Lunch Box

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La première boîte "à lunch" illustrée, des écoliers américains, a été créé en 1950 à Nashville, Tennessee par la firme Aladdin Industries. En métal elle était illustrée d'une vignette représentant Hopalong Cassidy (due au crayon de Robert O Buton le créateur du logo de Kentucky Fried Chicken). Cassidy, dit Hoppy, est un personnage de cow-boy créé en 1904 par Clarence E. Mulford pour une série de romans, Dès 1935 il devient le  héros d'une série films très populaires. Après guerre on le retrouve dans des comics et des séries télévisées au début des années 50)

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En 1935, Geuder, Paeschke & Frey produisent la première boîte avec un personnage : Mickey Mouse. C’était une boîte ovale avec un bac gigogne à l'intérieur. Elle n’avait pas de bouteille incluse dans sa boîte, mais une poignée.

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Disponible en rouge ou en bleu elle était livrée avec une bouteille thermos assortie. Lors de sa première année de production pas moins de 600 000 pièces furent écoulés au tarif de détail de $2.39.

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Trois années plus tard une autre firme American Thermos en utilisant l'impression lithographique proposa des boites à lunch illustrées sur la totalité de leur surface, avec cette fois Roy Rogers et Dale Evans (Acteur chanteur et producteur américain, de son vrai nom Leonard Franklin Slye.  Le "king" des "singing cow boys", entre 1938 et 1951 il apparait dans 91 westerns. Il épouse en 1947 la chanteuse Dale Evans. Il se tournera ensuite vers la radio et la télévision ou son Roy Rogers Show puis The Roy Rogers and Dale Evans Show dureront jusqu'en 1964). Plus de 2,5 millions d'exemplaires furent vendus en une année et cette technique d'impression fut reprise par tous les fabricants, dans un marché ou la compétition se révéla féroce.

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Hopalong Cassidy version 1954 (Aladdin industries)

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"Tom Corbett, cadet spatial" 1954 - "Matt Dillon" 1959

En 1954 Aladdin sortira une série de boites avec "Tom Corbett, cadet spatial"(un feuilleton télévisé américain, diffusé en 1950 tiré d'une bande dessinée à succès) et fera sa marque de fabrique a partir de 1962 de l'image en relief avec l'embossage des boites. En 1959 la firme sortira une série, recherchée aujourd'hui avec la Marshal Matt Dillon (une série télévisée diffusé à partir de 1955, avec James Arness dans le rôle titre).

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En 1959 on vit brièvement apparaitre des boîtes en carton plastifié, mais leur faible résistance entraina leur disparition rapide. Dans les années 70 un groupe de parents d'élève de Floride qui se plaignaient que les boites à Lunch métalliques se transformaient en armes lors des bagarres, réussit à les faire interdire et les fabricants passèrent peu à peu au plastique.

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Aujourd'hui, ramener son sandwich ou sa salade de la maison, c'est une réelle tendance en France. Dans les entreprises qui n'ont pas de cantine, un tiers des salariés (28 %) ont opté pour cette option en 2011, selon les résultats d’une enquête Malakoff Médéric, groupe de protection sociale paritaire et mutualiste, dont Europe 1 se fait l’écho jeudi.

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>>> Etude à lire ici.

Les "salariés à gamelle" sont surtout des femmes dans huit cas sur dix. Ils privilégient ainsi le goût et de sécurité alimentaire car ils veulent savoir ce qu’ils mangent. Le coût est également pris en compte : entre quatre et cinq euros la gamelle. Depuis 2008 avec la crise, la "lunch box" a donc fait son grand retour dans les bureaux. L’objectif est enfin de manger plus équilibré avec plus de légumes et de fruits afin de ne pas grossir.

Il est possible de faire des plats "équilibrés" en "une dizaine de minutes" avec des cuissons qui dépassent "rarement les 20 minutes", précise Yannick Alléno*, interrogé par Europe 1, chef des cuisines de l'hôtel Meurice à Paris et auteur du livre Bien déjeuner dans ma boîte.

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Bento, kézako ?

Appelés lunch boxes par les anglophones ou gamelles par nos grand-parents, les bento, ce sont les boîtes-repas à emporter des Japonais. Bien plus jolis que nos tristes et habituels Tupperware, les bento se déclinent dans toutes les matières ; en métal, en plastique, en bois brut ou laqué, sobres ou décorés, accompagnés d’une multitude d’accessoires, il en existe de toutes les tailles et de tous les volumes, pour les enfants comme pour les adultes. Leur aspect ludique et la mise en valeurs de leur contenu en font des objets de plus en plus populaires à travers le monde, que ce soit au boulot, devant la télé ou parfois même au resto ! Le sandwich et le hamburger n’ont qu’à bien se tenir…

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Histoire de bento

C’est dans le Japon de l’Ere Kamakura (1185-1333) que la gamelle nippone trouverait son origine. D’abord déclinée sous forme de simples furoshiki (tissus servant à envelopper), elle poursuit son essor pendant l’Ere Moyoma (1568-1600) grâce aux boîtes en bois laqué. C’est à partir de l’Ere Edo (1603-1867) que le bento, qui se déguste entre deux maku (actes) de No, devient plus raffiné et ressemble toujours un peu plus à nos actuels bento.

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Le bento au quotidien

Nombreux sont les types de bento. Le bento traditionnel, d’abord, qui se déguste à l’école ou au travail; préparé par la mère ou l’épouse. On peut aussi l’acheter dans les konbini (supérettes) ou auprès de marchands ambulants qui apparaissent au coin des rues à l’heure du déjeuner. Pour les salarymen pressés qui doivent passer le temps du repas à bord du shinkansen, on trouve aussi le bento ekiben qui, comme son nom l’indique, est en vente dans les gares de l’Archipel. Comme pour le bento traditionnel, son contenu est varié et son prix très abordable : il est possible de bien manger pour moins de 400 yens (3 euros) ! Le bento est aussi présent dans les moments plus solennels, jusque sur la table japonaise du nouvel an par exemple. Appelé alors osechi, il se décline en deux ou trois niveaux et contient des mets -chers, voire très chers- qui ne se dégustent qu’à ce moment fort du calendrier nippon.

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Sous le couvercle

Le bento traditionnel contient presque toujours du riz, les habituels tsukemono (petits mets macérés) pour l’accompagner et un plat de viande ou de poisson. Il peut aussi contenir plus simplement une série de sushi ou des ramen (nouilles japonaises en soupe). Pour les Japonais, l’aspect du contenu d’un bento est tout aussi important que son goût : un bon bento, c’est d’abord un beau bento ! Un Japonais satisfait de son déjeuner, c’est donc un Japonais qui, en savourant l’harmonie des couleurs et des saveurs, en aura pris plein les mirettes et les papilles. Le détail esthétique le plus connu est sans doute celui de l’ume boshi (prune macérée et amère) au centre d’un rectangle de riz blanc censés représenter le drapeau nippon !

Le saviez-vous ?

Au Japon, la boîte à bento est appelée obento. Le préfixe o a une valeur honorifique un brin affectueuse et s’emploie avec les mots du quotidien, tels que omizu (eau), oniku (viande), osushi (mets de poisson cru et de riz) ou encore okazu (garnitures et autres petits plats).

 

 

 




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