L'âge d'or du burlesque (2)

Dans le genre féminin ou masculin

C'est un fait, le strip-tease est donc déclaré "in", s'il est féminin mais aussi masculin ! Ainsi les hommes se mettent aujourd'hui à nu et enlèvent le bas, grâce aux ultra-célèbres Chippendale (qui l'ont lancé il y a dix ans), ainsi qu'à la comédie britannique "The Full Monty".

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Quant au strip-tease féminin, il connaît un réel essor et s'officialise… Les aficionados (personne passionnée d'une discipline) voient paraît-il dans ces séances la mise en scène éclatante de la libération sexuelle de la femme, un spectacle voué à magnifier la puissance érotique du corps de la femme, une sorte de fête des sens. Les "rabat-joie", à l'inverse, ne verront là qu'une preuve supplémentaire de la solitude et de la misère sexuelle ambiante…

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Cet obscur objet du désir

Pour Alain Héril, psychothérapeute et auteur du "Dictionnaire des fantasmes érotiques" (éd. Bernet-Danilo), ce déshabillage public quel qu'il soit "n'est jamais un critère de libération féminine, bien au contraire". La femme y est reléguée au rang d'obscur objet sexuel. "Ce qui est étonnant, poursuit ce psychothérapeute, c'est que le corps se montre de plus en plus, se libère, paraît-il, alors que dans les cabinets des sexologues, on assiste à une recrudescence importante des difficultés et problèmes sexuels…

Et il est intéressant de constater que les consultations concernent essentiellement des baisses de désir (chez la femme mais aussi chez l'homme), et des difficultés relationnelles intimes". Un contraste révélateur : ces spectacles jouent alors un rôle de substitut, ce sont des pis-aller. D'autant que c'est là une sexualité sournoise, non "consommée", qui reste fantasmatique.

Si proche et si distante

Sensuel, le strip-tease ? Même pas vraiment : en se la jouant non plus glauque, mais au contraire chic, il s'éloigne plus de la sensualité qu'il ne s'en rapproche ! Les filles, jolies, en deviennent encore plus inaccessibles, presque des icônes : c'est la Demi Moore du film "Strip-Tease", intouchable. "Beaucoup d'hommes ont peur de la femme, et ce genre de spectacle ne fait que renforcer leur terreur" explique Alain Héril. Quant aux couples qui matent pour "se soigner" et rechercher l'excitation qui leur fait défaut, on peut logiquement se demander s'ils supporteront la comparaison, de retour à la maison ?

Quoi qu'il en soit, chacun se doit désormais de trouver le strip extraordinaire, captivant, délicieusement excitant, sous peine de passer pour un(e) frustré(e) et un esprit chagrin… Tout comme a été déclaré ultra moderne et branché l'échangisme ! Comment, vous ne pratiquez pas ?

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Les grandes figures du strip-tease

Si se déshabiller est un acte des plus banals, se déshabiller en public demande beaucoup plus de courage. Toutes ont dû essuyer les critiques, les humiliations ou la censure. Mais le succès a toujours été là. Le strip-tease s'est fait art au vingtième siècle grâce à la bravoure de femmes prêtes à affronter les regards. Passage en revue des grands noms du strip-tease.

Les femmes ont toujours réussi à ensorceler ces Messieurs par l'art de l'effeuillage, mais c'est véritablement au vingtième siècle que le strip-tease prend toute son ampleur. Ses origines mystérieuses n'empêchent pas le fait que c'est à Paris que les premiers spectacles de "tableaux vivants" naissent. Moulin Rouge, Folies Bergère : le strip-tease prend de premières formes qui connaissent également un fort succès aux Etats-Unis. Pays où s'invente le strip-tease burlesque et presque tous les types d'effeuillage qui existent aujourd'hui. Ils reviennent en France après la seconde guerre mondiale, et voient la naissance du fameux Crazy Horse. Mais se déshabiller a toujours été une forme de séduction des plus redoutables, de l'Antiquité à nos jours.

Salomé

La fameuse fille du Roi Hérode, personnage du Nouveau Testament, est restée dans l'histoire grâce à l'envoûtante danse qu'elle exécute devant son père. Emerveillé par sa prestation, le Roi lui demande ce qu'elle souhaite. Pour satisfaire sa mère, Salomé exige la tête de Saint Jean-Baptiste, transformant le destin de celui qui prêchait dans le désert.
Salomé a inspiré de nombreuses œuvres artistiques. Tableaux, sculptures et livres la présentent comme une femme majestueuse et froide. Mais c'est Oscar Wilde qui fait de Salomé un mythe. L'auteur invente pour sa pièce de théâtre la fameuse danse des sept voiles, donnant à son héroïne et sa prestation un parfum d'Orient qui rendra célèbre ce que l'on peut appeler l'un des premiers strip-teases de l'humanité.

