L'âge d'or du burlesque (1)

 Avertissement

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Ceux qui croient que le Burlesque est uniquement un genre cinématographique propre aux films muets de Charlie Chaplin et Buster Keaton, ne sont pas à la page.

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Ceux qui croient que Burlesque est un film (sorti en salles mercredi dernier) avec Cher et Cristina Aguilera en têtes d’affiche n’ont pas tort mais ce n’est pas tout.

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Ceux qui ont vu Tournée, le film de Mathieu Amalric primé à Cannes, ont eu un aperçu du genre, mais pas pour de vrai parce qu’au ciné, ce n'est pas pareil.

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Bon, alors le Burlesque c’est quoi ? Et bien, c’est du strip-tease, carrément mais pas complètement. Un strip-tease ludique à caution artistique, qui obéit à des codes bien définis.

D’abord, c’est un look : port des strass et paillettes obligatoire, faux cils et maquillage de cocotte, talons vertigineux, bas résilles ou couleur chair, éventuellement boa ou éventail géant de plumes chatoyantes, gants de soie, corset et robe de princesse hollywoodienne vite enlevés pour laisser place aux « pasties » (ces cache-tétons scintillants souvent ornés d’un pompon) et au string de rigueur.

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Mais attention, pornographie et vulgarité ne sont pas acceptés au domaine enchanté du Burlesque. Le corps est ici sujet fier de son propre show et non pas objet de voyeurisme dégradant. Car le Burlesque est aussi une attitude : celle d’une femme qui assume son corps tel qu’il est, en dehors des diktats de minceurs archétypaux et des canons de beauté photoshopés.

Il affiche une femme décomplexée et heureuse de s’exhiber, maîtresse de son corps et de son show. Une attitude féministe au fond, même si son but premier n’est pas de revendiquer un message mais bien de partager du bon temps.

Né dans les années 30 aux Etats-Unis, ce genre d’effeuillage glamour et coquin à visée ouvertement divertissante trouve son inspiration originelle dans les spectacles de music hall parisiens où se produisaient des artistes féminines indépendantes comme Colette.

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Erotisme raffiné, séduction travaillée, les bases du Burlesque étaient là. Les pin-up des années 50 ont pris le relai (voir chapitre consacré à ce sujet), laissant tomber le corset quand vint le vent de liberté de 68.

Le Burlesque et ses accessoires fifties a été remis au goût du jour par la diva du genre, Dita Von Teese, dont la célébrité en a fait le porte-flambeau international.

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Mais il n’y a pas que Dita qui sait y faire et Gentry de Paris est une autre maîtresse en la matière.

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Les deux se sont d’ailleurs produites dans la même revue au Casino de Paris en 2009. Un show sur mesure, théâtralisé et chorégraphié, respectant tous les codes du genre.

Depuis, le Burlesque s’infiltre partout et s’enseigne. Gentry de Paris a ouvert sa propre école, « L’Ecole supérieure de Burlesque ».

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cliquez sur l'image ci-dessus

Mais les cours se développent un peu partout dans la capitale. Juliette Dragon et ses Filles de Joie donnent désormais un rendez-vous de cours réguliers à la Bellevilloise pour apprendre les bases du striptease dans la joie et la bonne humeur.

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Ecole des filles de joie : chaque amedi à partir de 14h (sauf exception, voir les détails sur le site du Collectif Surprise Party)
14h : cours de modern jazz
15h30 : cours d’effeuillage burlesque

Pourquoi le Burlesque revient-il à la mode ? De quel phénomène de société est-il le révélateur ? Ce qui est surtout identifiable, c’est que le Burlesque se décline désormais en « New Burlesque », plus trash, plus décalé, plus créatif car moins formaté que le Burlesque pur. Un genre dérivé où chaque effeuilleuse laisse libre cours à sa personnalité de façon plus radicale.

Il n’y a qu’à voir Le Cabaret New Burlesque qui se joue actuellement au Théâtre de la Cité Internationale pour prendre la mesure du phénomène. Les filles sur scène sont les vedettes du film Tournée, une bande de filles plantureuses et exubérantes qui parviennent à galvaniser les spectateurs d’un théâtre public à la programmation exigeante en montrant leurs fesses et roulant des seins. Inimaginable ? Mode passagère ou engouement véritable ?

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Pourquoi le New Burlesque fait-il salle comble ?

Dans notre société contemporaine, marquée par le mouvement queer et les « gender studies » américaines, il est monnaie courante de questionner les genres (masculins et féminins) sur lesquels la société s’est fondée.

