Le football aux Etats-Unis

Longtemps, ce sport eut une connotation "ethnique" aux Etats-Unis. Dès 1820, on jouait au football dans les universités américaines de la côte Est. Au moment où les vagues d'immigrants européens arrivèrent sur le continent américain, des clubs commencèrent à se former, représentant en quelque sorte, l'identité de chaque groupe de nouveaux arrivants. Le football ou "soccer" fut rapidement supplanté par les sports typiquement américains que les enfants d'immigrants préféraient pratiquer, se fondant ainsi naturellement dans la société.

Après la création d'une association inter-universitaire de football en 1904, ce sport réapparaît en 1968, sous l'impulsion de la couverture médiatique de la Coupe du Monde, avec la création d'une ligue de football à l'échelon national : "The North American Soccer League". En 1988, la ligue disparaît par manque de sources de financement. En 1994, une nouvelle impulsion est donnée au "soccer" avec le choix des Etats-Unis comme hôte de la Coupe du Monde 1994.

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Un nombre croissant d'étudiants pratiquent ce sport dans les universités. Il faut noter également la multiplication des équipes féminines ainsi que le développement d'une autre forme de football "Indoor Soccer", pratiqué en salle et sur du gazon synthétique.

Et en dépit de ce que l'on pense, le terme soccer n'est pas du tout américain. Il vient de Grande-Bretagne, où il fut appelé "football association" à partir de 1863. L' Angleterre, à l'origine du jeu, forma son association pour régir le jeu et institutionnaliser les règles. Le jeu se distingue du rugby, un autre sport populaire, par son utilisation du dribble avec les pieds. À l'époque, le rugby était appelé "rugger". Pour les différencier, l'Association de football est devenue "soccer", une abréviation d'"association". Comme un grand nombre d'immigrants de Grande-Bretagne sont arrivés aux États-Unis au cours de la fin du 19e et début du 20e siècle, ils ont apporté le surnom de football avec eux. 

Aujourd'hui, la Fédération américaine de soccer a autorité sur ce jeu aux États-Unis.

Les Américains aiment le jeu - en fait, l'organisation américaine fut parmi les premières à s'affilier à la FIFA (Fédération Internationale de Football).

Le football-association, le sport le plus populaire du monde, connu sous le nom de « soccer » aux États-Unis et de football partout ailleurs, fait des adeptes de plus en plus nombreux dans ce pays. En fait, c'est déjà le sport le plus suivi après les trois « grands » que sont le football américain, le base-ball et le basket-ball.

Jusqu'à récemment, la popularité du football reposait sur la population latino-américaine en plein essor. Le foot est aussi considéré comme une discipline moins dangereuse que le football américain, convenant mieux aux jeunes enfants et aux filles. Le succès international des équipes féminines américaines (médaille d'or olympique en 1996 et en 2004 et médaille d'argent en 2000, avec l'aide de la star américaine du foot Mia Hamm) a renforcé la popularité de ce sport aux États-Unis. Les Américains en sont venus à apprécier l'incroyable dynamisme, la précision et la coordination entre les joueurs qu'exige ce sport. Le football masculin devient aussi de plus en plus populaire. De 1967 à 1984, les plus grandes vedettes internationales, comme Franz Beckenbauer et Pelé, ont joué dans la Ligue de football d'Amérique du Nord. La Ligue majeure de football (Major League Soccer, MLS) a été fondée en 1996 aux États-Unis. Elle n'a cessé de gagner en popularité, surtout après 2002, lorsqu'une équipe principalement composée de joueurs de la MLS est parvenue en quart de finale de la Coupe du Monde.

En 2002, l'équipe américaine masculine est parvenue aux quarts de finale de la Coupe du monde pour la première fois de l'histoire récente. La Major League Soccer (MLS), l'association professionnelle américaine des joueurs de football de sexe masculin est passée de 10 à 14 équipes. Plus de 33 millions de supporters ont assisté à au moins un match du championnat de la MLS, et leurs rangs augmentent régulièrement.

Sport encore légèrement exotique puisqu'importé, le « soccer » se développe aux États-Unis et la MLS continue à recruter de nouvelles équipes. Composée surtout de joueurs américains, la ligue a aussi attiré aux États-Unis de grands joueurs de l'étranger, tel David Beckham. Si l'on en croit les experts, le foot va prendre une importance grandissante aux États-Unis dans les décennies à venir.

Pour en savoir plus :

Le sport aux Etats-Unis, USINFO.gov, Département d'Etat.

Major League Soccer Network
Vous aurez accès aux informations concernant les équipes professionnelles de soccer aux Etats-Unis.

Aux Etats-Unis, le football est différent du football que l’on connait en France. Il s’agit en fait du football américain. Le football américain est un sport de contact, assez violent qui nécessite de solides protections. Ses règles stratégiques le rapprochent plus du rugby et il se joue essentiellement à la main.

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Le football européen est donc appelé « soccer » pour le différencier.

Savez-vous pourquoi le football s’appelle soccer aux États-Unis ?

Pour comprendre la différence entre ces deux sports, il faut remonter dans le temps.

Au XIXe siècle, le football était un terme générique qui désignait l’ensemble des sports qui se jouaient avec une balle et qui consistaient à marquer des points dans le camp de l’équipe adverse. Cela signifie que le rugby et le football européen rentraient tous deux dans cette catégorie.