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Kuchuk Hanem

S'il n'y avait eu Flaubert, Kuchuk Hanem serait peut-être tombée dans l'oubli. Lorsque le romancier voyage en Egypte, il tombe sous le charme de la danseuse orientale, qui fait alors partie de la troupe des Ghawazis. Le secret de Kuchuk Hanem : la danse de l'abeille. L'artiste fait croire qu'une abeille a envahi ses vêtements la poussant, dans une danse frénétique, à retirer tous ses vêtements. Un spectacle que Flaubert n'oublie pas, puisqu'il lui inspire nombre de personnages de danseuses dans ses romans, de Salammbô à celle présente dans La Tentation de Saint-Antoine. Et Louis Boulhiet de dédier ces quelques vers à cette beauté orientale : "L'émeraude, à ton front, allume un rayon vert/ Ta gorge s'arrondit sous une gaze fine/ Et tes cheveux, poudrés par le vent du désert/ Ont une odeur de miel et de térébenthine !".

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Sally Rand

C'est Cecil B. de Mille qui nomme cette danseuse exotique américaine lorsqu'elle apparaît, au début de sa carrière, dans les premiers films muets. La simple danseuse devient très vite populaire, dans les années 30, par ses prestations de fan dance (lien vers l'article sur les différents types de strip-tease), mais également en inventant le bubble dance, danse accompagnée d'un ballon énorme. 
Choquant les bonnes mœurs par ses spectacles lascifs, elle est l'objet de censures successives, mais rencontre la gloire lors de l'Exposition universelle de Chicago, en 1933. Aujourd'hui méconnue, elle a néanmoins un musée à sa gloire dans le Missouri, l'Etat dont elle vient.

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Gypsy Rose Lee

Icône des spectacles burlesques les plus courus des Etats-Unis, Gypsy Rose Lee est restée strip-teaseuse pendant plus de vingt ans. Elle popularise l'art du strip-tease burlesque (idem), notamment dans les shows des frères Minsky, à New York, ou au Ziegfeld Follies', en pleine Prohibition américaine, dans les années 30. Devenue actrice à Hollywood, elle délaisse les shows pour défendre la cause des artistes déshabillées, en fondant une école de strip-tease ainsi que le premier syndicat des artistes burlesques, en 1951. Romancière à ses heures perdues, elle reste néanmoins la grande Gypsy Rose Lee aux yeux des Américains. Broadway a sa comédie basée sur la biographie de l'artiste, et notamment sur les mauvaises relations qu'elle a entretenues avec sa mère. Morte en 1970, sa maison hollywoodienne compte nombre d'oeuvres d'art en son honneur, peintes par Picasso, Chagall ou Ernst.

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Tempest Storm

Une enfant de chœur devenue strip-teaseuse burlesque. Un destin peu commun pour une artiste ensorceleuse, véritable magicienne de son art. Connue grâce à l'El Rey Theater, à Oakland, elle devient une figure des premiers casinos de Las Vegas, dans les années 50. Russ Meyer la remarque et en fait l'une de ses actrices fétiches. Sa poitrine considérable, ses cheveux d'un roux flamboyant en font l'une des icônes des premiers films érotiques américains, partageant notamment l'affiche avec Bettie Page. On lui prête alors des liaisons avec John F. Kennedy ou Elvis Presley.
Considérée comme l'une des prêtresses du burlesque, sa longue carrière s'achève en 1995. Ce qui ne l'empêche pas, de temps en temps, d'exécuter un petit show pour l'anniversaire d'un club connu ou lors d'un festival.

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Lili St-Cyr

La reine du strip-tease a réussi à contourner la censure de la meilleure des façons. Alors que la loi canadienne interdit à tout artiste de sortir de scène plus nu qu'à l'entrée, Lil St Cyr fonde un spectacle de strip-tease original à Montréal, au théâtre Gayety. Elle apparaît nue sur scène, dans son bain, et apprend à se rhabiller avec autant de grâce que l'on se dénude. La foule accourt pendant plus de vingt ans malgré les foudres de l'Eglise catholique. Revenue aux Etats-Unis, elle concurrence Gypsy Rose Lee et Bettie Page, fait la une des magazines people et devient une star à Las Vegas. Son autobiographie, en français, "Ma vie de strip-teaseuse", rend grâce au pseudonyme aristocratique qu'elle avait emprunté pour connaître la gloire.

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Dixie Evans

Si Marylin Monroe s'était déshabillée, Dixie Evans ne serait sans doute jamais devenue célèbre. La strip-teaseuse, qu'on surnommait du nom de l'actrice, lui ressemblait tellement qu'elle a pu tirer profit de sa gloire. Commençant comme simple vendeuse de cigarettes dans les bars enfumés des années 40, elle devient pin-up, tirant là un revenu beaucoup plus conséquent. Elle se fait un nom dans le strip-tease burlesque et crée un véritable personnage, avec Cadillac rose et conquêtes masculines à la pelle. Se retirant du milieu, elle crée néanmoins le Burlesque Hall of Fame, dont le concours Exotic World Burlesque attire des milliers de danseuses en quête de reconnaissance.

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Ichijo Sayuri

Alors que la France et les Etats-Unis comptent déjà plusieurs strip-teaseuses connues dès les années 20, il faudra attendre les années 70 au Japon pour que l'art de l'effeuillage y prenne tout son essor. A cette époque, les clubs et théâtres érotiques s'ouvrent par centaines, ce qui n'empêche pas la police d'y effectuer des raids fréquents. Dans l'un de ces lieux de perdition officie Sayuri, l'une des plus célèbres strip-teaseuses du pays. Elle est connue pour ses danses endiablées accompagnées de cire brûlante. Le milieu étant difficile, allié à la prostitution et la mafia, elle le quitte soudainement pour devenir simple serveuse. Mais ses spectacles, eux, sont restés inoubliables.

