Look fifties and sixties (3)

Un teddy est originellement une récompense attribuée par le proviseur à un élève méritant. Il n’est pas naturellement réservé aux sportifs à sa naissance dans les années 30 aux Etats-Unis. Des performances scolaires exigeantes justifient son port. Un élève qui aurait excellé en mathématiques peut alors s’en voir récompensé par un teddy.

Les manches et cols sont assorties de bords côtes ; le nombre de ligne sur une manche peut représenter le nombre de distinctions, et une étoile le rôle de capitaine.

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Un groupe d’élèves de la Mervo en 1954

Jusque dans les années 60, le teddy garde la même signification : c’est le blouson des bons élèves, des premiers de la classe. C’est l’un des éléments vestimentaires incontournables du garçon preppy de l’époque. Celui-ci s’habillerait par exemple de souliers à bout rond, d’un pantalon chino ou toile, d’une chemise blanche, d’une cravate club et d’un teddy.

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Take Ivy, 1965

Le teddy va ensuite revêtir la signification que l’on connaît aujourd’hui : c’est l’apanage des sportifs de l’école. Seuls les membres des équipes athlétiques de l’établissement arborent désormais le teddy. Il devient le signe de reconnaissance d’un groupe bien précis.

Ces derniers temps le teddy est à la mode, et le restera sûrement longtemps. Il est chargé de sens, mais ceux-ci se sont multipliés avec les coupes et les marques se l’étant appropriées. Il est disponible dans des coupes et des styles divers. Il y a toujours la coupe sportive, l’authentique coupe américaine destinée aux sportifs, qui marque les épaules et se porte ample.

Il y a désormais la coupe près du corps, installé sur le vieux continent par des marques comme American College tout d’abord, et d’autres très variées comme The Kooples, H&M, 3Suisses, etc.

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Jkissi de Street Etiquette, 2010

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Street Etiquette

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Kanye West a porté l’attention des Etats-Unis sur la petite ville de Kamiakin en portant le teddy de leur école

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Le rappeur Puff Daddy, nouvellement connu au nom de Diddy, en teddy Louis Vuitton

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Guerre de Guerreisms

De nos jours, même si le blouson Teddy n'aborde plus la lettre qui désignait le classement des sportifs, il conserve les codes couleurs qui ont fait sa réputation. Il était fabriqué en toiles de coton et de satin. Mais la révolution industrielle a permis d'utiliser d'autres matières comme le polyester et le nylon. Toutefois, le blouson Teddy peut se porter à chaque saison. Pour l'hiver, on le trouve en laine avec des manches en cuir.

Porter un blouson Teddy représentait tout un symbole de fierté. Michael Jackson célèbre ce blouson, notamment dans son clip Thriller. Depuis son décès, le blouson Teddy est bien évidemment devenu un hommage. Ce blouson est toujours prisé par la jeunesse car il est assez ajusté, doublé, aux bandes blanches. Il se ferme par des boutons pression et possède deux poches verticales extérieures. Son col est rond à rayures, tout comme le bas des manches. Celles-ci sont très souvent blanches et le corps du blouson peut être choisi suivant différentes couleurs, du rouge au noir, en passant par le bleu et pourquoi pas le rose.

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Mais pour éviter le côté trop sportif du blouson, il peut être associé à une chemise et une cravate ainsi qu'un pantalon bien coupé et ajusté. Des chaussures de ville donneront un côté chic au blouson.

Le blouson Teddy peut être une pièce assez chère à l'achat, surtout si on le choisit en cuir ou en drap de laine. En effet, il est pratiquement impossible de le trouver dans les boutiques vintage. De nombreuses marques, comme Oakwood, Redskins et surtout Schott offrent toute une belle gamme de blousons Teddy mode.

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L’influence des westerns marquera aussi un tournant dans la mode masculine, les chemises de cow-boy faisant leur apparition dans la garde-robe de tous les jours des messieurs.

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Avant tout, il faut savoir que la plupart des chemises de travail entre 1870 et la fin des années 1890 était du type pull-over, c'est-à-dire boutonnées (ou lacées) uniquement au passage de la tête, avec 4 ou 5 boutons.

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C'est seulement à la fin des années 1890, que les premières chemises complètement boutonnées sur le devant firent leur apparition, mais elles ne devinrent populaires que vers 1910. Quelques années plus tard, les chemises pull-over avaient pratiquement disparu des catalogues.

Par temps froid, la plupart des cow-boys portaient d'épaisses chemises en laine, de couleur foncée ou terne. Ces chemises avaient des cols rabattus (comme nos chemises actuelles) et se portaient fermées en permanence.

