Look fifties and sixties (2)

Popularisé par John Travolta dans Grease, le perfecto a longtemps été considéré comme exclusif aux fans de musique rock et de grosses cylindrées.

 

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Avec le jeans et le tee-shirt, le Perfecto fait partie d’un des rares vêtements qui n’a cessé de se confectionner et de se vendre durant le vingtième siècle et cela sans prendre une seule ride.

Mais d’où vient le nom de cette veste en cuir d’un style indémodable ? Le créateur du célèbre blouson était un grand amateur de cigare cubain, dont sa marque fétiche était « le perfecto » il décida donc à son tour de nommer cet incontournable cuir Perfecto.

Ce modèle devint une référence dans le monde de la mode et de la moto, mais également une marque déposée, par les frères Schott.

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Ce blouson star fut crée en 1928, par un américain du nom d’Irving Schott, d’origine russe, issu d’une famille royale.

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Ce jeune et talentueux entrepreneur, après s’être essayé à plusieurs expériences dans le domaine du commerce souhaitait et avait pour objectif de graver son nom dans l’histoire.

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C’est ainsi qu’il créa le Perfecto, suite à la demande de « Beck Distributorsun » une distributeur de moto Harley-Davidson de Long Island. Cette concession cherchait un blouson fonctionnel et confortable, pour habiller les motards.

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La succès story fut immédiate le blouson moto étant une excellente niche à l’époque, de part une communauté grandissante de bikers et le manque de solution sur le marché, en terme de sécurité durant cette époque.

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Incroyable mais vrai « quinze ans plus tôt » les frères Schott lancèrent leur activité dans une cave d’un immeuble en fabricant des imperméables, commercialisés ensuite en faisant du porte à porte dans les quartiers de New York city.

Les premières pièces étaient vendues au prix de 5.50 Us dollars et fabriquées en cuir de cheval

Innovation et exclusivité, les perfectos étaient équipés d’une coupe ajustée, d’un zip transversal, une change pocket destinée aux pièces de monnaie, de chaînettes accrochées aux zips pour faciliter l’ouverture avec des gants. Dotés de soufflets d’aisance sous les bras, d’une pression au col pour retenir le casque, d’un empiècement dans le dos pour fixer une ceinture, ainsi qu’une double épaisseur de cuir sur la zone torse, afin de mieux protéger le motard en cas de chute.

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La firme Schott à toujours portée une importance particulière au contrôle qualité de leurs produits et au choix minutieux de sélection de peaux, afin d’offrir à leur clientèle, un cuir de premier ordre, gage de référence et de renommée pour l’entreprise.

Pour cette nouvelle génération de motards, le Perfecto est symbole d’aventure, de liberté et de danger qui ont alimenté leur fascination pour la moto.

Dans les années 50, quelques modifications firent apparition tel : que le changement de type cuir raide et épais de cheval, pour un cuir de vachette plus souple et confortable.

Quelques chiffres, afin d’évaluer l’impact et durabilité du produit et de la marque. 85 ans plus tard, le blouson fait toujours parti des équipements moto de référence, étant toujours porté par les motards de la police américaine.

Actuellement leurs usines sont implantés dans l’état New Jersey, à Perth Amboy, et occupent une surface de 80 000 mètres carrées.

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Ce cuir se vend toujours partout dans le monde et continue d’être la plus grosse vente et la référence numéro 1 de Schott.

Le cout de la main d’œuvre et l’augmentation permanente du cours du cuir, ajoutant une valorisation de la marque et du concept, font de ce blouson un produit de luxe, vu le prix de vente actuel (prix multiplié par x86 depuis sa création) laisse encore de beaux jours pour la famille des fondateurs de la marque.

Prix de commercialisation en 1928 : 5,50 Usd.
Dans les années 1950 – 1960, le tarif est d’environ 55 Usd.
Le Perfecto Schott est vendu aux États-Unis  » en 2012″  à 475 Usd.
Nous proposons un excellent rapport qualité / prix dans notre boutique cuir, des répliques de blousons Perfecto cuir, à partir de 139 euros.

Le bad boy a permis à la veste d'atterrir sur les podiums des créateurs et les armoires du plus grand nombre. Les fashionistas Nicole Richie et Kate Moss en tête se sont laissées tenter par la biker jacket.

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Christopher Bailey pour Burberry les modernise avec une coupe courte et un effet matelassé.

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Sans parler du parfait perfecto Balenciaga, adopté par de nombreuses stars.

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Avant le célèbre lieutenant Colombo interprété par le défunt Peter Falk, le trench-coat a été popularisé par les comédiens Humphrey Bogart dans Casablanca (1942), puis par Audrey Hepburn.