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Les Chippendales

Premiers hommes à se déshabiller pour le plaisir des femmes, les Chippendales sont nés de l'imagination de l'Indien Soman Banerjee. Cet entrepreneur décide de racheter un club de Los Angeles en 1975, le Destiny II, pour y représenter des luttes de femmes dans la boue et des soirées strip-tease réservées aux femmes. Le succès monte très rapidement et dans les années 80, les Chippendales font le tour des Etats-Unis. Plusieurs difficultés s'ensuivent, la société fait faillite en 1987 pour renaître de ses cendres. Le club ferme, mais les tournées continuent. En 1994, le producteur est accusé de meurtre et escroquerie. On le retrouve pendu dans sa cellule. Malgré tout, les Chippendales ont réussi à s'imposer, en dépit de leurs concurrents, comme le grand fantasme masculin en matière de strip-tease.

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Dita Von Teese

C'est à 17 ans, en achetant son premier corset, que Dita Von Teese découvre Bettie Page et l'univers fétiche qui l'entoure. Elle décide alors d'en faire son modèle. Et c'est dans un club de strip-tease qu'elle réalise tout le potentiel qu'elle possède, contrairement aux bimbos blondes siliconées qui s'y trouvent. Ses spectacles ravissent les esthètes : à 18 ans seulement, Dita Von Teese est une pin-up des temps modernes, aux formes généreuses et corsets rétro. Son spectacle burlesque, dans un verre de Martini géant, a fait le tour du monde. Un temps mariée à Marylin Manson, elle a néanmoins réussi le tour de force de se forger une carrière dans et en dehors du monde du strip-tease.

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Entre école de strip-tease et coaching sensuel

Interview de Violeta Carpentier, Directrice de l'école d'effeuillage ArtStrip World

Violeta Carpentier dirige fièrement Artstrip World à Paris depuis 2002. Une école d'effeuillage et de pole dance dont le but avoué est de redorer le blason de ces danses longtemps reléguées aux clubs mal fréquentés. Le succès est là, et Violeta Carpentier y voit plus qu'un engouement passager. C'est le moyen de réconcilier la femme avec son corps en découvrant comment devenir érotique sans être vulgaire. Interview de la directrice d'une école pas comme les autres.

Diriez-vous que vous constatez actuellement un renouveau du strip-tease, qui reviendrait à la mode ? Si oui, d’où viendrait-elle, selon vous ?

Violeta Carpentier : C'est effectivement le cas, les mentalités évoluant encore concernant ce type d'activités. On note donc un regain d'intérêt autour de cette discipline, preuve que les tabous de la société ne sont plus ce qu'ils étaient. Aujourd'hui, les femmes cherchent à se "re"mettre en valeur et les activités "sensuelles" les attirent de plus en plus. "Ré"apprendre à être féminine, se "ré"apprivoiser, se "re"découvrir ou tout simplement revoir quelques bases essentielles, c'est devenu une étape incontournable.

Par ailleurs, le renouveau du striptease, ou encore mieux, de l'effeuillage, dans lequel nous avons joué un rôle évident, tend à sublimer la femme au sein de numéros de danse "cabaret", empreints d'élégance et de sensualité. Cela permet aux femmes d'aujourd'hui de s'apparenter aux superbes Audrey Hepburn et autres Greta Garbo, reléguant aux oubliettes la silhouette mannequin filiforme et affichant sans complexes de jolies rondeurs dont elles sont de plus en plus fières.

Ce travail de coaching sensuel découle de la volonté de ces dernières à écouter enfin ce que leur dicte leur corps ; à s'accepter et à se faire confiance, dans une société où tout est très souvent masculinisé (pour la carrière, pour la considération…) et où elles perdent rapidement de vue leur essence première.

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Pensez-vous que les médias ont créé un effet de mode ou que ce retour de l'effeuillage est également dicté pour une évolution de la vie sexuelle du couple ?

Violeta Carpentier : Je pense que les médias s'y intéressent car il y a une réelle demande du grand public. C'est un sujet effectivement à la mode (nous espérons que ce ne sera pas qu'une mode d'ailleurs), mais que les médias traitent pour répondre aux attentes des lectrices qui ont peut être elles-mêmes changé.

L'objectif premier de nos clientes n'est pas focalisé sur leur couple, mais leur épanouissement personnel. Une minorité s'intéresse au sujet dans un but de pimenter leur vie intime et souvent dans une démarche qui est plus de l'ordre du clin d'oeil ou de la petite surprise que de la solution de type "consultation de sexologue". Notre cible n'est pas le couple, mais la femme, même si par ce biais nous touchons à la cellule amoureuse de manière indirecte.

Il y a malgré tout effectivement des modifications au niveau du couple et des pratiques sexuelles. Les mentalités évoluent, la position de la femme dans le couple et notamment sa vie intime a beaucoup évolué et il n'est pas rare que la femme prenne les devants dans ces moments ou qu'elle parle ouvertement de ses envies ou attentes en ce sens. La floraison des "love shop" en France en est un des premiers symboles, avec une offre tournée vers le raffinement et les sens, sujets importants pour la femme dans ses relations intimes.