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Aux saisons chaudes, les cow-boys portaient également des chemises en coton, du genre "chemise de ville" (Dress Shirts), la plupart étant de couleur blanche unie ou à lignes.

Avant 1910, ces chemises étaient fournies sans col. On utilisait des cols détachables en lin ou en Celluloïd, se fermant à l'aide de boutons amovibles en métal. Le col détachable pouvait être de trois formes: dressé, rabattu ou à coins cassés. Les cow-boys portaient ces chemises la plupart du temps boutonnées entièrement mais sans les cols amovibles. Ces chemises blanches que l'on portait toute la semaine et que l'on mettait seulement à la lessive en fin de semaine étaient aussi appelées "One Week Shirts"…

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Les chemises de travail en coton ou en flanelle de laine qui étaient disponibles dès 1870, différaient des "chemises de ville" du fait qu'elles avaient un col rabattu et étaient de couleur variée (tout comme les chemises en laine).

Certains cow-boys (surtout les Texans) aimaient les chemises à petits carreaux (Check ou Hickory). Elles étaient disponibles principalement en deux tons : blanc et noir, noir et rouge, noir et vert....

La plupart des chemises entre 1870 et 1910 n'avait pas de poche, ou seulement une. Mais, il existait aussi quelques modèles de chemises à deux poches, comme la chemise militaire en flanelle de laine bleue, modèle 1883.

Un autre modèle populaire dans l'Ouest était la chemise "Bib Front" ("plastron à bavoir"). Ce modèle "pull-over" portait par-dessus la fermeture une pièce boutonnée qui s'enlevait entièrement ou partiellement et qui couvrait une partie de la poitrine. Parfois, le "Bib" avait une couleur contrastée ou recevait des piqûres ou des broderies de fantaisie. Il pouvait prendre plusieurs formes et était plus large ou plus étroit selon le style choisi.

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Dans les années 1870, un modèle particulier de chemise "pull-over" apparut sur le marché, se fermant à l'aide d'un lacet en cuir ou en tissu. Elle présentait des surpiqûres de couleur contrastée au niveau du col, du plastron, de la poche et des poignets et était généralement fabriquée en lin épais.

Plus rarement, certains cow-boys portaient des chemises en peau durant les hivers rigoureux. Après 1900, ces chemises devinrent populaires chez les cowboys des "Wild West Shows".

La chemise hawaïenne apparue dans les années 30 deviendra populaire dans les années 50 avec Elvis, comme une alternative colorée aux chemises unies et ennuyeuses de la norme.

Alfred Shaheen, décédé en 2009, est le père de la chemise hawaïenne.

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Son nom ne vous dit probablement rien, mais ses créations chamarrées resteront immortalisées par des stars des années 50 telles qu’Elvis Presley et Frank Sinatra ; elles sont aujourd’hui très prisées des collectionneurs.

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Dans Scarface de Brian de Palma (1983), Al Pacino porte une chemise hawaïenne inspirée des modèles d'Alfred Shaheen.

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Elvis Presley arbore une chemise Alfred Shaheen sur la couverture de son disque ''Blue Hawaii'' en 1961.

Périodiquement taxée de ringardise, la chemise hawaïenne présente bien plus de subtilité qu’il n’y paraît. Son histoire remonterait aux missionnaires du 19ème siècle, mais sa production aurait véritablement démarré dans les années 30. Ses inspirations sont multiples, des kimonos japonais aux imprimés floraux tahitiens en passant par les chemises philippines. D’abord adoptée par les plagistes et les surfers, elle séduit ensuite les premières vagues de touristes. La fin de la seconde guerre mondiale marque un nouveau tournant: de nombreux GI’s basés à Hawaï la rapportent dans leurs valises, la faisant ainsi découvrir au reste du pays.

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Magnum - Tom Selleck

De ce basique cadeau-souvenir, Alfred Shaheen va faire une mode. Issu d’une famille de fabricants textiles, il crée sa propre entreprise de vêtements en 1948. Les coûts d’importation de marchandises sont si élevés qu’il comprend rapidement que pour survivre, il doit produire localement. Inventif et exigeant, il finit donc par créer, imprimer, produire et commercialiser lui-même ses collections. Dans les années 50 et 60, le succès de ses chemises et robes imprimées de tigres et de bambous est immense. La production s’arrête au départ en retraite de Shaheen en 1988, mais la marque continue aujourd’hui de vivre à travers un actif réseau vintage. Car les spécialistes sont formels: personne n’a su comme Shaheen refléter la diversité culturelle des îles du Pacifique à travers le vêtement.