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Inventés par Thomas Burberry, ces manteaux imperméables aux tons crème sont devenus des symboles de raffinement. Copiée par toutes les marques mais jamais égalée, la maison britannique reste pionnière et les ajuste à notre époque, en y ajoutant des clous ou du cuir.

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Alexa Chung, Emma Watson et Rosie Huntington-Whiteley ont cédé face à la beauté de ces pièces.

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A différents niveaux, ces films et acteurs ont eu un impact sur notre manière de s'habiller. Tout comme les chanteurs et leurs clips vidéos, le cinéma inspire les créateurs et s'impose comme véritable tastemaker.

Elvis Presley, icône du tout jeune rock’n’roll, et James Dean dans La Fureur de vivre vont populariser le port du blue-jeans, qui sera démocratisé avec la révolution culturelle des années 60.

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Quand on imagine la mode de ces messieurs dans ces années-là, vient tout de suite à l’esprit l’image de Fonzy ou Elvis. Bref, oubliez çà ; la mode des années 50, c’était plutôt des hommes quasiment tous vêtus à l’identique.

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Le costume gris en flanelle, porté par Cary Grant, Gregory Peck et Rock Hudson, quand il n’était pas bleu, marron ou noir, était aussi fabriqué en coton, en soie ou en laine.

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Cette matière étant très utilisée pour les vestes, cardigans, pulls, gilets, chandails ou cravates.

Aux premiers frimas, tout le monde semble avoir un faible pour la flanelle. "Le summum du chic" pour les uns, "la grande classe" pour les autres, et chacun de faire référence à l'histoire du costume masculin et à l'esprit hautement British de cette draperie. 

Etoffe en laine relativement simple, la flanelle est apparue en même temps que les premiers métiers à tisser mécaniques, au XVIIIe siècle, dans les Flandres et en Grande-Bretagne.

Initialement, son coloris était toujours moucheté, car on utilisait des brins de laine naturelle.

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Aujourd'hui, il est fréquent de la teindre après tissage pour obtenir un tissu uni. Mais, quelle que soit sa couleur finale, elle est toujours lavée en fin de production pour obtenir ce toucher légèrement duveteux qui lui est propre. C'est d'ailleurs cette ultime étape de foulage qui donne un aspect flouté aux flanelles à rayures. Baptisées "rayures tennis" depuis leur apparition au début du XXe siècle en vue de confectionner les toutes premières tenues de sport, ces étoffes rythmées de traits comme des coups de craie ont aussi fini par être surnommées "rayures banquier" à force d'être utilisées pour des costumes un peu trop classiques.

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Cette conformité donnait à l’image masculine une certaine uniformité quelque peu sombre et monotone, car même les cravates étaient peu voire pas du tout colorées. A ce propos, on vous conseille une documentation à propos du film « Man in the Gray Flannel Suit » qui parle de cette conformité aux États-Unis : http://en.wikipedia.org/wiki/The_Man_in_the_Gray_Flannel_Suit

Le look de l’époque, c’était surtout le cardigan qui était très populaire. On parle du look « ivy league ».

 

Entre 1955 et 1965, Steve McQueen, Paul Newman ou Antony Perkins pour ne citer qu’eux ont donné naissance au style Ivy League chez les stars hollywoodiennes. Pour mémoire, on désigne par « Ivy League » la classe sociale de la côte Est américaine qui fréquentait les universités prestigieuses de Havard ou Yale. Pantalons Chino, chemises Oxford button down, mocassins, vestes en tweed… un look qui a séduit l’univers de la mode des sixties et défini l’idée d’une certaine « American Way of Life » portée aux nues par Ralph Lauren qui lui injecta des couleurs plus vives créant le style « preppy » ; La mode  « Ivy League » rentrait dans la modernité.

Le costume en seersucker de James Coburn, le polo sous le blazer bleu navy de Robert Redford ou les pantalons Chino de McQueen… Retrouvez ces pièces iconiques et intemporelles de cette période qui n’a pas pris une ride, portées par des stars qui avaient du style sans faire appel à un styliste… C’est sûr, on est loin des costumes noirs brillants de nos acteurs d’aujourd’hui avec manches trop longues, vestes trop courtes et pantalons qui tirebouchonnent sur des chaussures pointues… Turlututu ! Quelle horreur !

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Le style vestimentaire Ivy League est donc apparu sur les campus de la côte Est des États-Unis. L’appellation de ce style fait directement référence au lierre (« Ivy » en anglais) qui recouvrait les façades des universités. Ce style vestimentaire était caractérisé par des couleurs conservatrices telles que le bleu, le marron et le gris (qui changera plus tard, dans les années 70, avec le style Preppy).

