse le LAC HURON. Parmi les autres affluents importants, notons les rivières Maumee et Cuyahoga, en Ohio, et la rivière Grand, en Ontario. Le lac s'écoule dans la RIVIÈRE NIAGARA, à la hauteur de FORT ÉRIÉ, et fait une descente brusque de presque 100 m dans le lac Ontario; plus de la moitié de cette dénivellation se produit à la hauteur des CHUTES NIAGARA. Il est également relié au lac Ontario par le CANAL WELLAND.

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La spectaculaire chute d'eau de la rivière Niagara est la plus importante du monde en terme de débit (photo de John deVisser).

Son bassin de drainage occupe une superficie de 58 800 km2 et plus de 15 millions de Canadiens et d'Américains y habitent, ce qui en fait le bassin le plus peuplé de tous les Grands Lacs. Du côté américain se dressent les grandes villes très industrialisées de Buffalo (New York), d'Erie (Pennsylvanie), de Toledo et de Cleveland (Ohio). NANTICOKE représente la seule collectivité d'importance de la rive canadienne.

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Saint-Laurent, carte de la voie maritime

Le lac Érié est le plus méridional des Grands Lacs (avec une latitude semblable à celle du Nord de la Californie). En outre, ses eaux relativement peu profondes, l'afflux important de substances nutritives provenant des régions urbaines et l'abondance de terres agricoles cultivées à l'intérieur de son bassin hydrographique contribuent au niveau très élevé de productivité biologique. La productivité excessive a toutefois causé la prolifération d'algues peu esthétiques qui coulèrent plus tard au fond du lac et se décomposèrent pendant l'été. La couche inférieure mince et froide de l'eau (hypolimnion) fut ainsi privée d'oxygène. Les substances nutritives diminuèrent progressivement après que le Canada et les États-Unis eurent établi, en 1972, puis en 1978, des mesures de réglementation sur l'emploi des substances phosphorées. Dès 1987, les eaux du large sont limpides en été et la visibilité atteint jusqu'à huit mètres. On y surveille de près la concentration en oxygène.

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Parc national de la Pointe-Pelée, Photo aérienne
Photo aérienne du parc, en direction du Nord (photo de C. Lemieux).

Malgré la pollution et les infestations de LAMPROIES, la pêche commerciale y est plus florissante que dans tous les autres Grands Lacs; on y pêche plus de 20 000 t de poisson par année, surtout de la perchaude. Les étés chauds, les magnifiques plages et les marais côtiers bien conservés en font un lieu de villégiature très populaire chez les adeptes de plein air et les amateurs de la faune et de la flore (voir PARC NATIONAL DE LA POINTE-PELÉE). Les ornithologues viennent en masse dans cette région pour profiter de l'emplacement du lac sur les voies migratoires principales. Bien que le lac gèle généralement en hiver, il n'en demeure pas moins une partie importante de la VOIE MARITIME DU SAINT-LAURENT.

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Pointe-Pelée, parc national de la
Le
parc national de Pointe-Pelée, en Ontario, se trouve à la croisée de deux voies migratoires importantes (photo de J.A. Kraulis).

Comme la plupart des autres Grands Lacs, le lac Érié occupe un bassin fluvial surcreusé par les glaciers. L'érosion différentielle du shale et du calcaire paléozoïques, roches peu résistantes, a mené à la création d'immenses cuvettes allongées où se sont formés les lacs. Ces glaciers, de centaines de mètres d'épaisseur, datent de l'époque pléistocène. Ils ont périodiquement occupé la plus grande partie du bassin et laissé dans leur sillage d'immenses dépôts d'argile et de silt dont se compose actuellement le rivage en voie d'érosion rapide. Seuls les rivages des extrémités est et ouest du lac sont composés de dolomies plus résistantes.

Sa rive Nord fut fréquentée de façon intermittente par des peuples autochtones NEUTRES qui vivaient près de la péninsule du Niagara et le long de l'escarpement du Niagara. Étienne BRÛLÉ (1592-1633) fut probablement le premier Européen à apercevoir le lac. Au cours de la guerre de 1812, une bataille navale décisive y est livrée à PUT-IN-BAY. D'abord appelé lac du Chat par les explorateurs français, le lac prend ensuite le nom d'Érié, une tribu iroquoienne vivant sur la rive Sud.

L’écosystème du lac Érié fonctionne naturellement en trois bassins distincts. Ses rives comprennent la pointe Pelée, qui est le point le plus au sud au Canada, ainsi que des parties de l’Ontario et des États du Michigan, de l’Ohio, de la Pennsylvanie et de New York.