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Mouvement queer

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"gender studies"

Avec son expression d’une féminité exacerbée, jouant autant du corps que des attributs de parures (maquillage, bijoux, tenues), avec sa version d’un érotisme excentrique et bon enfant, avec sa mise en jeu du folklore américain (le pays du dollar, des cowboys et de Marilyn Monroe), les « performeuses » de New Burlesque, véhiculent au-delà du « fun » un comportement de femmes libres jouant de leur corps avec un plaisir assumé et utilisant à leur gré et à leur sauce les codes culturels qui nous façonnent. Leurs numéros exhibent les artifices de la féminité plus que la nudité, mettant en avant la « construction du genre » et donc reflétant de façon joviale un féminisme moderne et plein d’humour. Et comme chaque effeuilleuse imagine son show selon sa personnalité, la diversité des numéros proposés fait du New Burlesque un terrain d’expression idéal. Ainsi, divertissement pur et laboratoire artistique, archétypes et individualités, se côtoient sur un même plateau. Les éventails over size agitent un vent de liberté et de sensualité sur les chairs généreuses et mouvantes. Car avant tout, le New Burlesque est traversé par l’esprit festif de la danse. Pourquoi s’en priver ?

D'où vient le Burlesque ? Demandez à dix personnes et vous obtiendrez dix réponses différentes, mais voici mon point de vue.

Depuis toujours, les femmes se déshabillent de façon séduisante pour faire plaisir à leurs partenaires ou pour un public, et cela pour deux raisons simples : c’est efficace et c’est amusant. Mais quand et comment cet acte simple est-il devenu un art, un style de danse, bref, un spectacle ?

A l'origine du Burlesque, les caravanes de cirque qui inventèrent à la fin du XIXe siècle les sideshows interdits aux mineurs, où les monstres s'exhibaient aux côté de clowns et de stripteaseuses. D'immenses stars naissent de ces spectacles ambulants.

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Elles s'appellent Gipsy Rose Lee, Sally Rand, Lili Saint-Cyr ou Dirty Martini et représentent la femme idéale pour des millions d'américains.

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Gipsy Rose Lee

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Sally Rand

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Lili Saint-Cyr

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Dirty Martini

Au Bal du Moulin Rouge vers 1840, des danseuses de cancan firent de grands battements de jambes pour remonter leurs jupes et exposer leurs culottes intentionnellement. Acte innocent ? Pas exactement ! N’oubliez pas que les culottes de l’époque façon « grand-mère » ont un chanteau ouvert. Mais leurs grands battements étaient rapides et relativement innocents au début.

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Puis vinrent les étoiles du Bal, notamment Jane Avril et La Goulue. Pas assez raffinées pour être considérées comme des courtisanes mais tout de même danseuses vénales, ces filles acceptent des tenues de scène plus osées et des grands écarts prolongés (et surtout elles posent pour des cartes postales coquines).

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Jane Avril

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La Goulue

En réponse, les grandes courtisanes contemporaines (La Belle Otero, Liane de Pougy et plus tard, Colette et Mata Hari) montent sur scène pour montrer leur corps (et augmenter leur popularité). Plus raffinées, elles proposent des danses exotiques, tableaux vivants sur des thèmes grecs anciens ou orientaux  (par exemple) qui sont prétexte aux seins nus et aux costumes transparents.

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Le Belle Otero

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Liane de Pougy

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Colette

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Mata Hari

Et un jour en 1894… une jolie danseuse, son nom depuis longtemps oublié, a décidé de monter un tableau quasi dansant où elle se prépare au coucher. Au Divan du Japon (actuellement Le Divan du Monde), le premier strip-tease Burlesque était né. Sur scène accompagnée musicalement, la femme a retiré tous ses vêtements et s’est cachée sous sa couette.

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Après cela les grands bals (Moulin Rouge, Folies Bergères) montent de véritables revues avec des filles dansant torse nu et une (ou plusieurs) étoile qui présente l’art de l’effeuillage.

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Au début du siècle, un producteur américain (d’origine polonaise) fut très impressionné par ces spectacles parisiens raffinés et professionnels mais coquins et érotiques en même temps. Il en reprend l’idée et monte sa troupe aux Etats-Unis.

The Zeigfeld Follies réunit les plus jolies danseuses des Etats-Unis. A cause des lois américaines de l’époque, la nudité est interdite sur scène. Zeigfeld habille ses filles de costumes extravagants (et transparents/moulants).

