Le Super Bowl de A à Z

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A comme Avantage du terrain : Aucune équipe n'a encore réussi à jouer un Super Bowl à domicile, dans son stade. Les Miami Dolphins, à trois reprises, sont passés à deux victoires d'un Super Bowl à la maison, avant de perdre au deuxième tour des playoffs.

B comme Buffalo Bills : Il n'y a rien de plus terrible que de perdre un Super Bowl. Sauf, bien sûr, en perdre plusieurs. Et à la suite. Les Buffalo Bills portent à jamais l'étiquette de plus grands losers de la NFL avec leur mémorable série de quatre échecs consécutifs, en 1991, 1992, 1993 et 1994. Pourtant, avec leur coach révolutionnaire Marv Levy et quelques joueurs magnifiques (Jim Kelly, Thurman Thomas, Andre Reed, Bruce Smith), ils avaient une équipe superbe.

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C comme Conférence : Le Super Bowl met aux prises le vainqueur de la Conférence Nationale (NFC) à celui de la Conférence Américaine (AFC). La NFC a connu une longue période de domination en signant 13 victoires de suite, de 1985 à 1997, avant que Denver ne mette fin à cette série en 1998. Depuis, les débats se sont équilibrés.

D comme Dollars : Le Super Bowl affole les compteurs. Economiquement parlant. Cette année, le prix moyen du billet pour assister au match au MetLife Stadium est de 3019 dollars. Une broutille. Quant au spot publicitaire télé, il nécessite de débourser quatre millions de dollars pour 30 secondes. Il y a inflation: en 2011, c'était "seulement" trois millions. En 1967, 42.000 dollars... Un mot enfin sur les heureux vainqueurs: chacun des 53 membres de l'effectif qui remportera le match dimanche recevra un chèque de 83.000 dollars.

E comme Ecart : Ces dernières années, le Super Bowl est souvent très serré (six points d'écart ou moins à huit reprises sur les douze dernières éditions). Mais ça n'a pas toujours été le cas. La plus large victoire de l'histoire reste celle des San Francisco 49ers face aux Denver Broncos en 1990: 45 points d'écart (55-10). Pourtant, Denver menait 10-0… Le plus petit écart? Un point… l'année suivante (20-19 pour les Giants face aux Bills).

F comme Frères : Le Super Bowl est parfois une affaire de famille. L'an passé, pour la première fois de l'histoire, les entraineurs des deux équipes finalistes étaient deux frères, John (Baltimore) et Jim (San Francisco) Harbaugh, ce qui avait donné lieu au "HarBowl". La fratrie Manning n'est pas mal non plus. Peyton, l'ainé, peut gagner dimanche son deuxième Super Bowl. Il rejoindrait ainsi son frère cadet, Eli, déjà titré à deux reprises. D'autres frangins ont inscrit leurs noms au palmarès, comme Tody et Bubba Smith (le géant Hightower dans police Academy, c'était lui...), dans les années 70. Idem pour Matt et Chris Bahr, deux kickers qui ont cumulé quatre victoires au Super Bowl !

G comme Guarantee : Une des pages célèbres de l'histoire du Super Bowl. Un de ses premiers mythes. Lors de la troisième édition, en 1969, les Baltimore Colts sont donnés archi-favoris face aux New York Jets. Joe Namath, le quarterback new yorkais, lance alors une phrase qui fera date: "Nous allons gagner. Je vous le garantis". Les Jets vont effectivement l'emporter et Namath sera désigné MVP du match, validant son ticket pour la légende. Depuis, ce Super Bowl III est connu sous le nom de "The Guarantee".

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H comme Half-time show : Un peu comme les pubs, le half-time show fait désormais partie intégrante du Super Bowl. D'ailleurs, les chiffres d'audience du Super Bowl montrent généralement qu'il y a plus de téléspectateurs... pendant la mi-temps que durant le match. Depuis les années 80, ce sont souvent des stars de la pop, du rock ou même de la country qui sont en vedette lors du spectacle. Le Livre Guinness des records a enregistré le show de Madonna, en 2012, comme le plus regardé de l'histoire avec 114 millions de téléspectateurs rien qu'aux Etats-Unis. Cette année, Bruno Mars sera chargé d'assurer le spectacle pendant le half-time show.

I comme Interception : retourner une interception pour un touchdown constitue une garantie de victoire. 11 équipes ont réussi à marquer un touchdown après une interception au Super Bowl. A chaque fois, elles ont ensuite remporté le match.

J comme Joueurs : Pour un joueur de la NFL, dont la carrière moyenne dépasse à peine les six ans (certains jouent près de vingt ans mais beaucoup disparaissent au bout d'une ou deux saison), gagner le Super Bowl est un objectif suprême. Ils sont un peu moins de 2000 à l'avoir atteint depuis 1967.

K comme Kicker : Son rôle a souvent été déterminant. A plusieurs reprises, le Super Bowl s'est joué sur un ultime coup de pied, un field goal. Raté, ou réussi. Le kicker de New England, Adam Vinatieri, en 2002 et 2004, a réussi à chaque fois le field goal de la victoire pour les Patriots en toute fin de rencontre. Son homologue Scott Norwood avait eu moins de chance en 1991, ratant le field goal de la gagne à l'ultime seconde pour Buffalo. C'est le fameux "wide right".

L comme Logo: A chaque Super Bowl son logo. Voici celui de l'édition 2014.