Vous donnez des cours « d'effeuillage » et non de strip-tease : en quoi ces deux danses sont-elles différentes ? En changeant le nom, n'est-ce pas un moyen "d'adoucir" l'image du strip-tease ?

Violeta Carpentier : L'art de l'effeuillage comme nous l'avons développé est plus qu'une simple danse où l'on retire ses vêtements, il s'agit d'un concept qui tient plus du coaching en sensualité, et qui s'appuie entre autre sur des techniques de striptease professionnelles. De nombreuses autres composantes entrent en jeu, notamment dans la modularité que l'on peut apporter dans l'ambiance, l'attitude ou la scénographie en fonction de l'atmosphère que l'on veut donner, ou de la situation. Nos clientes utilisent ce qu'elles ont appris dans nos méthodes pour leur vie personnelle, mais également professionnelle, dans leur transformation, l'affirmation de leur féminité ou une confiance retrouvée qui les pousse à assumer pleinement leur sensualité dans tous les moments de leur vie et donc pas simplement la surprise coquine pour le compagnon.

S'il est trop réducteur de comparer notre "art de l'effeuillage" et un cours de striptease simple, la terminologie que nous avons développée dès notre lancement avait effectivement pour objectif de créer une rupture avec l'image française du milieu du striptease, surtout à l'époque, atmosphère souvent malsaine et sulfureuse liée au monde de Pigalle. Notre vision de cet art étant toute autre, nous avons mis en place un discours et des termes qui montraient bien le positionnement que nous souhaitions donner.

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Quelles sont les motivations des femmes qui viennent prendre des cours à ArtStrip World ?

Violeta Carpentier : Pour les cours d'effeuillage, les femmes viennent acquérir techniques et astuces pour être plus sensuelles au quotidien, faire une surprise intimiste de qualité ou (ré)apprendre leur féminité par la prise de conscience et l'acceptation de leur sensualité. Vaincre ses complexes, reprendre confiance, se voir à nouveau femme et glamour, est une étape importante dans nos cours et c'est ce qui apporte tellement à nos clientes.

La pole dance, c'est un phénomène un peu différent, d'une part parce que l'activité peut vraiment être récurrente et permettre un apport de fonds, d'autre part parce que, même si cette discipline provient des clubs de strip-tease, elle conserve une image moins "strip", plus sport. Nos clientes viennent donc y chercher une activité, innovante, qui leur permet de faire du sport, de la danse et en même temps d'être féminine, assez loin donc de l'atmosphère de la salle de gym. C'est aussi un gain de temps car elles peuvent se consacrer pleinement à une seule activité qui leurs apporte un travail physique et une dimension plaisir et artistique.

La pole dance et l'effeuillage ont longtemps souffert d'une image un peu vulgaire, réservée aux clubs mal fréquentés. Selon vous, qu'est-ce qui a permis de les remettre au goût du jour ?

Violeta Carpentier : L'image est encore un peu froissée en France. Mais en dehors de l'évolution des mentalités, le fait de voir sortir de terre des clubs dans un autre endroit que Pigalle, l'essor international de cet univers, la qualité des nouveaux projets qui ont vu le jour et la renaissance de cabarets comme le Crazy Horse Saloon sont autant d'éléments qui ont renforcé notre discours et crédibilisé notre vision des arts sensuels. Il reste encore des barrières à faire tomber et la pole dance, de part sa dimension plus grand public, devrait y contribuer rapidement.

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Quels avantages les femmes tirent-elles de ces cours ?

Violeta Carpentier : Les avantages qu'elles trouvent dans nos méthodes sont multiples et sont plus liés à leur comportement par la suite, dans leurs attitudes, l'affirmation de leur féminité à la maison, mais aussi au travail, où beaucoup avaient mis de côté cet aspect de leur personnalité pour évoluer et éviter les mauvaises rumeurs. On note chez chacune, quoi qu'il arrive, une vraie prise de conscience après le cours et une confiance retrouvée et c'est ce qui fait de mon métier toute sa valeur, car nous apportons ainsi notre pierre à l'édifice, dans la valorisation de la femme au sein de la société moderne.

ArtStrip World Pole Dance Paris - L’art de l’effeuillage 

http://www.artstrip-world.com/ 

Première école d’effeuillage, de pole dance et de striptease.

Organisation de soirées sexy ! Artstrip School, première école française de Pole Dance, conceptrice de l’Art de l’Effeuillage, fondatrice du Shade in Vog’. Cours de Pole Dance, d’Effeuillage et de shade in Vog’. Organisation de stages et d’événementiels, DVD, vente de matériel, boutique en ligne, barres, etc.

 

Les 5 nouvelles Crazy clés du désir

Le temple du déhanché chic et dénudé fait sa révolution. La nouvelle revue du Crazy Horse est chorégraphiée par Philippe Decouflé himself. Une information qui mérite qu'on se penche sur les nouveaux codes insufflés au cabaret mythique. Désirs en 5 points.