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Pour ceux d’entre vous qui ne connaissent pas ce qu'est devenu, au fil des années, un véritable style vestimentaire avec ses codes, ses objets cultes et son étiquette, le mot Preppy est un diminutif du mot « Preparatory ». Il faisait référence, dans les années 60 et 70, aux élèves des écoles préparatoires aux grandes universités du Nord-Est des Etats-Unis. Plus tard, le style Preppy sera aussi appelé le style « Ivy League », en référence aux 8 plus anciennes universités de la région, dont les plus célèbres sont Yale, Columbia, Princeton et Harvard.

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Le terme IVY (« lierre » en anglais) fait référence aux lierres qui poussent sur les murs des bâtiments de ces universités, ce qui symbolise leur ancienneté (7 d’entre elles ayant été créées par les Britanniques). Depuis le terme Ivy League est synonyme d’excellence scolaire et d’élitisme.

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Après ces quelques remarques liminaires, voici donc l’article de Chris, dans lequel nous avons choisi de conserver le mot « Preppy » plutôt que de le traduire, comme c’est devenu l’usage, par BCBG (ce qui, vous l’avouerez, est une bien mauvaise traduction).

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Here we go gentlemen…

The Roots of American Preppy by Chris Hogan

Cet article est né d’une discussion à propos de la relation entre le style classique et le style preppy, avant de rapidement se transformer en un effort pour identifier les véritables racines du style Preppy américain et pour savoir ce que ce mot veut encore dire de nos jours.

Pour faire court, les écoles préparatoires de la Nouvelle Angleterre, avec leurs valeurs conservatrices protestantes et leur sélectivité par le niveau social, ont créé un environnement qui a abouti, lentement au fil du temps, à ce quasi-uniforme que nous connaissons aujourd’hui sous les noms de « style preppy » ou de « style Ivy League ».

Le véritable style preppy a cela de particulier qu’il résume parfaitement les valeurs et les idées des américains traditionnels. Unique en son genre parmi les modes passagères qui, de tous temps, ont déferlées sur nos sociétés, le style preppy américian représente bien plus qu’un style vestimentaire : il représente une philosophie de vie. Et jusqu’à aujourd’hui, hormis quelques détails esthétiques comme l’ajustement des vêtements (plus près du corps qu’autrefois), le style preppy n’a quasiment pas changé.

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En revanche, ce qui passe aujourd’hui dans la culture des grandes écoles pour du style preppy, relève  bien plus d’un idéal fantasmé que de la connaissance des racines historiques de ce mode de vie.

C’est évidemment la montée en puissance des confectionneurs de masse qui, petit à petit, a perverti les valeurs traditionnelles qui avaient donné naissance à la culture preppy. De nos jours, quand un gamin est appelé un « prep », cela veut généralement dire qu’il porte des polos de rugby et qu’il s’habille chez Abercrombie & Fitch. Ces consommateurs modernes, fades et très banals  ont donc perdu toute compréhension historique de ce que la culture preppy représentait, ce qui est très dommage, car il s’agit d’une histoire tout à fait passionnante.

Cette histoire a donc débutée principalement dans les écoles préparatoires de Nouvelle Angleterre et dans les collèges dont les murs étaient couverts de lierre. Mais les racines du style preppy sont plus complexes et sont liées à des idées comme la réussite sociale, le conformisme, les convenances, les règles de bienséance et la distinction.

Et ce conformisme délibéré a trouvé son expression chez les jeunes gens par le biais de leurs uniformes scolaires : veste, cravate, chemise « button-down », pantalon de flanelle grise ou chinos, et mocassins ou chaussures à lacets. Les codes, les traditions et le sport universitaire ont également aidé à nourrir ce lien et cette fierté d’appartenance des « preps » (les étudiants donc) à une communauté d’esprit et de style de vie.

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Cet environnement a aidé à créer une culture de l’exclusivité qui a eu une énorme et véritable influence. Dire que vous aviez fait vos classes préparatoires à Philips Exeter (gros pourvoyeur d’étudiants pour Harvard) ou à Hotchkiss (gros pourvoyeur d’étudiants pour Yale), pouvait vous permettre de pénétrer les bons cercles sociaux ou, plus trivialement, d’être invité aux « bonnes » soirées. Et lorsque vous entriez dans le monde du travail, préciser que vous étiez un ancien de Yale, pouvait vous permettre d’obtenir le bon poste, d’être admis dans le bon club ou de passer vos vacances sur Martha’s Vineyard (petite île située située sur la côte sud de la presqu’île de Cape Cod, et réputée pour être le lieu de villégiature de la Jet Set américaine ndt).

