Trousse de santé de voyage

La composition d'une trousse à pharmacie varie en fonction du voyage. Néanmoins, il existe quelques éléments indispensables à emporter :

  • De quoi faire face aux petits bobos, qui ont néanmoins vite fait de gâcher un voyage.
  • De quoi faire face aux problèmes plus sérieux : la qualité et la quantité des médicaments à emporter dépendront du type de voyage bien sûr, mais surtout du niveau de formation du voyageur en matière de médecine.

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Petit matériel - hygiène générale

Ci-dessous une liste exhaustive, pour un voyage long ou bien sauvage. Liste à réduire selon chaque cas :

  • petits ciseaux (dotés d'une partie coupante en acier inoxydable, les ciseaux de secourisme JESCO sont efficaces pour tous types de tissu à découper. Stérilisables, ces ciseaux de secourisme conviennent parfaitement aux soins médicaux)
  • pince à épiler (ou à écharde). L’intrusion d’un bout de bois ou d’un débris dans la chair ou sous la peau est une sensation vraiment désagréable. Elle peut être dangereuse. Ceci nécessite alors une intervention d’un médecin si elle a entraîné des infections sur la zone locale, ou que le corps indésirable s’est profondément inséré, ou qu’elle s’est incrusté dans ou près d’un endroit délicat comme des orifices naturels. Ce n’est pas pour faire peur mais pour souligner qu’il ne faut surtout pas prendre cette intrusion à la légère. L’écharde doit être retirée et la plaie doit être soignée immédiatement (Beurer, pince à épiler éclairée avec miroir intégré)
  • épingles à nourrice. Précisons que les épingles de sûreté utilisées en milieu médical sont en acier inoxydable (Epingles à nourrice - Sachet de 12 - 0,59 € - YLEA Group)
  • mouchoirs jetables (MOUCHOIRS EN PAPIER CELTEX - Medical Hygiene)
  • paquets de compresses (2 x 5) (Compresses - Gohy S.A.)
  • bande de contention (en cas d’entorse). Les foulures et les entorses sont des traumatismes fréquents au niveau de la cheville et parfois du genou. Néanmoins, les foulures (élongations des muscles et des tendons), et les entorses (élongations des ligaments) peuvent être plus ou moins graves. Si elles sont correctement traitées, leur rémission est rapide. Une bande de contention est un bandage très légèrement élastique destiné à maintenir une articulation et/ou à compresser les veines d'une zone du corps afin de favoriser la circulation du sang dans cette région. Les bandes de contention conviennent donc tout particulièrement aux personnes qui souffrent d'oedème par exemple. Ces bandes, qui s'achètent en pharmacie sur prescription médicale, fonctionnent sur le même principe que les bas de contention. Elles doivent être mises en place par un infirmier (bande de contention biflex)
  • bande de gaze (en cas de plaie ou brûlure). Les brûlures doivent tout de suite être refroidies en laissant couler de l’eau tiède (pas glaciale) dessus et ce, pendant au moins 20 minutes. Le refroidissement de la brûlure est essentiel pour une guérison efficace et rapide. L’eau froide permet d’éviter que la blessure continue de brûler et, de cette manière, de limiter la profondeur et l’étendue de la brûlure. Vous pouvez soigner vous-même les brûlures superficielles mais les blessures des 2ème et 3ème degrés doivent être traitées par un médecin (bande de gaze - La boutique infirmière)
  • ruban adhésif (type SPARADRAP®) (Leukoplast rouleau sparadrap)
  • pansements auto-adhésifs (type TRICOSTERIL®) (Tricosteril – Parapharmacie Comptoir Santé)
  • masque de sommeil (http://www.masquenuit.fr/)
  • bouchons d’oreille anti-bruit (type EAR®) (bouchons d'oreille et casques anti-bruit)
  • brosses à dents, dentifrice (hygiene corporelle-brosse a dent)
  • fil dentaire (fil dentaire), cure-dents (Oral-B cure-dents)
  • préservatifs (à acheter en Europe : mieux contrôlés) (Protex)
  • tampons ou serviettes hygiéniques (difficiles à trouver sur place) : http://www.tampax.fr/fr-FR/accueil/accueil.aspx
