La Nouvelle-Angleterre (2)

Fêtes d'automne

Par moments, sur la Terre, la nature fait ses propres fêtes. Chaque année entre la fin septembre et la mi-novembre en Nouvelle-Angleterre, une fête se produit toute seule, une fête à inspirer les poètes et les peintres. C'est l'automne qui arrive dans le nord-est des Etats-Unis, et les feuilles des arbres se transforment d'une façon spectaculaire. La verdure d'été pâlit pour devenir jaune et, soudain, en quelques jours, la région se transforme en un kaléidoscope de couleurs aux tonalités riches de jaunes, de rouges, d'orange et de bruns. Cette beauté incomparable explique peut-être pourquoi les gens ont été enclins à faire tant de fêtes en automne.

Commençons par Halloween, fête où le potiron, symbole de la première récolte des pèlerins au XVIIème siècle, est à l'honneur. Les cucurbitacées étaient inconnues des premiers habitants, mais ceux-ci purent en partie préserer leur santé grâce à elles car elles se récoltent en automne, saison pauvre en légumes frais. Halloween associe divers thèmes : la récolte, la fête des morts et la "magie" de cette courge. Une petite ritournelle américaine montre bien son importance :

"Une citrouille le matin/Une citrouille à midi/Sans citrouille à manger/On irait de mal en pis". 

Thanksgiving, la fête la plus importante et la plus joyeuse de l'année, a lieu le troisième jeudi de novembre. Elle célèbre le partage et l'abondance en souvenir de la première récolte que firent les pèlerins, en 1621. Ils dédièrent cette action de grâce non seulement à Dieu mais aussi aux Indiens, qui leur avaient appris à connaître les fruits de cette nouvelle terre et permis, par là même, de survivre à leur premier et terrible hiver dans le Massachusetts.

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Le potiron possède aussi une fonction décorative. Transformé en lanterne avec une bougie au ceintre, il égaye fenêtres et jardins, surtout au moment d'Halloween. Les potirons ne sont pas tous de la même couleur. Leur tonalité peut emprunter les nuances d'une palette allant du jaune pâle jusqu'au rouge écarlate. A l'automne, les grands arbres, sous les rayons du soleil, semblent comme auréolés d'or et présentent un merveilleux paysage. Les feuilles d'automne s'harmonisent parfaitement avec les potirons, dont elles partagent les couleurs.

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Pour Thanksgiving, les dindes américaines sont d'habitude très grosses, puisqu'elles atteignent couramment 9 kilos. Si les dindes françaises sont plus petites, de 2,5 à 4,5 kilos, elles font parfaitement l'affaire car elles sont plus tendres et plus goûteuses. D'une manière générale, comptez 20 minutes de cuisson par livre pour rôtir une dinde d'un poids inférieur à 4,5 kilos.

 

Techniques de culture et mode d’entretien des potirons

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Le potiron est une plante potagère qui fait partie des nos habitudes culinaires. La culture du potiron est une activité très facile. Il faut toutefois connaître les techniques de base pour avoir les meilleurs fruits. Le cycle annuel du potiron est très rapide. La récolte se fait seulement six mois après la plantation. Dans les meilleures conditions, les potirons peuvent se conserver pendant quelques mois.

Comment préparer le terrain, comment traiter les maladies... tant de questions qui méritent des réponses. Voici quelques éléments de solutions pour vous permettre de mener à bien votre plantation de potiron.

Description et origine

Le potiron est une plante herbacée annuelle originaire de l’Amérique centrale. C’est une plante rampante de la famille des concombres (cucurbitacées). Il fut introduit en Europe au XVIème siècle. Plusieurs variétés de potirons se cultivent pour leurs fruits comestibles dont le poids peut varier de moins d’un kilo à 200 kg. Certaines variétés de potirons donnent des fruits qui servent à faire des gourdes et des calebasses. Le potiron s’utilise aussi comme décoration pendant la fête d’Halloween. Les feuilles ainsi que les fleurs de plusieurs variétés de potirons sont également comestibles. Le potiron, qui possède des propriétés culinaires et curatives, peut être consommé en soupe, tarte, ou purée.