Et comme les « preps » voulaient transmettre ce sens de la tradition et  leur mode de vie à leurs propres enfants, ils ont pris comme référence, bien entendu, leur propre passé de preppy : les amphithéatres aux murs lambrissés en chêne d’Exeter, les courts de squash de Deerfield et les nuits, tapageuses mais stylées, de Choate Rosemary Hall. Ainsi lorsque leurs descendants quittaient le foyer, ils prenaient naturellement le même chemin, et le cycle redémarrait.

Mais, comme toutes les tentatives visant à créer une « bulle » d’exclusivité, l’esthétique vestimentaire des écoles préparatoires a fini par dépasser largement sa sphère d’influence d’origine.

C’est humain : les gens veulent avoir ce qu’ils n’ont pas ou bien ce qui semble plus attractif que ce qu’ils possèdent. Ainsi, lorsque le désormais fameux « Preppy Handbook »  a débarqué sur les étagères des librairies en 1980, son auteur Lisa Birchach (elle-même diplômée de Brown) devint, du jour au lendemain, l’arbitre de toutes choses roses et vertes. Ce qui est troublant, c’est que personne n’ait saisi, à l’époque, le caractère presque parodique de l’ouvrage sur la « vraie » culture preppy et son humour subtil destiné à ceux qui souhaitaient imiter cyniquement ce style de vie. Les lecteurs y virent plutôt un traité sur une façon de vivre qui était beaucoup plus excitante, cultivée, chic et stylée que la leur, et qu’ils désiraient vraiment.

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Pour la première fois, la culture preppy étaient donc devenue, en apparence, accessible à tous. Ce style de vie privilégié qui avait demandé plusieurs générations de notables (« Blue Bloods » ndt) pour être développé et affiné, était devenu une marchandise facile à acheter et à imiter. J’utilise souvent le mot de « démocratisation » pour décrire ce moment précis de l’histoire de la culture preppy. Car depuis ce livre, les gamins du monde entier se sont jetés sur la partie la plus attirante de la vie de preppy : son look et son habitude ironique consistant à mélanger les vêtements formels, classiques, casual et fonctionnels.

Comme me le faisait remarquer très justement l’un de mes lecteurs, l’image iconique de Ralph Lauren mélangeant des vêtements formels et d’autres plus fonctionnels, n’a pas démarrée comme un mouvement de mode. « Vous ne portez pas un vêtement de pluie par dessus votre blazer parce que vous êtes un notable voulant montrer que vous restez accessible aux autres. Vous le faites parce que vous faites partie d’une élite qui dit à son professeur de latin que comme, techniquement parlant, vous n’avez enfreint aucune règle, il ne pourra rien faire pour vous empêcher de vous habiller de la sorte. Et votre vêtement de pluie est en réalité un vêtement de navigation, car votre père possède en fait, un yacht… »

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Ceux qui se sont en premier emparés de ce look rebelle du type « je porte un vêtement de grande pluie par dessus mon blazer » étaient d’autres preppies et leur famille. Mais comme ce style hybride était apparu par lui-même, il s’est répandu dans toute la société « normale » jusqu’à avoir les faveurs des boutiques de Madison Avenue où il a été popularisé par des designers influents comme Ralph Lauren.

Le boom du « Preppy look » des années 80 a finalement décliné à cause, selon moi, de son interprétation extrême, exagérée voire caricaturale de la culture preppy. A l’inverse, le retour actuel du style preppy s’appuie sur un positionnement de vêtements plus confortables, plus patinés et à la personnalité plus « vintage ». Le style preppy d’aujourd’hui semble donc beaucoup plus accessible et beaucoup moins guindé.

D’ailleurs, une autre chose intéressante s’est finalement produite sur les terres mêmes de reproduction des preppies : si vous vous promenez aujourd’hui dans les jardins de Harvard ou sur le vieux campus de Yale, vous ne verrez plus beaucoup de preppies prétentieux traditionnels. Ils sont encore présents bien sûr les membres de Skull & Bones (société secrète célèbre de Yale ndt) et les rejetons de familles fortunées dont l’admission a sans doute été achetée très cher.

Mais ce que vous verrez surtout, ce sont des gamins qui reflètent beaucoup plus le monde moderne. Le style preppy est donc encore très fort, peut-être encore plus puissant que dans les années 80, mais il a été modernisé et mis au goût du jour. Comme toutes les choses de la vie.