  • rasoir mécanique (rasoir mécanique de voyage Merkur à peigne) et savon ou crème à barbe (Jack Black Crème de Rasage Suprême 236ml, Castle Forbes Crème de rasage Lavande 200 ml, Savon barbe Proraso à l’eucalyptus et menthol, Taylor of Old Bond Street bol de savon au bois de santal 100g)
  • lunettes de glacier (pour le désert, en cas de vent de sable…) : Vermont Mythic, lunettes de soleil filtrant les rayons ultraviolets. Conseil : avant d'acheter une paire de lunettes de soleil, consultez votre opticien et demandez-lui de vous conseiller sur les verres offrant la meilleure protection contre les rayons ultra-violets. Essayez des verres de qualité et des verres pressés conventionnels afin de constater la différence.
  • si vous avez des lunettes de vue dont vous êtes dépendant, emportez deux paires
  • crème de protection solaire indice maximum. Les crèmes solaires revendiquant un indice protecteur (IP ou FSP pour facteur de protection solaire) supérieur à 50 n'ont pas d'effet protecteur supplémentaire. Au-delà d'un indice 50, il n'y a aucune preuve d'un effet protecteur supplémentaire. Donc inutile de payer plus cher un indice supérieur à 50. Cela signifie par ailleurs que l'écran total n'existe pas (on n'arrête jamais totalement les UV) ! (crème solaire NUXE SPF 50)
  • crème de protection des lèvres, (type montagne) (crème solaire ski, montagne Photoderm)
  • couverture de survie (montagne, désert). La couverture de survie est un élément important dans la trousse de secours car la déperdition de chaleur est un facteur aggravant pour la victime. Elle est recommandée en haute montagne, durant une excursion, car la météo peut toujours changer rapidement dans cet environnement. Dans le cas d'accidents de la route, surtout pour les motards, il est conseillé d'en avoir une dans son véhicule (notamment par temps de neige) (couverture de survie)
  • chapeau à large bords, en toile, blanc ou clair (les couleurs claires réfléchissent les rayons du soleil, les couleurs sombres les absorbent. Eviter les couleurs vives et bariolées qui attirent les guêpes) (CHAPEAU BAROUDEUR)
  • chaussures de marche fermées (type tennis ou jogging, pataugas) en toile ou cuir. Plastique = mycose (pour les randonneurs : Ohio GTX - Snowleader)
  • savon de Marseille. Un savon de Marseille traditionnel serait reconnaissable à quatre caractéristiques : il doit être en forme de cube ou de pain, de couleur brun-vert ou blanc, porter une empreinte sur ses six faces et ne pas contenir plus de six ingrédients naturels (Marius Fabre : Fabricant de savon de Marseille depuis 1900)
  • antiseptique cutané [type BETADINE® jaune petit flacon (Iso-Betadine dermique), HEXOMEDINE® (Hexomédine Transcutané), alcool 70°]. On ne doit employer qu'un seul produit à la fois. Plusieurs antiseptiques sur une même blessure peuvent en effet provoquer des phénomènes toxiques (par exemple, l'association dérivé mercuriel-dérivé iodé produit du mercure).
    Par ailleurs, il est nécessaire de respecter la zone cutanée à traiter. Certains antiseptiques sont totalement contre-indiqués sur les muqueuses ou les plaies ouvertes, sous peine de vive réaction (inflammation, irritation), d'autres ne doivent pas être utilisés sur des lésions étendues...
    Il faut aussi, avant de passer le produit, éliminer ce qui peut l'empêcher d'agir : sang, débris, échardes. Et si l'on utilise du savon, il faut le rincer longuement à l'eau claire car le savon rend certains antiseptiques inefficaces !
    Enfin, n'appliquez jamais directement le flacon d'antiseptique sur une lésion car pourrait être souillé par des germes résistants, ce qui en ferait un bouillon de culture. Pour la même raison, ne transvasez jamais les produits, replacez le bouchon après usage et respectez la date de péremption.
  • antiseptique oculaire léger (type BIOCIDAN® collyre). Une rougeur ou une douleur oculaires ne correspondent pas toujours à une conjonctivite. Des soins urgents peuvent être nécessaires, notamment en cas de vision floue. Ce traitement peut être insuffisant pour guérir à lui seul une infection de l'œil : ne l'utilisez pas plus de quelques jours sans avis médical (Biocidan collyre)