Techniques culturales et entretiens

Tous les potirons se reproduisent exclusivement par semis, et peuvent se cultiver presque partout en France. Vous avez le choix entre semer en pépinière ou en godets, et repiquer, ou semer directement sur le terrain. Si vous habitez dans une région au climat frais, vous pouvez semer de mars à avril. Un semis à la mi-avril est toutefois recommandé, car le repiquage s’effectue idéalement trois semaines après le semis, au maximum. Passé ce délai, la plantule de potiron a tendance à se développer dans le pot par des racines denses et trop fibreuses. Ceci rend la reprise en terre difficile. Placez trois graines dans le godet, et sélectionnez la meilleure lors de la mise en terre. Le repiquage ou le semis direct en terre s’effectue en mai. En semis directe, la technique est la même qu’en godet : trois graines sont plantées et on sélectionne la plus robuste à la levée. Les graines germent au bout de 5 jours, et la levée est complète après une semaine.

Le potiron aime les terrains chauds et exposés au soleil. Pour que la plante pousse, la température doit être au minimum de 12 °c, l’idéal se situe entre 15 et 20 °c. S’il fait trop froid, l’utilisation de tunnels en plastique est recommandée. Préférez un sol léger, bien drainé pour planter le potiron. Il faut faire un amendement de fumier ou de compost. Les graines ou les plantules se plantent dans des trous espacés de un à deux mètres de tous les côtés. Après la mise en terre, rebouchez le trou avec la terre mélangée au compost et tassez délicatement. Puis arrosez abondamment. Par la suite, l’arrosage doit être fréquent et régulier (tous les jours), car le potiron a un grand besoin en eau. Lors de l’arrosage, évitez de mouiller le feuillage, afin de limiter les risques de propagation de maladie.

Vers la fin du mois de juin, la plante est assez développée, on peut alors pailler la plantation. Le paillage permet de réduire de moitié le nombre et la fréquence des arrosages, tout en gardant le sol humide et à une température idéale. Le paillage permet aussi de garder les fruits au sec, à l’abri d’éventuelles pourritures. Pour avoir une plante vigoureuse et des fruits de bonne qualité, il est recommandé de tailler le potiron. Vous pouvez pour cela pincer la pousse principale au-dessus de la quatrième feuille. Pincez aussi les pousses au-dessus de chaque fruit. Enfin, préférez la qualité à la quantité, et ne gardez que deux ou trois fruits par plant. Une planchette en bois peut être mise sous le fruit pour le protéger de l’humidité et de la pourriture pendant sa croissance.

De nature robuste, le potiron résiste relativement bien aux maladies et aux insectes. Les attaques d’insectes les plus fréquents sont les pucerons et la chrysomèle. Cette dernière se traite à la roténone (insecticide extrait de la racine d’un arbre asiatique). Les maladies les plus fréquentes sont en revanche l’anthracnose et l’oïdium qui attaquent le feuillage. Plusieurs traitements fongicides sont possibles tant à titre préventive qu’à titre curative. Un traitement bio contre l’oïdium consiste en une pulvérisation de mélange d’ail, de souffre micronisé et de bicarbonate de soude. Ce traitement peut se répéter chaque semaine. L’arrosage effectué au pied, sans toucher le feuillage, le taillage, et un bon espacement entre les plantes permettent aussi de réduire les risques de maladie.

Récolte et conservation

La récolte du potiron s’effectue en automne, cinq à six mois après la plantation. Les fruits arrivent à maturité vers la fin de septembre. Attendez toutefois le mois d’octobre pour les cueillir, quand les pédoncules sont secs et quand le feuillage a flétri. Faites attention à ne pas encorner les potirons pendant la cueillette. Sa peau est épaisse, mais une blessure est une porte ouverte à une attaque de champignons et de moisissure. En cas d’encornure, consommez le fruit dans la semaine qui suit. Une fois cueillis, les potirons se conservent au frais, à plat et à l’abri de l’humidité. La température idéale de conservation se situe entre 12 et 20 degrés. Dans ces conditions, certaines variétés de potirons peuvent se conserver presque une année entière.

 

La dinde

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Caractérisé par une taille élevée, un bec médiocre et convexe, une caroncule ou membrane charnue, érectile, mamelonnée, qui recouvre la tête et s'étend sur une partie du bec et du cou.

Des ailes arrondies, une queue pourvue de quatorze rémiges, à couvertures un peu allongées, susceptibles de se relever de manière à faire la roue. Des tarses assez longs peu développés, des doigts bridés par une courte membrane. Ce genre désigné à tort sous le nom scientifique de meleagris, qui devrait appartenir à la pintade, ne comprend jusqu'à ce jour que deux espèces, originaires de l'amérique du nord. La plus intéressante et la mieux connue est le dindon commun (meleagris gallopavo); Le nom spécifique latin indique les affinités que présente cet oiseau, d'une part avec le coq, de l'autre avec le paon.