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En traversant l’Atlantique, cette nouvelle mode se transforme et devient un type de spectacle typiquement américain, le "Burlesque", un théâtre sans prétention et pas cher, divertissement grand public. Le "Burlesque", n'a pour seul but que de faire rire ou d'émouvoir. Les shows des filles, qu'on appelle bientôt "strip-tease" alternent avec des numéros comiques. Buster Keaton, WC Fields ou Mae West y font leurs gammes. Le terme "strip-tease" fut introduit par les frères Minsky à New York. Les Minsky étaient des russes émigrés à Brooklyn dans les années 20, inspirés par le Moulin Rouge et Pigalle, ce sont eux qui ont amené les grands shows de Paris à New York". C'est ainsi qu'est né le "Burlesque", "Le Burlesque devait s'adresser aux plus humbles. C'est pour cela qu'il n'y avait pas d'histoire, mais des scénarios simplissimes. Une belle fille qui se déshabille, où qu'on soit, c'est le meilleur dénominateur commun !" explique Dixie Evans.

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Bourbon street Le club "Casino Royale" Le temple du "burlesque" - Nouvelle Orléans 

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Blaze Starr à Baltimore devant le Two O'Clock Club - Lily St Cyr en couverture de People 1953


Les années 50 intègre le strip-tease dans la culture populaire, il fait partie du "rêve américain".

Le strip-tease est, plus qu'un métier, une vocation. Cette génération de strip-teaseuses donne naissance à des superstars, comme Lili Saint-Cyr, qu'on surnommait "la beauté absolue", Blaze Starr (dont "Blaze", avec Paul Newman en 89, reprend les tumultueuses amours), Lily Christine "la Femme-Chat" ou Tempest Storm, alias "The Torso" ("Le Buste"), Jenny Lee, la reine incontestée de la Tassel Danse (rotation en sens inverse de chaque sein, Bettie Page , Dixie Evans la "Marilyn Monroe du Burlesque". Chaque star à Hollywood avait son sosie.

Anita Ekberg avait sa version "hot", comme Jane Russell et même Jackie Kennedy. Age d'or de courte durée, montré du doigt par les ligues de vertu, le burlesque se déplace vers les night-clubs et les "strip joints", et perd tout son enrobage, Los Angeles ou Boston ne tardent pas à le proscrire, et les plaintes pour obscénité se multiplient jusqu’en 1955 où un sénateur maccarthiste déclarera que "le strip-tease est un art purement américain et une noble institution". Les clubs de strip rouvrent, se concurrençant sans pitié dans le registre du " toujours plus".

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Gypsy Rose Lee

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Dixie Evans

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A voir : un reportage photographique
de Frank Horvat en 1956

"En 1956 Black Star, une agence photo- graphique de New York, me commandita un reportage sur "Paris la Nuit", pour un petit magazine masculin des États Unis: ce n'était pas une commande bien prestigieuse, mais je ne pouvais me permettre de la refuser. Mon principal problème était que les grands night-clubs ne m'autorisaient pas à photo- graphier derrière les coulisses. Je fus donc obligé de me contenter du "Sphynx", un cabaret de deuxième ordre situé rue Pigalle, dont le portier empocha mon pourboire et me fit entrer dans les loges..." Frank Horvart

>> voir le reportage

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1951 : le strip-tease retraverse l’Atlantique, de retour en France il dédaigne les excès outranciers de son homologue américain, il trouve place dans les clubs créés pour lui, comme le Lido, le Crazy Horse Saloon ou le Casino de Paris. L’humour s’y fait plus présent (des humoristes comme Raymond Devos ou Fernand Raynaud interviennent entre les numéros au Crazy Horse), le strip parodie ses propres modèles et ses excès. Il sera officiellement considéré comme un art en 1955, date à laquelle ouvrira également à Paris une Académie du strip-tease. 

On se précipite dans les cabarets voir des jeunes femmes se déshabiller avec art, comme Rita Renoir, l'impératrice du strip français, Miss Candida, élue stripper de l'année 1955 par l'académie du strip-tease, Dodo d'Hambourg et son numéro de veuve joyeuse...