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M comme MVP: Titre décerné au meilleur joueur du Super Bowl. Récompense individuelle suprême avec le titre de MVP de la saison. Il est décerné par un panel de 16 journalistes, qui comptent pour 80% du résultat, les 20% restants venant depuis l'année 2001 du public, qui peut voter sur internet. Joe Montana est le seul triple MVP de l'histoire. 42 joueurs au total ont reçu cet honneur. Parmi eux, un seul, Chuck Howley (Dallas, 1971), a réussi l'exploit d'être élu MVP sans être dans l'équipe gagnante.

N comme New York: New York sera dimanche la 17e ville à accueillir le Super Bowl. C'est la première fois qu'une ville du nord organise la finale à ciel ouvert. Traditionnellement, le Super Bowl se joue soit dans une ville du Sud où il fait suffisamment chaud, soit dans une ville où l'hiver est rude à condition qu'elle dispose d'un stade avec un toit. 2014 marquera donc une grande nouveauté. On annonce 28 degrés fahrenheit au coup d'envoi, ce qui en ferait, de loin, le Super Bowl le plus froid.

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O comme Organisation : Le Super Bowl 2014 a ceci de particulier qu'il est le premier à être organisé par deux Etats: L'Etat de New York et le New Jersey, qui ont uni leurs efforts (et leurs dollars) pour ce qui s'annonce déjà comme le Super Bowl le plus cher de l'histoire. 70 millions de dollars auront au total été dépensés pour l'obtention et l'organisation de la rencontre la plus importante de l'année.

P comme Prolongation : C'est une particularité du Super Bowl. En 47 éditions, il n'y a jamais eu une seule prolongation.

Q comme Quarterback : La star  incontournable. Le MVP du Super Bowl est souvent le quarterback de l'équipe victorieuse (six fois ces sept dernières années). Terry Bradshaw (Pittsburgh) et Joe Montana (San Francisco) détiennent le record de victoires avec quatre bagues de champion. Dimanche soir, Peyton Manning (Denver) et Russell Wilson (Seattle) focaliseront encore l'attention.

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R comme Recormdan: Si Montana et Bradshaw sont les QB's les plus titrés de l'histoire, ils ne détiennent pas le record de titres, tous postes confondus. Le recordman en la matière se nomme Charles Haley. Redoutable defensive end, il a gagné au total cinq titres. Personne n'a fait mieux ni aussi bien que lui. Haley a triomphé deux fois avec San Francisco puis à trois reprises avec Dallas au carrefour des années 80 et 90.

S comme Steelers : L'équipe de Pittsburgh. Les Steelers détiennent le record de victoires au Super Bowl avec six titres. Réputés dans les années 70 pour leur extraordinaire défense (le rideau de fer), ils ont remporté quatre titres en six ans entre 1975 et 1980, avant une longue disette. Mais ils ont ajouté deux titres au XXIe siècle (2006, 2009) pour dépasser San Francisco et Dallas, qui suivent avec cinq bagues. Pittsburgh détient aussi le record de participations au Super Bowl (8, à égalité avec Dallas).

T comme Tenant du titre: Il est difficile de conserver son titre dans la NFL. La dernière équipe à avoir gagné deux Super Bowls consécutifs sont les New England Patriots, en 2004 et 2005. Ces dix dernières années,  le tenant du titre a échoué dans la quête du doublé. Green Bay (1967-68), Miami (1973-74), Pittsburgh (1975-76 puis 1979-80), San Francisco (1989-90), Dallas (1993-94), Denver (1998-99) et donc New England (2004-2005) sont les seules équipes à avoir signé un doublé; jamais personne n' a remporté trois Super Bowls de suite.

U comme Unique : Si le Super Bowl constitue un évènement aussi particulier aux Etats-Unis, c'est parce qu'il rompt avec la tradition du sport professionnel U.S. En NBA, en NHL, en MLB, le titre est décerné au terme d'une série de rencontres. Toujours au meilleur des sept matches. Le Super Bowl, lui, adopte le schéma de la finale unique, un peu comme la Ligue des champions en Europe. D'où une dramaturgie unique.

V comme Vince Lombardi Trophy : N'importe quel gamin pratiquant le football rêve de soulever un jour le Vince Lombardi trophy. Il porte depuis 1971 le nom de Vince Lombardi, mythique coach de Green Bay, vainqueur des deux premières éditions.

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W comme Wide receivers : Depuis dix ans, quand le MVP n'est pas un quarterback, c'est un wide receiver. De 1967 à 2005, il n'y a eu que trois receveurs MVP: Lynn Swann, Fred Biletnikoff et Jerry Rice. Puis il y en a eu trois autres en 2005, 2006 et 2009: Deion Branch, Hines Ward et Santonio Holmes. Sept quarterbacks et trois receveurs sur les 10 derniers MVP, ou le symbole d'une NFL où le jeu de passe est devenu tout puissant.

X comme XLVIII : Le Super Bowl, dimanche, sera le 48e du nom. Mais aux Etats-Unis, on présente toujours la grande finale de la NFL en chiffres romains. 2014, c'est donc le Super Bowl XLVIII.

Y comme Yards : Jerry Rice, le légendaire receveur de San Francisco, détient le record de yards gagnés au Super Bowl sur l'ensemble de sa carrière, hors quarterbacks: 604, dont 589 sur réceptions. Franco Harris (Pittsburgh) est le running back le plus prolifique (354 yards). Pour ce qui est des QB's, Tom Brady reste inégalé avec 1277 yards, en cinq matches.

Z comme Zéro : Le nombre de participations au Super Bowl des quatre seules équipes n'ayant jamais atteint la grande finale: les Detroit Lions, les Cleveland Browns, les Houston Texans et les Jacksonville Jaguars. 

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