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La superficie du lac Ontario est de 19 000 km2 (dont 10 000 km2 au Canada). Il possède un bassin hydrographique de 90 130 km2, une altitude de 74 m, une profondeur moyenne de 86 m (244 m au maximum) et fait 311 km de longueur sur 85 km de largeur. Il est le plus petit et le plus oriental des GRANDS LACS et la huitième nappe d'eau douce en Amérique du Nord. Son approvisionnement en eau provient surtout des autres Grands Lacs par la RIVIÈRE NIAGARA. Il se déverse dans le FLEUVE SAINT-LAURENT par le bassin Kingston, à l'extrémité nord-est. Ses autres affluents sont les rivières Genesee, Oswego et Black, dans l'État de New York, et la rivière Trent, en Ontario.

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Niagara, région de (image-satellite)
Cette image-satellite montre la région la plus peuplée et la plus industrialisée du Canada. Le développement urbain apparaît sous forme de taches bleu pâle. Toronto se trouve en haut, à gauche, et Hamilton, en bas, à gauche. Les zones roses et vertes sont des terres agricoles (avec la permission du Centre canadien de télédétection).

Le lac Ontario occupe une dépression du fond rocheux produite, au départ, par une érosion fluviale et modifiée ultérieurement par les glaciations. Plusieurs lacs glaciaires d'altitudes différentes occupaient le bassin avant que la décharge et le niveau actuels ne se fixent, il y a environ 11 000 ans. Le bassin actuel, dont la forme est elliptique et l'orientation est-ouest, présente un lit lacustre complexe qui est un reflet de la structure rocheuse sous-jacente et des effets des glaciations. En général, le rivage est formé de falaises peu élevées, composées de roches ou de sédiments glaciaires et bordées d'une plage étroite.

L'intersection de dépôts glaciaires et lacustres plus vieux et plus élevés, juste à l'est de TORONTO, a créé les Scarborough Bluffs, de spectaculaires falaises qui ressemblent à des cathédrales et qui s'élèvent jusqu'à 100 m au-dessus du niveau du lac. Au nombre des autres attractions côtières pittoresques, on retrouve les côtes et les îles rocheuses du bassin Kingston ainsi que les longues plages de sable de HAMILTON et de Toronto, du côté canadien, et de Mexico Bay, aux États-Unis.

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Scarborough, falaises de
Le croisement entre les dépôts glaciaires et lacustres anciens et supérieurs, à l'est de Toronto, a donné naissance aux falaises de Scarborough : de spectaculaires falaises qui rappellent la forme de cathédrales et se dressent jusqu'à une hauteur de 100 m au-dessus du niveau du lac (Corel Professional Photos).

Comme le lac Ontario est profond et qu'en hiver la température est adoucie par l'air chaud en provenance du sud-est, ses eaux gèlent rarement. De novembre à mai, les eaux de la nappe principale sont bien mélangées à une température uniforme, tandis que, de juin à octobre, elles sont stratifiées : une couche supérieure d'eau chaude de 10 à 20 m d'épaisseur reposant sur une couche inférieure d'eau plus froide. À plus de 100 m de profondeur, la température est presque toujours inférieure à 5°C. La durée de séjour moyenne de l'eau dans le lac Ontario est de 8 à 10 ans, comparativement à 3 pour le LAC ÉRIÉ et à plus de 100 pour le LAC SUPÉRIEUR.

Le premier Européen connu qui a vu le lac est Étienne BRÛLÉ, en 1615. Il semblerait que le nom Ontario, d'origine iroquoienne, signifie « beau lac » ou « eau étincelante ». Des Européens sont les premiers à lui donner ce nom en 1641 et, dès 1656, on retrouve ce nom sur des cartes d'Amérique du Nord. Des conflits entre les Anglais, les Français et leurs alliés amérindiens concernant le commerce local des fourrures empêchent les Européens de s'y établir avant la conquête anglaise de 1763.

Le premier groupe important de colons sont les LOYALISTES, dont un grand nombre s'installent sur la rive nord. Les batailles les plus féroces de la GUERRE DE 1812 entre les États-Unis et la Grande-Bretagne ont lieu sur le lac Ontario ou dans les environs. Les navires Hamilton et Scourge, perdus lors d'un coup de vent violent survenu durant un combat naval à cette époque, ont été retrouvés au fond du lac, près de Niagara.

Près du quart de la population actuelle du Canada habite le Sud de l'Ontario, près du lac. Le « Golden Horseshoe » qui, à l'extrémité ouest du lac, comprend les grandes villes de ST. CATHARINES, Hamilton et Toronto, est considéré comme le coeur industriel du pays. En bordure du lac, à l'est de Toronto, se trouvent les centres urbains d'OSHAWA, de PORT HOPE, de COBOURG, de BELLEVILLE et de KINGSTON.