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Ecrin précieux niché sur très la chic avenue Georges V, le Crazy Horse, cabaret mythique aux danseuses fantasmatiques, a fait peau neuve. Le chorégraphe Philippe Decouflé renouvelle le genre de l'effeuillage en détournant les codes, avec insolence et glamour. Il dépoussière le dispositif scénique et les lumières pour une succession de tableaux étincelants, où se mêlent tigresse et PDG torrides, coiffes pailletées et jeux d'ombre et de lumière… Le Crazy Horse opte résolument pour la modernité, la sensualité et l'humour.

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Le fétichisme glamour d'un escarpin

Code sensuel "fétiche" du Crazy Horse, l'escarpin Christian Louboutin fait l'objet de toutes les attentions. Créés spécialement pour le Crazy, ils ont pour principal mission d'attiser le désir.

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"On choisit les filles avec des pieds très ronds" précise Svetlana, show manageuses. Car dans cette cambrure, vont se loger les fantasmes les plus fous. Un détail pas si anodin, auquel c'est heurté Philippe Découflé, qui avait imaginé faire danser les filles du Crazy nu-pieds.


La grâce érotique du bondage

On connaissait le goût affiché du chorégraphe pour les paris dangereux. "Ici celui de ne jamais tomber dans la vulgarité est à relever chaque instant" assure Svetlana. Flirter avec l'érotisme, le désir et la beauté, est loin d'être simple. La proposition de Découflé ? D'abord un corps, et nos yeux grands ouverts sur une danseuse, cette fois-ci plus couverte. Enfin, si on veut…

Seuls ses seins et ses fesses sont offerts, au cœur d'un tableau à connotation bondage. Une danse "hot" entre les cordes délivre des accords très Betty Page à sa plastique irréprochable…

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L'astuce : le spectacle est vu par un trou de serrure. Le ressort érotique repose donc sur un jeu entre le regard du public, un peu voyeur, et l'exhibition de la danseuse, censée être "cachée" et donc libre de se donner à voir…

La lumière comme seule parure

On connaît la puissance sensuelle d'une femme qui se dénude peu à peu. Ici, les danseuses sont (quasi)nues, mais dans l'ombre. Seule la lumière découvre peu à peu leurs corps, en "éclairant" chaque partie de leur anatomie, lors d'une folle sarabande dansée à 5… Svetlana précise : "Des yeux aux genoux en s'attardant aux seins, avant de frôler la rondeur d'une épaule, ou le rebondi d'une fesse". La tension érotique repose sur ce voyage "lumineux" et sensuel, au rythme de leur respiration, entre retenue et offrande !

L'effeuillage sur fond de crise

Les liaisons dangereuses qu'entretiennent le sexe et l'argent sont millénaires. Pourtant, la surprise est de taille. Là sur fond de crise et de courbes monétaires à la baisse projetées en fond, une PDG "craque" littéralement et fait sauter les verrous de la bienséance à la vitesse des boutons de son chemisier. "Les codes de l'effeuillage sont là : jupe droite, bas couture… Et la machine à fantasme s'emballe, sans retenue" explique Svetlana. Et plus elle se déshabille et plus la courbe remonte. L'érotisme comme réponse à la crise, on dit "encore" !

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Le désir : clé d'un effeuillage réussi

On sait bien qu'une silhouette parfaite ne suffit pas à faire souffler un vent d'érotisme sur nos cerveaux et nos mirettes déjà saturées d'images. Les danseuses sur scène, et n'en déplaisent aux féministes, ne sont pas soumises mais bel et bien maîtresses de leur plaisir et du désir qu'elles inspirent. La grammaire sensuelle des filles du Crazy est résolument unique, tout comme leur façon de bouger, de danser, de se dévêtir… Le challenge pour Philippe Decouflé ? Faire émerger une émotion plus fragile qu'un désir brut, même s'il peut parfois surgir au détour d'une séance lascive de Pole dance. Pari plus que réussi : le chorégraphe nous fait le cadeau d'une féérie érotique et chic, très appréciée par les deux sexes.


Du bon usage des Chippendales !

Le strip tease était il y a peu de temps encore réservé aux "mâles". Bonne nouvelle, la version pour femme déferle dans les soirées. Et pas seulement pour les enterrements de vie de jeunes filles ! Le point sur les bienfaits d'un show, très chaud, et ses vertus sur notre libido !

Mesdemoiselles préparez vous, les chippendales vous feront frémir pour vos anniversaires, soirées privées et enterrements de vie de jeunes filles. Véritable phénomène de société, les strip masculins font des émules. Les soirées revisitent les grands fantasmes où Spartacus, Casanova, motards et bombes atomiques en kilt, viennent agiter sous vos mirettes grandes ouvertes, leurs tablettes de chocolat, leurs fesses rebondies et leurs biceps moussus. Vulgaires, pensez-vous ! Pas vraiment selon notre expert le Dr Damien Mascret !

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Strip-tease pour femmes : les motivations doubles

"Officiellement, elles viennent pour le fun, souvent en pouffant sous cape, à l'idée de strip d'hommes aux plastiques de rêve et de jeux érotiques où elles entrent en scène" confirme Vanessa Valensi, chargée de communication au Pink Paradise, premier club de strip-tease de France.