On porte également des chemises colorées spécialement conçues pour l’activité favorite des after-works américains, le bowling.

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A la fin des années 50, la veste s’allonge, moins carrée aux épaules, et les pantalons sont moins larges. Pour l’homme mature, la combinaison gilet/veste est à la mode avec le trench-coat (voir ci-avant), initialement conçu pour les soldats sur le champ de bataille pendant la guerre.


A ne surtout pas confondre avec le cache-poussière ("duster" en anglais) qui est un manteau généralement de couleur marron ou crème avec une cape dans le dos, plus ou moins longue qui furent portés par les cow-boys, dans le far-West des Etats-Unis.

Pas de mystère dans l'origine du mot, trench signifiant tout simplement tranchée en anglais !

L'honorable maison "made in england" sait retravailler ses classiques... Et quel classique!

Fondée en 1856, la maison Burberry doit à Thomas Burberry, un coup de crayon unique et une idée pour le moins géniale. Flash-back.... En 1879, Thomas Burberry est à la recherche d'un matériel unique permettant la création d'un vêtement confortable et surtout résistant au temps pluvieux. Ses études donnent naissance à la gabardine.
Un tissu composé de fils si sérrés, qu'il résiste à l'humidité. Thomas Burberry pousse alors la création jusqu'à enduire d'une formule secrète ses premiers manteaux.

Le succès de cet imperméable est réel. Les commandes affluent, à commencer par celle de l'armée. Thomas Burberry reprend le design des anciens manteaux d'officiers britanniques qu'il avait lui-même dessiné treize ans auparavant pour le War office. Il y ajoute des épaulettes et des anneaux en métal: le trench-coat est né!

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Du retour du front, les soldats conservent leur trench, le faisant ainsi passer dans la vie civile. Le trench traverse alors les années tout en conservant sa forme initiale. Il est toujours composé de 26 pièces de gabardine de tailles différentes, ainsi que d'une ceinture à passant garnie d'anneaux.

Composés de  dix boutons croisés, le trench se décline dans des couleurs traditionnelles telles le kaki, le beige ou encore le noir. Le trench-coat conserve des bandes de tissu à l'intérieur de la doublure, initialement prévue pour mieux se  fixer aux jambes et mieux coller au corps.  Les manches de type raglan avec des pattes de serrage aux poignets et des pattes d'épaulettes (pour y fixer des galons, ou accessoirement y mettre des gants de cuir, un chapeau ou maintenir la sangle d'un sac) ajoute au manteau un chic absolu.

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Toujours imité, jamais égalé, le trench Burberry s'affiche dans la rue comme au cinéma. Pourtant, le modèle perd quelque peu de sa superbe en étant associé, au fil des années à des mouvements plus ou moins réactionnaires.

Ainsi les puncks s'emparent du manteau miliatire dans la fin des années 1970. Les années 80 voient des amateurs de trench de tous les genres. Longtemps associé aux chic rive gauche, le trench est alors porté par les intellectuels de tous bord lui conférant un statut de vêtement indémodable, mais classique.

Il faut attendre 1990, pour que Burberry réveille son modèle. A la manière des années 30, où l'on considérait la doublure comme un prolongement du modèle, Roberto Menichetti, Directeur Artistique de la Maison, imprime sur un modèle le désormais célèbre tartan Burberry.  Le modèle s'affiche pour devenir un Must. Quitte à souffrir de la contre-façon qui s'empare du modèle pour le copier à tout va....

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Dans les années 50, 60, il y en avait des Fonzy, mais ils n’étaient pas si nombreux que çà, et peu chez les jeunes avaient la chance de rouler en moto.

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Dans le film « L’équipée sauvage » (The wild one – 1954) et « La fureur de vivre » (« Rebel without cause » – 1955), le jean et le t-shirt sont adoptés par les jeunes qui veulent se rebeller face à cette conformité.

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La combinaison de coton ou de laine, boutonnée jusqu’au cou, descendant jusqu’aux genoux, dotée d’une porte arrière pour la livraison. Tel était le sous-vêtement du mâle américain au début du siècle dernier. Rappelons-nous, c’était avant l’entrée officielle du mot «sexy»  dans le dictionnaire (1925).