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Rita Renoir, était en France la plus connue des strip-teaseuses des années 50. Rita Renoir - qu’on appelait " la tragédienne du strip-tease" et qui, devenue comédienne, fut l’interprète d’Obaldia, d’Euripide, d’Antonioni ou de Bourgeade - affirmait que " le strip-tease est un acte dramatique ". Mais c’était aussi pour elle un acte érotique : " Quand j’ai fait un bon strip-tease, quand ça a bien marché, il s’est passé quelque chose entre le public et moi et quelque chose de vrai, quelque chose qui existe... C’était une chose directement sexuelle entre les spectateurs et moi. " Un roman "le Diable et la Licorne", de Jean-Pierre George, évoque la figure "plus que nue mais non eue", de Rita Renoir (alias LM).

A la fin des années 50, la télévision sonne le glas du strip tease à l'ancienne. Plus besoin de se déplacer pour voir du spectacle, les étoiles s'éteignent les unes après les autres.

Au cœur du Désert du Mojave, à 150 kilomètres à l'Est de Los Angeles, une oasis perpétue la tradition du Burlesque.

Dans une ancienne ferme battue par les vents, le musée du striptease accumule les reliques des idoles du déshabillage old-style. On y retrouve la malle de Gipsy Rose Lee, la robe de Marylin Monroe et le lit de Jane Mansfield.

Dixie Evans : J'étais la Marilyn Monroe du Burlesque. Il y avait aussi la Jane Russell du burlesque, la Lauren Baccall du burlesque et la Sophia Loren du burlesque. Dans les années trente, il n'y avait pas de loisir accessible pour les gens de la classe ouvrière. Ils étaient exclus de plein d'endroits. Alors ils ont dût inventer un spectacle pour eux-mêmes.

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Dixie a 76 ans, elle a dansé avec les frères Minsky qui avaient rapporté les shows forains à Broadway, et a flirté avec l'ex de Marylin, Joe Di Maggio.

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La danse s'est perdue dans le lap-dancing et les bars topless. Il y a plein de filles qui savent chanter, danser et faire de belles choses qui se tournent aujourd'hui vers l'ère du burlesque.

Dans les années 50, Tempest Storm dansait avec Bettie Page et sortait avec Elvis Presley.

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C'est la plus grande star vivante de l'âge d'or. Chaque année, elle rencontre ses fans au musée du Burlesque.

Voilà, les plumes et paillettes, obligatoires pour le Burlesque, font leur entrée. Le glamour Hollywoodien mêlé à la coquetterie française est en place… mais sans les effeuilleuses. Après des années de succès de cette formule ; de jolies filles dansant un cabaret, quatre frères décident de monter un théâtre concurrent.

Les frères Minsky’s gardent le format du Zeigfeld (des actes cabaret et des chorus girls) mais y rajoutent des effeuilleuses. Leur premier théâtre était très mal situé mais son succès fou permit aux frères de déménager dans un grand théâtre sur Broadway. Ce déménagement a confirmé la place du Burlesque dans la culture populaire américaine. Le prix d’entrée était très accessible donc pendant la Grande Dépression, le grand public pouvait s’offrir une petite dose de glamour coquin.

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Le principe du Minsky’s fut copié avec grand succès par les Anglais et les Allemands. Mais la deuxième Guerre Mondiale a fermé la plupart des théâtres en Europe. Le Burlesque en Europe était presque éteint.

En revanche, il a continué à gagner en popularité aux Etats-Unis. Les danseuses Burlesque les plus connues faisaient des tournées mondiales, jouaient dans des films et étaient considérées comme des artistes légitimes.

La révolution sexuelle des années 60 incitera - avec la démocratisation de la pornographie - à oser toujours plus.

Dans les années 60, Bob l'homme caoutchouc avait son propre show ambulant. Aujourd'hui, il accueille des dizaines de filles venues de tous les Etats-Unis et d'ailleurs.

A cette époque, les lois qui interdisent à cent pour cent la nudité sont abolies et l’innocent strip-tease Burlesque se voit remplacer par le strip-tease tel qu’on le connait aujourd’hui. 

Mais au début des années 1990, quelques artistes et amateurs enthousiastes de vintage décident de monter de véritables revues Burlesque à la Nouvelle Orléans. C’est un grand succès auprès des habitués et des touristes, de sorte que cette tendance se répand. A Los Angeles et San Francisco, le Burlesque se retrouve au carrefour des communautés vintage et artistiques.

The Velvet Hammer (Los Angeles) est fondé en 1995, Tease-o-Rama (San Francisco et Nouvelle Orléans) commence en 1993.