Les dindons sauvages pèsent de 4 à 9 kilogrammes. Leur plumage est brun verdâtre à reflets cuivrés, ils ont tous sur la poitrine une mèche de soies rudes et assez longues. Le dindon passe généralement pour un être d'un naturel stupide; son nom même, est sous ce rapport, devenu injure. Néanmoins, la manière dont cet oiseau s'empare d'une proie vivante, surtout lorsqu'elle est d'un certain volume, semble dénoter plus d'instinct qu'on ne lui en accorde généralement; Voici ce que dit Bosc à ce sujet : Dès qu'un dindon fait la découverte d'un animal, il appelle tous les autres par un cri particulier. Un grand cercle se forme aussitôt autour de cet animal et se rétrécit successivement jusqu'à ce que tous les becs puissent frapper en même temps sur lui. S'il cherche à se sauver, il trouve partout un bec armé contre lui et rarement il échappe.

La dinde fait deux pontes tous les ans, l'une en février, l'autre en août; Chaque ponte est d'environ quinze oeufs, mais une seule femelle peut en couver jusqu'à vingt cinq à la fois. La dinde est une excellente couveuse.

Les dindonneaux sont assez délicats dans un premier temps. Dans les premiers jours, on leur donne du pain trempé dans du vin ou du cidre et plus tard, un pâté de farine d'orge, de maïs ou de sarasin, mélangée avec du jaune d'oeuf durci et des orties hachées. Au bout d'un mois, ils sont très vigoureux et supportent bien les intempéries, on peut alors les conduire aux champs, où ils savent eux même trouver leur nourriture. Il faut avoir soin de les mener boire, surtout pendant les grandes chaleurs. L'humidité leur est très nuisible.

Six semaines à deux mois après leur naissance, ils commencent à prendre le rouge; C'est à dire que les caroncules charnues de la tête et du cou commencent à pousser. C'est encore une nouvelle crise qui exige des soins et un régime tonique mais après laquelle ils sont tout à fait robustes et peuvent se passer de leur mère. On les réunit alors par troupes plus ou moins nombreuses, pour les conduire au pâturage, dans les friches, où ils trouvent de petits fruits et insectes. C'est surtout après la moisson que les dindonneaux trouvent dans les champs une nourriture copieuse et succulente, qui commence à les engraisser.

Quelques races géantes de nos jours : Le Bronzé d'Amérique, le Rouge des Ardennes, le Larger White.

Quelques races moyennes & légères : Le Blanc de Beltsville, le Noir de Sologne, le Noir du Bourbonnais, le noir du Gers, le Noir de Normandie.

Le Bronzé d'Amérique : A un développement spectaculaire qui en fait la plus grosse des volailles de la basse-cour. Il a été longtemps élevé à grande échelle en France, en Grande-Bretagne et aux Etats-Unis. Le dindon a le dos, la poitrine et partie inférieure du cou entièrement noirs à reflets vert cuivré à violet bronzé. Les ailes ont une couleur châtain avec un liseré noir, l'ensemble paraissant bronzé cuivré brillant. Les plumes du corps ont un liseré noir intense. Il est brun gris à brun foncé chez la dinde. Cette dernière pond peu mais c'est une bonne couveuse. Le dindon pèse environ 16 à 20kg, la dinde 7 à 9 kg.

Le Rouge des Ardennnes : A les mêmes caractéristiques que le Bronzé d'Amérique, mais le plumage du mâle a une belle couleur fauve rouge, uniforme sur tout le corps. Le dos est rouille avec des reflets cuivrés. Les rémiges sont blanches. Toutes les plumes présentent un liseré brun foncé presque noir. La dinde a un coloris plus clair, sans reflet. C'est une des races les plus rustiques. Les femelles sont de bonnes pondeuses et couveuses. Le mâle pèse environ 10 kg et la femelle 6 à 7 kg.

Le Larger White : Est une race prolifique que l'on rencontre plus fréquemment en élevage industriel mais qui peut donner de bons résultats chez l'éleveur amateur. Sa croissance est rapide. Les dindons atteignent 16 kg et les dindes 8 kg.