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Une légende raconte que lors de la Première Guerre mondiale, des soldats étatsuniens expédiés dans les vieux pays auraient été séduits par leurs homologues français, ou plutôt par leur interprétation du sous-vêtement masculin, composé d’un gilet de corps (de type camisole). La légende n’abonde cependant pas de détails sur le comment ce sous-vêtement français a pu aboutir dans le fourniment des soldats américains, à leur retour chez eux.

Quoi qu’il en soit, la découverte de ce dessous ô combien confortable est une révélation au sein de l’armée américaine. Et comme toute révélation n’est pas bonne à voir, la Marine donne des manches courtes à la camisole française. Avec sa forme en « t », on le baptise « t-shirt ».

En 1920, le mot fait son entrée dans le dictionnaire Merriam-Webster.

Comme la sueur dans le dos d’un gros type, le t-shirt se répand rapidement. Il est d’abord populaire auprès des jeunes hommes en rut, qui le préfèrent à l’antique combine du père Gédéon. Sur les campus, le t-shirt commence même à être porté seul, surtout comme vêtement de sport. Cependant, le temps n’est pas encore venu pour le t-shirt d’officiellement sortir du placard. Mais petit à petit, l’oiseau fait son nid.

Pendant la Deuxième Guerre mondiale, 12 millions de soldats suent dans le sous-vêtement. Et comme les nouvelles des tranchées sont présentées au public américain par le biais des films d’actualités (newsreels) au cinéma, la populace s’habitue tranquillement à la présence du t-shirt, porté sur le torse musclé des « boys » partis mâter du Teuton. Pour les jeunes filles d’âge pubère, cela s’avérait une représentation fort érotique du héros mâle.

La guerre terminée, les hommes rentrés au pays n’abandonnent pas leur t-shirt, qui reprend toutefois son rôle de sous-vêtement. C’est davantage du côté des enfants qu’il gagne en popularité dans la dernière moitié des années 50. On commence d’ailleurs à imprimer des t-shirts aux couleurs des héros de l’époque que son Roy Rogers et Davy Crockett.

Preuve que le t-shirt, en tant que vêtement à part entière, est d’abord l’apanage des enfants, le chroniqueur du Monde, Jacques Cellard, propose (en 1974) le mot « gaminet » comme terme pour éviter l’anglicisme « t-shirt ». Un jeu de mots sensé désigner les t-shirts des gamins. Holà à ceux qui voudraient ploguer le terme dans une conversation afin de paraître cultivé, l’Office québécois de la langue française considère aujourd’hui « gaminet » comme une forme fautive pour remplacer « t-shirt ».

Mais revenons à nos moutons. Si l’épidémie de t-shirts demeure conscrite à la population infantile pendant quelques années, les choses changent en 1951. Dans le film A Streetcar Named Desire, un certain Marlon Brando déchire au grand écran son t-shirt, dévoilant ses pectoraux (alors montrables). Une brutale allégorie de la masculinité. Dans cette scène classique, le t-shirt, joue son plus grand rôle de décomposition et subjugue l’Amérique adolescente, qui se l’arrache. Cette année-là, 180 millions de t-shirts sont vendus aux États-Unis.

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Quatre ans plus tard, une autre star d’Hollywood, James Dean, donne au t-shirt son petit air rebelle dans le film Rebel Without a Cause. Le blouson, le blue-jean, le t-shirt immaculé, voilà désormais l’uniforme officiel de l’adolescent frondeur et ténébreux, prêt à dévergonder les filles de bonnes familles. Mais si le port du t-shirt seul devient socialement accepté, il demeure un vêtement strictement masculin.

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Avec la révolution culturelle des années 60 et 70, le t-shirt se dote de nouvelles couleurs. La sous-culture hippie popularise la technique de la teinture au noeud (tie-dyeing) qui consiste à créer des formes circulaires psychédéliques en teignant un t-shirt au préalable enroulé dans une corde.

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Autre révolution des années 60 : de nouvelles technologies d’impression sur textile rendent viable la commercialisation du t-shirt imprimé. Du coup, plutôt que de n’être qu’un symbole générique de la rébellion, le t-shirt devient un espace où le porteur peut exprimer librement ses goûts musicaux ou sa fidélité indéfectible à une marque de bière. Parce que les publicitaires ont rapidement identifié le t-shirt imprimé comme un véhicule médiatique idéal pour mousser leurs cochonneries. Aujourd’hui, des millions de gens se transforment chaque jour en hommes-sandwichs, au grand plaisir des pubistes.