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The Velvet Hammer

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La révolution Burlesque vient juste de débuter dans la capitale française. Dans cette nouvelle renaissance rétro, il y a plusieurs formes de divertissements. Ne pas confondre « cabaret », « cirque » ou même Neo-Burlesque avec le véritable art de l’effeuillage Burlesque. S’il n’y a pas de costumes éblouissants, une mise en scène théâtrale et une jolie femme qui quitte sa robe accompagnée d’une musique grivoise… ce n’est pas du Burlesque ! 

Certaines danseuses viennent de très loin. A Bruxelles, Sarah Moon est psy pour enfants inadaptés le jour et stripteaseuse la nuit.

Sarah Moon dit : "Je fais du strip-tease depuis mes 22 ans. J'avais besoin de sentir mon corps et mes limites. Je voulais voir et être vue. Je voulais explorer ma féminité à travers les regards des autres. Je voulais me brûler les ailes, sentir la peur et au bout de chaque nuit, en réchapper. Pendant toutes ces années, j'ai filmé en super 8 noir et blanc ce que je découvrais dans ce monde souterrain. Les femmes à la fois fragiles et fortes, les spectateurs, les patrons de bar, l'amitié entre les filles, la difficulté d'arrêter ce métier et l'urgence de se sentir exister. Ce film est un témoignage, une tranche de vie. Il montre le strip-tease de l'intérieur.".

Pour se procurer le film, cliquez sur le lien suivant : http://www.mementoproduction.be/site/production-et-distribution-dvd/ne-dites-pas-a-ma-mere

Aujourd'hui, elle est sacrée seconde dauphine de Miss Exotic World, derrière Cherry Malone et Manuella l'espagnole. Pour elle, le voyage tient du pèlerinage.

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Suivez ce lien http://burlesquehall.com/

La Mecque de la nouvelle génération du striptease, c'est la Nouvelle-Orléans où se tient chaque année le Tease-o-Rama; 150 danseuses réparties dans une quinzaine de compagnies, face à 3000 spectateurs dans le quartier français de Bourbon Street. Au programme de ce festival: du burlesque, avec un petit quelque chose en plus.

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Suivez ce lien http://www.teaseorama.com/2012/

Dita Von Teese est l'une des divas de cette nouvelle vague de pinups. Amie de Marilyn Manson, ses fans voient en elle une nouvelle Bettie Page.

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Dita Von Teese : J'essaie d'apporter une touche de classe et d'élégance classique à tout ce qui existe aujourd'hui. Je fais une danse de l'éventail sur les pointes, un truc de ballerine avec de la musique classique. Quand tu danses un truc comme ça dans les clubs, c'est parfois difficile, parce que ce n'est pas ce que les clients attendent. J'adore quand les gens disent "je ne m'attendais vraiment pas à trouver ça dans un club de striptease!

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Suivez ce lien http://www.dita.net/

Pour savoir faire un effeuillage, suivez le lien suivant http://www.minutefacile.com/recherche.html/by_relevance/0/effeuillage

Confronté à la censure depuis ses origines, le strip-tease connaît aujourd’hui une nouvelle jeunesse, au point de voir fleurir des cours d’effeuillage. Découvrez les différentes techniques pour se dénuder, les grandes figures de cet art érotique ou les secrets d’une professionnelle. Un dossier pour passer de l’autre côté du rideau…


Ma panoplie "New Burlesque"

Le new burlesque est en vogue. Dans la lignée des strip-teases, façon "fille de joie" glamour et décomplexée, ce drôle de préliminaire, promet des soirées "hot". S’y préparer demande quelques accessoires bien choisis, pour mettre les seins et les jambes en valeur. 

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35,00 €

Parution le 20/05/2009

Photographies couleurs

224 pages
Editions Blanche
Disponible sur le site www.hugoetcie.fr etwww.chambre69.com


Dita Von Teese est devenue aujourd’hui l’icône glamour que se disputent les plus grands noms de la Couture : Dior, Chanel, Diane von Furstenberg, Louis Vuitton, Christian Louboutin, Marc Jacobs ou Vivienne Westwood. Des unes du magazine Playboy  aux premiers rangs des défilés, la nouvelle Betty Page aux allures de star hollywoodienne des années 40 a réinventé l’art de porter le corset, les talons aiguilles et les basses résilles. Célèbre pour ses tenues et ses numéros élaborés, Dita fait un triomphe d’un bout à l’autre des États-Unis, mais aussi au Royaume-Uni, en France, en Allemagne, en Russie et à Hong Kong. Le livre est une autobiographie (recto verso) où elle raconte son parcours, ses influences culturelles, ses références esthétiques, ses sources d'inspiration et les modèles qui ont contribué à la construction de son image. C'est le récit d'une égérie qui révèle également, avec malice et érudition, tout (ou presque) de ses secrets de beauté. Le DVD (15 minutes de films vidéos réalisés par Christophe Mourthé) est une mise en scène et en musique de cinq effeuillages parmi les plus sensuels et sexy de Dita la Divine. Sous le regard complice du talentueux photographe-réalisateur, les performances  de la déesse du Strip, parée de somptueuses tenues ou simplement habillée de lumière. Le meilleur de la Teese !