  • larmes physiologiques (déserts) ou « liquide de rinçage ». Décrit comme étant de l'eau potable, de l'eau avec un agent de conservation, une solution saline tamponnée avec un agent de conservation ou toute autre solution médicalement acceptable. Dans certains cas, des lois locales peuvent s'appliquer. Le terme « eau » sera utilisé pour désigner n'importe lequel de ces liquides de rinçage acceptables, sauf indication contraire (Lavage oculaire - Plum)
  • pommade anti-irritante (type SENOPHILE®, MITOSYL®…) : particulièrement utile sur une marge anale irritée par la diarrhée. La sensation désagréable de la peau située autour de l'anus, à l'origine d'une nécessité absolue de devoir se gratter, peut avoir de nombreuses origines. La zone située autour de l'anus est chaude, humide. En effet il n'existe pas à cet endroit une ventilation suffisante. On constate d'autre part une transpiration excessive qui favorise cette atmosphère délétère. Enfin, un ensemencement microbien massif est constant autour de l'anus (Senophile 50 g, Mitosyl pommade 150g)
  • pastilles de sel (désert). Un fort taux d'hygrométrie (30-40 % ça peut arriver dans le désert) associé à une chaleur élevée (supérieure à 40-45°) et là c'est le jackpot. La transpiration va être démultipliée, et du coup les pertes en sodium, mais aussi en eau le seront également. Dans ce cas là des apports complémentaires peuvent s'avérer nécessaires. Vous allez boire plus, et donc il faudra augmenter également la dose de sodium. Si en conditions normales, le fait d'avoir sursalé vos plats est suffisant, dans des conditions extrêmes, il vous faudra utiliser les pastilles de sel (Brew Electrolyte)
  • désinfection des eaux de boisson. Dans certains pays, notamment tropicaux, l’eau du robinet est impropre à la consommation. Il est alors essentiel de boire uniquement de l’eau potable, en bouteille encapsulée ou traitée par vos soins. Il existe diverses techniques de désinfection de l’eau de boisson qui reposent soit sur des mesures physiques (ébullition ou microfiltration), soit sur des méthodes chimiques (désinfectants). Donc choisir au moins un des produits ou matériels suivants :
    • désinfection chimique, type MICROPUR® : 1 comprimé par litre d’eau, attendre une heure avant de consommer (Micropur)
    • filtrage microbien au passage sur résine pentaiodée : depuis la petite paille PENTAPURE® (Penta Pure) jusqu’aux gros filtres pour collectivités (type KATADYN®), en passant par les filtres adaptables sur robinets (produits Katadyn)
  • serpentins anti-moustiques (Spirales (serpentins) anti-moustiques)
  • diffuseur électrique d’insecticide et plaquettes (diffuseur électrique contre les moustiques)
  • répulsifs anti-moustiques réellement efficaces sur les moustiques tropicaux (type 5 sur 5 TROPIC® [lotion anti moustique Cinq sur Cinq tropic) ou Insect Ecran® peau (peau spécial tropiques - Insect Ecran)]
  • moustiquaire imprégnée de pyréthrinoïdes : première et indispensable arme contre les maladies transmises par les insectes. La nuit, les moustiquaires imprégnées d’insecticides (pyréthrinoïdes) restent la meilleure des protections. Elles doivent être en bon état, avec des mailles fines, et toucher le sol (ou être bordée sous le matelas). En pharmacie ou en magasin spécialisé, vous pouvez vous procurer des moustiquaires déjà imprégnées ou les imprégner vous-même avec des kits d'imprégnation (voir la partie insecticides). En cas d’imprégnation par trempage de moustiquaire à l'aide d'un kit, le produit reste efficace entre un et trois mois et ne résiste généralement pas à plus de trois lavages. Les moustiquaires commercialisées déjà imprégnées peuvent rester efficaces plus longtemps et résistent aux lavages successifs. Pensez à emporter des cordelettes ou de la ficelle pour vous aider à fixer les moustiquaires (moustiquaire impregnée)
  • seringues 5 ml (2) (seringue 5ml) et aiguilles intramusculaires (aiguilles intramusculaires Sterican)

