Included or not Included, that is the question ...!!!

Ne vous méprenez pas : de l’autre côté de l’Atlantique, les prix sont toujours mentionnés hors taxes, que ce soit dans les boutiques où la taxe sera ajoutée à la caisse, ou dans les hôtels, restaurants, etc. La taxe n’est pas récupérable, sauf pour les achats effectués en Louisiane (à l'aéroport de la Nouvelle Orléans).
 
Par ailleurs chaque Etat et chaque ville est libre de fixer sa propre taxe !
 
Voici les états qui ne pratiquent aucune taxe sur les achats, quel que soit le produit acheté : Alaska, Delaware, Montana, New Hampshire et Oregon.  Dans le Minnesota, à Rhode Island et en Pennsylvanie, il y a exemption sur les vêtements et les chaussures. Sur ces mêmes produits, l’exemption est partielle dans le Connecticut, le Massachusetts, le New Jersey, à New York et dans le Vermont. Par exemple, dans le Massachusetts : Jusqu’à 175$ de dépenses : vous ne paierez pas de taxe (puis 6% au-delà).
 
A New York, la situation est encore plus particulière : les achats sont soumis à une taxe. Elle comprend : la taxe de l’état de New York (4%), la taxe de la ville de New York (4%), et une taxe de transit de 0.375%. Ce qui fait un total de 8,375%.  Ceci est valable pour tous les produits achetés sauf : les chaussures ou vêtements dont le prix est inférieur à $110, où la taxe totale appliquée n’est que de 4,375%. Bon à savoir également : durant une semaine, tous les ans (en Janvier), vêtements et chaussures dont le prix est inférieur à 110$ sont entièrement détaxés. C'est le moment de faire des affaires !

Jamais de service inclus aux USA, la plupart du temps, tu devras le calculer toi-même (entre 15 et 20 %). Il se calcule sur la base hors taxe car ton addition donnera le total ... c'est-à-dire le hors taxe + taxe locale.

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Pour comprendre cette étrange pratique (après tout, pourquoi ne pas directement inclure le pourboire dans la note finale ?) qui nous laisse pantois, nous Français, rien de mieux qu’un rapide retour dans l’Histoire.

Tout à commencé en…Europe. La pratique du pourboire apparait dans l’Angleterre du XVIIIème siècle avant de se répandre au siècle suivant en Europe continentale, notamment sous l’effet de l’essor de la bourgeoisie, et partiellement comme une manière de montrer son statut social (note pour les historiens amateurs et professionnels : oui c’est un raccourci, et oui c’est plus compliqué que cela…).

Bref, la pratique a donc mis deux siècles à se développer en Europe, avant de régresser au cours du XXème siècle, pour presque disparaître par exemple en France, après l’interdiction de l’obligation du « service compris » en 1987.

Aux Etats-Unis, la pratique a suivi une trajectoire inverse. Ce n’est qu’après la guerre de Sécession que les pourboires se sont répandus, les voyageurs américains ayant ramené cette pratique à leur retour du vieux continent. A la même période les Etats-Unis deviennent une importante puissance industrielle, les salaires augmentant, les Américains ont donc plus d’argent à dépenser dans les hôtels, les restaurants, etc.

Lorsque les patrons comprennent les bénéfices qu’ils peuvent tirer des pourboires, la pratique se généralise. En effet, en comptant sur la générosité de leurs clients ils se permettent de considérablement abaisser les salaires. C’est donc au client qu’il incombe de rémunérer une partie du travail de l’employé. Comptant sur cela, la compagnie Pullman Palace Car est la première à instaurer cette pratique de façon formelle à la fin du XIXème siècle. Pour cela, elle n’avait aucun remords à faire savoir à ses clients que c’était à eux d’assurer les moyens de subsistances de ses employés (des anciens esclaves pour la plupart).

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Avoir recours à cette pratique permettait non seulement aux employeurs de réduire leurs coûts mais aussi de considérer les pourboires comme leur propre source de revenu, puisque de l’Antiquité à aujourd’hui, certains patrons peu scrupuleux récupèrent à leur comptes les pourboires gagnés par leurs employés.

Bien sûr, devant un tel mépris des règles de la part des employeurs, de nombreux mouvements « anti-tipping » ont vu le jour à la fin du XIXème siècle. Des Etats comme l’Arkansas, le Mississippi ou encore l’Iowa ont voté des lois allant jusqu’à interdire les pourboires, afin de limiter les injustices. Mais elles ont vite été abolies, sous la pression des employeurs mais aussi de certains syndicats d’employés qui avaient vu subitement leurs revenus baisser (pour en savoir plus sur cette histoire américaine du « tip », lire ici).

Aujourd’hui la pratique représente une part non négligeable de l’économie américaine. Selon l’économiste Ofer H. Azar, rien que dans les restaurants, les « tips » approchent 26 milliards de dollars par an.