Fin des années 70, le t-shirt dans toute sa diversité est porté par les enfants, les hommes et les femmes. Finalement, le dessous est devenu dessus. Quelles péripéties pourraient encore connaître le célèbre vêtement ? En 1977, l’actrice Jacqueline Bisset, dans le film The Deep, émerge de l’eau en portant un t-shirt trempé, ce qui laisse évidemment transparaître les protubérances sensuelles de ses mamelons en érection. Et un autre tabou était tombé.

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Les historiens des choses humides lient souvent cette scène du film The Deep à la naissance des concours de wet t-shirts. Ces compétitions amicales mettent en scène un panel de naïades vêtues d’un t-shirt. Celles-ci se faisant asperger d’eau, la réaction chimique entre le liquide et le textile crée une semi-transparence qui dévoile, sans dénuder, les attributs mammaires des concurrentes. Dans une ambiance bon enfant, un regroupement de jeunes hommes est ensuite invité à apprécier le volume, la tenue et l’aspect général des glandes qui leur sont ainsi présentées.

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Après la morosité des années 80 sur le plan des idées révolutionnaires, les années 90 sont marquées par un renouveau militant. Avec la mode grunge, le t-shirt retrouve sa vocation rebelle. La grosse mode : travestir des logos de multinationales pour leur faire dire à peu près n’importe quoi. Un classique du genre demeure le « M » de McDonald’s suivi de la mention « Marijuana ».

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Et aujourd'hui ? On peut facilement déduire qu’un jeune qui porte un t-shirt arborant le visage du « Che » n’a pas voté pour Jean Charest. Que celui qui porte un t-shirt « Jesus is my homeboy » est probablement athée, tout comme n’a jamais lu No Logo de Naomi Klein celui qui revêt un t-shirt signé Nike. En outre, celui qui porte un t-shirt de Harvard n’a probablement jamais étudié à Harvard (au contraire de celui qui porte un t-shirt de l’UQÀM). 

Certes, le t-shirt est désormais un vêtement dont le port est généralisé. Mais il est surtout, et plus que jamais, une extension de sa personnalité...

L’émergence du denim dans la culture rock’n’roll influencera les gangs, dont les Teddy Boys (ou Ted’s) qui adopteront le jean afin de marquer leur différence et contrecarrer les principes jusque-là imposés par les anciennes générations.

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Tout a commencé au début des années 50 en Angleterre, quelques gangs d'adolescent sont apparu dans l'East End de Londres; ils étaient appelé les Cosh boys.

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C'était très facile de les reconnaître. Ils avaient un accoutrement très spécial: une longue veste avec des colliers de velours et des pantalons-cigarettes (serrant) à boutons comme sous le règne d'Edward VII (1901-1910), des soquettes de couleurs et de fines cravates Jim. Leurs cheveux étaient longs et graissés. Ces Cosh Boys terrifiaient la société anglaise: attaque au rasoir, bagarre entre gangs mais aussi contre la police, vol,…

… Après la seconde guerre mondial l'Angleterre se réveillait avec la gueule de bois! La presse a utilisé une nouvelle expression pour décrire ces gangs dont le nombre augmentait chaque jour. Le mot choisi était Teddy Boy(s) et Teddy Girl(s), Ted(s).

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Il semble que le premier journal a utilisé le terme Teddy Boy était le Daily Express, le 23 septembre 1953. A cette époque, Elvis Presley était un simple routier!

Ensuite, le Rock 'n' roll est arrivé, immédiatement adopté par la jeune génération et bien sur par les Teds. Bill Haley, Elvis, Buddy Holly, Eddie Cochran, Gene Vincent, Jerry Lee Lewis, Little Richard, Chuck Berry, et artistes britannique comme Tommy Steele, Cliff Richard and the Drifters (ensuite les Shadows), Billy Fury, Marty Wilde (et beaucoup d'autres) devenaient les idoles des jeunes. C'était le commencement de quelque chose de nouveau comme un vent de liberté. En Grande Bretagne, en septembre 1956, Bill Haley avait cinq disques dans le Top 20 et le film Rock Around The Clock était montré dans 300 cinémas, mais au début des 60s, les goûts du public change et beaucoup de Teds, après le service militaire dans la British Army, rejettent leur ancien look, leurs pantalons serrant et coupe leur cheveux. Etait-ce la fin de la Teds culture? Pas du tout mesdames et messieurs!

Le R'N'R des 50s avait encore beaucoup de fans en GB, bon nombre d'entre eux, les (Ton-Up) Rockers portaient l'"uniforme" des Bad boys américains: veste de cuir noir, t-shirt, jeans et botte de moto.