Très important

Si l’on doit se faire faire une injection à la suite d’un accident, pour une maladie, mieux vaut fournir soi-même le matériel dont on sera sûr qu’il n’ait pas servi préalablement à tout le dispensaire…. Comme un thermomètre médical qui est toujours utile. Souvent en climat chaud, on a l’impression d’avoir de la fièvre alors que la température du corps est normale. Or, la fièvre (la vraie, celle qui est mesurée) est un élément important pour pouvoir s’orienter dans la jungle des maladies tropicales. On appelle maladies tropicales, ces maladies que l'on rencontre seulement ou principalement sous les Tropiques. Dans la pratique, on se réfère aux maladies infectieuses qui sévissent sous des climats chauds et humides, telles que le paludisme, la leishmaniose, la schistosomiase, l'onchocercose, la filariose lymphatique, la maladie de Chagas, la trypanosomiase africaine ou la dengue (thermomètre médical)

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Médicaments

« De confort »

  • Votre antalgique habituel : paracétamol (DOLIPRANE®, DAFALGAN®...). Si vous la supportez, l’aspirine peut être utile grâce à ses propriétés également anti-inflammatoires (brûlures, entorses….). Des comprimés de polyvitamines (type ALVITYL® : 1 à 3 jour), si vous sentez que votre alimentation devient trop déficiente (défenses naturelles : Alvityl®)
  • Des comprimés à sucer en cas d’irritation de la gorge (attention à l’air conditionné) type : LYSOPAINE®. En cas de fièvre, de gène en avalant ou d'absence d'amélioration au bout de 5 jours, consultez votre médecin. Il pourra faire la différence entre une pharyngite et une angine. En cas d'angine bactérienne, un traitement antibiotique est nécessaire afin d'éviter des complications ultérieures, cardiaques ou rénales. L'usage prolongé des traitements antiseptiques locaux (gargarisme, collutoire, pastille) n'est pas souhaitable ; il peut modifier l'équilibre microbien naturel de la gorge (LYSOPAÏNE SANS SUCRE)

Sur prescription médicale

La liste qui suit est également très (trop) complète. C’est le médecin que vous consulterez avant de partir qui aura la charge de la réduire en fonction de votre état de santé, de votre destination, de la durée de votre séjour et après vous avoir dûment interrogé et examiné. Les médicaments ci-après ainsi que leur dose quotidienne sont donnés à titre indicatif pour un adulte de poids normal, en bonne santé. Ils doivent être modifiés, adaptés en cas de grossesse, chez l’enfant, le sujet âgé, etc…

Les médicaments éventuels que vous prenez au long cours : a priori n’espérez pas les trouver sur place. Voir large sur les stocks à emporter : de plus, un voyage peut toujours se prolonger indépendamment de votre volonté.