Le Blanc de Beltsville : Est une race récente issue des sélections Américaines. Les animaux ont une constitution robuste avec une poitrine large. Le plumage est blanc pur. Cette volaille est bien adaptée aux petits élevages. Le dindon ne pèse que 6 à 10 kg et la dinde 4 à 5,5 kg.

Le Noir de Sologne : Est souvent considéré comme la meilleure race Française. Sa taille est proche de celle du Bronzé d'Amérique, mais il présente une allure élégante et sans lourdeur. Le plumage est noir profond avec un peu de reflets bronzé métallique vers la queue. Sa rusticité est excellente. La dinde est une bonne couveuse. Le mâle pèse environ 12 kg et la femelle 6 à 7,5 kg.

Le noir du Bourbonnais : ressemble beaucoup au Noir de Sologne. Son aspect général est encore plus élégant et moins lourd. Il est particulièrement rustique. Donnez-lui beaucoup d'espace. La dinde est une bonne pondeuse. Le mâle a un poids de 10 à 12 kg. La femelle pèse de 7 à 9 kg.

Le Noir du Gers : A été sélectionné en Gascogne, où il ne reste que quelques élevages. Le plumage est d'un beau noir intense avec des reflets bronze. La dinde présente des qualités de couveuse exceptionnelle. Le dindon pèse de 10 à 13 kg et la dinde 7à 8 kg.

Le Noir de Normandie : Présente une grande résistance à l'humidité. Il est parfait pour l'élevage amateur. Les dindons atteignent un poids de 8 kg et les femelles 5 à 6 kg.


Dinde rôtie (roast turkey)

20 minutes de préparation – 3 heures de cuisson

  • 1 dinde de 4,5 kg
  • 175 g de beurre
  • 2 cuillères à soupe de farine
  • Farce (facultative, voir ci-après)
  • 20 cl de jus de pomme, de jus d'orange ou de champagne (facultatif)
  • Sel, poivre

Pour la sauce :

  • Les ailerons, le cou, le foie et le gésier de la dinde
  • 2 oignons
  • 1 carotte
  • 1 branche de céleri
  • Bouquet garni
  • Poivre
  1. Préchauffez le four à 180° C (thermostat 6).
  2. Salez et poivrez l'intérieur de la volaille, farcissez-la si vous le souhaitez, puis parsemez la peau de 50 g de beurre, détaillé en copeaux.
  3. Posez la dinde sur la grille du four, au-dessus de la lèchefrite, et enfournez.
  4. Faites-la cuire pendant 30 minutes sur un côté, retournez-la et faites cuire l'autre côté pendant 30 minutes de plus, puis mettez-la sur le dos et laissez-la rôtir ainsi pendant encore 2 heures.
  5. Veillez à l'arroser souvent, pendant ce temps, de son jus de cuisson additonné d'eau (et, éventuellement, de jus de pomme, de jus d'orange ou de champagne).
  6. Mettez les ailerons, le cou, le foie et le gésier dans une grande casserole.
  7. Ajoutez les oignons, épluchés et coupés en quatre, la carotte, pelée et détaillée en grosses rondelles, la branche de célerie, du sel, du poivre et le bouquet garni.
  8. Versez 1 litre d'eau froide, portez à ébullition et laissez frémir pendant environ 2 heures, en écumant souvent.
  9. A l'issue de a cuisson, versez le bouillon dans une passoire fine et pressez pour extraire le jus.
  10. Raclez le fond de la lèchefrite afin de recuillir les sucs de la cuisson, transférez le tout dans une casserole, ajoutez le reste du beurre et faites chauffer à feu moyen. Dès que le beurre est fondu, incorporez la farine pour faire un roux. Mettez hors du feu et ajoutez 25 cl du bouillon préalablement préparé, en mélangeant bien pour éviter les grumeaux. Reposer sur le feu et rajoutez petit à petit du bouillon, jusqu'à ce que la sauce atteigne la consistance voulue.
  11. Vous pouvez préparer votre bouillon à l'avance avec 1 livre d'ailes de poulet achetées à part.