Née en 1972 aux États-Unis, Dita Von Teese, la jeune fille blonde du Michigan, est devenue l'une des icônes glamour qu'elle adorait tant enfant. Des unes du magazine Playboy,  aux premiers rangs des défilés, la nouvelle Betty Page aux allures de star hollywoodienne des années 40 a réinventé l'art de porter le corset, les talons aiguilles et les bas résille. Célèbre pour ses tenues et ses numéros élaborés, Dita fait un triomphe d'un bout à l'autre des États-Unis, mais aussi au Royaume-Uni, en France, en Allemagne, en Russie et à Hong Kong. Elle vit à Los Angeles avec tout un aréopage d'animaux familiers. Elle est considérée aujourd'hui comme la danseuse/strip-teaseuse la plus glamour, la plus sophistiquée et la mieux (la plus ?...) habillée de la planète !

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Nippies sexy Betty Boop

Clé du show New Burlesque, les seins parés de bijoux ! Seulement vêtue de dessous sexy et de nippies à la Betty Boop, faites-lui un show digne d’une pro. Remuez, ondulez pour faire tournoyer les pompons. Libérez la bombe qui est en vous. A l’effet de surprise d’une telle maîtrise, devraient suivre des ébats "inoubliables".

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Nippies bijoux

Prix : 9,90 euros
Disponible sur le sitewww.passagedudesir.fr


Les bas résille

Vos jambes, arme fatale de séduction. Les habiller pour vous déshabiller relève d’un art où les bas résille règnent en maître. Pour l’hypnotiser, vous pouvez jouer sur l’effet noeud de satin rouge, qui devrait emballer sa boîte à fantasmes. Un effet coquin inestimable.

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Bas résille
Prix : 12,90 euros
Disponible sur le sitewww.passagedudesir.fr


Coffret Regard Indiscret

Dans ce coffret, vous trouverez de quoi recréer un cabaret burlesque où le clou du spectacle, c’est vous ! Pour vous parer telle une reine, vous disposez d’un boa pour lui chatouiller les sens, des bijoux de poitrine en cuir ou d’une sublime ceinture en perles pour onduler. Le plus : Y sont nichées de jolies bougies d’ambiance pour tamiser la lumière. Un kit complet pour émoustiller ses sens façon burlesque, raffiné et sensuel.

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Coffret regard indiscret
De Bijoux Indiscrets
Prix : 49,90 euros
Disponible sur les siteswww.jardindesdames.com etwww.passagedudesir.fr

 

CD Strip-tease

Pas de strip-tease sans musique ! La bande son parfaite se révèle un accessoire indispensable pour accompagner le show que vous avez décidé de jouer. Dans ce CD, conçu pour "chauffer" l’ambiance, vous trouverez les classiques, "You can leave your hat on", les morceaux titre de Basic Instinct, du Dernier tango à Paris, "je t’aime... moi non plus" et d’autres surprises. En prime, de jolis faux billets qu’il pourra vous glisser pour récompenser votre performance.

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CD Strip-tease
Prix : 11,69 euros
Disponible sur le sitewww.chambre69.com

 

Couvre-seins Silver Strass

Version New Burlesque glamour, vous pouvez opter pour des accessoires "chics". Très sensuels, ces couvre-seins sont de véritables petits bijoux strassés, ornés de cristaux Swarovsky Ils soulignent de façon très érotique votre poitrine. Des strass parce que vous le valez bien !

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Couvre-seins Silver Strass
Prix : 169,90 euros
Disponible sur le sitewww.chambre69.com
(Ils sont livrés avec une boîte de bandes adhésives)

 

Coffret Strip-tease

Faisant fi des tabous qui tournent autour de la maman et de la putain, osez le total show ! Ce coffret rassemble tous les accessoires indispensables. Jouez du boa, en ondulant de tout votre corps, Couvrez vos seins et mettez vos atouts en valeur. Portez une jarretière sous laquelle il pourra glisser de "faux" billets en récompense. Puis glissez un CD de musiques sensuelles.  Ce soir Chéri, on prolonge les préliminaires !