  • Vos médicaments contre le paludisme. La gravité du paludisme justifie des mesures de prévention. Avant tout départ dans un pays contaminé, vous devez vous renseigner sur le risque paludéen et employer un traitement adapté. 
    La plupart du temps, il doit démarrer avant le départ. Aucun moyen préventif n'assure à lui seul une protection totale. Il est impératif d'associer traitement chimioprophylaxique et protection contre les piqûres de moustiques ! Attention ! 
    Sauf raison impérieuse, un enfant en bas âge ou une femme enceinte ne devraient pas voyager en zone impaludée. Le paludisme chez une femme enceinte est dramatique pour le fœtus et beaucoup de médicaments anti-paludéens sont interdits pendant la grossesse. Le traitement ne peut être prescrit que par un médecin. Il commence la veille du départ en zone infestée, se prend durant toute la durée du séjour et doit impérativement être poursuivi une semaine après le retour. Le traitement préventif a pour but de prévenir les crises. Il n’empêche pas l’impaludation, car, depuis plusieurs années, le parasite développe de plus en plus de résistance. Si vous voyagez loin d'infrastructures sanitaires adaptées, il est prudent de partir avec un médicament curatif contre la crise paludique (MALARONE), en cas d'accès fébrile.
  • Contre les diarrhées banales : un ralentisseur intestinal [IMODIUM® (Imodium Instant) ou un antisécrétoire : TIORFAN® (TIORFAN)], un désinfectant intestinal (type ERCEFURYL®) (ERCÉFURYL). Le traitement principal consistera à faire boire abondamment (eau sucrée-salée ou solution de réhydratation orale, eau de riz, thé)
  • Un pansement gastrique, utile en cas de gastro-entérite, de douleurs d’estomac. La présentation en comprimés à sucer est la plus facile à transporter : PHOSPHALUGEL® (PHOSPHALUGEL), MAALOX®… (MAALOX). Ces antiacides gastriques ont un léger pouvoir constipant, souvent appréciable.
    NB : ne pas prendre en même temps que d’autres médicaments (risque de diminution de leur absorption).
  • Un anti-vomitif, particulièrement apprécié en cas de gastro-entérite : type PRIMPERAN® (médicament Primperan) (1/2 à 1 comprimé trois fois par jour, avant les repas, ou les tentatives de repas).
  • Un antalgique simple, par exemple à base de paracétamol (type DOLIPRANE®, DAFALGAN®).
  • Un anti-allergique (type CLARITYNE® (clarityne) : 1 comprimé par jour le matin au petit déjeuner) : les allergies sont fréquentes : végétaux, pollens, acariens…
  • Un antispasmodique [type SPASFON® (SPASFON) : maximum 6 comprimés par jour] que l’on sera bien content de trouver en cas de colique néphrétique, de traumatisme, de douleurs abdominales…
  • Un somnifère léger et à courte durée d’action pour aider à s’adapter à un décalage horaire ou à dormir dans l’avion, le train… Type STILNOX® (Stilnox) (un comprimé immédiatement avant le coucher). Pas d’alcool avec les somnifères. En pratique, ils ne doivent être utilisés que ponctuellement : une à trois prises maximum pour « forcer » le corps à s’endormir selon le nouvel horaire. 
    Il est toujours préférable d’anticiper sur le nouveau rythme quelques jours avant le départ afin de se coucher au rythme local dès l’arrivée. Le zolpidem est un sédatif‑hypnotique de la classe des imidazopyridines, dérivé des benzodiazépines. Il est classé parmi les psychotropes à risque d'abus et les drogues entraînant une toxicomanie. En Suisse, le produit est considéré comme stupéfiant. En France, le Stilnox et ses génériques font l'objet d'un suivi renforcé par l'ANSM en raison de leurs utilisations détournées.
  • Si vous êtes sujet au mal des transports : DRAMAMINE® (Dramamine) [ou autre, NAUTAMINE® (Nautamine)…] : 1 comprimé 1⁄2 heure avant le départ, à répéter éventuellement 4 heures plus tard. Attention : ne pas prendre d’alcool avec ces médicaments.
    Ces deux dernières classes médicamenteuses peuvent altérer la vigilance : ces médicaments ne doivent pas être pris si vous êtes vous-même conducteur. Quel que soit le moyen de transport utilisé, il est conseillé de manger léger et le moins gras possible avant le trajet, de prendre l'air régulièrement, de s'hydrater et d'éviter la consommation d'alcool. 
    Si vous circulez sur un bateau, il est conseillé de rester si possible au frais, à découvert, de regarder l'horizon et se mettre à l'avant du bateau. A noter également que le mal de mer a la particularité de toucher n'importe qui à n'importe quel moment. Une personne qui n'a jamais été malade en bateau après l'avoir pris de nombreuses fois pourrait tout à fait être sujette à ces maux du jour au lendemain. 
    En voiture, il est recommandé de ne pas lire, de regarder le plus possible l'extérieur de la voiture et l'horizon (cela permet de rappeler aux yeux que l'on bouge), de s'arrêter régulièrement pour prendre l'air et bien penser à s'hydrater.
    En train, le principe reste le même : regarder à l'extérieur, concentrer sur regard sur un point à l'horizon.
  • Un antibiotique actif sur diverses infections, en particulier intestinales [fluoroquinolone : CIFLOX® (Ciflox) ou OFLOCET® (Oflocet)], et/ou amoxicilline type CLAMOXYL® (Clamoxyl) ou AUGMENTIN® (AUGMENTIN)) actif sur les amibes [type FLAGYL® (Flagyl) - comprimés] : à emporter éventuellement avec soi, pour les avoir et éviter de les chercher sur place, mais à n’utiliser que sur prescription d’un médecin sur place qui aura posé le diagnostic correspondant de salmonellose, d’amibiase, etc…