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Farce au pain de maïs (cornbread stuffing)

Pour farcir une dinde de 4,5 kg – 30 minutes de préparation – 1 heure de cuisson

  • ½ pain de maïs (voir recette)
  • 125 g de chair à saucisse
  • 1 œuf
  • 40 g de beurre
  • 280 g de marrons au naturel
  • 1 pomme épluchée et coupée en lamelles
  • 1 oignon haché
  • 1 gousse d'ail hachée
  • 1 branche de céleri hachée
  • 2 cuillères à soupe de persil frais haché
  • 1 cuillère à soupe de sauge hachée
  • 1 cuillère à café de romarin haché
  • 1 cuillère à café de thym effeuillé
  • 40 g de raisins secs
  • 5 cl de cognac
  • Sel, poivre
  1. Versez le cognac sur les raisins secs et laissez-les gonfler.
  2. Faites fondre l'oignon et l'ail dans le beurre.
  3. Laissez-les cuire durant 5 minutes à feu moyen, puis ajoutez la chair à saucisse, écrasée à l'aide d'une fourchette, et laissez cuire en remuant jusqu'à ce que l'ensemle prenne une jolie teinte brune. Ajoutez le céleri et les lamelles de pomme, et poursuivez la cuisson pendant encore 5 minutes.
  4. Hachez grossièrement les marrons. Emiettez le demi-pain de maïs dans un saladier, ajoutez les raisins et le cognac, puis la préparaton précédente, et enfin les marrons. Mélangez le tout et incorporez les herbes et l'œuf, légèrement battu.
  5. Remplissez la dinde avec une partie de cette farce.
  6. Versez le reste dans une terrine, couvrez et faites cuire au four, en même temps que la dinde.

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Dans les fermes de Nouvelle-Angleterre, la cuisine était la pièce principale, le cœur de la vie de famille. Un plat comme le bœuf braisé mijotait sur le feu pendant que d'atures devoirs étaient accomplis. Le gîte de noix (brisket) était la viande favorite pour ce genre de préparation car il se conserve bien. Un repas où tout était servi en un seul plat (a-meal-in-one-dish) était typique.

 

Pain de viande (meatloaf)

Pour 8 à 10 personnes – 15 minutes de préparation – 1 heure de cuisson

  • 1 kg de bifteck haché
  • 100 g de porc maigre haché
  • 100 g de veau maigre haché
  • 2 œufs
  • 2 yaourts nature
  • 100 g de flocons d'avoine
  • 2 oignons moyens épluchés et hachés
  • 1 cuillère à soupe de beurre ramolli
  • 4 cuillères à soupe de feuilles de céleri hachées
  • 1 cuillère à soupe de persil haché
  • 1 cuillère à café de sel
  • Poivre
  1. Préchauffez le four à 180° C (thermostat 6).
  2. Faites fondre le beurre dans une poêle, ajoutez les oignons hachés et faites-les cuire jusqu'à ce qu'ils soient tendres, mais sans les laisser brunir.
  3. Dans un saladier, battez rapidement les œufs en omelette.
  4. Ajoutez les yaourts, le sel, du poivre, les herbes et les flocons d'avoine, puis incorporez les viandes, préalablement émiettées, et mélangez bien.
  5. Ajustez l'assaisonnement, rassemblez la préparaton en forme de pain et enfournez.
  6. Laissez cuire pendant 1 heure, en arrosant de temps en temps.

Bœuf braisé yankee (yankee pot poast)

Pour 6 à 8 personnes – 15 minutes de preparation – 3 heures de caisson

  • 3 kg de gîte à la noix
  • 50 g de lard couép en dés
  • 5 oignons épluchés et coupés en tranches
  • 8 carottes
  • 8 petites pommes de terre
  • 2 navets
  • 2 feuilles de laurier
  • 4 brins de persil hachés
  • 50 cl de cidre
  • 1 cuillère à soupe de farine
  • 1 cuillère à café de sel
  • 1 cuillère à café de poivre
  1. Faites fondre les dés de lard dans une cocotte en fonte, prélevez-les à l'aide d'une écumoire et réservez-les dans une assiette.
  2. Salez et poivrez la viande, faites-la braier de tous côtés dans la graisse des lardons, puis réservez-la.
  3. Baissez alors le feu et faites fondre les oignons jusqu'à ce qu'ils soient dorés.
  4. Remettez la viande dans la cocotte et arrosez-la de cidre de façon qu'elle soit juste couverte.
  5. Ajoutez le laurier et le persil, amenez à ébullition, baissez le feu et laissez mijoter pendant 3 heures (ou jusqu'à ce que la viande soit tendre).
  6. Lavez et épluchez les légumes.
  7. Environ 30 minutes avant la fin de la cuisson, remettez les lardons et ajoutez les légumes dans la cocotte.
  8. Prélevez viande et légumes à l'aide d'une écumoire, et enlevez les feuilles de laurier. Découpez la viande en tranches et réservez-la au chaud, ainsi que les légumes, sur le plat de service préalablement chauffé.
  9. Faites réduire le jus de cuisson sur feu vif jusqu'à ce qu'il en reste environ 40 cl.
  10. Préparez un roux avec la farine dans une petite casserole à part, puis incorporez-le à la sauce pour épaissir un peu cette dernière. Rectifier l'assaisonnement, versez une partie de cette sauce sur la viande et sur les légumes, et servez le reste à part.
  11. Vous pouvez décorer le plat de service avec des tranches d'orange non pelées ou avec de l'écorce d'orange.