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Coffret Strip-tease
Prix : 66,69 euros
Disponible sur le sitewww.chambre69.com

 

Bijoux de seins Strass

Variations érotiques autour de vos seins, objets de tous les désirs pour les hommes. Pour créer la surprise dans vos shows, parez votre poitrine de ces bijoux couleur rose flashy. Ambiance danseuse du Crazy ! Une mise en valeur audacieuse, qui sous une robe ôtée en fin de soirée, fera de vous la reine du Burlesque.

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Bijoux de seins Strass
Prix : 10,90 euros
(Mention : hypoallergénique)
Disponible sur le site www.jardindesdames.com


Les différents strip-teases (effeuillage, lap dance…)

Alors que le simple effeuillage a été la norme pendant de nombreuses décennies, le vingtième siècle a vu l’apparition de nouvelles façons de dévoiler son corps : avec humour, avec chorégraphie rythmée, avec des accessoires… Le strip-tease ne cesse de se réinventer. 

Effeuillage

L'art de se déshabiller en musique existerait depuis la Grèce antique, sur scène et en comédie. Mais le strip-tease moderne est né à Paris, plus précisément au Moulin Rouge. Mona, adepte du Bal des quat'z'arts, ôte ses vêtements en musique, inaugurant là le retour d'un art que la pudeur avait fait tomber dans l'oubli. Depuis, le strip-tease s'est importé dans toute l'Europe et les Etats-Unis, inspirant bien des dérives des plus folles aux plus sensuelles. Après plusieurs décennies où le strip-tease semblait cantonné aux clubs malfamés et tripots, l'effeuillage revient aujourd'hui et se pratique aussi bien dans la chambre nuptiale que dans une chic discothèque.

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Burlesque

Le vaudeville est bourgeois, le burlesque est populaire. Né au XIXe siècle dans les foires et les marchés, on y découvre aussi bien des pièces de théâtre que des spectacles de cirque, mais aussi et surtout, du divertissement pour adultes. Les hommes y admirent des femmes peu timides, prêtes à jouer de leur image érotique pour mieux détendre l'atmosphère. Pleins d'accessoires loufoques, qui vont des ballons aux boas de plume, en passant par les bijoux les plus excentriques, le strip burlesque devient véritablement un art érotique après la seconde guerre mondiale, avec ses icônes, comme Lili St Cyr ou Tempest Storm (lien vers les strip-teaseuses connues). 
Aux Etats-Unis, il suscite une véritable folie qui provoque de nombreuses censures. A l'origine, sans doute, de la perte de la ferveur pour cette danse drolatique. Mais comme l'effeuillage, le burlesque est à nouveau l'objet de l'engouement de danseuses contemporaines, puisant dans cet art une inspiration sans cesse renouvelée. 

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Néo-burlesque

Inspiré par Dixie Evans, Lili St Cyr ou Sally Rand, le néo-burlesque naît dans les salles de spectacle américaines de Los Angeles et de New York. Plus particulièrement grâce à des danseuses comme Michelle Carr ou Ami Goodheart, le néo-burlesque, comme son prédécesseur, fait du strip-tease un véritable show esthétique, où danse et accessoires prennent beaucoup plus d'importance que le déshabillage. Ainsi en est-il de Dita Von Teese, qui a notamment contribué à faire connaître cet art oublié.
A l'origine également de la création de troupes dans le monde entier, le néo-burlesque a tout de son ancêtre : l'humour, l'érotisme et surtout, le style.

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Lap dance

Un strip tellement simple qu'il conquiert de plus en plus de clubs. Une chaise, un spectateur, une danseuse. Les règles du jeu se fixent à l'avance : le client peut seulement voir ou également toucher, la danseuse a le droit, ou non, de toucher celui qu'elle doit satisfaire. Le tout se fait au sein du club ou dans une "champagne room", pour un peu plus d'intimité. S'exécutant dans une danse lascive et très érotique, le lap dance a malheureusement contribué à donner mauvaise réputation au strip-tease, tant il reste lié, dans les mentalités, à une pratique vulgaire digne des prostituées. Né aux Etats-Unis (où certaines localités l'ont interdit), il a néanmoins vite conquis le Canada et le Royaume-Uni. Pour les patrons de clubs, le lap dance représente un excellent moyen de faire payer les danseuses et d'attirer les clients. Beaucoup de chances, donc, pour que le lap dance devienne de plus en plus populaire en France.