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NB : Moins vous aurez à acheter de médicaments sur place, mieux cela vaudra : les contrefaçons pharmaceutiques sont très répandues dans les pays en développement. On retrouve des médicaments faux ou contrefaits partout dans le monde. Il peut s’agir de mélanges aléatoires de produits toxiques comme de préparations inactives et inefficaces. Certaines renferment un principe actif déclaré et ressemblent tant au produit authentique qu’elles trompent aussi bien les professionnels de la santé que les patients.

Mais, dans tous les cas, elles sont d’origine inconnue et leur composition n’est pas fiable. Elles sont toujours illégales. Elles peuvent entraîner des échecs thérapeutiques, voire la mort. Leur élimination constitue un défi considérable pour la santé publique.

Et enfin…

  • Une visite chez le dentiste : rien n’est plus déprimant qu’une rage de dents ou un abcès sans possibilité de secours avant plusieurs jours. Attention aussi aux dents creuses ou mal obturées au cas où vous feriez de la plongée : les douleurs sont insoutenables. Et trouver un bon dentiste sur son lieu de séjour n'est pas forcément une tâche facile. A ceci s'ajoutent des problèmes possibles d'ordre hygiénique (stérilisation du matériel...) et sur le plan financier (prix et remboursement des soins).
  • Ne pas oublier d’emporter et de garder sur vous votre carnet international de vaccinations (surtout pour la fièvre jaune).
  • Avoir sur vous les coordonnées de votre médecin et/ou du centre de médecine tropicale auquel vous avez eu recours avant le départ. Si vous avez des problèmes de santé particuliers, que ceux-ci soient consignés sur une carte que vous garderez avec vous tout au long de votre voyage, dans votre passeport ou votre carnet de vaccinations.
  • Souscrire à une compagnie d’assistance internationale. Aujourd’hui, les tarifs sont modérés. Bien sûr, trouver une cabine téléphonique dans le Ténéré pour appeler au secours n’est pas évident. Mais si vous tombez malade ou que vous soyez hospitalisé à l’étranger, vous serez bien content qu’on s’occupe de vous mettre dans le premier avion… et qu’on vous paie le billet.
    ATTENTION : la plupart d’entre nous possèdent déjà sans le savoir de telles assurances, avec leur assurance auto, leur carte bancaire, etc.

Remarques diverses

  • Eviter les médicaments à dissoudre ou effervescents (problème de l’eau potable).
  • Pas de suppositoires (ils fondent)
  • Attention aux boules pour s’obturer les oreilles : risque d’otite externe en climat chaud : préférer les bâtonnets en mousse type EAR®.
  • Pas de lotions, eaux de toilette alcoolisées (dessèchent la peau, peuvent attirer les insectes).
  • D’une manière générale, il faut a priori éviter tous les cosmétiques, fards, crèmes de beauté, le jour tout au moins : certains ne font pas bon ménage avec le soleil, pouvant entraîner des brûlures graves.
  • Pas de lentilles de contact en pays chaud et sec (risque majeur d’atteinte grave de la cornée) ; lunettes : 2 paires.
  • Pas de vaccins antivenimeux pour les morsures de serpents : leur efficacité n’est pas prouvée, et surtout, leurs effets secondaires peuvent être graves, pouvant même aboutir à la mort par choc anaphylactique (allergique).
  • Avant de ranger les médicaments dans la trousse à pharmacie, il faut toujours vérifier leur date de péremption pour éviter de se retrouver avec des cachets périmés et donc inutilisables, notamment si vous séjournez dans une région reculée, loin de toute pharmacie. Secundo, vous devez veiller à toujours mettre les médicaments dans leur boîte d’origine avec la notice. Et tertio, préférez les médicaments solides aux liquides qui risquent de se renverser ou d’être contaminés une fois ouverts.
  • Faites attention, avec tout cela votre trousse à pharmacie peut être l'élément qui pèse le plus lourd dans votre sac. Prenez un nombre de comprimés, de pansements et autres qui correspondent au nombre de jours que vous allez passer en voyage. 
  • Pensez à utiliser de petits sacs en plastique (type sac de congélation) pour éviter les fuites des différentes pommades et liquides. Ils vous seront également utiles si vous gardez des produits avec vous dans l'avion (100 ml/100 g max par item).
  • Vous pouvez coller une étiquette au dos de votre passeport avec les numéros des personnes à contacter en cas de soucis, votre groupe sanguin, et vos allergies.