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L'épicerie campagnarde, ou general store, cumule les fonctions d'épicerie et de magasin de première nécessité, mais aussi de bureau de poste, de poste restante, de lieu de rencontre, de point de presse, de centre d'affichage et, l'été, de dépôt de maïs frais. Toute une vie !

 

Risotto à la courge d'hiver (winter squash risotto)

Pour 6 personnnes – 10 minutes de préparation – 35 minutes de cuisson

  • 1 cuillère à soupe d'huile d'olive
  • 1 oignon haché fin
  • 250 g de courge (ou de potiron) râpée
  • 1 cuillère à soupe de sauge fraîche ciselée
  • 200 g de riz arborio
  • 60 cl de bouillon de poule
  • 50 g de parmesan râpé
  • Sel, poivre
  1. Versez le bouillon dans une casserole, portez-le à ébullition et laissez-le sur feu doux.
  2. Faites chauffez l'huile dans une cocotte.
  3. Jetez-y l'oignon et faites-le fondre pendant 5 à 8 minutes, sans le laisser brunir, puis ajoutez la courge et laissez cuire durant 5 minutes de plus.
  4. Parsemez de sauge ciselée, ajoutez le riz et remuez sans arrêt pendant 1 minute.
  5. Versez doucement 12 cl de bouillon, en remuant toujours.
  6. Dès que le riz a absorbé tout le liquide, ajoutez de nouveau 12 cl de bouillon.
  7. Répétez l'opération encore deux fois, jusqu'à avoir versé 50 cl de bouillon en tout.
  8. Le riz devrait alors être tendre et parfaitement cuit; dans le cas contraire, ajoutez un peu de bouillon et poursuivez la cuisson.
  9. Incorporez doucement le parmesan, rectifiez l'assaisonnement et servez immédiatement.

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Les gâteaux de légumes sont inspirés des kugels de la cuisine allemande et juive. En variant les ingrédients, on peut renouveler ce plat, commode et délicieux, au gré du marché. Ces gâteaux accompagnenet presque toutes les vianes en grillade, le poulet rôti, etc... Ils sont très bons le lendemain de leur cuisson, réchauffés ou même froids; en leur incorporant du jambon ou des restes de viande, ils peuvent constituer un vrai repas.

  

Gâteau de carottes, de courgettes et de blettes (carrot, zucchini and swiss chard casserole) 

Pour 8 personnes – 20 minutes de préparation – 1 heure 15 de cuisson 

  • 1 kg de courgettes
  • 650 g de carottes
  • 700 g de côtes et de feuilles de blettes
  • 500 g d'oignons hachés
  • Quelques feuilles de céleri hachées
  • 75 g de beurre
  • 3 gros œufs
  • 120 g de chapelure fine
  • 100 g de farine
  • 1 cuillère à café de levure
  • 1 cuillère café de sel
  • Poivre 
  1. Préchauffez le four à 180° C (thermostat 6).
  2. Râpez les courgettes avec leur peau (grille moyenne), salez-les et faites-les égoutter pendant 15 mintes dans une passoire.
  3. Epluchez et râpez les carottes.
  4. Hachez les côtes et les feuilles de blettes.
  5. Faire fondre les oignons hachés dans une bonne noix de beurre pendant environ 10 minutes, jusqu'à ce qu'ils deviennetn translucides.
  6. Pressez les courgettes et les blettes pour en extraire le maximum de liquide (que vous pourrez garder pour une soupe).
  7. Méangez tous les légumes, la chapelure, le céleri, le sel et les œufs dans un grand saladier.
  8. Ajoutez alors la farine, préalablement additonnée de la levure, poivrez et salez généreusement.
  9. Goûtez et rectifiez éventuellement l'assaisonnement.
  10. Etalez la préparation dans un plat allant au four, parsemez-la de copeaux de beurre et laissez cuire, à découvert, pendant 1 heure 15.