Pour régler les problèmes de disparités de règles, un groupe de jeunes sportifs s’est réuni dans une taverne à Londres pour former la Football Association. Après de longues semaines de négociations, ils ont publié en 1863 “The Book of Rules of Association Football”, un ouvrage décrivant les règles du football qu’on connait aujourd’hui. Suite à l’élaboration de ces règles, qui interdisaient de toucher la balle avec les mains, un groupe d’étudiants britanniques inventa le rugby.

Aux Etats-Unis, le football codifié par la Football Association était appellé “Association Football”, jusqu’au jour où des supporters ont décidé de raccourcir “association” en “soc”. Suite à cela, des étudiants à l’université d’Oxford ont alors utilisé le terme « socca » en 1889 et en 1895 le terme « socker » et « soccer » était prédominant. De la même manière, le rugby était appelé « rugger ».

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Pourquoi le soccer perce aux Etats-Unis

Un signe qui ne trompe pas : les audiences des rencontres de l'équipe américaine lors du Mondial n'ont rien à envier à une finale NBA ou aux World Series du baseball. Quelque 25 millions de téléspectateurs ont suivi la retransmission du deuxième match du Team USA face au Portugal de Cristiano Ronaldo (2-2). Face à l'Allemagne (0-1), 14 millions de téléspectateurs ont ainsi suivi la défaite de "Team USA" devant l'Allemagne (1-0) sur les chaînes ESPN et Univision, défaite pourtant synonyme de qualification. Programmé un jour de semaine, ce match a battu un record en termes de retransmission sur internet avec 1,7 million de téléspectateurs en ligne. On a également vu le président Barrack Obama regarder sur un écran géant le déroulé de la rencontre, décisive pour la qualification. L'enthousiasme pour le "soccer" se mesure aussi par le nombre de bars et restaurants à New York, Los Angeles, Miami et Boston qui diffusent les rencontres de la Coupe du monde.

L'image du football, longtemps considéré aux Etats-Unis comme un sport réservé aux enfants et aux femmes, a bien évolué. Notamment grâce au développement de la Ligue nord-américaine (MLS) qui s'est offert en 2007 le joueur le plus célèbre de la planète, David Beckham qui a porté le maillot du Los Angeles Galaxy pendant cinq saisons. Mais depuis qu'il a raccroché ses crampons, Beckham tente de créer une équipe à Miami où il se heurte à des grosses difficultés pour construire un stade. Avant la MLS, les Etats-Unis ont eu dans les années 1970 la NASL qui avait fait venir les stars de l'époque comme le Brésilien Pelé et l'Allemand Franz Beckenbauer, sans grand succès. Même l'organisation de la Coupe du monde 1994 aux Etats-Unis n'a pas réussi à installer durablement la popularité de la discipline. Deux camps se divisent sur l'avenir du soccer. Les optimistes voient dans l'investissement d'ESPN (la chaîne détentrice des droits TV du Mondial aux Etats-Unis), le signe que le soccer a changé de dimension. Les pessimistes estiment à l'inverse que la Coupe du monde n'est qu'un épiphénomène. Une fois que les Etats-Unis éliminés, l'intérêt retombera.

Mais l'évolution démographique des Etats-Unis, notamment de la communauté hispanique, pourrait maintenir cette tendance. "La popularité du football a progressé de façon significative parmi les jeunes, nous pensons que c'est un bon signe pour le futur", estime un porte-parole de la MLS. Dans les bureaux de la MLS à New York, les regards sont tournés de l'équipe de Jürgen Klinsmann. La ligue apprécie de voir que Klinsmann aligne en moyenne six joueurs estampillés MLS dans son onze de départ. "Il faut qu'on soit un championnat que choisissent les meilleurs joueurs du monde, à commencer par les meilleurs américains", martèle le patron de la MLS, Don Garber. Au rayon étrangers, la MLS, qui comptait déjà dans ses rangs l'ancien international français Thierry Henry, a frappé fort : David Villa, meilleur buteur de l'histoire de la sélection espagnole, et le Brésilien Kaka, Ballon d'Or 2007, se sont engagés, respectivement avec le New York City FC et Orlando City SC, deux équipes qui vont faire leurs débuts en 2015.

Les joueurs étrangers ne sont pas les seuls à s'intéresser à ce nouvel Eldorado: les investisseurs aussi, comme le géant autrichien de la boisson énergétique Red Bull (New York Red Bull), l'homme d'affaires indonésien Erick Thohir (D.C. United), un membre de la famille royale d'Abou Dhabi (New York City FC) et bien sûr l'ex-star du football David Beckham, qui fait équipe avec une milliardaire bolivien pour créer une équipe à Miami. Le marché américain attise même l'intérêt des clubs anglais, italiens et espagnols comme Manchester United, Arsenal, Liverpool, l'AS Rome et le Real Madrid qui, à peine la Coupe du monde terminée, seront en tournée aux Etats-Unis.

La MLS n'a plus à rougir face aux tout puissants football américain, base-ball et basket-ball. Avec 18.608 spectateurs en moyenne par match, la MLS est le 3e championnat le plus suivi aux Etats-Unis, devant la NHL et la NBA.

 

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