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Pole dance

Une barre en fer, et l'imagination s'enflamme. La pole dance serait née dans les fêtes foraines, où les acrobates s'accrochaient à la barre pour exécuter des figures érotiques. Avec le développement du burlesque, les bars et clubs se fournissent et popularisent le concept. Mais il faut attendre les années 70 pour que le pole dance devienne l'une des références du strip-tease. Au point que nombre de professionnelles aujourd'hui sont d'ex-danseuses classiques, athlétiques et capables des figures les plus impressionnantes. Car la pole dance n'est pas seulement un strip : c'est un spectacle gracieux, sportif et acrobatique. Capable de rendre un spectateur aussi heureux qu'un enfant au cirque.

 

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Go-go dancers

A New York, le Peppermint Lounge organise des soirées twist dans les années 60 où les filles se retrouvent souvent à danser sur les tables. Elles portaient alors des go-go boots à la mode, ce qui aurait donné l'origine du nom. Une autre version suppose que les premières go-go danseuses sont apparues au fameux Whisky a gogo, le célèbre club de Los Angeles. 
Toujours est-il que ces drôles de strip-teaseuses ont conquis l'Europe et même l'Asie, plus particulièrement en Thaïlande, qui compte nombre de gogo clubs. La communauté homosexuelle a également masculinisé la pratique. Désormais, les émissions de divertissement, à la télévision, comptent également leurs danseurs sur plateformes, en cages ou en cube.

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Fan dance

La danse des éventails existait déjà dans le flamenco espagnol ou dans la haute société coréenne. Mais elle n'avait pas le potentiel érotique de la danse inventée par Sally Rand. Une tenue plus que légère et deux grandes plumes d'autruche sont tout le matériel nécessaire. A la danseuse, ensuite, de susciter l'imagination et l'envie du spectateur, tout en réussissant à ne montrer que d'infimes parties de son corps. Aujourd'hui dépassé par d'autres formes de strip-tease, la danse aux plumes garde néanmoins beaucoup d'attrait et de mystère, notamment au sein de la communauté homosexuelle, où les spectacles de travestis munis de ces magnifiques accessoires fascinent encore les spectateurs.

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Cancan

Dans une société aussi frivole que celle qui existait à Paris durant le XIXe siècle, le cabaret devient presque un lieu de pèlerinage. Le Chat noir, le Moulin rouge et les Folies Bergère sont autant de lieux où l'on invente une danse folle et dévoyée : le cancan. A l'origine en couple et créé par Céleste Mogador, danseuse du Bal Mabille, il semble que le cancan a vite été repris par la célèbre Nina Pattes en l'air, immortalisée par le peintre Toulouse-Lautrec. Le but : tournoyer, sauter, montrer ses jambes et surtout, sa culotte fendue. A mesure qu'il se professionnalise, le cancan devient une danse plus respectable, telle qu'on la connaît aujourd'hui : des danseuses en rang, jambes en l'air et culottes non fendues. Sans doute un peu trop provocateur pour l'époque.

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Le strip, c'est chic ?

Pour vous, le strip-tease, c'est un truc de beaufs frustrés qui, l'estomac rempli de bière, matent en salivant des filles venues dévoiler leurs atouts pour quelques billets ? Ce que vous êtes ringard(e) ! Le strip-tease est au contraire devenu chic et branché ! Enfin, c'est ce qu'on veut nous faire croire…

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Vous le pensiez passé de mode ? L'effeuillage fait un retour en force !

Aux Etats-Unis, il est devenu une attraction incontournable dans tous les lieux "hype" où se bousculent people (Bruce Willis adore, paraît-il) et anonymes. Au Royaume-Uni, on ne parle que de la nouvelle "Nude attitude", et en Belgique vient même de se créer une école de strip-tease ! La France n'est pas en reste, loin de là, puisque vient de s'ouvrir à Paris, dans les beaux quartiers un "temple du strip-tease de luxe". Lancé à grand bruit par Cathy et David Guetta, "le" couple des nuits parisiennes, le Pure Platinum, c'est son nom, veut remettre au goût du jour les déshabillages suggestifs. Très belles filles, chorégraphies soignées, lumières, ambiance chic et choc…

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