En réalité, elles viennent aussi s'affranchir des préjugés romantiques, qui collent encore à la peau du désir féminin. Si les hommes sont tout à fait libres d'avoir un regard (érotique) qui s'attarde sur une femme, l'inverse n'est pas encore complètement acquis. "Dans les clubs, ces dernières peuvent se laisser aller à un érotisme du voir, sans pudeur" analyse le sexologue Damien Mascret. Souvent cantonnée dans l'exhibition, ou comme objet de désir, cette opportunité de renverser les rôles, les autorise à prendre du plaisir à "mater", à "se rincer l'œil", voire à passer une langue gourmande sur leurs lèvres, sans frein.

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A ce titre, les clubs permettent évidemment de passer une sacrée soirée, mais aussi et surtout de se resituer dans une sexualité décomplexée.

Une tension érotique et ludique

A la différence des cabarets classiques pour hommes, où les ressorts du désir sont proches des codes d'une sexualité fantasmée, dans les clubs pour filles, l'humour est toujours à l'ordre du "soir". Là où ces messieurs cherchent à être troublés, les femmes s'amusent.

Les strip et les mises en scène sont l'occasion de revisiter les fantasmes où se succèdent, plombiers, motards, gros balèzes de chantier, gladiateurs… la plupart du temps en version décalée. Tous ces hommes ont une plastique irréprochable bien sûr, mais le rire gourmand et les yeux qui pétillent quand ce ne sont pas les mains qui s'agitent pour choper un fruit défendu, rythment joyeusement les shows.

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Là où les hommes retiennent leur respiration, les femmes "crient". "Le ludique dans la sexualité est typiquement féminin, on se rapproche d'une forme de curiosité, d'envie d'exploration, de piment" développe Damien Mascret. Mais qu'on ne s'y trompe pas ! Passer par le mode ludique, permet aussi de contourner les tabous, et les freins socio culturels. Si les effeuilleuses existent depuis toujours, la culture "gogo dancer" est encore jeune.

Les bienfaits érotiques des shows pour filles

Une soirée dans un club a pour effet premier de rappeler que le sexe peut être amusant,

surprenant, audacieux et que jouer avec les codes peut être très agréable. Après tout, ce n'est pas si sérieux : il y a beaucoup de pression autour de la sexualité, aujourd'hui. Du coup, pouvoir l'aborder d'une façon plus légère est très positif. "Il faut essayer d'y aller avec l'esprit ouvert" recommande le Dr Damien Mascret. Considérer ce moment comme une expérience intéressante qui va vous donner de nouvelles clés sur votre sexualité, voire l'enrichir et peut-être faire sauter quelques verrous. Outre le plaisir sur l'instant, prêtez vraiment attention à ce que vous ressentez…

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Par ailleurs, renouer avec le sexe ludique peut être salvateur, en particulier en cas de baisse de désir dans le couple avoue le Dr Damien Mascret : "J'ai pu remarquer lors de consultation autour de ce thème, que les femmes sont désespérées. Comme si c'était irrémédiable, et qu'il avait fui leur histoire, pour toujours" mais cette expérience peut relancer le désir, qui s'avère finalement pas si hors d'atteinte.

Les bénéfices périphériques d'une telle escapade

Dans le cas où vous êtes en couple, dites-vous bien que cette petite escapade coquine, vous dotera d'une aura érotique qui ne devrait pas échapper à votre moitié. Cet épisode ne manquera pas d'être fantasmé par votre partenaire, ce qui peut introduire également de l'excitation dans le couple. Ce petit secret qui n'en est pas un, sur le contenu et le déroulement réintroduit du mystère. Le simple fait d'y aller peut changer le regard que votre partenaire porte sur vous, et vous placer dans le clan des "actives" ? Cette façon d'affirmer votre part érotique peut inciter votre partenaire à adopter un comportement, plus "mâle". N'hésitez pas à en jouer, à partager une réelle ou pseudo excitation autour de cette soirée. La plupart des clubs ouvrent leurs portes aux hommes, en milieu de soirée. Profitez de cette opportunité !

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La vogue de l'effeuillage burlesque

La hot tendance du moment, c'est l'effeuillage burlesque ! Un spectacle où prime l'art de se dénuder en musique, entre pin up des années 20 et cabaret. Subversif, féministe et décalé, cette pratique du strip-tease fait des émules.

L'effeuillage, tout le monde connaît… Peu de personnes l'associent, en revanche, au burlesque.

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Cette tendance en vogue dans les années 20 opère un come-back fracassant. Juliette Dragon et son spectacle Le Cabaret des Filles de Joie (voir ci-dessous) font salle comble, ses cours aussi. "L'effeuillage burlesque, c'est l'art de se déshabiller en musique façon cabaret, sexy, décalé et festif" le définit Juliette. Plus que d'excitation sexuelle pour des mâles en quête de sensations, c'est avant tout de séduction dont il s'agit. Et de réjouissances ! L'ambiance est à la fête. A la différence des strip-teaseuses, aux canons de beauté formatés, les "burlesques" sont "normales". Comprenez : avec des fesses et des seins, petites ou grandes. Par ailleurs, le second degré domine, et les effeuillages sont avant tout effectués sous le signe de l'humour… et du Glam !