 

Les farmer's markets

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Les farmer's markets (marchés d'agriculteurs) ont toujours existé aux Etats-Unis, mais ils attirent aujourd'hui de plus en plus de monde, sont de plus en plus nombreux et se développent à la fois dans les grandes villes comme New York et dans les petites villes "ordinaires". A la différence de la plupart des marchés en France aujourd'hui, les stands sont tenus par les agriculteurs eux-mêmes.

Entre 1994 et 2000, le nombre de ces marchés a augmenté de 63 %, et on en dénombre plus de 2.800 aux Etats-Unis. Ils répondent au désir des consommateurs de manger des aliments plus frais, plus variés, produits près de chez eux et provenant de fermes à échelle humaine, n'ayant pas recours à ces procédés ultrasophistiqués où légumes et fruits sont cultivés dans des serres ressemblant à des usines !

Au fermer's market de Martha's Vineyard dans le Massachussetts, par exemple, un agriculteur "bio" cultive avec la Lune pour semer, planter et récolter au meilleur moment. L'agriculture biologique respecte le sol, la plante et l'animal en utilisant des fertilisants naturels, tels les composts et les engrais biologiques, et ele pratique la rotation des cultures. Elle refuse les engrais chimiques, les pesticides de synthèse, les désherbants, les heures hormones et les manipulations génétiques.

Ces marchés colorés, bigarrés, bon enfant, vivants et sympathiques s'inscrivent souvent dans la mouvance "bio", qui devient maintenant la norme. Les supermarchés les plus traditionnels sont sommés par leurs clients de proposer des fruits et des légumes biologiques. Toutefois, même si beaucoup de petits fermiers cultivent organiquement, ils ne trouvent pas tous essentiel d'adhérer officiellement à cette tendance.

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On ne peut pas se passer d'une camionnette, le pickup truck, pour livrer, bien sûr, mais aussi pour décharger et pour présenter les produits. Bouquets de fleurs rustiques dans des vases de fortune, en fait des bouteilles de plastique coupées. Qu'il s'agisse d'articles certifiés bio ou pas, les fruits, les légumes et les produits sont présentés avec simplicité. Que les étiquettes soient dessinées professionnellement ou faites à la main, elles sont souvent accompagnées d'un petit conseil culinaire.

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Au fermer's market, on vend aussi bien des fleurs de jardin que des élgumes. La famille de fermiers au grand complet, y compris les enfants, participent à la culture et à la vente directe des produits récoltés. 

National Farmers Market Association (USA)

 

La sève des indiens

De la mi-février à la mi-avril, quand les températures oscillent entre 0 et 5° C, les fermiers de Nouvelle-Angleterre récoltent la sève de l'érable, ce bel arbre si typique de la région. Cette sève qui coule annonce que les arbres, qui semblent morts après le rude hiver vivent encore : c'est le premier indice de l'arrivée du printemps.

Bien que le sirop d'érable soit aussi produit dans d'autres régions, rien n'est plus caractéristique du goût des habitants de Nouvelle-Angleterre que ce sirop. Les légendes qui entourent sa fabrication sont nombreuses. Ce serait un Indien qui, le premier, aurait découvert qu'un liquide transparent comme l'eau coulait de l'arbre dans lequel il venait de planter son tomahawk. utilisée par la suite en cuisine, la sève de l'érable fut transformée en un sirop appelé sinzibukwud par les Indies, et son goût fort et caractéristique est devenu un élément important de la cuisine indienne, et donc américaine.

Aujourd'hui, le procédé de fabrication a peu changé : la sève d'érable contient 2 % de sucre, il faut quarante ans avant que l'arbre ne puisse être entaillé et il ne peut produire qu'environ 1 litre de sève par an. Cette dernière est portée à ébulliton à très haute température, sans addition d'aucun autre produit, et des lois assez strictes contrôlent sa fabrication. Il faut de 80 à 100 litres de sève pour produire 2 litres de sirop d'érable... mais le plaisir qu'il procure en vaut bien la peine.

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La Nouvelle-Angleterre abonde en lacs, en baies, en rivières et en ruisseaux, sans parler des milliers de kilomètres de côtes autour des chaînes de montagnes. Evidemment, on trouve l'érable partout.

 

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