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En 1967, Bill Haley's Shake, Rattle and Roll ont encore grimpé dans les charts. A la fin des 60s quelques groupes jouaient de l'authentique R'N'R pour une nouvelle génération de Teds qui a repris les originaux. Des groupes comme the Wild Angels, the Houseshakers, the R'N'R Gang (in France), Shakin' Stevens & the Sunsets, the R'NR Allstars ont recréé l'esprit authentique du R'N'R, ils ont retrouvé le grand succès des 50s ('Johnny B. Goode',' Little Queenie'. 'Tutti Frutti','Peggy Sue', 'Be Bop A Lula, 'C'mon Everybody', 'Summertime Blues', 'Great Balls Of Fire', ...). Ce retour au traditionnel R'N'R était appelé Rock 'n' Roll Revival.

Dans les 70s, la nouvelle génération de Teds a développé une identité forte : la laque avait remplacé la graisse, le style était plus lumineux et parfois les pantalons-cigarettes étaient porté. Petit à petit, cette nouvelle génération retrouvait les racines du R'N'R! Rockabilly et Country Music. Souvenez-vous, Mr Presley a commencé sur Rockabilly! Les gens aiment Carl Perkins, Johnny & Dorsey Burnette, Charlie Feathers, Hank Mizell, Warren Smith, Billy Lee Riley, Charlie Rich, George Jones, Carl Mann, Hayden Thomson, Janis Martin, Wanda Jackson, Sleepy Labeef (et beaucoup d'autres artistes) devenaient célèbre en Angleterre et peu après dans le reste de l'europe. Au même moment, aux USA, le grand label Rollin'Rock enregistrait des artistes brillant comme Ray Campi, Mac Curtis,…

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Les principaux adeptes du Rockabilly ont fondé un nouveau mouvement appelé les Rockabillly Rebels (Rockabilly Rebs). Certains d'entre eux ont embrassé les politiques du National Front et de la ségrégation raciale. Ils portaient le drapeaux confédéré.
Au début des 70s, beaucoup de Teds (en particulier, l'ancienne génération) se foutaient du Rockabilly, ils réclamaient du Rock 'N' Roll. De nos jours, c'est différent: le Rockabilly (avec le R'N'R des 50s et la musique du début des 60s, Jumin' Jive, Country Music) appartient à la Teds culture.

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L'intérêt pour le Rockabilly a coïncidé avec l'internationalisation de la tradition Teddy Boy. Les nouveaux groupes comme Crazy Cava & the Rhythm Rockers, the Flying Saucers, the Riot Rockers (...) ont exporté dans toute l'Europe leurs propres chansons, leurs propres musiques. Ils ont créé un nouveau son que nous avons encore appelé British Rockabilly. Certains Teds préfèrent utilisé le terme (Rockabilly) Revival. Les nouveaux Teds voudraient promouvoir ce son européen appelé Teddy Boy Rock'N'Roll, qui avait beaucoup de supporter dans les 70s et a encore beaucoup de fans en Europe même si beaucoup de (pseudo) puristes haïssent ce style qui n'est pas assez 50s pour eux. Le British Rockabilly peut être joué avec une electric bass. Les puristes détestent cet instrument, ils préfèrent la double-bass ("Slap bass")

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Les nouveaux Teds ont décidé de supporter le Teddy Boys R'N'R (même si cette musique est souvent sous-estimée), British R'N'R et groupes qui essayent de rétablir la musique du début des 60s.

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Ils semblent qu'aujourd'hui plusieurs Teds retournent aux racines de leur mouvement. Ils renoncent au style des 70s pour celui des 50s. Personne ne sait ce que sera le futur. But we are sure that Rock'N'Roll will never die.

Les Rockers ou les Greasers avec leurs creepers pouvaient donner l’image de bikers alors qu’ils étaient en fait perçus comme des gangs violents et perturbateurs.

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Forts de leur succès, James Dean et Marlon Brando ont marqué les esprits en faisant baisser les ventes de vestes en cuir dans les années 50. En dépit d’une forte popularité auprès des jeunes, les vestes en cuir ont été interdites dans de nombreuses écoles par peur d’encourager les mauvais comportements de certains étudiants qui tentaient de ressembler à leurs idoles.