Des codes de séduction décalés

Subversif et féministe sont les deux qualificatifs qui roulent dans la bouche de Juliette Dragon, pour évoquer son art… Dans l'effeuillage burlesque, on prône une féminité assumée et décomplexée, avec un fort détournement des codes. "Ici, on s'exhibe en pin-up, fille de cabaret ou danseuse des années folles, mais on joue sur les ambivalences entre le look et la posture" détaille la meneuse de revue.

Corset, hauts talons, bas couture, lingerie à froufrous, et jarretelles… L'effeuilleuse burlesque à tout d'une femme "légère", mais qu'on ne s'y trompe pas, avec du caractère et des choses à dire… En clair, la fesse est joyeuse, et la tête bien pleine !

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Et l'école des filles de joie ?

Nous ne sommes pas toutes nées effeuilleuses. D'autant plus qu'un certain nombre de freins peuvent brider nos élans fantaisistes en la matière. Jouer à faire tourner ces Nippies au bout de ses seins, en bas résille et en culotte, sans être ridicule bien sûr, et qui plus est en suscitant désir et joie, ca s'apprend ! A l'Ecole des Filles de Joie créée par Juliette, on y danse, on y joue la comédie et on y fait le clown aussi : "Pour éveiller l'effeuilleuse en soi, il faut se débarrasser de ses complexes, se mettre en valeur et découvrir ses atouts tout en s'amusant". Le plus important dans une scène d'effeuillage burlesque est de "choper" le bon geste, l'attitude, en accord avec sa personnalité. "Le modèle à suivre, c'est Rita Hayworth dans Gilda, qui enlève son gant" ajoute Juliette. L'objet de fantasmes n'est pas tant ce qu'on montre, mais bien ce qui reste caché. Concrètement, on va ouvrir son corset, jouer avec son boa et tenter d'apprivoiser un regard qui tue, une moue boudeuse… Tout est dans l'expression, alors on s'applique !

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Tout le monde peut s'y mettre. La séduction n'est pas une question d'âge, mais bien de personnalité et d'envie de se faire plaisir. "J'ai même une élève de 65 ans" confie Juliette. Certaines sont très timides, mais ce n'est pas un problème, les limites sont celles de la pudeur de chacune… La clé pour réussir ? D'abord saisir dans quel registre, on va se situer. Lili Marlène ou Dita von Teese, façon burlesque bien sûr, c'est vous !

Pour les spectacles Le Cabaret des Filles de Joie et l'Ecole des Filles de Joie.www.collectif-surprise-party.com.

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Clotilde Courau : Une princesse complètement Crazy !

Nouveau clou du spectacle au Crazy Horse, Clotilde Courau revisite les codes de l’érotisme du célèbre cabaret. Entre jeune  demoiselle "coquine" et femme fatale, elle surprend ! Pleins feux sur les fantasmes d’une princesse…

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Gracile princesse sur la scène du Crazy Horse, la comédienne Clotilde Courau offre sa silhouette toute drapée des créations de Roberto Cavalli et  nimbée de lumière pour un show érotique. Un défi pas si simple à relever, après Arielle Dombasle, et Dita Von Teese, les précédentes guest star du cabaret mythique.

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Fantasmes et escarpins

Ce sont les multiples facettes de la personnalité de Clotilde Courau que va révéler le temple du déhanché chic *! Tour à tour, mutine, paillarde, glamour, la princesse affirme  une vision bien à elle, foisonnante de fantasmes. Autour de 4 tableaux, elle peaufine l’art de séduire, bien perchée sur ses escarpins, accessoire fétiche du Crazy.

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Mais jouer les effeuilleuses sur la scène du cabaret ne s’improvise pas ,princesse ou non . À l’écoute des filles qu’elle coache, Psykko Tico, danseuse et chorégraphe du spectacle, cisèle la gestuelle et nous précise que "l’univers érotique jaillit avant tout des propositions de l’artiste. Ensuite mon rôle est de les traduire selon les codes du Crazy ". La seule clé pour un résultat probant, d’autant plus quand on dispose de peu de temps.

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Demoiselle et femme fatale

Croqueuse espiègle des paroles de Colette Renard, sur une scène battue par le claquement des talons aiguille des filles du Crazy, Clotilde Courau s’anime. Dans l’esprit Cabaret, elle offre une interprétation tout en oeillades mutines et déhanchement lascifs, des  "Nuits d’une demoiselle ", dans la tradition des  chansons lestes de l’après-guerre. Sublimée par les célébrissimes jeux de lumière du Crazy, elle se dévoile, se révèle, se cache en chantant l’art de jouir "de son abricot", ou de "se faire picorer le bonbon"... Plus tard, la princesse met à profit son talent de comédienne dans un tableau inspiré de la comédie Chicago. Prise au piège, elle donne à voir sa nature rebelle et insoumise dans un ballet frénétique, avec comme seul décor les barreaux de sa prison bien gardée par de sublimes créatures  "geôlières ". Un paradoxe pour une femme qui revendique sa liberté et ne fait que ce qu’elle veut. Une dimension qui donne au tableau une force érotique peu commune, rehaussée par la présence animale des danseuses expertes du Crazy.