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Les vêtements de tous les jours offraient plus de flexibilité au contraire du fameux costume du working man. On peut citer les chemises à carreaux et à manches courtes avec de nouvelles matières qui sont apparues pour les vêtements hommes comme le nylon ou rayonne (autrement appelée viscose).


N’oublions pas les chapeaux, sans qui les hommes des fifties ne sortaient jamais, mais alors JAMAIS.

Les hommes adopteront plus tard de nouvelles couleurs comme le rose, sur des pantalons ou des cravates. En fait, il est impossible de parler de la mode masculine des années 50 sans parler des cravates. Leur épaisseur avait une signification, on savait d’où vous veniez… Si vous cherchez une cravate fifties, allez voir du côté des marques incontournables comme Capwell, Baldwins, Pilgrim, Jantzens et Van Heusen. Les salons vintages et les puces recèlent également des trésors qui pourraient faire votre bonheur.

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Portée à l'origine par les soldats pour se protéger du froid, la cravate apparait en France sous le règne de Louis XIII. A cette époque, des soldats croates sont recrutés par le roi de France ; ils portent à leur cou un foulard noué. On pense d'ailleurs que le mot cravate serait une déformation du mot croate.

Vers 1650, la cravate s'installe au cou et à la cour du roi Louis XIV. Chacun rivalise d'audace et d'élégance en ajoutant des dentelles et des rubans de soie. Cette mode se répand à toute l'Europe.

Portée par les riches et les dandys, la cravate a traversé les siècles suivants et les continents, en prenant de nouvelles formes.

Dans la deuxième moitié du 19e siècle, alors que l'ère industrielle révolutionne le secteur

textile, une cravate plus fonctionnelle, plus longue et plus étroite apparait. Nommée la régate, elle s'inscrit dans le temps et reste toujours la base des cravates actuelles.

En 1926, Jesse Langsdorf, inventeur new-yorkais, a l'idée de tailler la cravate en diagonale dans le tissu et de la confectionner en trois parties. Désormais plus élastique, notre cravate moderne est née.

Aujourd'hui, chaque jour, des écoliers Népalais aux businessmen de Manhattan, des centaines de millions d'hommes portent des cravates à travers le monde.

Les Nœuds

La cravate des années 50 et 60 se limite à deux formes :

Soit elle est classique :

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(Jacques Chirac en 1950)

Le nœud est de préférence petit et les textiles utilisés ainsi que les motifs passent de très classiques dans les années 50 pour devenir plus hardis dans les années 60 ; les fleurs envahissent les chemises masculines mais également les cravates.    

Soit elle revêt la forme d'un petit nœud confectionné avec un ruban ou un lacet (c'est la mode du bootlace) :

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(Bill Haley)

Certes, la cravate prend la forme de la régate ou du nœud papillon, mais, pour ce qui est des motifs décoratifs, tout y passe y compris la cravate imprimée des mêmes fleurs que la chemise qu'elle est sensée rehausser.

Du coté des jeunes, le blouson Teddy, créé aux États-Unis dans les années 50, puise son origine dans les milieux sportifs du pays et notamment chez les anciens golfeurs, basketteurs et joueurs de baseball  qui griffaient sur l’avant gauche du vêtement, des numéros qui représentaient entre autres la position des équipes dans les divers classements de ces disciplines.

Les étudiants des universités se le sont également appropriés puisqu'il récompensait les très bons résultats. Le blouson Teddy est donc devenu culte mais pour les jeunes, il est également un objet mode grâce à sa coupe inimitable et ses nombreuses couleurs.

Il succède au "letter sweater", ou "baseball jacket". Son prédécesseur existe déjà à la fin du XIXème siècle. C’est un pull ou un cardigan de laine cousu de lettres ou de chiffres.

Deux photographies issues de Take Ivy, un livre datant de 1965, consistant de photographies d’élèves preppy dans leur université de la côte Est. Les deux élèves les plus visibles portent une « letter jacket », ornée de lettres ou de chiffres.

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Quatre élèves de la Missourian Columbia University, habillées de letter sweaters, en 1928

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Unteddy est un blouson lycéen ou universitaire américain dont le corps est composé de laine bouillie, les manches de cuir, et dont la poitrine gauche est frappée d’un écusson. Le corps présente la couleur principale de l’établissement, tandis que les manches revêtent la couleur secondaire. Les poches côtés sont passepoilées et également habillées de la couleur secondaire.

Un teddy s’appelle pour nos amis américains une "varsity jacket", ou un "letterman". Il tient ce dernier nom de l’écusson représentant les initiales de l’école de son détenteur. Dans cette ou ces lettres peuvent se trouver le nom de l’élève, et/ou la discipline de distinction, ainsi que l’année de délivrance.

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