Dans la deuxième moitié des années 50 l’exode rural bat son plein. Les familles, souvent nombreuses, quittent la campagne, où le travail est dur, pour les villes et leurs usines. Pour accueillir cette main-d'œuvre immigrée de l’intérieur l’Etat met en place un grand programme de construction. Les terrains vagues de banlieue sont bientôt recouverts de HLM. Au bas des escaliers, les adolescents se réunissent. L’argent de poche est rare. Ils ont des blue-jeans et des blousons noirs, parfois en cuir. Une solidarité, un esprit de bande naît entre ces déracinés qui vivent dorénavant tous sur le même territoire. Ils s’opposent à ceux du quartier voisin dans des combats de groupe où la violence reste toutefois mesurée. Une chose les réunit, le désir d’échapper au destin de leurs parents. Exister, pour le blouson noir c’est être un rebelle. Sans cause, car il n’y a guère d’espoir de lendemains qui chantent. Le seul but est d’affirmer sa personnalité, son refus d’un destin tracé.

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C’est lors de l’été 1959 que les médias inventent la figure des "Blousons noirs" pour désigner ces jeunes délinquants dont on parle de plus en plus. La presse évoque des bandes qui se caractériseraient par leur taille faramineuse (on évoque des groupes rivaux comptant près d’une centaine de jeunes), et par leur violence. Les propos les plus catastrophistes se font entendre et les explications moralisatrices sont fréquences : laxisme des familles, perte des valeurs morales, influence de la culture de masse américaine (c’est aussi la « génération James Dean »). Le préfet de Paris, Maurice Papon, se demande avec d’autres s’il ne faudrait pas interdire le rock n’ roll…

Tout commence le 24 juillet 1959, deux bandes de jeunes se donnent rendez-vous au square Saint-Lambert dans le XVème arrondissement de Paris pour en découdre. La bagarre n’aura pas lieu, en revanche des incidents éclatent (bris de glace, agressions de passants…). Les journalistes vont se saisir de ce fait divers, pour faire leur Une sur la criminalité des jeunes en bande et la dangerosité du phénomène.

C’est à partir du 27 juillet à la suite de l'article de France-Soir que le terme “Blousons noirs” s’impose, et jusqu’à la fin de 1962 ces deux mots seront systématiquement synonymes de mineurs ayant commis des actes de délinquance. Les jeunes d’ailleurs eux-mêmes s’identifient à ces Blousons noirs et prennent vite l’habitude de surnommer leur groupe, ainsi sur le territoire de la Seine fleurissent des bandes répondant à de drôles de noms comme “La bande Fauchman”, “La bande des quatre routes”,...

Les blousons noirs ajouteront un autre mode d’expression à leur révolte avec les premières vedettes françaises du rock’n’roll en lesquelles ils veulent reconnaitre des porte-paroles.

L'expansion des économies d’Europe occidentale réclamant une main-d’œuvre abondante et le marché du travail permettant aux peu qualifiés le même statut stable qu’à tous les autres, l'accès au monde du travail, à la consommation qu’il autorisait, le statut stable qu’il fournissait mettait fin naturellement à cet épisode "d'expérimentation juvénile". Il suffisait donc de diriger vers l’emploi ceux qui étaient tentés par les voies de traverse.

Autre gang connu, les Beatniks était une bande tout aussi controversée, bien qu’ils possédaient une réputation assez snob, portant la plupart du temps des vêtements noirs, des bérets et des lunettes de soleil. Durant la fin des années 50, les Beatniks avaient réussi à créer leur style, en imposant le port du béret comme élément symbolique. Il s’est avéré que même les géants du Jazz s’y sont mis, comme Dizzy Gillespy, Monk ou Charlie Parker.

La banane, comme tout ce qui touche au culte d'Elvis Presley, est devenue iconique. Habilité par Le King en pleine naissance du rock'n roll, elle est la coiffure de référence du style. Dans les années 50, elle représentait tout le sex appeal du chanteur. L'entretien capillaire masculin a eu ses plus belles heures de gloire avec cette coiffure. L'homme se parait et se donnait du mal, comme nous les femmes. 

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L'ensemble de la masse des cheveux était ramené à l'avant et défiait les lois de la gravité. Heureusement, la graisse, le pento ou encore la gomina était là pour lui prêter main forte. À la mort d'Elvis, on aurait pu penser que cette coiffure resterait au stade de mythe et ne serait plus trop demandée. C'était sans compter la vague de la mode Rockabilly qui a eu lieu ces dernières années. Résultat, on voit poindre la banane sur les jeunes mâles et plus uniquement sur les papy rockeur. Scoop : la coiffure s'est même invitée sur la tête des femmes qui n'hésitent pas à l'associer à une queue de cheval ou à un chignon.