CONSEILS POUR VOTRE VOYAGE : http://pharmacies-aeroport.fr/conseils-pour-le-voyage/

Méfiez-vous des noix de coco

En vacances, une noix de coco tue plus rapidement qu'une morsure de serpent. Avec un casque et des bottines, cela devrait bien se passer...

Il y a 36 ans, les dents de la mer débarquaient au cinéma, et les requins devenaient ennemis publics numéro 1. Très chassé, le requin est passé de prédateur à proie. Le grand requin blanc des films de Spielberg est sur le point de devenir une espèce en voie de disparition. De plus, il n'est pas le "mangeur d'hommes" que le cinéma nous avait vendu. Son repas préféré, ce sont les poissons, les tortues de mer et occasionnellement certains cétacés. Donc, en vacances, il n'y a pas de craintes à avoir. Mieux, Jean-Christophe Marrot, spécialiste en maladies infectieuses et médecine tropicale à l'hôpital Saint-Pierre d'Ottignies, est formel : "On rapporte moins de 100 attaques de requins par an. Moins de 10 d'entre elles sont mortelles ! En comparaison, les noix de coco tuent environ 150 personnes par an dans le monde...".

 

Le meilleur ennemi de l'homme

Il en va tout autrement pour le serpent ou... les chiens. On compte 5 millions de morsures de serpents par an, contre 30 millions de morsures de chiens... Les morsures de serpents tuent 150.000 personnes par an, et celles de chiens 60.000. Le plus grand danger avec les toutous, c'est la rage. "La rage n'existe plus chez nous, précise le docteur Marot. Mais elle est bien présente en Asie, en Afrique, en Amérique du Sud... Et même un peu en Amérique du Nord.".

 

La rage est un virus mortel, qui s'attaque directement au cerveau. Le spécialiste de médecine tropicale conseille de vérifier avant de partir s'il ne faut pas être vacciné contre la rage. "Si on est mordu, il faut nettoyer la plaie au savon pendant 15 minutes, rincer puis désinfecter à l'alcool. Ensuite, le mieux est de contacter le médecin de votre assurance de voyage : lui pourra vous dire où aller (un médecin, un hôpital équipé,...) pour avoir des immunoglobulines antirabiques. Il faudra ensuite subir une vaccination selon un schéma d'urgence.".

Côté serpents, les vipères sont moins à craindre que la famille des élapidés (cobras, mambas, bungares, serpents corail). Leur venin, très neurotoxique, entraîne le décès... Mais pas tout de suite. "Le délai est de plusieurs heures. Il ne faut pas poser de garrot, ni aspirer le venin. Protégez la victime après avoir prudemment identifié le serpent. Immobilisez le membre et rendez-vous calmement à l'hôpital.".

 

Les araignées piquent dix fois plus que les scorpions. Le scorpion vit la nuit et n'est pas agressif. Sa piqûre est très douloureuse parce que neurotoxique. "En cas de piqûre, appliquez de la glace et un anti-venin", conseille le Docteur Marot. La tarentule non plus n'est pas agressive. Elle mord rarement, son plus gros défaut, ce sont ses poils urticants. La veuve noire vit dehors, vous avez peu de chance d'en croiser... Heureusement, car ses piqûres sont très douloureuses, et provoquent des spasmes musculaires. Le cocktail de guérison ? "Benzodiazépines, un antidouleur, et un anti-venin.".

 

Les vacances au soleil n'ont rien d'insurmontable. Mais un conseil, méfiez-vous des cocotiers !

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