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Des atouts indéniables

"La maturité scénique de Clotilde Courau est sans doute un de ses atouts indéniables", souligne Psykko Tico. Les univers érotiques sont tous différents et les registres très marqués. Son investissement à se glisser dans chacun des rôles a fortement contribué à la magie et la force magnétique des tableaux. Mais le Crazy Horse n’est pas une salle de théâtre, alors quel est le secret de Clotilde, son arme fatale sensuelle ? “Sa sincérité dans son rapport artistique, et sa générosité” répond la chorégraphe. Savoir se donner, s’offrir à l’expérience donne ce supplément de sensualité, au-delà de la maîtrise... Un supplément de vulnérabilité, comme piment sensuel en quelque sorte. Si en plus on y prend du plaisir, alors là, c’est gagné !

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* Clotilde Courau était au Crazy Horse du 19 au 29 septembre 2010.


Le Strip Poker, nouveau piment du couple

Au registre des préliminaires "ardents", le Strip Poker remporte la palme du jeu de société en couple. Abattez vos cartes, bluffez, déshabillez-vous… Zoom sur un phénomène en vogue mixant les règles du poker traditionnel et du strip tease avec Roxane Guidez, conceptrice du Poker Déshabilleur & gages redoutables.

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A l'origine du poker

Partout dans le monde et ce depuis des siècles, les hommes, les vrais, s'adonnent au poker. Chine (Xème siècle), Inde, Perse (XVIIème siècle), Angleterre, France (XVIIIème siècle). Mais c'est surtout en 1830 que ce jeu de cartes déferle aux Etats Unis, se répandant comme une trainée de poudre alentours : les parties se déroulaient à bord des bateaux à vapeur circulant sur le Mississipi. L'engouement s'étend dans le Far West et gagne les saloons où l'on y dispute des parties animées entre vapeurs d'alcool et atmosphère enfumée. Un mythe est né !

C'est sans doute cette ambiance de tripot que l'on cherche à retrouver en associant ce jeu de cartes au strip tease… Le Strip Poker atteint son apogée au XXIème siècle avec l'apparition des corners dédiés au plaisir.

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Les règles du jeu du strip poker

A 2, avec votre partenaire, ou à 4, pour les plus audacieux, vous allez entamer une partie de poker traditionnel. Suivre, miser, relancer, passer… chaque joueur cherche à avoir la meilleure main pour remporter la partie et la mise. Une manche prend fin quand l'un de vous n'a plus de billets. Jusqu'ici, rien de plus normal, hormis le fait que le(la) perdant(e) va devoir retirer un de ses vêtements, ambiance strip tease… pour pouvoir le troquer contre dix billets et la partie continue. C'est à vous de fixer les enchères, et le nombre de billets (ou de jetons) alloués au vêtement !

Entre mise à nue d'ingénu et habile audacieux, la partie promet d'être endiablée. Le perdant est celui ou celle qui se retrouve comme au premier jour, son anatomie exposée, aux yeux de tous !

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Les 5 clés pour un strip poker réussi

  1. L'ambiance est au cœur du jeu. Renouez avec les saloons de la bonne époque. Lumière tamisée, coussins rococo à gogo… Toutefois, inutile de vider la bouteille de whisky pour rouler ivre mort sous la table, ou de sortir les cigares… Glissez plutôt dans votre lecteur DVD Casino (1995) pour la présence sulfureuse de Sharon Stone, ou mieux encore L'Arnaque (1973) pour le sex appeal de Robert Redford ou Paul Newman… De quoi réveiller vos ardeurs.
  2. Faites monter la tension… C'est le duel dans votre couple qui va stimuler votre partenaire. Donnez le meilleur de vous-même. Pas question de vous laisser plumer rapidement, pour vous retrouver "à poil" au sens propre comme au figuré ! Bluff, stratégie, sourires entendus, œillades ambiguës…
  3. … Et tombez les dessous ! Avec style. Pas question de vous déshabiller comme vous le feriez le soir avant de vous coucher, pour vous blottir sous la couette. Allez-y avec lenteur, soyez suggestif(ve), que ce soit le bouton d'un corsage, une ceinture, ou une petite culotte, mettez-y du cœur et des phéromones.
  4. Choisissez les dessous. Le strip poker a pour objectif principal d'affoler la libido de son partenaire et de lui offrir un spectacle mémorable… Messieurs comme mesdames, réveillez la fille de cabaret et le gogo boy qui sommeille en vous ! La clé d'un Strip Poker réussi ? Vos dessous ! String (pour lui) ou jarretière (pour elle) sont recommandés. Ils sont l'écrin de votre temple, le dernier rempart de votre nudité… Alors donnez-lui envie de les arracher avec les dents… si, si !
  5. Allumez le feu ! Et pas seulement celui de vos prunelles bien sûr… La température extérieure doit vous inciter à exhiber votre plastique dans un certain confort. La chair de poule est rarement un stimulant érotique.

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Les conseils de Roxane Guidez pour pimenter votre partie de strip poker, extraits du Poker Déshabilleur (Ed Love is fun) !

  1. Debout, face au gagnant laissez lui enlever le vêtement de votre choix.
  2. Utilisez une chaise façon Liza Minnelli dans Cabaret.
  3. Tournez le dos au gagnant et ondulez avant de jeter votre dévolu sur un de vos vêtements.
  4. Après avoir ôté voluptueusement un de vos vêtements, lancez-le lui au visage !
  5. Demandez au gagnant de choisir une musique pour accompagner votre show

 

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