L'anecdote en plus :

Les cheveux d'Elvis sont si mythiques qu'une de ses mèches, coupées lors de son engagement dans l'armée en 1958, a été vendue pour la modique somme de 18 000 $ en 2009.

Qui l'a copié ?

Lorsque le rock'n roll a commencé à se faire connaître à travers le monde, tous les adolescents ont demandé la célèbre coiffure du King. Plus qu'une simple coiffure, elle est le reflet du style de l'époque. Ainsi, on n'oublie pas le tic de John Travolta dans Grease qui recoiffe fréquemment sa banane avec son peigne : l'image de toute une génération.

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Les chanteurs français du genre ont également imité leur idole, Johnny Hallyday et Eddie Mitchell en tête.

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Avec le revival du Rockabilly, on peut aujourd'hui l'admirer sur Baptiste Giabiconi ou même revisitée chez les femmes comme Rihanna, Marion Cotillard, Audrey Tautou ou Diane Kruger entre autres.

Comment on la fait :

Le cranté gominé en banane n'est pas facile à faire chez les hommes. La vraie version twistée demande un certain savoir-faire et un bigoudi à mettre au centre de la masse pour pouvoir tourner les cheveux autour tout en usant et abusant de graisse. Les moins habiles peuvent donc plutôt ramener les cheveux du devant sur le front puis les crêper légèrement afin de donner du volume. Ensuite, il suffit de les renvoyer vers l'arrière avec de la matière grasse sans les plaquer. Le gonflant de la banane doit être respecté. On fait ensuite converger les cheveux des côtés vers le milieu du crâne tout le long avec un peigne et un fixateur. Cette coiffure nécessite un entretien régulier et une coupe parfaitement adaptée.

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Les femmes peuvent également se mettre à la banane, ce qui va apporter une petite touche rock originale à n'importe quelle coiffure. Pour se faire, on trace un rectangle sur le devant du crâne et on met les cheveux à part. On attache le reste de la masse en queue de cheval ou en chignon, puis on s'attaque à la "banane" à proprement parlé. On crêpe et torsade vers l'avant la mèche mise de côté puis on la plie et la glisse vers l'arrière de façon à la nouer avec le reste des longueurs. On masque les pointes sous la forme ou dans le coeur même du chignon. On peaufine en sculptant notre banane avec des épingles. Une touche de laque et le tour est joué.

La gomina Black & White est une gomina à tenue moyenne avec un parfum léger et agréable de noix de coco.
Elle est idéale pour les débutants.
Elle est toujours fabriquée aux USA à Memphis.
Poids net : 200 g
Prix dégressif par lot de 2 pots.
Packaging spécial 90ème anniversaire, édition limitée.
La gomina Black & White était très populaire dans les groupes de Rock'roll dans les années 1950.

Conseils d'utilisation de la gomina :

  1. la gomina s'applique sur cheveux secs.
  2. prendre une noix de gomina et la déposer dans le creux de la main,
  3. chauffer la gomina entre les mains ou bien au sèche-cheveux,
  4. appliquer la gomina un peu partout sur les cheveux puis peigner,
  5. remettre un peu de gomina si nécessaire, peigner et coiffer.

La gomina a été conçue à l'origine pour rester longtemps sur les cheveux et il est donc difficile de l'enlever au premier shampooing. Vous pourrez l'enlever plus facilement avec un shampooing adapté en vente dans notre boutique (Dax ou Black & White).

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The Black & White hair dressing pomade is a medium pomade lightly fragranced with coconut oil.
Black & White hair dressing pomade was very popular with Rock'n'roll bands in the 1950s.
Nice for beginners.
Made in Memphis.
Net weight: 200 g 

Peigne en aluminium.

Mesure 16 cm de long.

L'accessoire indispensable à tous les greasers !

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Aluminium comb.

16 cm long.

With plastic sleeve.

Quelques liens :

http://www.ballyhoovintage.com
http://www.bowlingshirt.com
http://www.rockaroundtallulah.com
http://www.paradirama.com
http://www.daddyos.com
http://www.tweedmansvintage.co.uk
http://www.savvyrow.co.uk
http://www.al-fifties-store.com
http://fifties-lovers.goodforum.net
http://www.oldbutcrazy.fr
http://www.cockpit-boutique.com
http://americanvintageclassics.com
http://www.rocknkustomshop.com
http://www.arniesvintagecostumers.com
http://www.morellos.co.uk
http://www.vintagetrends.com
http://www.rokit.co.uk
http://www.aeroleatherclothing.com
http://www.etsy.com
http://www.ebay.com
http://www.wearitagainsamvintage.com

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