Et loin de régresser, le pourboire prospère aux Etats-Unis. D’une norme de 10 % dans les années 1970, on est passé à 15 % dans les années 1980, pour approcher les 20 % depuis quelques années, note Ofer Azar. Pour le chercheur, c’est une question d’estime de soi : le « tip » étant une  «norme sociale» reconnue, s’y conformer avec zèle nous permettrait de briller à bon compte. Bref, le pourboire est un geste généreux très intéressé…

Vérifie donc ta note pour le savoir et ne pas l'oublier.

Si vous réglez par Visa, votre ticket comportera 2 lignes supplémentaires :

- une pour le service

- l'autre pour le nouveau total

Les Français n'ont pas une grande réputation de générosité au moment de payer l'addition et passent souvent pour des "stingy" (radins) ! A leur décharge, c’est généralement par ignorance des us et coutumes… Il faut donc savoir qu’aux Etats-Unis, le service est rarement compris et constitue la rémunération principale du serveur ou de la serveuse. Laisser moins de 15 % — voire rien du tout — signifie que vous êtes très mécontent du service.

Donc pour bien comprendre, les prix des restaurants aux USA incluent la TVA (environ 3‑4 %). Ce que les prix n'incluent pas, c'est le TIPP, qui est le pourcentage réservé au serveur (c'est plus qu'un pourboire puisqu'il n'est payé qu'avec cette part, d'où un accueil et un service irréprochables). Dans les grandes villes, le TIPP est plutôt autour de 15 % notamment dans les restaurants.

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En fait, au cas où tu ne connais pas le principe, quand tu demandes l'addition, le serveur te dépose la facture hors TIPP. Par exemple, 100 $. Si tu souhaites payer par carte bancaire, le serveur effectue le paiement. Ensuite il te donne un reçu sur lequel tu dois ECRIRE le pourcentage de TIPP que tu souhaites attribuer au serveur ainsi que le nouveau montant. Exemple : 15 % → 115 $. Tes numéros de carte ayant été enregistré une première fois lors du paiement, le serveur n'a plus qu'à les ressaisir (sans te redemander ta carte) pour effectuer le prélèvement du TIPP. Ton compte bancaire n'est toutefois débité qu'une seule fois.

Quand tu paies ta facture en CASH, dès réception de ta facture (the "check"), tu calcules le montant du TIPP et la transaction se fait en une seule fois. C'est beaucoup plus simple et moins risqué.

En effet, j'ai eu une mésaventure à New York à cause d'un paiement en CB (ceci aurait pu m'arriver en France de la même façon cela dit). L'inconvénient aux Etats‑Unis, c'est que tous les numéros de ta carte ainsi que la date d'expiration et le nom apparaissent sur les tickets. Nous avons eu la malchance de tomber sur quelqu'un de malhonnête qui ayant volé nos numéros de carte, ne s'est pas gêné pour faire des réservations d'hôtel Plazza sur internet. Heureusement que les assurances existent...

Donc, un conseil, préférez les paiements en espèces !

En résumé…

Dans les restaurants, les prix affichés sur les menus sont indiqués hors taxes et hors pourboires. Il convient donc de laisser le « tip » qui s'évalue entre 15 et 20 % du montant de l'addition.
 
Si vous réglez par carte de crédit, indiquez dans la case située à cet effet le montant du pourboire que vous souhaitez laisser et faites vous-même l’addition ! A défaut, le caissier risquerait de remplir cette case lui-même...
 
Attention : le pourboire peut aussi se traduire par « Gratuity ». Un "faux-ami" bon à connaître pour éviter toute confusion. Certains restaurants appliquent d'office une gratuity (encore appelée service charge). Vérifiez donc bien sur la note si le tip a déjà été inclus ou non.
 
Le pourboire est partagé par les serveurs avec les « busboys ». Le busboy est l’employé qui s’assure que les clients ne manquent pas d’eau ni de pain, qui débarrasse les tables et met les couverts, et qui généralement effectue les tâches les plus lourdes. Sachez aussi que les services des impôts calculent systématiquement les revenus estimés avec pourboires, ce qui signifie que si vous ne laissez que 10% de l’addition à la serveuse, elle est doublement pénalisée, car elle va payer des impôts sur un revenu correspondant à 15% de l’addition.
 
À l’hôtel, le savoir-vivre exige qu’on donne un pourboire aux porteurs, généralement 5 dollars. On donne 1 ou 2 dollars pour les voituriers. Une tradition qui se perd consiste aussi à laisser un pourboire aux femmes de ménage sur une table de la chambre d’hôtel qu’on quitte à la fin d’un séjour.
 
Dans les taxis, il est d’usage de laisser un tip maximum de 10 %.
 
Dans les supermarchés, lorsqu’un employé (souvent un jeune stagiaire) vous aide à remplir vos sacs, 1 $ est bienvenu.
 
Lors d’un circuit, chauffeurs et guides des excursions ainsi que bagagistes tireront aussi l’essentiel de leur revenu des pourboires donnés en fin de visite. La norme est de 5 à 10 US$ par jour et par personne pour un guide par exemple.
 
Donc, le pourboire n’est pas obligatoire, mais il n’est pas non plus facultatif !

Pour vous aider, voici un lien pour calculer le tipp : Online Conversion - Tip Calculator

 

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