Les deux principaux facteurs qui ont favorisé la colonisation et la croissance vigoureuse de la région sont d'abord la fertilité des terres agricoles du Sud de l'Ontario et du Nord-Ouest de l'état de New York, ainsi que l'accès au transport maritime grâce à la VOIE MARITIME DU SAINT-LAURENT et aux ports des autres Grands Lacs par le CANAL WELLAND. Les navires plus petits peuvent emprunter le CANAL RIDEAU de Kingston à Ottawa et le CANAL TRENT, entre les baies Quinte et Georgienne.

Malheureusement, cette richesse industrielle et agricole est responsable de la pollution de l'eau du lac Ontario. Cependant, on demeure modérément optimiste puisque le lac se régénère au fur et à mesure que les polluants diminuent.

Le ministère des Richesses naturelles collabore avec d'autres organismes gouvernementaux et divers autres partenaires pour réaliser des travaux visant à protéger, à rétablir et à maintenir la santé des Grands Lacs.

La capitale d’état est Albany, mais il faut savoir que près des trois-quarts des richesses de l’état sont produits par l’île de Manhattan.

La ville américaine d'Albany (en anglais : [ˈɔːlbəniː]) est la capitale de l'État de New York. Elle est située à 233 km au nord de New York, à une dizaine de kilomètres en aval du confluent de la rivière Mohawk avec l'Hudson. De plus, elle se trouve à une trentaine de kilomètres des frontières du Vermont et du Massachusetts. Lors du recensement de 2010, la ville comptait 97 856 habitants.

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Albany entretient des liens étroits avec les villes de Troy et Schenectady, formant un ensemble nommé Capital District comptant 870 716 habitants. Albany est également le siège du comté d'Albany.

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Au niveau national, New York se distingue des autres métropoles des Etats-Unis par l’importance des activités à forte valeur ajoutée : la finance y représente 13 % des emplois et génère 36 % des profits, ce qui est beaucoup plus que dans le reste du pays. Et la spécialisation de la métropole dans les activités financières et de haute technologie permettent à la ville de dégager un PIB par habitant supérieur de plus de 25% à celui de la moyenne américaine (plus de 50 000 dollars par an et par habitant). Par son seul PIB, New York serait la septième puissance de la planète.

En 2006, la fusion du New York Stock Exchange et d’Euronext a donné naissance à la plus importante plate-forme mondiale de places boursières au monde, avec plus de 15 000 milliards d’euros de capitalisation. New York est la deuxième place financière mondiale derrière Londres et "Wall Street", au coeur du Financial district, demeure le symbole de la puissance financière américaine. Les indices Dow Jones et NASDAQ donnent le ton à l’ensemble des bourses mondiales. 

Le réseau financier mondial relie les grandes places boursières et New York est la principale étape sur l’anneau qu’elles constituent.

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La métropole concentre également les sièges sociaux de firmes américaines parmi les plus puissantes (American Express, Merrill Lynch, AIG, CBS, NBC, NY Times, Time Warner, Pfizer, Colgate-Palmolive) les plus grandes agences de communication (WPP group etc.). 22 sièges des 500 premières firmes mondiales sont implantés à New York, (moins que Tokyo ou Paris, mais 3 fois plus que Houston qui arrive en seconde position aux États-Unis).

La Skyline de New York, incarne le succès de la ville depuis la construction du premier gratte ciel en 1898. De nouveaux quartiers d’affaires, ayant leurs propres gratte ciels se sont développés récemment en périphérie (Jersey City, Newark) où des docks désaffectés ont été réaménagés avec des tours de bureaux et résidentielles.

L’île de Manhattan concentre l’essentiel des fonctions stratégiques de la métropole.

Les gratte-ciel sont les marqueurs verticaux de la puissance économique de la ville (une cinquantaine d’immeubles de plus de 200 m - avec la reconstruction du WTC, WTC 1 est la plus haute des USA et la 3ème du monde).

Les attentats du 11 septembre 2001, en détruisant les deux tours jumelles (World Trade Center) construites au début des années 1970, ont transformé le paysage urbain du sud deManhattan. Ville du Tomorrowland (pays de demain), la municipalité de New York a décidé de reconstruire, en lieu et place des deux tours et sur le site aujourd’hui nommé Ground Zero : le projet de Daniel Libeskind consiste en une tour gigantesque de 541 m (1 776 pieds, en hommage à la date de la Déclaration d’Indépendance américaine en 1776) dédiée à des bureaux et des logements. La skyline sera ainsi reconstituée.

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Subdivisions

L'État de New York est divisé en 62 comtés (counties). Cinq des comtés de l'État coïncident avec les cinq arrondissements (boroughs) de la ville de New York :

  • comté de Bronx (The Bronx),
  • comté de Kings (Brooklyn),
  • comté de New York (Manhattan),
  • comté de Queens (Queens),
  • comté de Richmond (Staten Island).

Cependant, ces derniers ne fonctionnent pas comme des comtés à proprement parler. En effet, ils ne possèdent pas de gouvernement de comté et dépendent entièrement de l'autorité municipale.

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